Playlist « Souffle puissant et élégance »

Ce week-end prolongé et à la météo pas folichonne devrait être propice à des écoutes un peu prolongées en cette période traditionnelle de disette auditive -pour la dernière fois !?- due à un surcroît d’activités professionnelles… Hier, un certain nombre de routes barrées du fait des inondations m’ont également occasionné un surcoût de kilomètres dont je me serais bien passé, dans des conditions franchement médiocres ! Ce matin, le soleil est de retour, mais l’ensemble du week-end et, au-delà, des jours à venir, s’annonce maussade… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

La playlist de ce jour, donc, est consacrée à un chef remarquable mais très injustement un peu oublié de nos jours, Cristoph Von Donhanyi, né en 1929, qui fut titulaire de l’orchestre de Cleveland de 1982 à 2002, tout en continuant à fréquenter, durant cette période, plusieurs orchestres européens des plus prestigieux. Personnalité discrète, il fit rarement la une de l’actualité, malgré une carrière bien remplie et une discographie où l’excellent côtoie le remarquable. Il eut cependant la chance et le malheur d’enregistrer pour le label Telarc, plus réputé pour ses prises de son que pour la qualité des interprétations –parmi les meilleures de leur époque-, label aujourd’hui disparu.
Ainsi, son excellente intégrale des symphonies de Beethoven, très recommandable –sur mon podium personnel des interprétations « récentes »– n’est-elle plus disponible depuis des lustres et ses chance de réédition sont minces. Une intégrale au souffle puissant et très équilibrée, sur des tempi généralement rapides, sans aucun point faible, et qui, pourtant, fit peu parler d’elle à sa sortie, au début des années 80, sans doute parce que la sortie se fit par disque séparés –tous très bien accueillis par la presse spécialisée d’ici et d’ailleurs– et qu’elle fut tardivement réunie en coffret en 1986 seulement, alors que le marché CD commençait à être abondamment achalandé en matière d’intégrale des symphonies de Beethoven, et qu’il avait été confisqué, à tort ou à raison, par le coffret Karajan – Berlin. Si vous trouvez un jour en occasion le coffret de Donhanyi, précipitez-vous !
Vous pouvez également vous jeter sur le coffret présentant les symphonies de Mendelssohn enregistré par Von Donhanyi à Vienne entre 1976 et 1978, qui est au même niveau de qualité : dans de très bonnes prises de son analogique, le chef propose des lectures d’une grande élégance, les bois viennois et les tempi adoptés, plutôt vifs, mettent parfaitement en valeur le génie du compositeur, en apportant ntament une touche aérienne aux scherzos, superbes ! Et tout aussi recommandable -et disponible à petit prix en cherchant bien- ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Mort d’une légende…

Vous pouvez lire en ligne un extrait de l’article ou accéder à son intégralité ici.. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Écolier et collégien, alors que j’ai très peu d’appétence pour les jeux de plateau –sauf les Échecs et, dans une moindre mesure, le Go– ou autres jeux de société,  je regardais cette émission en forme de défi quasiment tous les soirs et, croyez-le ou non, j’excellais au « Compte est bon », ayant développé de longue date de solides compétences en calcul mental que j’ai conservées, à un degré moindre, aujourd’hui –ça étonne toujours mes enfants, et notamment Trésor-De-Janvier, qui se demande comment on peut se souvenir de choses apprises il y a si longtemps et qui, selon elle, ne servent à rien…-.

Playlist « Week-end soviétique à Cologne »

Outre sa somptueuse cathédrale – plus haut édifice catholique au monde– surplombant majestueusement le Rhin, Cologne –Rhénanie du Nord-Westphalie, ± 1,1 million d’habitants– compte également deux orchestres symphoniques de classe mondiale :
1. l’orchestre symphonique de la WDR –Westdeutscher Rundfunk, orchestre radiophonique créé en 1947 au sortir de la guerre, spécialisé pendant longtemps dans le répertoire plutôt contemporain, qui s’est élargi désormais— ;
2. l’orchestre du Gürzenich de Cologne, fondé en 1857, qui intervient également dans les productions de l’opéra de Cologne.

Je me rends donc aujourd’hui virtuellement à Cologne –ma barque est en panne, ce qui m’empêche de remonter 350 km sur le Rhin pour m’y rendre physiquement…– à travers cette playlist « soviétique », consacrée aux symphonies de Serge Prokofiev, d’une part, et de Maxime Chostakovich, d’autre part, respectivement interprétés par les deux orchestres sus-cités. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Les deux orchestres partagent alternativement la même salle de la philharmonie de Cologne –très belle salle à l’acoustique remarquable, sise le long du Rhin à proximité immédiate de la cathédrale, j’avais pu assisté à quelques excellents concerts peu après sa création, lors de mon année de service militaire, qui m’a promené en civil dans de nombreuses institutions et grandes villes à travers l’ex-RFA -Fribourg, Stuttgart, Cologne, Hambourg, Berlin, Münich…-.
Ainsi, nonobstant des ingénieurs du son différents, il est assez facile de distinguer les caractéristiques des deux orchestres –plus rond et un peu plus souple pour ce qui concerne le Gürzevich, avec bois un peu plus chaleureux– dans des symphonies tout-à-fait aptes à faire briller les orchestres les plus anémiques, les deux compositeurs étant, chacun dans un style différent, de brillants orchestrateurs, ne résistant pas, sporadiquement, aux sonorités criardes et crues, expression de tiraillements intérieurs face au stalinisme notamment.

Les deux versions de ces intégrales des symphonies sont, l’une et l’autre, de très grande qualité –celle de Pokofiev, notamment, est très supérieure aux autres que je connais– et étaient chacune disponibles à prix très avantageux en leur temps. La ligne éditoriale de chaque coffret n’est pas très luxueuse, certes, mais on trouve un livret plutôt informatif dans chaque boîte et les prises de son s’avèrent très bonnes à défaut d’être exceptionnelles.
Pour ce qui me concerne, je préfère le corpus symphonique intégral de Prokofiv à celui de Chostakovih, le trouvant globalement plus homogène en qualité, mais cela n’engage évidemment que moi. Etonnamment, il est assez difficile à l’heure actuelle de trouver une intégrale de qualité des symphonies de Prokofiev disponible sur le marché, alors que celle de Chostakovich sont assez régulièrement accessibles sans grande difficulté.

Défilé manqué – Balade européenne

Hier matin, j’étais parti défiler, comme chaque année le même jour : chaque année, d’ailleurs, je me fais la réflexion que les participants à cette déambulation sonore et colorée n’est plus tout-à-fait de prime jeunesse… Il n’y avait guère de monde au moment de la constitution du cortège, et encore moins de monde connu. En revanche, beaucoup drapeaux palestiniens –presqu’autant que ceux des organisations syndicales– et de propagande pas du tout en rapport avec les habituels slogans du premier mai –y compris d’un collectif anti-Jeux Olympiques…-. Du coup, j’a fait mon défilé à moi tout seul.

Hier après-midi, au détour d’une longue promenade ensoleillée, j’ai rencontré ce banc joliment décoré aux couleurs de l’Europe –de quoi ravir un anti-jacobin, fédéraliste européen convaincu…– , tout-à-fait en rapport avec l’actualité des semaines à venir ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Occupations printanières.

Il ya quelques semaines, un été précoce s’annonçait, avec des températures dépassant allègrement les 25 degrés, et voilà que depuis quelques jours, l’hiver semble vouloir se réinstaller ! Il fait meilleur rester au chaud à la maison… Ainsi, ce matin, j’ai réussi à mettre ma base de données « Discothèque » à jour, ce que je n’avais pas encore fait depuis le début de l’année. Cela a été relativement rapide, puisque je n’ai acheté qu’un nombre très réduit de nouveaux albums en 2024. En revanche, j’ai réorganisé un peu le rangement de tout cela, ce qui me permet de m’y retrouver très facilement à nouveau : les nouveautés de ces derniers mois ont trouvé leur place sur leurs étagères est tout est convenablement classé, ce qui est tout de même plus pratique que les piles désordonnées que j’avais commencé à poser un peu partout !

Ensuite, je me suis amusé à fabriquer un petit logo qui récompensera les prise de son de grande qualité. Après tout, certains disques comportent des « Diapason d’or, « Choc du Monde de la Musique », « 10 de Répertoire » et autres « Gramophone Awards »… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Bref, lorsque vous le verrez, il signalera une prise de son d’exception.

Le premier disque virtuellement orné de la sorte est un live de David Gilmour enregistré en 2017 à Pompei.
Qui l’eût cru : c’est presque comme du Pink Floyd en un peu plus rock et énergique –cliquer sur limage pour la voir en plus grand-. Il faisait partie de l’une des piles dont je vous parlais précédemment : c’est un disque que l’on m’avait offert et qui attendait sagement son tout d’écoute !
C’est chose faite et c’est un très bon disque, à la prise de son digne des meilleures productions de Pink Floyd, le côté « musique d’ascenseur » en moins !

Playlist « Retrouvailles d’anciennes connaissances »

C’est une playlist « fond de discothèque » que j’ai concoctée ce jour, à savoir : une playlist constituée d’albums qui font parie des tout premiers CD que j’ai achetés, à partir de 1984, afin de reconstituer petit à petit la maigre collection -dans le domaine de la musique classique- que j’avais commencé à me constituer en LP. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

On retrouve donc des compositeurs et des oeuvres archi-connus, qui à la sortie de l’enfance ou à l’entrée de l’adolescence, me plaisaient énormément : le deuxième concerto pour piano de Rachmaninoff –sommet du mauvais goût pour certains « mélomanes avancés »-, le concerto pour violon de Tchaïkovsky et le quatrième concerto pour piano de Beethoven, que j’ai aimé dès la première écoute et qui reste pour moi le plus beau de tout le répertoire du genre.
A titre d’anecdote, le coffret de 18 LP duquel il faisait partie était à l’époque l’une des meilleures affaires à faire, en un temps où le disque restait un produit de luxe en France –TVA appliquée à l’époque : 33%, et ce n’est pas une blague…– : les disques consacrés aux 32 sonates pour piano étaient offerts l’intégrale des concertos !

Même pas besoin…

… de compter les jours qui me séparent de la retraite !

L’État, dans sa grande bienveillance et dans mon espace dédié en ligne –très bien réalisé, j’en discutais dernièrement avec un ami qui m’enviait beaucoup : il a bien du mal à faire établir ses droits et à obtenir des informations alors qu’il devrait partir en septembre et que son dossier n’est toujours pas bouclé…-, les compte pour moi et m’annonce 201 jours !

En réalité, il me reste beaucoup moins de journées effectivement travaillées, si je tiens compte de tous les congés que je peux / dois encore prendre avant cette date et des week-ends : à la louche, je dirai une petite centaine environ !

Des nids partout !

Ça y est, plus de doute, le printemps est arrivé, et ça fait quelques semaines que ça dure : à quelques pas de la maison les cigognes commencent à rebâtir leurs nids.
Il y en a partout, et, hier, au détour d’une balade un peu pluvieuse et sonore –les claquements de becs à qui mieux-mieux– nous avons renoncé à les compter : il y en avait largement plus d’une centaine ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.