Devinette boulangère & autrichienne – La solution

Le fameux dicton objet de la devinette récemment proposée s’énonce ainsi : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ».
Cette phrase est attribuée à Marie-Antoinette d’Autriche, épouse de Louis XVI « Le Raccourci » et reine de France mal-aimée de ses sujets depuis son arrivée en France pour épouser le roi.
• Le 5 octobre 1789, alors qu’une disette s’est abattue sur la France, des milliers de femmes affamées marchent depuis Paris vers Versailles. Le peuple a faim, le pain manque car les récoltes de blé ont été médiocres et la colère gronde : le peuple veut déloger « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » qui seraient responsables de tous les maux. Dans la rumeur, on prête à la reine Marie-Antoinette cette réplique cinglante et provocatrice : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! ».

Evidemment, on sait aujourd’hui que tout cela n’est que légende, entretenue par les ennemis de la reine, puis popularisée au 19ème siècle et entrée dans la littérature populaire et les livres d’histoire jusqu’au dernier tiers du 20ème siècle au moins.

Devinette boulangère…

Hier, journée de fête nationale, aucune des sept boulangeries rencontrées sur mon trajet n’était ouverte et je n’ai donc pas réussi à me procurer ma baguette quotidienne, imprévoyant que je suis ! J’aurais sans doute pu en trouver une dans l’un des trois petits supermarché ouverts le matin, mais, comme dirait l’autre, « je ne mange pas de ce pain-là » !
Je me suis donc rabattu sur deux petites brioches que j’ai faites, l’une sucrée et l’autre salée, suivant un dicton autrichien bien connu et devenu célèbre en France, tel un gueux du Tiers-État de l’Ancien régime !

Vous l’aurez compris, l’objet de la devinette –*(*) : l’anecdote est célèbre– est de trouver :
– Quel est ce fameux dicton ?
– Qui en est l’auteur ?
– A quelle occasion fut-il énoncé ?

A vos claviers !

Devinette pour oreille musicale – La solution

La précédente devinette dont j’avais estimé le niveau de difficulté à une seule petite étoile (*) ne vous a pas résisté au-delà de quelques heures, et c’est Éternelle qui en a trouvé la solution :

• Titre de la chanson : Atmosphere
• Nom du groupe : Joy Division

La parution officielle de la chanson en single, en août 1980, est postérieure au suicide du chanteur Ian Curtisépileptique et profondément dépressif, il est décédé avant d’avoir atteint 24 ans en mai 1980-, sauf en France, où une édition un peu antérieure sur un label improbable était sortie en janvier 1980.
Le clip posthume date de 1988, il a été réalisé par Anton Corbijn, photographe « officiel » du groupe, et réalisateur, en 2007, du très beau film biographique en noir et blanc « Control », consacré à Ian Curtis.

Devinette facile pour oreille musicale

Cette nouvelle devinette estivale est relativement facile –niveau de difficulté évalué : *– et ne devrait donc pas résister très longtemps, d’autant que l’exposé de sa  question comporte une partie de la réponse, à peine voilée dans son contenu.

Alors voilà : il s’agit d’écouter le morceau ci-dessous, où j’accompagne à la basse une chanson, un peu « cachée » mais identifiable. La ligne de basse, à part un glissando au tout début, est jouée bas sur le manche –positions 10 à 13 essentiellement– et bien que très simple, est, à  mes oreilles, vraiment belle ; elle soutient mélodiquement autant que rythmiquement l’ensemble d’un morceau que j’aime beaucoup,  et participe par ailleurs à son allure très intimiste.

Vous l’aurez compris, je vous invite à deviner :
le titre de cette très belle chanson ;
le nom du groupe qui en fut l’interprète.

A vos claviers !

Devinette « Morphologie & musique » – Solution

La devinette que je vous proposais récemment n’a pas mis très longtemps à trouver sa solution, et c’est une nouvelle fois Mathieu F qui l’a proposée.

En effet, le « tonneau rempli de porc et de bière » décrit par Berlioz était Georg Frideric Handel, compositeur allemand naturalisé anglais, né en Basse-Saxe dans le Duché de Magdebourg en 1685 et mort à Londres en 1759.
Cette remarque méprisante du compositeur français allait à l’encontre de l’opinion communément admise concernant Handel à cette époque. Haydn, Mozart, Beethoven ou encore Schumann ou Liszt étaient de fervents admirateurs de Handel : « Notre maître à tous » –Haydn-, mais aussi « le plus grand compositeur ayant jamais vécu » –Beethoven-…

En France, en revanche, Handel fit les frais de la détestation de tout ce qui était anglais durant la première moitié du 19ème siècle, la défaite de Waterloo aidant, et Berlioz n’étais pas en reste dans cette perspective… D’autre part, il avait parfaitement assimilé l’opéra italien, et la fameuse « querelle des Bouffons », qui l’opposait à l’opéra français dont Berlioz fut un illustre représentant, restait encore dans les mémoires des musiciens. Enfin, la remarque de Berlioz n’est pas non plus sans lien avec la caricature du musicien qu’en fit le peintre Joseph Goupy, ami de Handel -sic !- qui était aussi le peintre qui réalisait les décors pour ses opéras… -cliquer sur l’image pour la voir en plus grand : la caricature est très célèbre-.

Par ailleurs, Handel était doté d’un appétit vorace et dès son long séjour en Italie, la gloutonnerie du Saxon était aussi légendaire –et raillée…– que sa virtuosité à l’orgue et au clavecin. Grand et très corpulent –on moquait son « tour de taille de trois yards »-, doté d’une démarche à la fois lourde et instable, sa silhouette était célèbre dans tout Londres, et il aimait plus que tout les nombreuses invitations à faire ripaille chez les « grands » de la Cour anglaise, qui l’admiraient et le choyaient. Si l’on se réfère aux rapports médicaux de l’époque, on dirait aujourd’hui que Handel souffrait de boulimie compulsive.

Pour en savoir encore plus sur l’historiographie de la perception du musicien, je vous recommande l’excellent livre de David Hunter : « The lives of Georg Fredric Handel », malheureusement non traduit en Français à ce jour. pour les non-anglophones, « Haendel en son temps » de Marc Belissa est une très bonne entrée en matière.

Devinette « Morphologie & musique ».

La dernière devinette, assez vite résolue en dépit d’une solution assez improbable, commençait à dater un peu, aussi est-il temps d’en proposer une nouvelle ! Celle-ci devrait trouver une solution rapide, me semble-t-il, l’anecdote étant relativement connue. Donc, la voici !

De quel musicien –réponse attendue sous la forme [prénom & nom]– Hector Berlioz parlait-il avec mépris, en le décrivant comme « un tonneau de porc et de bière » ?

A vos claviers !

Hymne officieux / officiel : la solution

Mathieu F. –encore lui !– a trouvé la bonne solution à la devinette concernant le poème symphonique « Finlandia » de Jean Sibelius.
La musique, en effet, outre qu’elle constitue l’hymne officieux de la Finlande, fut aussi, et tout-à-fait officiellement, l’hymne du Biafra, cet éphémère pays du sud-ouest de l’Afrique au destin tragique, sous le nom de « Land Of The Rising Sun ». Durant les trois années de sa très courte existence –1967-1970-, le Biafra connut à la fois une guerre civile et une famine effroyables, soldées par plus d’un million de victimes.

Devinette « Hymne Officieux / Officiel »

Dans la récente playlist « Rouge » figure, notamment, « Finlandia » de Jean Sibelius, qui en composa trois versions : celle pour orchestre, qui est sans doute son oeuvre la plus populaire ; une version pour piano et, enfin, une version arrangée pour choeurs, dont les paroles sont les suivantes :

L’oeuvre, considérée comme l’hymne officieux de la Finlande, a été composée par Sibelius en 1899, en réaction contre l’occupation russe de la Finlande, qui ne deviendra indépendante qu’en 1917, avant d’entrer dans une guerre civile extrêmement sanglante en 1918 -un épisode européen contemporain assez peu connu en France, pourtant marqué par plus de 35000 morts pour une population de 3,4 millions d’habitants à l’époque-.

Mais la musique fut aussi l’hymne officiel d’un éphémère pays, lui aussi marqué par une effroyable guerre civile : l’objet de cette devinette –niveau de difficulté estimé : ***– est d’identifier ce pays !

A vos claviers !

Solution unique pour double-devinette

La dernière devinette ne vous a guère inspirés, elle est restée sans aucune proposition de solution ! Voici donc ses solutions :

La chanson « Midnight Special »qui n’est pas, en l’occurence, une musique de film– était interprétée dans cette devinette **** par Les Paulde son vrai nom Lester W. Polsfuss– guitariste et musicien très populaire en son temps aux États-Unis, mais qui est surtout passé à la postérité pour avoir créé la guitare Gibson Les Paul, laquelle guitare a connu –et connaît toujours– un succès phénoménal chez tous les bluesmen à travers les âges –cliquer sur l’imagette de droite pour voir le modèle standard à l’époque de sa sortie, en 1952– !
Le son de cette guitare est exceptionnellement nourri et riche, surtout lorsqu’on le compare aux sonorités plus « aigrelettes » de sa seule concurrente, la Fender Stratocaster. En revanche, elle est plus « difficile à jouer » que la Fender et, surtout, plus fatigante du fait de son poids, nettement plus important !

• La chanson qui se cachait derrière la seconde devinette *** était « Milk Cow Blues », qui a été reprise sous diverses formes à de multiples reprises, et notamment par les Kinks sur leur album « The Kink Kontroversy » en 1965 –cf. extrait ci-après-. Les Flamin’Groovies en ont également commis plus tardivement une reprise, enregistrée dans les années 80 et parue sur leur très rare album « Step Up ».

 

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Devinette « Deux en Une » & une solution

J’ai trouvé récemment une belle anthologie consacrée au « Hillbilly Blues », qui est une forme de blues beaucoup moins populaire, interprétée par les fermiers blancs du sud des États-Unis dès les années 20, et qui a pris racine lorsque des fermiers blancs rencontrèrent les ouvriers noirs des chantiers ferrés, selon l’ethnomusicologue Douglas Green. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Traditionnellement, les musiciens blancs utilisaient le violon dans leur musique populaire –l’instrument est omniprésent dans la country music-, et il est employé à part égale avec la guitare dans le « Hillbilly Blues », ce qui donne à la musique des couleurs tout-à-fait originales et particulières. De même, le chant, qui reprend des thématiques chères au Blues, est généralement moins rauque que dans le blues noir, et le « Yodel » est assez fréquemment utilisé.

L’objet de la devinette de ce jour est double :
• La chanson traditionnelle « The Midnight Spécial » est un standard traditionnel du Blues aussi bien que du Hillbilly Blues ; elle fut reprise avec succès par de très nombreux musiciens, aussi bien noirs que blancs, et elle est demeurée célèbre pour la version de Creedence Clearwater Revival notamment.
Dans le premier extrait ci-dessous, elle est interprétée par un musicien beaucoup moins célèbre, mais qui connut en son temps un joli succès et dont l’empreinte dans l’histoire de la musique et du blues est absolument primordiale.
Saurez-vous deviner qui est ce musicien ? ****

• Le seconde chanson proposée, composée par Kokomo Arnold et interprétée ici par Johnny Lee Wills, a été notamment reprise par un groupe anglais  très célèbre –non, il ne s’agit pas des Rolling Stones…– en 1965, dans une version nettement plus brute de décoffrage ! Mais quel est donc le titre de cette chanson ? ***

 A vos claviers !

Quant à la récente devinette précédente, vous avez été très performants pour en donner rapidement la solution exacte : la plus ancienne institution internationale au monde, dont le siège est à Strasbourg, est en effet la Commission centrale pour la navigation du Rhin, créée en 1815 à l’issue du traité de Vienne, et vous en saurez bien plus ici si cela vous intéresse.

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