Playlist rafraîchissante pour période pré-caniculaire…

La canicule à peine dissipée, les grosses chaleurs s’annoncent à nouveau en cet été calendaire à peine entamé ! Comme on commence à avoir de l’entraînement, tout semble pait à petit plus supportable, d’autant que nus arrivons à ne pas dépasser 26 à 27 degrés dans l’appartement, ce qui reste tout-à-fait raisonnable si j’en crois certains de mes amis, dont les logements ont atteint des températures dépassant allègrement les 30 degrés !
Pour me rafraîchir les idées et les oreilles, quelque peu laissées en déshérence ces derniers jours, la playlist de ce jour est tout-à-fait adaptée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

 

• Richard Strauss – Eine Alpensinfonie
Orchestre Philharmonique de Berlin, Herbert Von Karajan
Enregistrement radiophonique, concert au festival de Salzbourg, 28 août 1982 *****

Richard Strauss et Herbert Karajan étaient tous deux des amoureux passionnés de la montagne et des alpinistes chevronnés –Alpes bavaroise pour Strauss, Alpes autrichiennes pour Karajan-. Cette « Symphonie alpestre » nous invite pour une journée, du lever du soleil à la tombée de la nuit, à une promenade tourmentée à travers les Alpes. Le chef autrichien, qui excella dans l’interprétation des oeuvres de Richard Strauss, était venu tard à cette oeuvre curieuse, à mi-chemin entre la symphonie et le poème symphonique. Il l’enregistra en 1981 et la donna 20 fois en concert entre 1981 et 1988.

Je connais une bonne vingtaine de versions différentes de l’oeuvre, je n’en connais aucune qui atteigne à la beauté somptueusement virtuose –les cordes sont brûlantes- et extatique –« dans une douce extase », est-il noté sur la partition– dans la dernière partie de ce concert salzbourgeois d’un chef ici en état de grâce. Un enregistrement miraculeux !

• Jean Sibelius – Symphonie n°6
Orch. Symph. de Nouvelle-Zélande, Pietari Inkinen – 2011 ****

Etamée dès le début de la première guerre mondiale à l’automne 1914, puis laissée de coté et finalement reprise à partir de 1919 et achevée en 1923 seulement, la sixième symphonie de Jean Sibelius est considérée comme la « Cendrillon de ses symphonies ». C’est un formidable chef-d’oeuvre sans programme autre que « l’eau pure et froide des lacs » et, à mes oreilles, la plus belle « sixième symphonie » que je connaisse, avant même la « Pastorale » de Beethoven ou la « Pathétique » de Tchaïkovsky : c’est vous dire si je l’aime ! Parmi la très vaste collection des symphonies de Sibelius dans ma discothèque, j’ai voulu me remettre en mémoire, cette version presque chambriste et à tout petit prix de Pietari Inkinen, qui est très bonne, mais émerge difficilement parmi des versions plus exceptionnelles encore !


• Ralph Vaughan Williams
– Symphonie n°7 « Sinfonia Antartica »
Philharmonia Orchestra & Chorus, Leonard Slatkin – 2011 *****

Je vous avais parlé assez longuement de cette « symphonie » et son programme ici, inutile donc d’y revenir plus en détail. La version de Leonard Slatkin, qui enregistra une intégrale des symphonies de Vaughan Williams pour RCA au courant des 90’s -réédition dans un coffret Sony à tout petit prix en 2011- est, à mes oreilles, aussi réussie que celle de Sir Adrian Boult, et bien mieux enregistrée !

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