Les Rolling Stones maîtrisent les langues étrangères !

Je vous avais prévenu il y a dix jours que je vous en dirai plus dans dix jours : chose promise, chose due ! C’est donc aujourd’hui que m’a été livré le nouvel album des Rolling Stones, « Foreign Tongues », dont le contenu est fort heureusement très supérieur à l’affreux montage iconographique du contenant !


A cette date, les Rolling Stones achèvent leur parcours discographique à l’endroit-même où ils l’avaient entamé, à savoir par une reprise de Chuk Berry, ici « Beautiful Delilah ». Avec le métier accumulé tout au long de leur longue carrière, cette reprise est évidemment supérieure à leur première single, « Come On » paru en juin 1963 !
« Foreign Tongues » comporte également un clin d’oeil appuyé à Muddy Waters –dont le titre d’une chanson donna le nom au groupe– dans l’excellent blues-rock qui ouvre l’album, aux guitares rustiques et acérées.
Mick Jagger et son harmonica remplacent à eux tout seuls une entière section de cuivre dans une bonne reprise de « You Know I’m No Good » d’Amy Winehouse. Malgré ses 83 ans, il possède encore une voix de tête de presque jeune homme
Comme on avait pu le noter dans l’album précédent, le très encensé et lucratif « Hackney Diamonds », Ronnie Wood –if he could– se montre plus inspiré qu’il ne l’avait jamais été auparavant dans le groupe et propose quelques solos très réussis, même s’ils ne feront jamais oublier Mick Taylor…
Les critiques sont plutôt élogieuses : d’après un agrégateur de critiques qui se fondent sur une vingtaine de revues internationales, l’album est apprécié positivement à 80%, ce qui est un score plutôt élevé. En France, seules deux critiques sont plutôt dubitatives, celle de Libération et celle du Figaro, ce qui en fait un disque ni de gauche, ni de droite !
• Charlie Watts est présent sur un titre, et l’on entend la différence avec le jeu musclé et nettement moins nuancé de son successeur !
« Foreign Tongues » ne devrait pas être soutenu par une tournée : les doigts perclus d’arthrose de Keith Richards ne lui permettent vraisemblablemen plus de jouer durant tout un concert.

Au final : un bon disque, très varié –blues, rock, country...- et toutes guitares dehors des Rolling Stones,  qui n’ont plus rien à prouver et se font -et nous avec eux- plaisir à s’amuser ensemble ! Il s’inscrit tout-à-fait dans la lignée de « Hackney Diamonds ». Et c’est très bien ainsi !

2 réflexions sur “Les Rolling Stones maîtrisent les langues étrangères !”

  1. L’auteur de la pochette est Nathaniel Mary Quinn, peintre américain connu pour ses portraits en mode patchwork aux visages déstructurés voir défigurés. Heureusement que les pochettes ne s’écoutent pas !!! Depuis les années 80, le groupe est spécialiste des horreurs en matière de contenant !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Retour en haut