J’entame cette semaine par une petit playlist blues –mon avant-dernier semaine de quinquagénaire, viens-je de me rendre compte !-, avec deux LP de belle qualité artistique. Au gré des saisons, ces disques, comme pas mal d’autres disques de blues, sont soldés dans les bacs à 33 tours de la Fnac : je suppose qu’ils ne doivent pas en vendre des wagons… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• BB King – Three O’Clock Blues – 2017 ****
L’album est une réédition d’une compilation française de titres enregistrés par BB King entre 1956 et 1960 et contient quelques-unes de ses meilleures chansons. Néanmoins, les deux titres enregistrés avec l’orchestre de Duke Ellington ne sont de loin pas inoubliables et j’aurais préféré, tant qu’à faire, deux morceaux plus « roots » à la place ! Bon pressage silencieux 180 grammes, prise de son mono de l’époque, très correctes.
T-Bone Walker, Joe Turner & Otis Spann – Super Black Blues – 1969 *****
Un excellent album de blues, qui permet de retrouver le grand T-Bone Walker à la guitare, accompagné du pianiste Otis Spann et du chanteur Joe Turner, soutenus par quelque « sessions men ». Je vous avais déjà signalé ce grand classique ici. Le saxophone qui apparaît ponctuellement est tenu par Ernie Watts, qui joua notamment avec les Rolling Stones à de multiples reprises, et notamment lors de la gigantesque tournée de 1981-82.
Même si j’écoute depuis l’aube une playlist constituée essentiellement –mais pas exclusivement– de ce que je qualifierais de «Blues alternatif», TheCookingCat va malgré tout me détester, elle qui ne supporte pas cette musique, qu’elle apprécie encore moins que les valses de Johann Strauss –ce qui n’est pas peu dire…– ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• New Orleans Blues 1940-1953 – Frémeaux & Associés, ***** • Hillbilly Blues 1928-1946 – Frémeaux & Associés, ***(*) • John Lee Hooker – The Very Best Of – 2019 *****
Les deux albums CD de «blues alternatifs» sont issus de la très belle et très riche collection Frémeaux & Associés, éditeur spécialisé notamment dans le marché de rééditions d’anthologies thématiques. • Si la forme traditionnelle du blues est toujours respectée –progression harmonique I-IV-V(tonique – sous-dominante – dominante pour les savants) sur une grille immuable de douze mesures et utilisation de la fameuse « note bleue » et de la gamme pentatonique-, le Blues New Orleans privilégie le piano –extrait 1– et utilise généralement la tonique de DO, tandis que l’instrument de prédilection du blues « traditionnel » est la guitare –Delta Blues, Chicago Blues, voire Texas Blues-, sur laquelle on décline essentiellement les toniques de MI ou de LA. • Quant au «Hillbilly Blues», il en est une forme adaptée par le monde rural blanc, qui privilégie plus fréquemment l’emploi du violon –extrait 2-, mais qui est construit peu ou prou sur celle même grille de 12 mesures et la même progression harmonique.
Chacun des deux albums comporte une très bonne notice informative que vous pouvez retrouver sur le site de l’éditeur, ici ou là –en bas de chaque page-. • Pour faire bonne mesure, cette playlist est complétée par un excellent LP de blues tout-à-fait traditionnel avec cette compilation de John Lee Hooker : voix rapeuse et guitare rudimentaire mais efficace, c’est l’un des grands maîtres du blues de la seconde moitié du 20ème siècle.
Il est étonnant que sur un schéma aussi simple et immuable que celui du blues, tant de merveilles aussi variées aient été créées à travers les époques !
Alors qu’en France, un potentiel conflit de génération semble virer quasiment à une guerre civile entre «boomers privilégiés» d’un côté et «jeunes fainéants pas assez actifs» et «assistés» de l’autre sur fond de débat sur les retraites, ailleurs dans le monde, les vieux conservent une côte élevée : c’est, notamment, le cas dans cette playlist, composée d’albums sortis en 2026 et réalisés par des octogénaires : de vrais boomers en puissance ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Paul McCartney – The Boys Of Dungeon Lane – 29 mai 2026 **** • The Rolling Stones – Foreign Tongues – 10 juillet 2026 ***** • Deep Purple – Splat ! – 3 juillet 2026 ****
Si l’album de Paul McCartney entretient à fond une forme de nostalgie –que le compositeur avait déjà cultivée dès 1967 dans le fameux « Penny Lane »– et que la voix du chanteur est parfois fatiguée par le poids des ans, les deux albums des Rolling Stones –extrait 1– et Deep Purple –extrait 2– sont d’une belle énergie juvénile et très rock, et la voix de Mick Jagger, comme celle de Ian Gillan ne semblent guère vieillir : certains jeunes n’ont qu’à bien se tenir ! Les Rolling Stones et Paul McCartney partagent par ailleurs le même producteur, le jeune Andrew Watt, multi-instrumentiste de talent qui n’a même pas encore atteint la moitié de leur âge…
« Don’t You Lie To Me » est une chanson écrite par le bluesman Tampa Red –Hudson Woodbridge de son nom de naissance– en 1940, dans un style de Chicago Blues tout-à-fait classique et comprenant un original solo de kazoo dans sa partie centrale. Surnommé « The Guitar Wizard », Tampa Red était un excellent virtuose de la slide guitar, qui arrêta sa carrière assez tôt suite au décès de sa femme en 1956, qui le plongea dans une profonde dépression dont il ne se remit jamais totalement.
• Elle fut reprise et popularisée par Fats Domino, musicien de New Orleans Blues et pianiste virtuose, en 1951, qui remplaça la partie de guitare par le piano et s’attribua les crédits de la chanson. C’est cette version presqu’originale que vous pouvez entendre dans le premier extrait. Par la suite, « Don’t You Lie To Me » fut reprise par de très nombreux artistes, dont Chuck Berry –qui s’en attribua lui aussi les crédits…– ou Albert King accompagné de Stevie Ray Vaughan pour une version étendue à plus de huit minutes proposant un très joli duel de guitares.
• Le second extrait est une relative rareté, puisqu’il s’agit de la version des –alors– juvéniles Rolling Stones dans leur formation originelle à six, avec l’excellent pianiste Ian Stewart, exclu du groupe par leur manager parce qu’il n’était pas photogénique, enregistrée en juin 1964, et qui ne sortit que tardivement sous le titre « Don’t Lie To Me » sur l’album Metamorphosis –essentiellement constitué de « chutes » de studio archivées par Bill Wyman– en 1975, initialement sous la signature Jagger/Richards, erreur corrigée ensuite.
« Call It Stormy Monday (But Tuesday Is Just As Bad) » de T-Bone Walker, est une chanson blues très simple mais d’une importance capitale dans l’histoire du genre, puisqu’on y entend vraisemblablement le premier solo de guitare électrique, qui allait exercer une influence considérable sur tous les bluesmen à venir, mais aussi et surtout sur Chuck Berry, qui le revendique comme son unique influence. De très nombreux artistes ont repris ce titre depuis sa création.
Le premier enregistrement ce cette chanson par le guitariste texan fut réalisée 1947 ; la version du premier extrait de cette notule, très proche de cette toute première version, a quant à lui été enregistrée en 1953 sur l’album « Classics In Jazz » –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. T-Bone Walker, tout au long de sa carrière et jusqu’à son décès en 1975, enregistra d’innombrables versions de ce classique incontournable du Blues.
T-Bone Walker jouait essentiellement sur une Gibson ES-5N –N pour Natural, cliquer sur l’image pour la voir en plus grand–
L’une des meilleures reprises de cette chanson –au moins à mes oreilles…– fut enregistrée en concert dans la très renommée salle du Fillmore East à New York –second extrait-, en mars 1971, par le Allman Brothers Band dans sa formation initiale, avec le formidable Duane Allman à la slide-guitar : il devait disparaitre tragiquement dans un accident de moto quelques mois plus tard.
« Call It Stormy Monday (But Tuesday Is Just As bad) » est étendue ici grâce à trois solos : le premier, à la guitare et à la slide, par Duane Allman sur une Gibson Les Paul, le deuxième à l’orgue par son frère Greg et le troisième par l’autre guitariste du groupe, l’excellent Dickey Betts, ici sur une Gibson SG. La chanson est extraite du très beau disque de blues « Live At Fillmore East » : une débauche de superbes envolées guitaristiques parsèment tout le disque –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Trois faux frères King –un véritable brelan royal ! -cohabitent dans la playlist très blues de ce jour : Albert King –« the Velvet Bulldozer »-, né en 1923 ; B.B. King, né en 1925 ; et, enfin, Freddie King -« The King Of The Kings »-, né en 1934. Si B.B. King est sans doute le plus célèbre, ses deux homonymes n’ont pas moins de talent, s’avèrent bien meilleurs guitaristes que lui et eurent une plus grande influence sur une kyrielle de grands guitaristes de blues en devenir ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• B.B. King – Mr. Blues – 1963 ***
Il s’agit du douzième albums déjà de B.B. King, et du premier qu’il enregistra pour ABC Paramount. Ce n’est pas, et de loin, son meilleur disque : il déçut relativement à sa sortie et reste assez mal-aimé au sein de la discographie pléthorique de l’artiste –au moins 70 disques, dont 49 en studio-. L’album est très varié mais manque quelque peu de cohésion d’ensemble, et son jeu de guitare si singulier –B.B. King ne maîtrisait pas les accords et était incapable de jouer en chantant ou de chanter en jouant de la guitare– est bien plus flamboyant sur d’autres albums.
B.B. king utilisait essentiellement une guitare Gibson E-355 noire qu’il avait prénommée « Lucille »
• Albert King – Born Under A Bad Sign – 1967 *****
Considéré de nos jours comme l’un des plus grands disques de blues jamais enregistrés, l’album contient le très connu « Oh Pretty Woman » repris par The Bluesbreakers –période Mick Taylor– sur l’album « Crusade ».
Albert King, surnomme « The Velvet Bulldozer » ou encore le « Muhammad Ali de la guitare blues » du fait de sa grande taille et d’une carrure imposante a popularisé la Gibson Flying V, qu’il a adoptée dès 1958 et prénommée « Lucy ». Gaucher, il montait des guitares de droitier à l’envers –c’était avant que les fabricants se mettent à proposer des guitares pour gaucher– qu’il accordait de façon non traditionnelle, généralement en accord ouvert de Fa majeur, ce qui donne Do/Fa/Do/Fa/La/Ré au lieu du traditionnel Mi/La/Ré/Sol/Si/Mi.
• Freddie King – Freddie King Is A Blues Master – 1969 *****
Mort jeune à 42 ans, usé par les tournées et les concerts incessants, surnommé « the King oOf The Kings », Freddie King a créé un style unique fusionnant le Chicago Blues et le Texas Blues, et a constitué une influence considérable sur tous les grands noms de la guitare blues, et plus particulièrement sur les guitaristes de «Texas Blues –Johnny Winter, Stevie Ray Vaughan, Harvey Mandel…-. L’album contient le hit « Hideaway », repris plus pard par The Bluesbreakers –période Eric Clapton– sur l’album « The Bluesbreakers with Eric Clapton».
Freddie King utilisait une guitare Gibson Les Paul dont les micros étaient dorés à l’or massif, il a également joué quelques guitares à corps semi-creux comme les Gibson G-335 et Es-345. Il se servait d’onglets à la place d’un mediator : un onglet de pouce en plastique et un onglet d’index en métal.
Les albums de compilations sont généralement réalisés par des artistes en mal d’idées -et permettent essentiellement d’activer la pompe à phynances…- pour des fainéants qui n’ont pas nécessairement envie de découvrir plus avant un artiste ou un groupe… Ça tombe bien, je suis d’humeur paresseuse aujourd’hui, et hors le dernier album, les deux premiers concernent des artistes que je connais peu et mal ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plis grand-.
• Chris Rea – New Light Through Old Windows : The Best Of – 1988 ****
Je ne connaissais quasiment pas Chris Rea –hors « Josephine », qu’il a écrit pour sa fille– avant de déposer ce disque dans ma platine, et j’ai découvert un bon guitariste –habile à la slide guitar de surcroît– et de très honnêtes compositions oscillant entre blues et rock laid back, d’écoute très facile et très agréable ! Une compilation qui donne envie d’en découvrir plus sur cet artiste disparu récemment, peu de temps avant Noël.
• Billy Bragg – Must I Paint You A picture : The Essential – 2003 ***
De Billy Bragg, en revanche, cet double-album de 40 titres assez courts en général donne un très large aperçu qui ne nécessite pas, à mes oreilles au moins, d’aller au-delà. C’est, sur la durée, extrêmement monolithique ! Billy Bragg est un chanteur de folk-punk qui, d’engagé et contestataire aux débuts de sa carrière, s’assagit pour désormais être fan des lib-dem anglais. Je le connaissais déjà à travers son tout premier album, grâce à une chanson à caractère historique dont je vous ai déjà parlé par ailleurs : sa version, assez brute de décoffrage, ne vaut pas celle que vous pouvez entendre sur la notule d’alors !
• Depeche Mode – Greatest Hits – 2008 **/****
Une –trop : un album de 2 CD– longue compilation, dont certains morceaux, oscillant entre new wave et synth-pop, me fatiguent assez vite, mais le groupe marqua mes années 80 et poursuivit une carrière fructueuse tout au long des décennies suivantes. Un album très inégal à mes oreilles : en réalité, je n’en puisque qu’une petite moitié pour zapper le reste… Quoi qu’il en soit, leur reprise du « Personal Jesus » de Johnny Cash, très personnelle pour le coup, est très bien !
Les trois albums qui constituent la playlist de ce jour exposent, au sein des trois formations différentes qui marquèrent ses débuts, le jeune Eric « Slowhand » Clapton, lorsqu’il jouait encore sur une Gibson Les Paul –plus tard, influencé par Jimi Hendrix, il utilisera une Fender Stratocaster– et n’était pas encore raciste et fervent soutien d’Enoch Powell.
On y entend trois très bons disques d’influence très blues, où il se montre souvent très inspiré à la guitare. Durant les années 60 et l’émergence du « British Blues Boom » –à partir de 1960 avec les Blues Incorporated d’Alexis Korner-, Yardbirds et Bluesbreakers ont vu passer dans leurs rangs une grande partie des grands guitaristes anglais de blues-rock des années 60 : outre Eric Clapton, on trouvera au sein de l’une ou l’autre formation Jeff Beck, Peter Green, qui fonda Fleetwood Mac, Jimmy Page, créateur de Led Zeppelin et Mick Taylor, futur Rolling Stones de 1969 à 1974 : sacrée brochette ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• The Yardbirds – Five Live – 1964 **** • John Mayall’s Bluesbreakers With Eric Clapton – 1966 ***** • Cream – Disraeli Gears – 1967 *****
Très bon guitariste mais assez piètre compositeur en réalité –son plus grand succès est une reprise d’une chanson de JJ Cale et au sein de Cream ou de Derek And The Dominos, il était crédité essentiellement comme co-compositeur-, l’évolution de la carrière d’Eric Clapton, par la suite, se révèlera plutôt décevante. Ainsi, près l’excellent « Layla And Other Assorted Love Songs » avec l’éphémère groupe Derek And The Dominos, en 1970, le reste de sa production est assez anecdotique à mes oreilles.
En guise de playlist du jour, cette plongée à travers la discographie relativement abondante de Blind Willie McTell, dont je ne connaissais qu’une infime partie, est hautement plaisante ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Né en Géorgie en 1898, aveugle d’un oeil à la naissance et totalement aveugle à peine entré dans l’adolescence, il était issu d’une famille de bons musiciens et développa très tôt ses talents, d’abord à l’harmonica et à l’accordéon, avant d’aborder la guitare. Blind Willie McTell savait lire et écrire la musique, que ce soit en notation traditionnelle ou, plus tard, en Braille, ce qui est une compétence tout-à-fait remarquable pour un bluesman de sa génération !
Assez rapidement, il adopta une guitare à 12 cordes, dont il devint un vrai spécialiste, pour accompagner sa voix, significativement plus claire que celles, généralement assez rauques, de la majorité des chanteurs de blues.
Avec Blind Blake et Barbecue Bob –ça ne s’invente pas…-, Blind Willie McTell a largement contribué à la diffusion –à défaut d’une réelle popularité– du Georgia Blues –également connu sous le nom de Piedmont Blues ou Southeastern Blues-, assez différents du Delta Blues du Mississipi : le Georgia Blues adopte des rythmes plus rapides, issus du ragtime. Son principal lieu d’attache, où il réalisa la majeure partie de ses enregistrements, était Atlanta.
La playlist du jour est consacrée aux enregistrements réalisés entre 1927 et 1933 : le son est étonnamment bon pour l’époque.
La notoriété du musicien est essentiellement posthume. Blind Willie McTell n’a jamais atteint la notoriété d’un Robert Johnson, par exemple, même s’il enregistra et se produisit en concert toute sa vie : le Georgia Blues reste largement moins populaire que le Delta Blues ou que le Chicago Blues. Néanmoins, Bob Dylan consacra une chanson à Blind Willie McTell –dont la meilleure version est celle de Mick Taylor sur l’album « A Stone’s Throw »– et le cita dans quelques autres chansons. Par ailleurs, en 1971, les Allman Brothers débutent leur légendaire concert au Fillmore East par l’unique succès de McTell : « Statesboro Blues ».
Je me suis réinscrit aujourd’hui au réseau de médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg, désormais totalement gratuites depuis le début de cette année –les élections municipales approchent…– et dont la plus proche, qui est aussi la plus grande et la mieux achalandée en médias de tous genres –livres, films, musiques, oeuvres d’art (sous réserve de présenter une assurance concernant ces dernières)…– est à peine à 25 minutes à pied !
Aménagée dans une ancienne usine d’armement au bord des « bassins Vauban », c’est, en outre, un havre de paix et de silence, et la consultation éventuelle de médias sur place est largement facilitée par des équipements en grand nombre : ordinateurs, lecteurs CD ou DVD, fauteuils hyper-confortables, bel éclairage…
Au grand désespoir de TheCookingCat, ils ont un rayon « Blues » vraiment très attractif, et je me suis empressé d’emprunter les trois albums de 2 CD chacun qui feront mon bonheur dans les prochains jours : du blues acoustique « rural », très ancien -les premiers témoignages datent de 1923-, par des artistes dont je ne connaissais pas plus de la moitié ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
De ce que j’en ai écouté pour l’instant, certains de ces grands anciens étaient déjà de remarquables virtuoses de la guitare –mais sans ostentation ou verbiage…-, avec en outre des accordages parfois éloignés de l’accordage standard. J’ai emporté en sus un coffret de 6 CD de Blind Willie McTell, dont je ne soupçonnais pas qu’il existait autant d’enregistrements.
On peut désormais emprunter, pour quatre semaines renouvelables, jusqu’à 30 documents dans les médiathèques du réseau ! Lorsque j’étais enfant puis adolescent, et pour une somme modique, la limite d’emprunt, sur la même durée de quatre semaines, était fixée à 2 disques –que j’enregistrais illico sur cassettes– et 5 livres, et je retournais donc au moins une fois par semaine à vélo à la « bibliothèque centrale » d’alors –elle reste toujours en service et assez abondamment fréquentée-, qui était encore municipale et non pas intercommunale. Le réseau des médiathèques –alors appelés bibliothèques– était évidemment nettement moins étendu qu’aujourd’hui.