Playlist pléthorique

Un seul album à l’écoute, ce soir, et ce sont les effectifs pléthoriques engagés dans cette oeuvre gigantesque qui justifient le titre de cette notule. Mahler et sa « Symphonie des milles » n’ont qu’à bien se tenir, les Gurrelieder nécessitent un effectif encore plus imposant ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Au demeurant, la version retenue, paradoxalement, en donne une vision plutôt intimiste et presque chambriste, ce qui n’est pas un mince paradoxe dans cette oeuvre ! La prise de son, très convenable, rend justice à une oeuvre difficile à enregistrer et à écouter dans un salon, tant les contrastes dynamiques sont importants.

Entamés par un Schönberg tout jeune homme –à 25 ans, en 1900-, mais achevés seulement 13 ans plus tard, soit après un premier virage stylistique qui le vit peu à peu aborder une musique moins tonale et développer le « Sprechgesang » –technique vocale de « chant parlé »-, les Gurrelieder gardent à la fois les traces d’une influence wagnérienne tout en s’en éloignant progressivement.

L’orchestre est impressionnant par sa masse : cinq chanteurs solistes, un récitant, trois chœurs d’hommes à quatre voix, un chœur mixte à huit voix, cinquante bois et cuivres, dix cors, sept trompettes, sept trombones, une batterie de percussions monumentale, des cordes en conséquence, quatre harpes…

Le livret, d’origine danoise et inspiré de textes de Jens Peter Jacobsen, reprend la légende du roi Waldemar, amoureux de la belle Tove, qu’il installe dans son château, à Gurre. Cette maîtresse est assassinée, dans un bain trop chaud, par l’épouse légitime du roi, Waldtauve. Tove se transforme en colombe, tandis que Waldemar, fou de douleur, maudit dieu et se retrouve alors condamné à errer chaque nuit, et à chevaucher jusqu’à l’aube avec ses vassaux, tirés de leurs tombes. L’oeuvre s’achève majestueusement par le retour du soleil, au petit matin –cf.extrait proposé-.

Playlist New Wave

On met derrière le terme « New Wave » à peu près tout et n’importe quoi… Disons plus pragmatique ment que toute la vague de la musique Pop-Rock blanche succédant à la fois aux mouvements Punk et Disco peut s’inscrire dans cette filière « Nouvelle vague », plutôt festive, au tournant des années 80.

Il y a eu de fort belles choses à l’image de la playlist de ce jour, parmi des albums d’un intérêt plus anecdotique, ou qui ont mal survécu aux outrages du temps… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Les extraits sonores proposés, par ailleurs, montrent bien la diversité d’un courant hétéroclite ! Ils rappelleront sans doute des souvenirs aux lecteurs de ce blog…

Original et copie, 2017 Première !

Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, la copie est infiniment plus connue que l’original, et si différente et populaire qu’elle l’a quasiment éclipsée : la majorité des personnes qui connaissent la copie pensent en effet qu’il s’agit d’une création originale !
La version originale de cet air extrait du semi-opéra « King Arthur » du compositeur anglais Henri Purcell, créé en 1691. Dans cette oeuvre, il faut s’accrocher pour suivre l’histoire, puisque les principaux caractères n’ont que des rôles parlés, le chant revenant aux caractères « surnaturels » : nymphes, sirènes, dieux ou demi-dieux, génies divers, dont le « Cold genius », qui interprète cet air devenu célèbre sous le titre de « Cold Song » dans la copie présentée ici –son titre original est « Frost Song »-.
La cheffe d’orchestre qui dirige la version originale était un jour venu manger à la maison pendant les représentations des « Boréades » de Rameau à l’Opéra du Rhin, et avait essayé de me convertir à l’opéra baroque français : malgré son grand talent, elle a échoué :mrgreen: , et je n’y suis venu que très sporadiquement bien plus tardivement !

La copie est interprétée par Klaus Nomi, drôle de personnage, ex-pâtissier new-yorkais devenu chanteur, ex-choriste de David Bowie et ayant connu un succès de météorite au tout début des année 80, et une gloire posthume également liée au fait qu’il fut la première célébrité décédée du Sida, alors que sa carrière commençait à prendre forme.

 Pour la petite histoire, cet air est devenu fort populaire chez les marchands de publicité, et chacun essaie de s’y frotter : une version absolument catastrophique est disponible en ligne. Je vous laisse découvrir de quelle célébrité fourvoyée il s’agit…

Playlist au coin du feu

La météo plutôt fraîche de ces derniers jours –mais pas si glaciale qu’annoncée semble-t-il : un petit -§° ce matin, ce qui est somme toute assez normal en hiver…– est tout-à-fait propice pour profiter de cette courte mais paisible playlist, à déguster sereinement au coin du feu, après une longue journée de labeur, et extraite de la série des albums en attente dont je vous parlais l’autre jour… Une grille de loto que je m’amuse à cocher, en quelque sorte !

Plus que deux jours pour me décider…

… et savoir si je vais porter ma candidature à la Présidence de la République à ce poste à la fois insolite et vraisemblablement passionnant ! Lequel ? C’est à lire ici ! En même temps, avec le « Hard Brexit » qui s’annonce, c’est pas gagné ! Pourquoi, me direz-vous ? Because of this !

Le descriptif de la fiche de poste me laisse songeur, et je pense avoir le profil idéal, alors pourquoi pas ?
La lecture de ce type d’articles a priori insolites atteste cependant de l’imagination des universitaires dans les pays voisins  : j’ai ainsi un ami norvégien qui est professeur de Zen à l’Université d’Oslo, et qui y occupe un poste alors qu’il n’a, chaque année, que de 5 à 12 étudiants… Ce qui, en ces temps de disette qui s’annonce pour la fonction publique française, laisse rêveur, et envieux !

Playlist en attente

J’ai une petite pile de disques que je n’ai jamais réussi à écouter en entier à ce jour, dont voici un extrait en image –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– :

• soit parce que leur acquisition est trop récente et que je n’ai pas encore eu le temps d’en profiter au-delà d’extraits plus ou moins larges –live de U2, symphonies de Schumann, concertos pour piano de Liszt-;

• soit parce qu’une première tentative d’écoute a été avortée parce que j’ai dû faire subitement autre chose –le Grieg à Bergen, le Telemann -;

• soit parce qu’au moment de leur écoute, je n’étais pas dans le bon feeling pour apprécier ce que j’entendais –ce qui peut arriver pour des oeuvres du grand répertoire que je connais dans des versions plus excitantes par exemple, comme c’est le cas des symphonies de Beethoven par le jeune Gustavo Dudamel, le Grieg de Beecham ou encore les albums Mozart et Respighi par Karajan-.

Ce soir, avant de repartir pour une réunion tardive, j’ai décidé de faire diminuer très modestement cette pile : j’écoute donc l’album dont est tiré l’extrait proposé ci-dessous, tout en me disant que n’est pas Jim Morrison qui veut ! Je ne vous demanderai même pas de deviner de quel album il s’agit, c’est bien trop facile !

Playlist en toute sympathie

Rentré à une heure presque raisonnable –parce que je suis parti très tôt ce matin, après une séance de déneigement de voiture un longue…-, j’ai eu un peu de temps en début de soirée à consacrer à la redécouverte des concertos pour « violon de Hardanger » de Geirr Tveitt, musicien norvégien du 20ème siècle –1908 – 1981– écrivant une musique d’une veine relativement classique. Ce qui en fait l’originalité, justement, c’est l’utilisation d’un violon de HardangerHardingfele en norvégien-. –Cliquer sur les images pour les voir en plus grand-.

Cet instrument folklorique se présente comme un petit violon, généralement pourvu de riches décorations. On y retrouve donc les quatre cordes traditionnelles, mais également quelques cordes -de 2 à 6- qui ne sont pas directement accessibles par le violoniste, mais résonnent par sympathie avec les autres, accordées le plus souvent en la/ré/la/mi –sol/ré/la/mi pour un violon « traditionnel »-.

Les autres cordes sont accordées de la même manière dans la plupart des cas et résonnent par sympathie, selon des relations harmoniques complexes. Ces cordes sympathiques apportent ainsi un son plus puissant et un timbre plus brillant. De plus, le manche plat facilite le jeu sur plusieurs cordes simultanément.

Comme il est possible d’accorder différemment le violon selon les oeuvres jouées, les Norvégiens ont trouvé des noms très poétiques pour définir ces accords : Troll-stille –accord du charme magique-, Huldre-stille –accord de la nymphe-…

Cela donne un album aux couleurs agréables, très plaisant à l’écoute –d’autant que la prise de son est de bien belle qualité– et même relativement facile d’accès, dont je vous propose de découvrir un petit extrait ci-dessous !