Playlist « Chostakovich rencontre Wagner »

Jon LEIFS est un compositeur islandais très peu connu dans nos contrées, et sa « Saga Symphony » est fondée sur l’illustration musicale de légendes islandaises, à la l’instar d’un Wagner se servant des Eddas scandinaves, et mises en musique d’une manière assez proche de celle de Chostakovich parfois, pour poser un peu le décor et essayer de décrire succinctement cette symphonie, qui fut la première symphonie islandaise jamais composée. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

La « Saga Symphony » fut écrite pendant la seconde guerre mondiale, au moment où le compositeur, marié à une pianiste juive et résidant alors en Allemagne, subissait les pires tracas de l’administration et avait fort mal vécu l’échec de son concerto pour orgue.
Il s’agit d’une oeuvre en cinq mouvements réunis pour former une symphonie, chaque mouvement est consacré à l’évocation d’une saga. L’instumentarium traditionnel de l’orchestre classique est abondé de percussions nombreuses et variées, dont certaines ont été construites spécifiquement pour l’oeuvre –des tambours en bois, sans peau, par exemple-. Typiquement le genre d’oeuvres à écouter un peu fort pour qu’elle puisse réellement s’exprimer dans le cadre d’une écoute domestique plaisante –les contrastes dynamiques sont très marqués-.

Evidemment, ce n’est pas le genre d’oeuvre vers laquelle on revient quotidiennement –le disque était présent depuis un petit moment dans la pile des albums en attente d’écoute…-, d’autant que la lecture des sagas qui l’accompagnent, et qui serait bienvenue, semble à cette heure impossible, puisque je n’en ai pas trouvé de traduction en Français ou même en Anglais.

Au demeurant, la prise de son est tout-à-fait remarquable et l’interprétation de cette « première mondiale » est excellente. Les plus curieux / audacieux / téméraires des lecteurs pourront notamment l’écouter ici, dans une qualité sonore limitée mais convenable.

Une réponse sur “Playlist « Chostakovich rencontre Wagner »”

  1. Pour une découverte, c’est une découverte…
    Les sonorités des premières mesures me font penser à celle d’Alexandre Nevski de Prokofiev…
    On trouve des pépites chez les labels BIS ou Ondine…
    Merci.

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