Après l’été exceptionnel à bien des niveaux que nous venons de vivre, et qui se poursuit encore dans une certaine mesure, on aurait pu croire que les enjeux climatiques seraient désormais une préoccupation prioritaire pour les Français.
Le méga-sondage pré-électoral très exhaustif du quotidien Le Monde, qui mobilise un très imposant panel représentatif de 13060 personnes, nous apprend que ce n’est pas le cas : la France a peur, comme dirait l’autre –c’est la tonalité générale de ce sondage-, mais les préoccupations environnementales, quasiment à égalité avec les questions identitaires –dont on peut imaginer qu’elles occuperont une place bientôt plus importante, quelques faits divers habilement exploités par les chaînes d’informations aidant…-, sont assez largement supplantées par d’autres sources d’angoisse dans notre pays… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Finalement, on oublie vite !


A presque 4 milliards de dette… Et puis les préoccupations climatiques arrivent certes en 3ème, mais si les deux premiers points étaient correctement gérés ils pourraient avoir des répercussions positives sur les problèmes climatiques.
Ceux-ci à égalité avec la question identitaire… ouep :-/
Tu minores la dette d’environ 3500 milliards, une paille 😉 !!! Serait-ce que tu es définitivement fâchée avec les nombres 🙁 ?
Ah oui, je l’avoue avec beaucoup de honte, je n’ai jamais su compter.
Je reviens avec un peu plus de temps : je ne suis pas sûre que les problèmes climatiques intéressent vraiment la majorité des français. Bien que les classes défavorisées vivent dans des logements souvent peu adaptés à la montée des températures, leurs préoccupations ne sont pas là, d’ailleurs il faut voir le discours du RN ce week-end : les passoires thermiques, on s’en fout. Autour de moi je constate : dans le tram le samedi toujours autant de gens – et surtout des jeunes – qui font du shopping et reviennent chargés de poches, des livreurs (amazon, temu…) toujours plus nombreux, et des SUV qui tournent longtemps au ralenti devant l’école privée à côté de chez moi pour rester sous la clim en attendant que les gamins sortent. Et puis il y a toute une classe d’âge qui ne comprend pas : l’espace vert en bas de chez moi est en train de griller, les arbres en train de crever mais la copropriété vient de voter… la plantation de nouveaux arbres, alors même qu’on a aucune installation permettant de les arroser. Et les copropriétaires, dont la grande majorité a plus de 70 ans, continuent à exiger que le prestataire en charge des espaces verts tonde la « pelouse » une fois par mois. De pelouse il n’y a plus mais ils sont restés bloqués sur les décennies précédentes quand il pleuvait encore. Ceux là ne voteront jamais du côté des écologistes.
• Les « classes défavorisées » sont les premières bénéficiaires des logements sociaux, qui sont majoritairement les logements concernés par des travaux de rénovation thermique -c’est plus compliqué pour les copropriétés privées, il faut obtenir une majorité pour voter des travaux coûteux-… Ces travaux, par ailleurs, permettent une isolation améliorée contre le froid, mais, en corollaire, la chaleur intérieure, une fois installée dans un appartement en été lors des épisodes caniculaires, reste également « emprisonnée » à cause justement des travaux d’isolation…
• Il faut s’interroger également sur le positionnement des écologistes français, qui plafonnent régulièrement autour de 5%, quand en Europe, les divers partis écologistes, généralement moins dogmatiques qu’en France, représentent plutôt le double, voire le triple de ce score. Pour ce qui me concerne, si je devais un jour voter pour ce parti, c’est uniquement pour leur positionnement pro-Europe fédérale !