Devinette européenne

Strasbourg partage avec New York et Genève une particularité : ce sont les trois villes qui abritent de très nombreuses institutions internationales alors qu’elles ne sont pas capitales de leur pays. Strasbourg est, de très loin, la deuxième ville diplomatique de France.
« Voilà une ville qui, plus que d’autres, a été victime de la stupidité des nations européennes qui croyaient régler leurs problèmes par la guerre, maintenant elle doit être appelée à devenir un symbole de réconciliation et de paix ». Sir Ernest Bevin

Outre le Parlement Européen, le Conseil de l’Europe et la Cour européenne des Droits de l’Homme –pour les revoir en image au gré de mes balades, c’est ici que vous pouvez vous rendre-, Strasbourg abrite également un très grand nombre d’autres institutions internationales et européennes, dont je suis à peu près sûr que de nombreux Français ne soupçonnent pas toujours l’existence :

Institutions internationales
2 ambassades ;
• 45 consulats.

Institutions européennes
46 représentations permanentes de pays au Conseil de l’Europe ;
• le Centre européen de la jeunesse ;
• la Direction européenne de la qualité du médicament et des soins de santé ;
• l’Observatoire européen de l’audiovisuel ;
• Eurimages ;
• la Commission Centrale pour la navigation du Rhin ;
• l’EU-Lisa : Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice
• l’Etat-Major du Corps européen–Eurocorps ;
• la Fondation européenne de la science ;
• la chaîne culturelle européenne ARTE ;
• l’Assemblée des Régions d’Europe.

Institutions de coopération transfrontalière
• Infobest Kehl-Strasbourg ;
• l’Euro-Institut ;
• l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau : c’est un territoire franco-allemand rassemblant l’Eurométropole de Strasbourg et le district de l’Ortenau, en Allemagne. L’Eurodistrict dispose d’un statut particulier qui en fait un territoire européen pilote pour favoriser les échanges transfrontaliers et développer des projets dans tous les domaines de la vie quotidienne, du transport à la santé en passant la culture ou le sport. A terme, l’émancipation de certaines règles nationales est un objectif de l’Eurodistrict, un peu à la manière du district de Columbia aux États-Unis.

L’objet de la devinette –**– de ce jour est d’identifier, dans cette liste –c’est ce qui rend la tache relativement aisée, n’est-ce pas ?-, l’organisation internationale la plus ancienne au monde et de donner la date de sa création.

Balade printanière

Ces deux dernières jours, la météo s’est avérée tout-à-fait propice pour tester, au cours de longues balades, la bague FTZ dont je vous parlais récemment, sur laquelle j’avais adapté le « gros » transtandard 55-300mm –équivalent 80-450mm en APS-C-. J’ai un peu regretté de ne pas avoir emmené, en plus, le très lumineux 35mm –équivalent 52 mm en APS-C-, tant j’aurais pu réaliser un certain nombre de photos de paysages urbains, sous une très belle luminosité, mais ce n’est finalement que partie remise pour d’autres balades sous un magnifique soleil d’avril !

Quelques photos, fruit de ces balades printanières, se trouvent sur la page des galeries éphémères.

,

Le paternalisme social à Strasbourg – La cité Spach

Je vous avais déjà entretenu de la présence importante d’une forme de paternalisme social en Alsace et à Strasbourg, et c’est à lire ici.
A Strasbourg, de la fin du 19ème siècle au premier tiers du 20ème siècle environ, le logement social a privilégié les maisonnettes plutôt que les grands ensemble d’immeubles. L’une des plus fameuses exceptions est « la cité Spach », du nom de l’ancien secrétaire général de la mairie de Strasbourg de 1842 à 1883, Gustave Louis Spach –prononcer [ʃpaR]-, qui a survécu à tous les changements de régime et/ou de nationalité ! Décédé en 1895, il légua à la ville de Strasbourg l’ensemble de ses biens, estimé à environ 1 million de marks de l’époque –soit environ 8,5 millions d’euros en 2026-, sous réserve que cela profite aux employés municipaux les plus modestes et à leurs proches.
La cité Spach fut ainsi construite, à partir de 1898, à l’extrémité sud-est de la Neustadt. Elle est constituée de 11 immeubles alignés, hauts de 3 étages, et ornementés de lucarnes pignons et d’oriels sur les angles, marquant ainsi la volonté de rappeler certaines constructions de la Renaissance alsacienne, typique de la Strassburger Bauschule –école architecturale de Strasbourg, 16ème siècle-. Elle regroupait un ensemble de 4 commerces et 96 logements de 1 à 3 pièces, auxquels on a adjoint, dans la cour de l’ensemble, une buanderie, des séchoirs et des jardins aménagés, ainsi que des bains collectifs.

Par sa construction, la cité Spach visait à mettre Strasbourg « à égalité » avec d’autres villes allemandes en matière de « standing », d’autant que le Kaiser Guillaume voulait faire de la ville une vitrine glorifiant le rattachement de l’Alsace à l’Allemagne. Les plans furent confiés à l’architecte Karl Ott, chef du service municipal d’architecture. Celui-ci s’inspira assez largement des préceptes de l’université technique de Karlsruhe –la ville où j’ai perdu ma voiture un soir d’août !-.


La vocations socio-éducative de cette cité est également affirmée par la mise en place d’un système de prêts d’ouvrages issus de bibliothèque populaire, de cours du soir et d’une pharmacie de premiers secours. En bonnes mesures paternalistes, des concours de fleurissement de balcon sont organisés et des réductions de loyers sont accordées aux locataires « soucieux de la bonne tenue de l’appartement ».

La cité Spach connut rapidement un fort succès et les logements furent rapidement occupés : en 1907, 57 familles étaient inscrites sur une liste d’attente pour y obtenir un logement. Lors du retour de l’Alsace à la France en 1918, les autorité françaises furent très impressionnées par la qualité du bâti et par le niveau de confort et d’équipements de ces logements ouvriers, alors très rare en « France de l’intérieur ». 

Balade de pont en pont…

Hier, profitant d’une météo très clémente malgré le vent, j’ai voulu aérer et tester un peu mon nouvel APN et je me suis mis en marche pour une longue balade matinale de deux bonnes heures et d’une dizaine de kilomètres qui m’a conduit, de pont en pont, à longer les bassins Vauban puis les quais de l’Ill –l’Ill est un affluent du Rhin qui s’inscrit au coeur de la plaine d’Alsace et qui ceinture la France Île, centre historique de Strasbourg, classé dans son intégralité au patrimoine mondial de l’Unesco-.

Une très chouette balade au bord de l’eau donc –cf. carte muette du trajet ci-dessous-, dont quelques clichés, à voir ici, gardent le témoignage !

Frayeurs et petits bonheurs de Diablotin… Je me suis fait, au départ, une petite frayeur quant à la mesure de l’exposition de ce nouvel APN, mais en fait : pas du tout ! Simplement, j’avais oublié de retirer mes lunettes de soleil… En revanche, par rapport à mon reflex, il est d’un encombrement et, surtout, d’un poids nettement plus réduits, et ça compte lorsqu’on doit le garder autour du cou plusieurs heures !

,

Les temps des amours…

Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Photos de petite qualité, prises à l’iPhone et non pas avec mon appareil photo, que, malheureusement, je ne promène pas à chaque occasion… J’ai compté une cinquantaine de couples à cet endroit.

Les cigognes sont fidèles à leur « conjoint », mais aussi à leur nid, reconstruit au même emplacement chaque année. Les plus gros nids sont les plus anciens… Hier, les pompiers déplaçaient un nid construit sur une cheminée, sans doute par un nouveau couple inexpérimenté !

,

Une médiathèque métropolitaine et du blues rural

Je me suis réinscrit aujourd’hui au réseau de médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg, désormais totalement gratuites depuis le début de cette année –les élections municipales approchent…– et dont la plus proche, qui est aussi la plus grande et la mieux achalandée en médias de tous genres –livres, films, musiques, oeuvres d’art (sous réserve de présenter une assurance concernant ces dernières)…– est à peine à 25 minutes à pied !
Aménagée dans une ancienne usine d’armement au bord des « bassins Vauban », c’est, en outre, un havre de paix et de silence, et la consultation éventuelle de médias sur place est largement facilitée par des équipements en grand nombre : ordinateurs, lecteurs CD ou DVD, fauteuils hyper-confortables, bel éclairage…

Au grand désespoir de TheCookingCat, ils ont un rayon « Blues » vraiment très attractif, et je me suis empressé d’emprunter les trois albums de 2 CD chacun qui feront mon bonheur dans les prochains jours : du blues acoustique « rural », très ancien -les premiers témoignages datent de 1923-, par des artistes dont je ne connaissais pas plus de la moitié ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

De ce que j’en ai écouté pour l’instant, certains de ces grands anciens étaient déjà de remarquables virtuoses de la guitare –mais sans ostentation ou verbiage…-, avec en outre des accordages parfois éloignés de l’accordage standard. J’ai emporté en sus un coffret de 6 CD de Blind Willie McTell, dont je ne soupçonnais pas qu’il existait autant d’enregistrements.

On peut désormais emprunter, pour quatre semaines renouvelables, jusqu’à 30 documents dans les médiathèques du réseau ! Lorsque j’étais enfant puis adolescent, et pour une somme modique, la limite d’emprunt, sur la même durée de quatre semaines, était fixée à 2 disques –que j’enregistrais illico sur cassettes– et 5 livres, et je retournais donc au moins une fois par semaine à vélo à la « bibliothèque centrale » d’alors –elle reste toujours en service et assez abondamment fréquentée-, qui était encore municipale et non pas intercommunale. Le réseau des médiathèques –alors appelés bibliothèques– était évidemment nettement moins étendu qu’aujourd’hui.

, ,

C’est parti, et bien parti !

L’année dernière, d’un avis quasi-unanimement partagé, la décoration du grand sapin de Noël qui devait rappeler le jumelage entre « Strasbourg Capitale de Noël » et « Strasbourg Capitale mondiale du livre » fut un immense gâchis et le sujet d’une intense polémique ! Parmi les commentaires, on pouvait lire : « On dirait qu’ils ont accroché les déchets de la rue », « On dirait qu’ils ont jeté la poubelle de tri dans le sapin » et autres joyeusetés… Cette année, en revanche, le décor est consacré à la thématique de l’Avent, forcément plus consensuelle en cette période, et semble recueillir une bien plus large approbation.

Mercredi, pour l’ouverture officielle du Marché de Noël, une foule déjà nombreuse –beaucoup de touristes asiatiques et d’anglophones- se pressait au centre-ville, bouclé pour raisons de sécurité : comme il faisait froid, le vin chaud a coulé à flot ! TheCookingCat, qui ne comprend rien à la magie de Noël, est, comme chaque année, dubitative par rapport à cet engouement…

,
Retour en haut