Épisode exceptionnel, ou pas ?
Un petit dessin en guise de réponse… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Le second graphique, inscrit dans une temporalité annuelle, me semble encore plus parlant que le premier, surtout si on remonte dans le temps : de 1990 à 2009; le bleu pâle était très largement dominant, et, par exemple, 2003 ne fut que rose pâle, malgré la canicule d’août qui fit tant parler d’elle, et ce constat largement identique quelle que soit la localisation géographique en France… Je n’ai pas les données pour 1976, qui fut marquée par une canicule doublée d’une intense sécheresse.
En Alsace, on n’a pas de pétrole…
… alors on prend le train !
En réalité, c’est faux à double-titre : en Alsace, il y a du pétrole, et le gisement fut exploité pendant longtemps : c’est à lire ici. D’autre part, l’idée du transport en train de la bière fabriquée par Kronenbourg à Obernai n’est pas neuve, et mise en place depuis près de 20 ans !
Ce qui est original, en revanche, c’est d’avoir su s’abstraire, via des entreprises privées, de la SNCF, dont la branche de fret a été dissoute en 2024 –respect des normes de mise en concurrence de l’UE pour le fret ferroviaire-. En outre, ce mode de transport moins polluant permet de s’acheter une conscience écologique à relativement peu de frais, ce qui, en cette période caniculaire et de dérèglement climatique, n’est pas un mince exploit…
Les saints de glace
Mai, mois des ponts et des saints de glace… En Alsace, région quasi-polaire comme d’aucuns l’imaginent, cette période s’achève plus tard que dans « la France de l’intérieur » et il est de tradition d’affirmer que la période des saints de glace s’achève le 25 mai, à la Sainte Sophie, « die kalte Sophie » comme l’on dit ici. On en a même fait un diction : « Noch d’r kàlt Sophie ken Froscht » –Plus de gelée après la froide Sophie-.
C’est encore le cas cette année, températures glaciales, installées dans la durée, obligent… La preuve en image !
Lecture en forme de réminiscence !

Voici un excellent livre, en souvenir de mes lectures d’enfance et d’adolescence : j’ai lu et relu toutes les aventures –romans et pièces de théâtre, écrites (très bien) entre 1905 et 1941– du gentleman-cambrioleur et l’étonnante évolution de ce personnage d’une gouaille toute française, cambrioleur d’un anarchisme non-violent, chevaleresque et un peu romantique, devenu peu à peu détective d’un patriotisme post-première guerre mondiale certes au grand coeur, mais presque franchouillard !
Ce petit livre –220 pages– s’avère vite lu et passionnant ! En corollaire, vous pouvez écouter sur la première radio de France une série de courts podcasts sur le même sujet et par le même auteur. C’est ici que ça se passe !
D’une magnifique victoire à un triomphe fantastique !
Sa prochaine grande victoire n’en sera que plus merveilleuse / triomphale / admirable / épatante –en réalité, ces mots sont trop recherchés, selon la pauvreté de son vocabulaire limité à deux mots : elle sera « great » ou « amazing » : point trop n’en faut !-.
Que va-t-il bien pouvoir inventer désormais pour empêcher le monde de tourner rond ?
Bref ! On ne saura pas aujourd’hui…
… qui pourrait être –ou ne pas être– le prochain élu, et, au stade actuel des perspectives, c’est tant mieux ! C’est à lire en détail ici, en guise de rappel historico-statistique, ou statistico-historique, selon votre humeur : dans les deux cas, ça reste très intéressant !
Miam ! Locavorisme culturel & gastronomique !
Je dévore actuellement ces deux alsatiques –encore un particularisme local : énorme collection déposée ici...– consacrés à l’histoire de la gastronomie en Alsace et à l’évolution des moeurs culinaires au fil du temps. J’avais récupéré dans la bibliothèque maternelle un très grand nombre d’alsatiques : je lui en offrais régulièrement pour telle ou telle occasion, elle en était férue. Je les ai donnés, pour la plupart, à l’université de Strasbourg –Georges Bischoff fut mon professeur d’histoire médiévale au début de sa carrière d’enseignant universitaire-, où ils ont été répartis entre différents instituts –linguistique, langue et culture régionale, histoire…– selon leur thématique, mais j’en avais gardé quelques-uns qui m’intéressaient plus particulièrement, dont ces deux ouvrages.
Ils sont passionnants, richement illustrés et mettent réellement l’eau à la bouche –somptueuse recette d’une plantureuse choucroute impériale aux 11 viandes ; menu gargantuesque d’un repas de mariage bourgeois traditionnel en multiples services…-. Comme l’affirmait Voltaire, en matière d’art culinaire et de gastronomie : « Tout le monde devrait être alsacien » !










