Solution de la devinette très difficile…

Il est temps d’apporter une réponses à la devinette que je pensais –très- difficile et dont Marcel a pourtant trouvé en deux coups de cuillère à pot la solution !

L’image proposée est en effet une photo d’un kit de voyage de batterie miniature, The Kentucky Junior Jazz Outfit Drum Kit. A l’intérieur de la valisette, on trouve de petits « tambourins » sans grelots, une cymbale et un triangle que l’on suspend. On attache les deux « tambourins à la valise, laquelle fait office de grosse caisse, et l’on obtient ce drôle de kit de batterie de voyage.
Charlie Watts, le batteur des Rolling Stones, en possédait un qu’il conserva jusqu’à son décès, et s’en servit lors de l’enregistrement de la chanson «Street Fighting Man», en 1968. Cette chanson, considérée comme subversive, fut rapidement interdite de radio en Angleterre et aux États-Unis. Elle parut en 45 tours aux USA et en Europe et figure sur le merveilleux album « Beggars Banquet », qui reste pour moi le plus parfait disque de Rock Music jamais paru, toutes époques et tous artistes confondus.

La particularité de cette chanson, outre ce mini kit de batterie, est que la prise de son de base fut réalisé dans une salle de bain –afin d’apporter un peu d’ampleur à l’acoustique-, la guitare acoustique de Keith Richards et la batterie étant enregistrée sur cassette via un petit cassettophone Philips EL3302 dont les piles étaient quasiment en fin de vie. Keith Richards adorait ce petit engin, novateur à l’époque, que l’on manipulait d’un simple joystick, parce que le micro fourni, de piètre qualité, engendrait rapidement un son saturé sur la bande. Le son mini-batterie / guitare acoustique fixé sur cassette fut ensuite injecté lors du mixage final de la chanson, dont vous trouverez la version studio qui en résulta.

Mais, surtout, cette chanson prend tout son sens subversif en concert –Mick Taylor envoyait chaque soir de nouvelles cascades de notes lors de ses contrechants à la guitare-, et notamment lors de la fameuse tournée américaine de 1972, la « Stones Touring Party » de tous les excès et tous les outrages : jamais le slogan « Drug and sex and rock’n’roll » n’a été aussi bien illustré que lors de cette série de concerts ! C’est l’objet du second extrait, nettement plus sauvage…

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