(Mes nuits sans dormir, ça ne finira jamais…) J’ai écouté en nocturne, donc de manière très attentive, les trois albums des Beatles qui précèdent immédiatement le célèbre « Sgt. Peppers Lonely Hearts Club Band », dont je vous avais parlé un peu plus longuement ici. Le premier d’entre eux reste encore marqué par les influences skiffle que le groupe proposait à ses débuts, les deux suivants annoncent les prémices du style plus ambitieux des années à venir.
Ces trois albums, parus rapidement entre août 1965 et août 1966 et aussitôt classés n°1 dans les charts, s’inscrivent en plein dans le phénomène qualifié de « Beatlemania », phénomène que, personnellement, j’ai bien du mal à comprendre à leur écoute –et encore plus en les écoutant avec le recul de 60 ans depuis leur parution…– : à mes oreilles, donc, c’est essentiellement « gentiment poppi », généralement mieux interprété que dans les premiers albums, plutôt bien arrangé et très bien produit eu égard aux normes de l’époque, mais ça ne casse généralement pas trois pattes à un canard même si ça s’écoute très agréablement. Autres temps, autres moeurs !
Le plus abouti de ces disques est « Revolver », qui propose en outre un instrumentarium enrichi et varié –grâce notamment à George Harrison-, ainsi que des compositions plus ambitieuses. Néanmoins, parus peu ou prou à la même époque, « Aftermath » des Rolling Stones et « Pet Sounds » des Beach Boys sont, à mon avis, supérieurs à l’opus des Beatles. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• The Beatles – Help – Août 1965 **(*)
• The Beatles – Rubber Soul – Décembre 1965 ***
• The Beatles – Revolver – Août 1966 ****(*)


Bonjour Diablotin 🙂
Les Beatles font partie des quelques souvenirs sonores que je garde de ma petite enfance… Yesterday, Michèle… Ils m’ont accompagnée durant mon adolescence dans les années 70, albums rouge et bleu, mais j’avoue ne jamais avoir poussé ma curiosité plus loin. Il y a quelques années un de mes collègues m’a prêté « la bible », une page pour chaque chanson des Beatles, une photo et des anecdotes sur l’enregistrement… vous connaissez sûrement. J’ai trouvé l’ouvrage incroyable et extraordinaire !
Je connais en effet ce livre, que je n’ai que rapidement parcouru en médiathèque, le groupe ne s’inscrivant pas parmi mes préférés -même si je ne nie pas leur importance historique-. En revanche, j’ai, dans la même collection, celui consacré aux Rolling Stones. Forcément !!!
Arrêtons avec ces guéguerres Beatles/Beach Boys et Beatles/Rolling Stones, et écoutons plutôt la série d’albums des Kinks de la grande époque.
@damoiseau1671137 – Du coup, suivant ce conseil avisé, cette nuit, j’ai réécouté « The Kinks Are The Village Green Preservation Society », de loin mon album préféré du groupe ! Très généralement, je préfère les Kinks aux Beatles. D’ailleurs, Mick Avory, batteur des Kinks, avait effectué quelques »piges » avec les Rolling Stones, qui débutaient et n’avaient pas encore les moyens de se payer Charlie Watts, alors au sein des Blues Incorporated d’Alexis Korner.