Profitant de l’avant-dernier des nombreux et très beaux cadeaux –ici ou là, entre autres…– offerts par mes équipes lors de mon départ en retraite il y a 18 mois, nous avons passé un petit séjour en hôtel de luxe **** dans les collines sous-vosgiennes, dans l’une des communes de la Route des vins –cf. cliquer sur la petite carte à droite pour la voir en plus grand– : somptueuse suite cosy, décorée avec beaucoup de goût dans un style rustique et opulent propre à la région -petites galeries photo ici– et superbement équipée avec lit King Size et bureau ; très jolie salle de bain ; excellent dîner gastronomique –en 5 services, savamment raffiné et épicé, l’un de nos meilleurs dîners de ces dernières années…– dans une salle aux lumières savamment tamisées, non moins plantureux petit déjeuner le lendemain matin ; enfin, cerise sur le gâteau, accès à de nombreux espaces de confort et de détente –c’est eux qui le disent-, dont un spa récompensé en 2021 et en 2022 comme « The best luxury Spa in France »… Comme je n’avais jamais mis auparavant les pieds dans un spa, je ne saurais vous dire si cette réputation est méritée : toujours est-il que c’est très agréable, on chemine d’univers aquatique en univers aquatique de l’Islande à l’Amazonie en passant par des canyons et autres typhon !
Nous avons eu la chance, de surcroit, de bénéficier d’une météo exceptionnellement clémente, propice à sillonner un peu cette très belle région du Piémont des Vosges, vallonée et très verte, entre montagne et plaine du Ried. Obernai, la commune où se trouve l’hôtel –deuxième ville touristique du Bas-Rhin après Strasbourg– est par ailleurs la celle qui abritait le premier poste que j’ai occupé dans mon « dernier métier », durant un an, seul poste situé au sud de Strasbourg durant toute ma carrière !
Nous avons exploré son petit centre-ville dans les mondes recoins et l’avons contourné par une chouette balade sur les anciens remparts. Cette commune est historiquement importante pour l’Alsace, puisque la sainte protectrice de la région-et des aveugles– y serait née, aveugle, au VIIème siècle : il s’agit de Odile de Hohenbourg, dite Sainte-Odile, canonisée au XIème siècle. La ville possédait le statut de ville impériale et faisait partie de la Décapole durant l’époque médiévale et jusqu’à la fin d ela Guerre de Trente Ans, suite à laquelle l’Alsace fut rattachée à la France -traité de Westphalie puis traité de Nimègue-. Gastronomiquement, elle est tout aussi symbolique de la région, puisque c’est la ville de la choucroute : le petit village de Krautergersheim –ça se dit comme ça se lit : en Alsacien comme en Allemand, on prononce toutes les lettres, c’est très facile…-, où l’on cultive ce chou en abondance, jouxte la ville. Vous ne trouverez aucun restaurant qui n’en propose pas l’une ou l’autre recette –TheCookingCat a même réussi à dégotter une choucroute vegan au tofu : quelle drôle d’idée !-.
Après cela, et pour clore définitivement ce chapitre d’entrée en douceur dans le monde de l’oisiveté –ça fait quand même plu de 18 mois que ça dure !-, il me restera un dernier bon-cadeau, pour un repas gastronomique : j’ai déjà une petite idée de la chose, et j’envisage que nous en profitions prochainement, à l’occasion d’une visite de la bibliothèque humaniste de Sélestat –que TheCookingCat aimerait revisiter suite à un bon souvenir de collégienne– et/ou du Musée Unterlinden de Colmar –qui abrite l’un de mes tableaux préférés, l’impressionnante Crucifixion du retable d’Issenheim-. Une occasion supplémentaire de redécouvrir la Route des Vins toujours plus au sud ! La date en est d’ailleurs déjà programmée, courant mai…
Conclusion de tout cela : je devrais partir à la retraite plus souvent ! Mais pour cela, il me faudrait reprendre au préalable un travail et quitter, au moins pour quelques temps, le monde confortable des oisifs, auquel on s’habitue très vite !
