Playlist « Couci-couça »

La playlist de cette déjà très chaude matinée de « Journée de la solidarité » –qui se souvient encore de cette « Raffarinesquerie » qui, à l’époque,  confisqua une journée de congé suite à un épisode de canicule ?-est constituée de trois albums qui ne présentent aucun défaut majeur, ni aucune qualité particulièrement remarquable : elle est couci-couça !Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. A posteriori, je m’aperçois que j’aurais également pu la nommer « Playlist avec un M »…

• Wolfgang A. Mozart – Symphonies n°32 ; 35 « Haffner » & 38 « Prague »
Orchestre philharmonique de Berlin, Karl Böhm – 1960 ***
Extrait du coffret de l’intégrale des symphonies de Mozart par l’OP Berlin & Karl Böhm ; 1960/68, DGG

Des versions qui firent longtemps figure de « référence », parues dans le cadre de l’intégrale des symphonies du « divin M. » réalisée par Herr Professor Doktor Karl Böhm, dit aussi « Karli-Sac-de-patates » –non content d’être chef d’orchestre, il était aussi docteur en droit, ce qui explique sans doute que certaines de ses interprétations sont parfois aussi raides que la justice…-. C’est vraiment très bien fait, mais personnellement, je n’ai jamais beaucoup aimé cela ; a contrario, mon frère, qui vénère Mozart depuis plus de cinquante ans, ne jure que par lui, il doit bien y avoir voir une raison…

Vous pouvez vous amuser à compter le nombre de femmes dans les rangs de l’orchestre philharmonique de Vienne à cette époque –NB : il n’y a pas de harpe dans cette symphonie 😉 !

Pour ce qui me concerne, quitte à entendre ces symphonies dans une version « traditionnelle », je préfère infiniment les lectures plus verticales de Klemperer, faites pour ceux qui n’aiment pas particulièrement Mozart : c’est justement mon cas ! La meilleure solution pour découvrir ces symphonies reste cependant, à mon avis, la très belle intégrale –dans une optique HIP très réussie– de Trevor Pinnock avec son English Concert.

• Felix Mendelssohn-Bartholdy – Symphonie n°3 « Ecossaise »
Orchestre symphonique de Vienne, Otto Klemperer / Herbert Haefner – 1951 **

Sacrilège ! Otto Klemperer, qui ne détestait pas Mendelssohn, loin de là, était en revanche si profondément rebuté par le finale de la troisième symphonie qu’il avait décidé de lui substituer une recomposition de son cru, qu’il jouait habituellement en concert : il aurait dû utiliser cette recomposition dans cet enregistrement, mais il fut remplacé par un autre chef, Herbert Haefner, –lui aussi couci couça, et vraiment très lent dans la dernière partie du finale…– pour le dernier mouvement de la symphonie, ce qui entraîna la rupture du vieux chef lunatique avec Vox. Les disques Vox, assez abordables financièrement pour un jeune discophile désargenté, étaient parfois difficiles à trouver en France et jouissaient généralement d’une piètre réputation : si les interprétations et les enregistrements étaient généralement très décents, les pressages des vinyles étaient en revanche très médiocres.
Rentré de son exil américain et de retour en Europe cette même année, Otto Klemperer y fut « repêché » par Walter Legge, qui lui offrit son « été indien » chez EMI, firme pour laquelle il enregistra une nouvelle version de cette symphonie avec le Philharmonia Orchestra, dans une version comportant son finale non retouché !

 

• Gustav Mahler – Symphonie n°4
Orchestre philharmonique de New York – Leonard Bernstein – 1960 ***
Extrait du coffret de l’intégrale des symphonies de Mahler par l’OP New York & Leonard Bernstein ; 1960/67, CBS/Sony

Cette quatrième symphonie de Mahler –la plus facile à aborder avec la première– constitue le tout premier enregistrement mahlérien de Leonard Bernstein, qui inaugurait ainsi en février 1960 l’enregistrement d’une intégrale qui sera achevée en 1967 avec la sixième symphonie. Plus tard, CBS ajoutera l’adagio de la 10ème symphonie –en 1975-. Quasiment au même moment, le chef américain était concurrencé sur ce marché des symphonies mahlérienes, en plein essor au milieu des années 60, par les couple Concertgebouw d’Amsterdam / Bernard Haitink chez Philips et ORS Bavière / Rafael Kubelik chez DGG. Chacune de ces intégrale a ses mérites –et ses petits défauts…-, et celle-ci est, à mes oreilles, très supérieure à la seconde que Bernstein devait enregistrer pour DGG tout au long des années 80. Dans cette quatrième symphonie, certains des tics interprétatifs du chef se font déjà sentir : les tempos du premier mouvement sont fluctuants et le chef privilégie l’expressivité de l’instant –mais c’est assez réussi dans le 3ème mouvement-.
Le remastering lors de la parution en CD du coffret –édition française de 2000– a été très réussi par les équipes de Sony, qui a racheté CBS, et magnifie cette belle intégrale –à laquelle je préfère toutefois bien d’autres-.

Postambule – Avec le retour d’une situation quasi-caniculaire, je m’octroie des balades quotidiennes très matinales ou presque crépusculaires, qui permettent de profiter de températures supportables d’une vingtaine de degrés. En revanche, à cause de cette situation, j’ai été agressé hier matin par un pic de pollution qui a occasionné une coulée de larmes qu’un entier paquet de mouchoirs n’a maîtrisée qu’à grande peine ! Ce matin, rien de tout cela, la ville était déserte et fort peu de commerces étaient ouverts, et encore moins de services : quel qu’en soit le bien-fondé –l’initiative rapporte tout de même chaque année 3 milliards d’euros aux collectivités territoriales-, le lundi de Pentecôte, journée de solidarité, reste encore très largement chômé !

, , ,

Playlist en couleurs – Bleu, encore…

The Beach Boys – Surfin’USA – 1963 ***
Gustav Holst – The Planets – Orch. Symph. de Boston, William Streinberg – 1971 *****
Gustav Mahler – Symphonie n°6 – Orch. Tonhalle Zürich, David Zinman – 2007 ****
Nirvana – Nevermind – 1991 ****
Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

, , , , ,

Playlist « Leur neuvième est leur dernière »

Quand on dit « La Neuvième », on pense spontanément à la neuvième symphonie de Beethoven, qualifiée de « symphonie des symphonies » par les contemporains du compositeur, « d’appel terrifiant au viol » par certaines féministes –si si, c’est véridique…-, de « symbole de l’oppression culturelle occidentale » par des partisans de la « gauche éveillée » –encore véridique-, mais aussi hymne européen, qui servit de support à l’intronisation de deux présidents de la République française –François Mitterrand pour son entrée au Panthéon en 1981, une rose à la main, et Emmanuel Macron lors de sa déambulation vers le Louvre en mai 2017-.
Pour beaucoup de musiciens qui suivirent, ce chiffre 9 constitue une barrière mythique : la plupart se sont arrêtés avant de l’atteindre et peu se sont aventurés à aller au-delà de cette frontière.Et, cependant, cette symphonie, la dernière de son auteur, n’est pas présente dans la playlist de ce jour. Pour autant, chaque neuvième symphonie de ladite playlist est la dernière de chacun de ses compositeurs respectifs ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Franz Schubert – Symphonie n°9 « La Grande » – OP Berlin, Karl Böhm – 1963 ***
Composée en 1825, jamais jouée de son vivant –ses contemporains la trouvaient « longue et pompeuse »-, créée par Mendelssohn en 1839 dans une version écourtée, elle présente ce que Schumann appelait « des divines longueurs », que je trouve pour ma part longues et répétitives : je l’écoute très rarement en réalité.
• Anton Bruckner – Symphonie n°9 – OP Berlin, Herbert Von Karajan – 1976 *****
Cette symphonie « dédiée au Bon Dieu » par son compositeur, bigot notoire, est en trois mouvements, le quatrième étant resté inachevé. Sa composition, entamée en 1887, s’étale sur au moins quatre ans. Je ne connais pas de meilleure version de cette symphonie –présente en grande quantité dans ma discothèque : une vingtaine de versions…– que celle écoutée ce jour, d’une puissance électrisante et d’une beauté sonore confondante –la plénitude des cuivres est miraculeuse-.
• Antonín Dvořák – Symphonie n°9 « Du Nouveau Monde » – OP Berlin, Ferenc Fricsay – 1960 *****
Cette neuvième symphonie, écrite en 1893 après un séjour du compositeur tchèque aux États-Unis, est hyper-populaire –sans doute autant que celle de Beethoven– et d’un accès très facile. Le second enregistrement de cette oeuvre par de Ferenc Fricsay, peu de temps avant sa disparition, est justement célèbre depuis sa première parution, le second mouvement est particulièrement émouvant dans cette version.
• Gustav Mahler – Symphonie n°9 – OS Chicago – Carlo Maria Giulini – 1976 ****
Achevée en 1910, c’est la dernière symphonie de Mahler, qu’il n’entendit jamais de son vivant, puisqu’elle fut créée en 1912 seulement, un an après le décès du compositeur. Oeuvre d’une grande intensité émotionnelle, elle s’achève sereinement par un mouvement lent, comme celle de Bruckner. La version de ce jour est considérée par certains musicographes comme une référence, mais j’en préfère plusieurs autres personnellement.

, , , , , ,

Playlist non vocale

La playlist de ces deux derniers jours m’a conduit à écouter, dans l’ordre chronologique de leur composition, les symphonies «non vocales» de Gustav Mahler, un compositeur vers lequel je ne me tourne plus si régulièrement –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– :


• Symphonie n°1 – Orchestre de Pittsburgh, William Steinberg, 1953. Une excellente version de cette première symphonie, fraîche et narrative, extrêmement bien enregistrée pour l’époque : la version préférée d’Anna Mahler, fille du compositeur. Pour remercier le chef, elle sculpta son buste, qui illustre la couverture du LP d’origine.
• Symphonie n°5 – Orchestre de la Tonhalle de Zürich, Michael Gielen, 2007. Très belle version, simple, directe et pleine de fraîcheur.
• Symphonie n°6 – Philharmonia Orchestra, Giuseppe Sinopoli, 1987. Une version lente et contrastée, remarquablement tourmentée : le dénomination de « Tragique » accolée à cette symphonie sied parfaitement à cette version. Le Philharmonia sonne superbement !
• Symphonie n°7 – Concertgebouw Amsterdam, Bernard Haitink, 1982. Le troisième disque de Mahler à avoir intégré ma CDthèque au début des années 80 : une version de cette symphonie un peu difficile d’accès qui, reste l’une des plus belles à mes oreilles.
• Symphonie n°9 – Orchestre Philharmonique de Berlin, Herbert Von Karajan, 1982. Un enregistrement live autorisé par le chef, ce qui est très inhabituel dans sa discographie. L’album a été multi-primé, tant en France qu’à l’étranger, l’interprétation est très dense et d’une grande puissance émotionnelle.

A mes oreilles, toutes ces interprétations méritent leur pesant de ***** et les prises de son des symphonies 5 et 7 sont superlatives ! Un jour ou l’autre, je consacrerai un peu de temps aux symphonies « vocales », en laissant de côté la huitième, que je n’aime pas du tout…

, , , ,

Playlist en couleurs – Bleu

Dire Straits – Love Over Gold – 1982 *****
Gustav Mahler – Symphonie n°5 – OP Berlin, Karajan – 1973 ****
Portishead – Dummy – 1994 ***
Serge Gainsbourg – Histoire de Melody Nelson – 1971 *****
Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

, , , , ,

Un jour, un album – Mahler apaisé • Symphonies, David Zinman

J’ai découvert Gustav Mahler assez jeune, encore adolescent, et, très vite, j’ai été passionné par les symphonies de ce compositeur, entamant mes découvertes par la première puis la quatrième symphonies –les plus faciles d’accès à mon avis– et élargissant ensuite progressivement mes explorations jusqu’à les connaître et les apprécier toutes, sauf la huitième dite « Symphonie des Mille », que j’ai toujours détestée cordialement et que je ne comprends pas –je la trouve grandiloquente, clinquante et, pour tout dire, inintéressante-. Sa première symphonie était d’ailleurs l’un de mes dix premiers CD, tous genres confondus.
Ainsi, vers 16 ou 17 ans, après avoir lavé beaucoup de voitures et tondu de nombreux hectares de pelouse dans tour le voisinage, je parvenais à m’acheter l’un des tout premiers coffrets en 33 tours : ce copieux volume bleu de 14 LP –cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand– dont je vous ai déjà parlé il y a quelques temps, lors de sa dernière très belle remastérisation en CD et Blu-Ray audio, et elle passèrent très souvent –et à très haut volume sonoresur ma platine à l’époque, au grand désespoir de mon père, qui a toujours considéré Mahler comme un névrosé au plus parfait mauvais goût.
Mahler est un compositeur dont les symphonies supportent assez bien de nombreuses options d’interprétation très divergentes : personnellement, outre la versions sus-citée de Kubelik, j’apprécie beaucoup l’option parfois déjantée, torturée et intellectualisante de Sinopoli –mais je dois être assez seul à porter cette appréciation, cette intégrale étant généralement assez controversée : parfois, j’ai des goûts bizarres ! -. Puis, dans une moindre mesure, et toujours en termes d’intégrale, j’apprécie aussi les dernières versions assez décantées d’Abbado/Berlin & Lucerne –un chef qui me laisse généralement assez indifférent-, ainsi que celles de Bernard Haitink à Amsterdam ou même de Bernstein dans sa première intégrale new-yorkaise très bien rééditée chez Sony.

Curieusement, et progressivement, je me suis détaché de ces symphonies depuis plusieurs années, et ne les écoute plus aussi régulièrement qu’auparavant, un peu lassé par ces « grosses machines » parfois bruyantes et monumentales. Je lui préfère désormais nettement Sibelius, qui le rencontra en 1907 : les deux musiciens avaient une conception totalement opposée de ce que doit être une symphonie :
« La symphonie doit être grande comme le monde entier, elle doit tout embrasser. » – Mahler ;
« Une symphonie se par caractérise le dépouillement, l’ascèse, l’expression rigoureuse de l’essentiel, l’art du non-dit et de l’aphorisme.. » – Sibelius.

Cependant, j’y suis revenu durant ce week-end grâce à une excellente version trouvée à prix fracassé chez un soldeur d’Outre-Rhin : cette intégrale de 15 SACD, lisibles également sur une lecteur CD, à la belle ligne éditoriale –illustrations attractives de chaque pochette cartonnée, copieux et intéressant livret en Anglais seulement, DVD en supplément…– est superbe .
L’orchestre de Zürich est d’une grande beauté, les interprétations de son chef américain, David Zinman, qui en fut titulaire durant 20 ans, sont claires et lumineuses, tirant pleinement partie de la beauté des pupitres, les choeurs et chanteurs solistes sont tout-à-fait adéquats et l’ensemble procure une vision plutôt apaisée de ces symphonies, là où d’autres interprétations privilégient les cataclysmes violents. Les prises de son –couche CD– sont très bonnes sans être exceptionnelles, je n’ai pas pu vérifier encore la couche SACD.

Une excellente surprise !

, , ,

Playlist « Troisièmes en série »

Profitant d’une matinée de télétravail, j’ai opté pour l’écoute, dans l’ordre de leur composition, d’une série de troisièmes symphonies, ce qui n’a pas été si aisé que cela, sachant que je n’aime pas beaucoup la troisième symphonie de Brahms, ni, curieusement, celle de Sibelius –qui est celle du compositeur finlandais qui me résiste le plus avec la 1ère– ni celle de Tchaïkovsky et que je ne connais pas assez bien celles de S(c)hostakovich et de Prokofiev pour ne pas être perturbé dans mon travail –je serais obligé de lever l’oreille trop souvent…– !

Restaient, donc –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– celles de Beethoven (1803-1804), Mendelssohn (1829/1842), Bruckner (1873/1876-1877/1888-1889) et Mahler (1895-1896), cette dernière en Blu-Ray Audio de très belle qualité sonore. Pour ne pas gâcher le plaisir, chaque symphonie bénéficie d’une excellente version dans cette playlist.

, , , ,

Playlist « Cette année-là – 2002 ».

Handel – Water Music ; Royal Fireworks Music – Le Concert Spirituel, Hervé Niquet
John Mayall And The Bluesbreakers – Stories
Blondie – Greatest Hits
Mahler – Symphonie n°2 « Résurrection » – OP Vienne, Gilbert Kaplan
Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

, , , ,

Playlist « Vieilles choses et nouveautés »

Mon agenda est en voie d’explosion, en cette période de rentrée, et j’ai été fort occupé ces derniers jours à gérer mille et une choses –la mille-unième étant la constitution à petits pas de mon dossier de départ en retraite, que j’envisage assez prochainement ! -.
Aujourd’hui, ayant enfin un peu de temps à recontacter à mes oreilles après plusieurs jours de grande disette, je me consacre à de « vieilles choses », à savoir les symphonies de Mahler dans la première version de Bernstein, et à des « nouveautés » à travers l’intégrale des sonates pour piano de Beethoven qu’Amazon a décidé de m’octroyer en matérialisé suite à l’achat d’une autre intégrale, allez savoir pourquoi ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Cette édition des symphonies de Mahler par Bernstein et l’orchestre philharmonique de New York a été publiée avec un très bon remastering en 2000, dans un coffret plutôt astucieusement réalisé et à un prix très avantageux, mais elle n’est pas restée sur le marché très longtemps. J’avais saisi cette occasion pour approcher de plus près le binôme Mahler-Bernstein, dont la rumeur a toujours dit le plus grand bien : j’avais bien eu la deuxième symphonie en LP au début des années 80, dans un pressage si médiocre dont CBS avait le secret, qui m’en avait tenu éloigné…
Les interprétations plus tardives du chef, chez Deutsche Grammophon, sont si boursouflées que je n’ai jamais accroché à ces versions –il réédita cet exploit dans presque toutes ses interprétations de fin de carrière, quel que soit le musicien envisagé-. Le coffret CBS-Sony / New York est en effet bien meilleur, et cela me réconcilie un peu avec le chef dans ces symphonies, même si je ne comprends toujours pas exactement la grande réputation qui accompagne ces enregistrements –je préfère de loin d’autres versions ! -.

Les sonates pour piano de Beethoven par François Frédéric Guy –enregistrements en concert réalisés à l’Arsenal de Metz– constituent plutôt une heureuse surprise, si l’on passe outre certaines bizarreries rythmiques et un discours qui a tendance à ne pas toujours retenir l’attention, faute de tension sur la durée justement. Je ne connaissais pas du tout ce pianiste, et, a priori, la publication de ce coffret n’a pas bénéficié d’un grand battage médiatique en France à l’époque de sa sortie: en tout cas, elle m’avait échappé. Mais c’est très bien dans l’ensemble !

, , , ,

Playlist « Mauvais goût »

Je vous le disais déjà ici ou , écouter les interprétations du chef anglais Leopold Stokowksi, pour de nombreux mélomanes et d’encore plus nombreux musicographes « éclairés », c’est mal et signe d’un absolu mauvais goût !

Soit, j’assume , sans m’en sentir le moins du monde coupable, faire preuve de mauvais goût en cette après-midi pluvieuse –on avait fini par oublier la pluie, depuis tant de semaines sans une goutte ! – en m’adonnant à cette playlist comportant de grandes oeuvres du répertoire. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Il n’empêche que la luxuriance orchestrale aux couleurs saturées sied tout-à-fait bien à Shéhérazade de Rimsky-Korsakov, que j’ai entendu des troisièmes symphonies de Beethoven moins héroïques et surtout vivantes que celle-ci et que la seconde de Mahler, compositeur dont il fut un champion très précoce –aussitôt qu’en 1918– est à mes oreilles l’une des toutes meilleures versions de cette oeuvre – dans une optique large de tempo alla Bernstein, mais (sacrilège ! s’exclameront certains) en beaucoup mieux ! -.
Ces enregistrements ont tous été réalisés par un chef octogénaire ou nonagénaire qui conservait encore une énergie de jeune homme et sont tous d’un excellent niveau technique.

, , ,
Retour en haut