Album en série, Part 14

Cette rubrique a été délaissée suffisamment longtemps ! Il était temps d’y remédier ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le dernier grand musicien romantique allemand, Richard Strauss, ce formidable orchestrateur, célèbre pour ses poèmes symphoniques et ses opéras, au travers 5 coffrets généralement à petits prix qui vont permettront de découvrir et d’approfondir son oeuvre. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Pour les poèmes symphonique et autres oeuvres orchestrales, les coffrets proposés par Karajan et Kempe sont, l’un et l’autre, incontournables et permettent de faire le tour de la question, chacun à sa manière : celui de Kempe est plus complet, et, si vous devez vous le procurer, choisissez absolument cette version remastérisée, très supérieure à toutes les autres éditions précédentes ! Le coffret de Karajan comporte généralement ses dernières versions enregistrées des oeuvres qu’il propose –lorsqu’il en a enregistrées plusieurs versions, mais, quelle que soit l’époque envisagée, il fut toujours remarquable pour ce qui touche à la musique de Richard Strauss, l’un de ses mentors-. Impossible de départager ces deux coffrets, indispensables l’un et l’autre !
En version alternative, le coffret de David Zinman est un tout petit cran en-dessous, mais il bénéficie de prises de son plus récentes et vraiment excellentes, et la musique en tire tout-à-fait profit.

• Concernant les opéras, le coffret de Clemens Krauss, grand ami du compositeur, apporte lui aussi son lot d’oeuvres symphoniques dans d’admirables interprétations, mais je l’ai retenu d’abord pour l’opéra « Salomé », qui trouve ici une formidable traduction. Enfin, pour compléter cette découverte, une écoute du « Chevalier à la rose » est indispensable et la version que je vous propose est d’un raffinement qui sied à merveille à cette oeuvre presque surannée.

Bonne découverte !

Albums en série, Part 13

Cette catégorie de notules est restée en souffrance durant de longs mois… Je vous propose aujourd’hui de découvrir quelques très bons albums de Hard-Rock, musique qui me semble être tombée un peu en désuétude depuis quelques années, et qui connu un fort bel essor dans les années 70-80, en lien avec une exubérance capillaire assez prononcée ! –Cliquer sur les images pour les voir en plus grand-.

J’écoute encore sporadiquement ces albums avec un plaisir certain, notamment les deux enregistrés en concert, que j’aime vraiment beaucoup –le Thin Lizzy est malheureusement difficilement accessible actuellement à des prix raisonnables-. Je vous recommande donc de commencer une éventuelle découverte du genre par ces deux-là.

Evidemment, ce choix, comme toujours, est éminemment personnel et subjectif, et certains seront surpris de ne pas retrouver de groupes comme AC/DC ou Led Zeppelin dans cette liste, mais c’est tout simplement parce selon mes oreilles, ce sont plus des groupes de blues joué fort que des groupes de Hard-Rock.

Quant à l’album de Hard-Rock qui m’a le plus marqué durant mon adolescence, et découvert quasiment à sa sortie –1978-, il méritait une image pour lui tout seul et un petit extrait de pyrotechnie sonore assez impressionnante : à l’époque, le groupe fit fureur, connut un succès immédiat et massif et devint très rapidement l’une des figures de proue de ce genre, même s’il évolua vers une musique plus consensuelle par la suite.

Albums en série, part 12

Cette catégorie de notules avait été laissée en jachère depuis plusieurs mois, il était plus que temps d’y remédier, avec cette série d’albums « Gustav Mahler pour les néophytes (et les autres) ». Compositeur longtemps mal-aimé en France –pour mémoire : lire ici-, l’éclosion de sa popularité longtemps été  essentiellement liée au disque, nos orchestres nationaux ne s’étant lancés que tardivement dans l’interprétation de ses oeuvres, assez difficiles d’interprétation, longues, et nécessitant des effectifs importants. 

Adolescent, je raffolais de ces grosses machines symphoniques, depuis, le goût m’en est un peu passé, mais je les apprécie encore à leur juste valeur ! Je fuis cependant la huitième –dite « Symphonie des Mille »– depuis toujours… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Les quatre premières symphonies sont celles dont l’abord est le plus aisé, et les quatre versions que je vous propose sont toutes de très belle qualité –celui consacré à la quatrième fut même l’un de mes premiers CD acheté-. La neuvième existe de dans nombreuses versions remarquables, et j’avoue une faiblesse coupable pour l’album présenté ici.

Si vous succombez aux charmes musicaux du compositeur, vous vous tournerez sans doute rapidement vers l’achat de l’ensemble de ses symphonies, il en existe désormais de nombreuses versions intégrales, qu’il est assez difficile de départager, tant la subjectivité règne dans l’interprétation de ces oeuvres : mon tiercé gagnant serait –dans l’ordre alphabétique– Abbado, Kubelik et Sinopoli, avec, comme outsider, Zinman. Mais d’autres mélomanes avertis vous feront d’autres recommandations !

Album en série, part 11

Quatre albums –et un cinquième– pour découvrir Mendelssohn

Près d’un an que cette rubrique était délaissée ! Il fallait y remédier, et c’est chose faite avec l’un de mes absolus « chouchous » de ces derniers mois : Felix Mendelssohn-Bartholdy -ce dernier nom ayant été rajouté suite à sa conversion au christianisme-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

En guise de préambule : Felix Mendelssohn composa des oeuvres religieuses absolument magnifiques -psaumes, oratorios…-, mais cette musique chorale, d’abord plus difficile, me semble difficilement recommandable pour une première approche.

Vilipendé pour son judaïsme après son décès alors qu’il était très hautement considéré par ses pairs de son vivant, enfant-prodige doté d’un talent miraculeux, homme intelligent et doté d’une immense culture, peintre de talent à ses heures, pianiste éminent et chef d’orchestre bien plus éminent encore, remarquablement doué pour mener une vie heureuse, sa musique est élégante, raffinée et gorgée de soleil, s’écoutant très facilement –trop facilement pour certains, qui lui reprocheront son aisance aimable-.

• Les deux intégrales des symphonies proposées ici sont largement complémentaires mais méritent outes deux le détour dans la pléthore de l’offre en la matière. En guise de synthèse, j’aurais pu vous proposer également la remarquable intégrale de Christoph Von Dohnányi à Vienne –en revanche, vous pouvez éviter Abbado et Masur, qui jouissent tous deux d’une réputation enviable…-.

• Les « Romances sans paroles » pour piano trouvent dans la version présentée leur plus belle incarnation : écoutez-en deux ou trois spar jour, le corpus n’est pas fait pour être entendu intégralement d’un seul tenant et il s’apprécie plutôt par petites touches.

• Enfin, les quatuors de Mendelssohn –les plus beaux écrits après Beethoven selon moi, mais je dois être un peu seul à défendre cette opinion…– donnent à entendre de vraies merveilles de poésie et de pureté. Le mouvement lent du sixième quatuor, écrit suite au décès de sa soeur bien-aimée Fanny, est d’un tragique retenu mais poignant.


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A cette série de quatre albums, j’ajouterai volontiers un cinquième disque, peut-être le seul à posséder pour aborder le compositeur –cliquer sur l’imagette de gauche pour la voir en plus grand– : une version remarquable de ce chef-d’oeuvre absolu qu’est le « Songe d’une Nuit d’Été« , couplé à une extraordinaire version de sa troisième symphonie « Écossaise », sans doute sa plus aboutie des cinq.

Albums en série, part 10

7 albums pour découvrir Bach -[baR]-

Ça commençait à faire un peu longtemps que cette rubrique avait été laissée en friche. Vous pouvez en retrouver tous les épisodes précédents ici. Aujourd’hui, la liste sera consacrée Johann Sebastian Bachprononcer [baR] plutôt que [bak] pour ne pas avoir l’air trop ridicule ou ressembler à un commentateur sportif français incapable de prononcer certains noms de joueurs convenablement : c’est à la fois cocasse et gênant…-.

Assez longtemps, mes oreilles ont été relativement hermétiques à sa musique, hors quelques très grands « tubes » issus de son énorme production. Aujourd’hui encore, je m’impose un tri assez sévère, et certaines oeuvres m’échappent totalement, ou m’ennuient assez profondément. La liste proposée est donc forcément partielle et partiale –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Cette liste mêle allègrement les interprétations HIP les plus récentes à des versions parfois anciennes –par exemple : les sonates et partitas pour violon de Joanna Martzy, que je trouve, personnellement, exceptionnelles, mais qui seront jugées trop « romantiques » par d’autres; les sonates pour violoncelle par Janos Starker-. Les Variations Goldberg par Glenn Gould –seconde version studio– ne seront pas non plus du goût de tout le monde, mais elles sont du mien, et c’est vers cette version que je reviens le plus spontanément.
Les quatre autres albums proposent tous des oeuvres dans des versions qui, un jour ou l’autre, firent relativement sensation à leur parution. Il s’agit de versions HIP qui ont bien passé le test du temps –sauf pour ce qui concerne les sonates pour clavecin et violon : le disque est paru récemment et s’avère formidable !-.

Albums en série, part 9

4 albums pour mélomanes audiophiles

Cette série ravira vos oreilles par la qualité sonore émanant de chacun de ces disques : rappelons d’abord cette évidence, pour le principe, à savoir qu’un très bon enregistrement, même sur un ensemble Hi-Fi imparfait –et il n’en existe aucun qui soit parfait-, sonne toujours mieux qu’un enregistrement moyen ou médiocre sur le même ensemble ! .

Même si ma discothèque comporte un nombre assez important d’enregistrements anciens, voire très anciens, je goûte avec plaisir les belles prises de son et, sans être un audiophile forcené, je sais apprécier à sa juste valeur une prise de son de qualité –sauf que je préfère écouter la musique plutôt que le son-. Et j’aime bien, de temps à autre, profiter de très beaux systèmes Hi-Fi. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Le concerto pour violon de Sibelius, dans cette version très correcte mais pas exceptionnelle, bénéficie d’une excellente prise de son, encore magnifiée sur un lecteur de SACD : la spacialisation est excellente, de même que la balance entre le violon et l’orchestre. C’est ample, aéré et naturel, sans aucune esbroufe.

La deuxième symphonie de Mahler par Kaplan et l’orchestre philharmonique de Vienne est sans doute le plus bel enregistrement d’une symphonie de Mahler du point de vue sonique. Ces « grosses machines » sont évidemment difficiles à faire entrer dans un salon de dimensions standard, mais ici, tout est réussi : timbres, équilibre entre les pupitres, dynamique… La version SACD apporte un surcroît de profondeur et s’avère encore meilleure que le CD. Comme la version s’avère très « philologique », même si elle manque un peu d’arrière-plans, on peut recommander cette version pour découvrir l’oeuvre : tout y est remarquablement lisible !

Enfin, en matière symphonique, j’ai rarement, voire jmais, entendu mieux –en matière de prise de son– que cette excellente version de la Symphonie Fantastique de Berlioz par un tout jeune chef, Robin Ticciati ! C’est très proche de l’idéal, et l’on ne trouve aucun reproche à émettre ! Tout y est : largeur de la bande passante, lisibilité et équilibre des pupitres, beauté des timbres… C’est un enregistrement exceptionnel, qui gagne encore à être écouté à volume sonore un peu élevé !

L’album Bashung / Gainsbourg comporte un bon nombre de percussions naturelles et d’instruments acoustiques qui permet d’apprécier la diversité des timbres et des couleurs de cet instrumentarium varié et original. La basse électrique est également très bien enregistrée, et l’émergence de la voix, enregistrée en une seule prise et bien timbrée, au sein de cet orchestre, est très bien réalisée, et apporte un vrai plaisir d’écoute de cette belle oeuvre formidablement revisitée.

Albums en série, part 8

8 albums pour découvrir mes années 70 !

La liste proposée pour découvrir les années 80 était arbitraire et partielle, celle-ci, consacrée à ma vision des années 70, l’est encore plus, du fait d’une sélection encore plus sélective : limiter les années 70 à 10 albums s’avère en fait extrêmement compliqué et, en définitive, nettement trop limité. Je pourrais facilement l’abonder d’une seconde liste tout aussi essentielle… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.


J’aime beaucoup chacun des albums présentés ici, qui ont tous contribué, à leur manière, à forger mes goûts et mon éducation musicale depuis leur découverte, qui date d’il y a très longtemps. On y retrouve d’éminents classiques, comme « Led Zeppelin IV » ou « Who’s Next« , « Never Mind The Bollocks » ou « Breakfast In America« , qui marquèrent chacun l’époque de leur empreinte, et des choses plus rares, comme le premier EP des Cramps et l’album de Starshooter, groupe lyonnais concurrent de Téléphone à la fin des 70’s. « Berlin » a rejoint la liste des albums mythiques alors qu’il fut vilipendé à sa sortie, et « Van Halen I » fit entendre, à sa parution, de tout nouveaux sons de guitare.
Que du bonheur dans cette liste, à mes oreilles au moins !

Album en série, part 7

5 albums pour découvrir The Cure

Retour des « Albums en série » avec le retour du printemps… Avec mon autre groupe de prédilection, après les Rolling Stones : The Cure ! La liste que je vous invite à découvrir –et dans l’ordre proposé, c’est encore mieux– est hautement contestable et subjective, mais elle vous permettra de découvrir les multiples facettes de ce groupe dont la composition n’a jamais été complètement fixée autour du leader Robert « fat Bob » Smith et du bassiste Simon Gallup. Autour d’eux, un nombre incalculable de guitaristes, batteurs, claviéristes, entre départs fracassant et retours pacifiés… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

En France le groupe a ses fans, très nombreux et très fidèles, et les alentours de leurs concerts, longtemps, furent l’occasion de rassemblements de « corbeaux » pâles en longs manteaux noirs. C’est beaucoup moins le cas désormais, et, quoi qu’il en soit, ses musiciens ne se sont jamais reconnus dans l’étiquette « gothique » qu’on a trop souvent voulu leur attacher.

The Cure, c’est un « monde en soi », varié et bien plus diversifié et contrasté qu’on ne le pense généralement, qui va d’une pop fraîche et aérienne au plus sombre de la musique rock, avec, souvent, des paroles étranges et belles, oscillant entre nostalgie et mélancolie. Toujours en activité à ce jour, mais éloigné depuis toujours des grands labels, sa non-nomination, à ce jour, au sein du « Rock’n’Roll Hall of Fame » reste, chaque année, un mystère en forme de scandale !

Albums en série, part 6 !

1 coffret pour découvrir Sibelius

Ici, vous pourrez dire que je triche, parce que je vous propose un coffret : mais ce bel objet est une série en soi, puisque le coffret comporte 14 CD regroupés thématiquement et un joli livret –pour polyglottes uniquement : il est en anglais et en allemand seulement, les textes en finlandais sont traduits en anglais, mais l’ensemble est intéressant à lire-. Et, cependant, c’est peut-être, pour le néophyte désireux d’aller au-delà des seules symphonies du compositeur, le meilleur moyen de l’approcher. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Guère de controverse ici : les interprétations retenues vont du bon à l’excellent, dans des prises de son très convenables –le remastering est soigné-. On retrouve donc des grands noms –Karajan, Bernstein, Mutter, Quatuor Emerson…-, des oeuvres très célèbres –les symphonies, le concerto pour violon, certains poèmes symphoniques– et des choses plus rares mais pourtant très agréables à l’oreille –des Lieder, de la musique de chambre– et que l’on n’a guère l’occasion d’écouter par ailleurs.

C’est donc tout l’intérêt de coffret d’anthologie, qui permet d’apprécier la globalité de l’oeuvre de Sibelius dans de fort bonnes conditions. Si vous êtes un peu plus argenté, l’anthologie parue chez BIS, en 15 CD, est un peu plus complète et encore plus désirable, mais elle est aussi –un peu– plus chère, quoi que, les prix étant très fluctuants, il peut être sage de vérifier –et n’oubliez pas que la boutique en ligne italienne est toujours moins chère que celle installée en France…-.

Albums en série, part 5 !

8 albums pour découvrir The Rolling Stones

Poursuivons ce jour cette série entamée au début de ce mois –vous pouvez retrouver tous les épisodes précédents dans la nouvelle catégorie « Albums en série » spécialement créée à cet effet, dans la barre de navigation de droite-. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir ou d’approfondir la production des Rolling Stones, groupe essentiel s’il en est, et ma proposition comporte à la fois des albums très consensuels et d’autres plus controversés –mais, désormais, vous avez un peu l’habitude…-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Précisons tout d’abord que l’album-compilation « Grrr ! » paru en 2012, pour fêter le cinquantenaire du groupe, est très bien fait et permettra d’aobrder à la fois les premiers très grands succès du groupe, encore ancré dans le blues et le rythm’n’blues, mais aussi leurs plus rares grands titres postérieurs à 1982-83. Il existe en versions 3 CD ou 5 CD, cette dernière étant la plus recommandable, parce qu’elle offre, sur le cinquième CD, les toutes premières démos du groupe.

« Aftermath » –1966– et « Between the Buttons » –1967– marquent la première rupture du groupe avec leurs racines blues et sont les deux premiers albums du groupe à ne comporter que des chansons originales, composées par Mick Jagger et Keith Richards, proclamés plus tard « The Glimmer Twins », soit les « jumeaux étincelants ».
Le premier est très hétéroclite musicalement, avec l’apparition de très nombreux instruments assez exotiques, comme le sitar, le dulcimer ou le marimba, mais un thème fédérateur unifie l’ensemble des chansons : une certaine vision de la gent féminine, au travers de chansons comme « Under my rhumb », « Out of time », « Stupide girl » ou « Mother’s little helper » par exemple. L’ensemble est tout-à-fait excellent.
Le second n’est pas moins bon à mes oreilles –et même meilleur à mon avis-, même s’il n’a jamais bénéficié de l’aura très enviable du précédent. Il symbolise pourtant parfaitement l’ancrage des Rolling Stones dans le courant du « Swinging London » qui flottait dans l’air en cet hiver 1967.

Avec « Beggars Banquet » –1968 : pour moi le plus grand album de Rock jamais réalisé-, les Rolling Stones reviennent à leurs sources d’inspiration premières, mais ils ont désormais si complètement assimilé les racines du blues qu’ils peuvent le sublimer. « Let it Bleed », son successeur –1969-, paru juste après le « Let it Be » des Beatles, est à peine moins excellent : il s’agit de l’album où Keith Richards est le plus brillant à la guitare parmi toute la production du groupe, ce qui s’explique principalement qu’il est le seul guitariste du groupe à ce moment-là, Brian jones étant aux abonnés absents et Mick Taylor n’étant pas encore arrivé.

Enfin, « Exile on Main Street » –1972– est peut-être leur album le plus encensé, bien qu’il ne comporte aucun titre très célèbre. Enregistré dans des conditions difficiles dans le sud de la France avant d’être mixé par Mick Jagger aux États-Unis, il propose un son d’une extrême densité qui le rend assez difficile d’approche, malgré sa réelle beauté et une sorte d’énergie fatiguée très curieuse.

Pour compléter cette découverte, deux albums en live s’imposaient : le groupe en a publié énormément, ce qui fait sens puisque c’est sur scène qu’ils ont toujours surclassé la concurrence. Deux albums s’imposent de très loin dans leur discographie officielle : « Get Yer Ya Ya’s Out » constitue le témoignage de la sulfureuse tournée aux USA de 1969, où les prémices de leur efficacité redoutable commencent à émerger. « The Brussels Affair » –1973– marque la fin de cette époque dorée, marquée par la présence de Mick Taylor, qui leur apporta tant par son approche fine et virtuose, aussi bien en studio qu’en concert.