Je refais actuellement le tour de ma discothèque relative à la musique concertante de Beethoven. La playlist de ce matin est ainsi constituée des trois concertos pour piano « impairs » du sourd qui entendait l’infini, à savoir le premier –qui est en fait son deuxième composé-, le troisième et le cinquième dit « Concerto L’Empereur », dans les versions qu’en proposa le pianiste Arturo Benedetti Michelangeli, accompagné par l’orchestre symphonique de Vienne sous la direction de Carlo-Maria Giulini, et respectivement enregistrés –pas formidablement bien pour l’époque-en 1980, 1987 et 1982. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Concerto pour piano n°1 – 1980 ** Enregistrement live
• Concerto pour piano n°3 – 1987 **
• Concerto pour piano n°5 « L’Empereur » – 1982 *** Enregistrement live
Arturo Benedetti Michelangeli, piano
Orchestre symphonique de Vienne, Carlo-Maria Giulini
Vue la grande notoriété de ces deux artistes, que je connais assez mal en réalité, la déception immense et les étoiles sévèrement attribuées ce jour sont à la hauteur de cette déception : c’est, la plupart du temps, froid, distant et manquant de communication entre le pianiste et l’orchestre : un Beethoven très bien joué, certes –même si l’orchestre viennois n’est pas tout-à-fait de premier plan-, mais très hautain –d’autres plus indulgents diront : d’une grande hauteur de vue…-. J’attendais beaucoup plus de ces albums, dont je n’avais plus trop de souvenirs parce qu’ils n’avaient plus quitté mes étagères depuis des lustres : désormais, je sais pourquoi : il y a tellement mieux ailleurs !

