Playlist iconoclaste -selon les « puristes »- mais belle -selon les curieux- !

Ce coffret demeurait dans ma wishlist depuis longtemps, et c’est TheCookingCat qui me l’a offert pour mon anniversaire en début de semaine… Grâce lui en soit rendue, tant je le convoitais ! Il vient idéalement compléter cet autre coffret consacré à Leopold Stokowski, dont je vous avais dit le plus grand bien il y a quelque temps. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Il contient sa part d’oeuvres inscrites au grand répertoire –Beethoven, symphonie n°3 « Eroica »; Dvorak, symphonie n°9 « Du Nouveau Monde »; Mahler, symphonie n°2; Brahms, symphonie n°4…– et plein de petites pépites éparses ici ou là : Stokowski, outre les transcriptions et autres arrangements qu’il se permettait avec les partitions, enregistra énormément, entre 1923 et 1977, y compris des « oeuvrettes » qu’il choisissait parce qu’elles pouvaient « sonner » sous sa baguette.

Evidemment, je n’ai pas encore pu tout écouter, parce qu’entre temps, un autre cadeau tout aussi essentiel est arrivé –il sera l’objet d’une notule à venir-, mais tout ce que j’ai entendu pour l’instant est assez profondément jubilatoire ! On y entend un sens de la narration d’une grande évidence, un respect de l’esprit –et, le plus souvent, dans les grandes oeuvres classiques, de la lettre– de chaque partition, avec une volonté visible de rendre chaque oeuvre accessible et populaire. 

En ancien excellent organiste, Stokowski sait rendre lisible chaque pupitre, et, en particulier, les lignes de violoncelles et de contrebasses sont particulièrement bien mises en valeur, d’où émergent, de-ci-de-là, des cuivres éclatants ou des bois de toute beauté.

Evidemment aussi, tout le répertoire baroque est abordé dans un style aussi peu historique que possible, mais entendre une « Water Music » de Handel jouée par un grand orchestre avec autant de verve et de vigueur reste réjouissant –et, pour une fois, TheCookingCat n’a pas râlé en entendant cette musique-, et c’est ainsi que j’avais découvert l’oeuvre étant enfant !

Remarquable pédagogue, qui organisa, 20 ans avant Bernstein, des matinées musicales pour enfants, Stokowski remplissait les salles partout où il passait, attirant un nombreux public de « non-initiés » et, en définitive, consacra presque la totalité de sa vie à la musique. Hors Karajan, il fut sans doute le chef qui enregistra le plus de disques tout au long de sa carrière –et en vendit une quantité considérable-, même s’il est de bon ton, aujourd’hui, de le dénigrer quelque peu.

Ce coffret est encore magnifié par des prises de son de grande qualité dès l’origine –le chef était un maniaque de la reproduction sonore de qualité– et un remastering particulièrement réussi ! De belles heures de belle et bonne musique à venir !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.