Miam ! Locavorisme culturel & gastronomique !

Je dévore actuellement ces deux alsatiquesencore un particularisme local : énorme collection déposée ici...– consacrés à l’histoire de la gastronomie en Alsace et à l’évolution des moeurs culinaires au fil du temps. J’avais récupéré dans la bibliothèque maternelle un très grand nombre d’alsatiques : je lui en offrais régulièrement pour telle ou telle occasion, elle en était férue. Je les ai donnés, pour la plupart, à l’université de Strasbourg –Georges Bischoff fut mon professeur d’histoire médiévale au début de sa carrière d’enseignant universitaire-, où ils ont été répartis entre différents instituts –linguistique, langue et culture régionale, histoire…– selon leur thématique, mais j’en avais gardé quelques-uns qui m’intéressaient plus particulièrement, dont ces deux ouvrages.

Ils sont passionnants, richement illustrés et mettent réellement l’eau à la bouche –somptueuse recette d’une plantureuse choucroute impériale aux 11 viandes ; menu gargantuesque d’un repas de mariage bourgeois traditionnel en multiples services…-. Comme l’affirmait Voltaire, en matière d’art culinaire et de gastronomie : « Tout le monde devrait être alsacien » !

 

 

7 réflexions sur “Miam ! Locavorisme culturel & gastronomique !”

  1. On a retrouvé le menus de fiançailles de mes grands parents en 1923, je crois que de nos jours, nos estomacs ne suporterait plus une telle ripaille 😉
    Potage veloutine, brochet de la meuse à la Chambord, Sanglier des Ardennes, Poularde du mans, Petit pois à la Française, Paté de foie gras, Salade, glace herisson et dessert !
    Il n’y a pas à dire, ils savaient manger nos ancêtres, mais j’avoue que la choucroute aux 11 viandes, je suis curieux 😉

  2. Palette ou Kassler – Palette fumée -Lard salé – Lard fumé -Saucisse fumée – Saucisse de Strasbourg – Saucisse de Francfort – Quenelle de foie – Boudin – Jarret de porc – Saucisson à l’ail (ou gendarme). A ces accompagnements -sic- il convient évidemment d’ajouter le chou cuisiné à la graisse d’oie et au vin blanc, et les pommes de terre.
    Évidemment, il vaut mieux manger cela à midi et prévoir une longue sieste digestive !!!

    1. Comment faisaient-ils ? Je crois que c’est dans l’Assommoir de Zola qu’il y a une description de menu (celui du mariage de Gervaise) qui m’avait laissé pantoise. Quand je vais au restaurant et que je prends un dessert après une viande et un accompagnement (allez, soyons fous, des frites) j’ai déjà l’impression de commettre un attentat contre mon système digestif !

      1. Comment faisaient-ils / Comment font-ils ? C’est simple : ils restent longtemps à table 😀 ! Je me souviens qu’enfant, les déjeuners festifs se prolongeaient en général jusqu’à 17 heures, pour se poursuivre par une petite promenade digestive puis par un apéritif annonçant les prémices du dîner…

          1. Les cuisines des ménagères alsaciennes étaient traditionnellement des lieux inaccessibles aux hommes Je me souviens que lorsque ma mère cuisinait -exceptionnellement bien d’ailleurs…- on n’avait pas intérêt à mettre un pied dans SA cuisine !

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