Playlist pastorale -pour battre la campagne-

Puisque la campagne électorale bat la campagne au gré des affaires et des tourments des uns et des autres, je me suis construit une petite playlist à même de coller à cette actualité un peu débridée et assez pénible à la longue ! Ce sont donc mes oreilles qui ont battu la campagne, à leur manière…

On trouve donc dans cette playlist –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– :

• une sonate pastorale de Scarlatti –K.9, en extrait ci-dessous-;

• la 15ème sonate pour piano de Beethoven, dite « Sonate Pastorale »;
• la très célèbre 6ème symphonie du même compositeur, dite « Symphonie Pastorale » ou encore, plus simplement « La Pastorale » –quand on veut faire savant, on dit « J’écoute la Cinquième » ou « J’écoute La Pastorale » et tout le monde sait ou devrait savoir ce que cela sous-entend…-;
• la « Suite Pastorale » de Levi Madetoja, très agréable aux oreilles;
• le « Prélude Pastoral » de Hans Rott, beaucoup moins intéressant que sa symphonie.

De quoi débuter agréablement la soirée en flânant virtuellement dans les prés –et sous la pluie, parce que la météo n’est pas terrible !-.

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British playlist

La fin de la matinée ayant été amplement occupée par la finale de l’Open d’Australie –le vainqueur, au terme d’un match parfois somptueux, est suisse-, cette « British playlist » a été entamée tôt ce matin, avant de se poursuivre dans l’après-midi. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

C’est essentiellement l’Angleterre victorienne dont il s’agit ici, avec des oeuvres quasiment toute composée en l’espace d’une décennie –de 1909 pour la première symphonie d’Elgar à 1920 pour l’album de Keletbey-. A leur écoute, on se prend à penser que témoigne assez bien de l’isolement insulaire des compositeurs anglais de cette début du 20ème siècle, très éloignés des préoccupations de la plupart des compositeurs de l’époque, que ce soit en France –l’impressionnisme de Debussy, le raffinement et le cisèlement d’orfèvre des oeuvres de Ravel– ou dans les pays de tradition austro-allemande –Mahler, Berg, Schönberg, Webern, les opéra de Strauss,..-.

Pour autant, cette playlist est tout-à-fait appréciable et totalement conforme aux images un peu stéréotypées que l’on peut se faire de l’Angleterre –et des Anglais– de cette époque ! En extrait, cet hymne officieux de l’Angleterre, dans une très belle version, vous permettra sans doute de partager cet avis…

Après tout cela, foin du passé anglais et allons-nous occuper du futur de la France : il est temps pour moi d’aller voter !

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Playlist venue du nord…

… comme le froid qui s’abat actuellement en nos contrées : depuis hier soir, chutes de neige plus ou moins abondantes, qui laissent un tapis blanc et glissant sur le sol ! Rien de mieux, donc, que de prolonger ces paysages hivernaux par des paysages sonores quelque peu identiques, tout en retenant à cette fin des oeuvres plus ou moins rares ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Evidemment, Jean Sibelius, l’un de mes absolus chouchous, est présent dans cette playlist, dans une interprétation que j’avais laissée de côté depuis longtemps –déjà parce que j’avais prêté ces disques depuis plusieurs mois, et qu’on vient de me les rendre– : elle m’était à vrai dire totalement sortie de l’oreille, mais sa dernière écoute remonte à un temps où j’écoutais nettement moins le compositeur –je ne fréquente assidument que depuis trois ans-. La cinquième écoutée ce matin est très belle et la prise de son est formidable !

Les trois autres compositeurs sont beaucoup moins connus, voire quasiment inconnus. Mais ils restent très intéressants, chacun à sa manière : Frantz Berwald, suédois d’origine allemande (1796-1868), est un contemporain de Mendelssohn et de Schumann : c’est de la belle musique, avec quelques jolies trouvailles mélodiques émergeant d’un discours par ailleurs plus convenu mais toujours agréable –extrait1-. Il en va de même pour Charlies Villiers Stanford, irlandais formé en Allemagne (1852-1924) : une musique relativement raffinée, un genre de Mendelssohn d’Outre-Manche à l’époque victorienne –rappelons que Mendelssohn était le compositeur favori de la reine Victoria-. Enfin, Carl Nielsen, danois et contemporain (1968-1931) de Mahler et Sibelius, n’a pas connu la même gloire posthume que ces deux derniers –extrait2-.
Comme Berwald, il a donné des noms très caractéristiques à ces symphonies. Chez Berwald, elle sont parées des titres suivants : « Sérieuse » pour la première, « Capricieuse » pour la deuxième, « Singulière » pour la troisième et « Naïve » pour la quatrième; chez Nielsen, les titres suivants apparaissent pour certaines de ses symphonies : Symphonie no 2, « Les quatre tempéraments »; Symphonie no 3, « Expansive »; Symphonie no 4, « Inextinguible »; Symphonie no 6, « Semplice ».
Tout un programme de lutte contre grand froid –en s’échauffant les oreilles– !

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Playlist dédiée « au Bon Dieu »

Comme j’avais un peu de temps aujourd’hui, et tout à la joie de profiter de la chaîne du salon à nouveau pleinement opérationnelle, je me suis livré à l’intéressante occupation de redécouvrir 4 versions de la neuvième symphonie d’Anton Bruckner, dédiée « Au Bon Dieu », dans quatre versions enregistrée par quatre chefs différents, quasiment à l’article de la mort, ou presque. –Cliquer sur l’imagette représentant l’accueil de Bruckner au Paradis, par ses collègues compositeurs pour la voir en plus grand : vous pouvez essayer de deviner à partir de leurs silhouettes qui sont ceux qui l’accueillent…-.

Il s’agit-là de l’une de mes symphonies préférées de l’entier répertoire de ce genre, d’une écoute assez aisée. Elle ne comporte que trois mouvements –contre quatre traditionnellement : le fait qu’il manque le dernier mouvement reste l’objet de multiples conjectures, la plus plausible restant l’impossibilité d’achever une partition aussi complexe avant son décès, que Bruckner savait proche. Il en reste des fragments du compositeur, complétés avec plus ou moins de réussite par d’autres, mais, le plus souvent, c’est la version en trois mouvements qui est jouée. Vous pouvez cependant l’écouter librement ici-,  mais s’étend sur une durée d’environ une heure.

Mes goûts m’orientent plutôt vers des versions relativement alliant vivacité et souplesse, sans perdre le côté « écrasant » et solidement charpenté d’une orchestration fournie et dense : à ce titre, les versions de Karajan ou de Günther Wand sont mes préférées, mais elles n’entraient pas dans le critère retenu –« chef à l’article de la mort, ou presque »-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Parmi les versions écoutées aujourd’hui, je penche plus du côté de Bruno Walter, très vif, malgré un orchestre un peu peu rêche et manquant parfois de couleurs. J’aime beaucoup la version de Giuseppe Sinopoli rien de ce chef ne m’est généralement indifférent, malgré sa réputation relativement sulfureuse-, qui bénéficie de l’une des plus belles phalanges au monde, dans une fort belle prise de son. La version de Claudio Abbado est singulièrement émaciée et distanciée, loin de ses dernières réussites mahlériennes avec le même orchestre : je ne suis pas persuadé que l’univers de Bruckner lui convienne aussi bien, même si cela reste très beau. Quant à la version de Leonard Bernstein, elle dure longtemps…

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Une discothèque. Bilan 2016.4 – Les coups de coeur

Enfin, voici dévoilée la liste de mes coups de coeur de l’année ! Depuis le temps qu’elle était annoncée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Les coups de coeur de l’année !

– Bach – Sonates pour violon et clavecin. Shayegh, Halubek. 2016
Recommandé par Jean-Christophe sur son blog, et par l’ensemble de la presse spécialisée. Un très beau disque consacré à Bach.

– Brahms – Symphonies et ouvertures. CSO, Walter. 1960
Je n’en attendais à peu près rien, parce que Brahms ne m’attire pas plus que ça. Au final, c’est vraiment excellent, de la part d’un chef qui fit partie des grands de son époque sans atteindre tout-à-fait au mythe de ses plus illustres contemporains : une heureuse surprise !

– Hindemith – Intégrale des quatuors à cordes. Danish Quartet. 1997
Aimant beaucoup ce compositeur, je lorgnais sur ce coffret depuis longtemps, mais c’était longtemps inaccessible parce que trop cher. Et je suis tombé sur un bac à soldes CPO –l’éditeur– : l’occasion fait le larron ! Le coffret des oeuvres pour orchestre est tout aussi remarquable, mais la concurrence est plus nombreuse dans le répertoire pour orchestre.

– Nørgård – Symphonies Nos. 2 & 6. OP Oslo, John Storgårds. 2016
Acheté par hasard… Je ne connaissais que l’orchestre, excellent, et le chef, au même niveau –magnifique intégrale des symphonies de Sibelius-. Deux belles symphonies, dans une veine « contemporaine » très accessible et bénéficiant d’une fort belle prise de son.

– Rolling Stones. Blue and lonesome. 2016
Acheté le soir même se sa sortie. Normal pour un vieux fan 😉 ! D’antiques standards blues plus ou moins connus, revisités et totalement assimilés par les papys du Rock. A écouter à l’aune de leurs tout premiers albums chez Decca, quand le groupe ne jouait encore que très peu de compositions originales.  L’harmonica de Mick Jagger est très présent, le son est très « roots ». Enthousiasmant !

– Schreker – Die Gezeichneten. Kruse, Connell, Peterson, Muff, Polgar… DSO Berlin, Zagrosek. 1995
Idem que pour l’album des quatuors de Hindemith ! Je vous en avais déjà un peu parlé dans une notule précédente.

– Strauss, Wagner – Anthologie orchestrale -et un peu vocale-. Philharmonia Orchestra, Otto Klemperer. P2013
Toute les rééditions consacrées à Klemperer dans cette collection sont désirables selon moi : le vieux chef enregistra énormément pour EMI durant toutes la fin des années 50 et toutes les années 60 : son « été indien » artistique, grâce à Walter Legge. Un beau coffret !

– Weill – Die Dreigroschenoper. Ensemble Modern – Raabe, Hagen, Brauer, McDonald. Gruber…
Sans doute la version la plus proche de l’esprit de cette oeuvre, à mi-chemin entre le théâtre de rue et l’opéra. Quelques inédits apparaissent en bons, et, surtout, Nina Hagen est impayable en Frau Peachum ! –Cliquer sur l’extrait vous permettra d’en savoir un peu plus-.

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Playlist pour affronter l’hiver

Une playlist plaisante et variée pour accompagner cette froide soirée… Ce matin, j’ai échappé à la séance de grattage intense des vitres de la voiture à laquelle j’ai dû m’adonner hier matin, avant de prendre la route pour aller travailler ! Dix petites minutes gagnées de bon matin, c’est toujours autant de pris !!!playlist29112016

Dans la playlist de ce jour –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand–  figure le cinquième concerto pour piano de Beethoven, dans une interprétation qui fut très favorablement accueillie lors de sa sortie au milieu des années 80. Elle a assez bien résisté au temps, et s’avère toujours excellent, écoutée avec mes oreilles d’aujourd’hui –alors même que mon appréciation de ce pianiste a bien moins positivement évolué, en général-.
beethcto5g_kPlus généralement, l’évolution de l’appréciation d’un disque subit parfois des sorts variables : par exemple, je lisais, l’autre jour, au gré d’un petit parcours parmi les archives, une critique absolument positive du même concerto par le couple Walter Gieseking / Philharmonia Orchestra & Herbert Von Karajan. A l’époque, ce LP –cliquer sur l’imagette de droite pour la voir en plus grand– fut largement salué par la critique internationale comme « LE » sommet de la discographie de l’époque, avec –voire devant– Fischer – Furtwängler. Pourtant, si ces derniers sont encore largement cités comme « version de référence » de nos jours, la version [Gieseking – Karajan] semble avoir largement disparu des radars de la critique. Il s’agit pourtant, également, d’une fort belle version, malheureusement assez mal enregistrée, y compris eu égard aux standards de l’époque.

Les mêmes critiques furent très critiques (sic) avec la version des symphonies de Beethoven dans la version de Carl Schuricht, avec un orchestre français : elle fut très mal accueillie à peu près partout, à sa sortie, sauf en France, où elle a toujours joui d’une aura très particulière… Chauvinisme, éducation de l’oreille propre à notre pays ? Je reviendrai, dans une notule ultérieure, sur mon appréciation de cet album…

Je ne vous parlerai pas de l’album live des Whocliquer sur l’exrait proposé pour vous rappeler quelques souvenirs…-, à peu près mythique depuis sa parution, en 1970 et désormais en version complète, ni de celui, beaucoup plus anecdotique –mais très convenable cependant-, de Nena et sa troupe.

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Une playlist blues et une surprise

NouveauLogoSurprises_GAUCHELa surprise mensuelle est disponible ici.
Le menu étant copieux, selon la qualité de votre connexion, il vous faudra peut-être un peu de temps pour en profiter, mais vous ne devriez pas être déçu ! Evidemment, en cette « période du demi-siècle », il fallait que je vous trouve quelque-chose d’adapté à l’événement 😉 ! Comme d’habitude, la surprise du mois précédent est retiré du serveur.

Quant à la playlist du jour, elle est essentiellement, mais pas uniquement, consacré au blues, avec même certaines raretés : le disque des Blues Incorporated d’Alexis Korner est désormais plutôt inaccessible et il en va de même pour cette version alternative, complétée de chutes de studio, du « Beggars Banquet » –mon album Rock préféré, pour ceux qui suivent…– des Rolling Stones, dans une proposition sonore très convaincante. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand et sur l’extrait sonore ci-dessous pour écouter un extrait de la playlist-.

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Playlist pour aborder le week-end

Longue et belle playlist entamée hier et poursuivie tôt ce matin ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Richard Strauss était au coeur du répertoire de Karajan, qui en fut peut-être l’interprète majeur au vingtième siècle. Les poèmes symphonique de Richard Strauss profitaient grandement de cette vision ample, fondée sur des timbres et des couleurs d’une beauté inapprochée à l’époque de la parution de cet album –1973-.
r_strauss1888Il s’agit là essentiellement de pages « de jeunesse » du compositeur, toutes écrites avant qu’il ait 30 ans. Son Don Juan est inspiré de fragments de la pièce inachevée de Nikolaus Lenau et non de Molière ou de Mozart : Don Juan renonce à sa quête de la femme idéale et, lassé de la vie, décide de se laisser tuer lors d’un duel. Till Eulenspiegel est un personnage récurrent de la littérature allemande dont la première émergence remonterait au tout début du 16ème siècle. Vivant au Moyen-Âge, c’est un joyeux farceur qui s’inscrit contre les normes établies et en mourra sur le gibet.

Gilbert Kaplan, qui dirige la deuxième symphonie de Gustav Mahler, n’était pas un chef d’orchestre, mais un richissime homme d’affaire américain qui tomba amoureux de cette symphonie. Il en acheta le manuscrit autographe, prit quelques cours de direction d’orchestre et  loua ponctuellement les meilleurs orchestres mondiaux pour ne diriger que cette oeuvre une cinquantaine de fois –et, une fois, l’Adagietto de la cinquième symphonie-.
g_mahler_29102016Il enregistra deux fois cette symphonie, la version écoutée est la seconde, avec l’orchestre philharmonique de Vienne. Ces deux versions furent appréciée par les critiques, et sont peut-être les versions les plus philologiques de cette symphonie complexe. Quant aux musiciens, leur appréciation du chef est assez divergente : pour certains, c’était un chef acceptable, pour d’autres, il était tout simplement nul et ne savait pas diriger ! Quoi qu’il en soit, la prise de son de cet album est une des meilleures jamais réalisée : elle est tout bonnement exceptionnelle !

Les sonates pour piano et violoncelle de Beethoven par Pierre Fournier et Friedrich Gulda ont été enregistrées en 1959 et, depuis cette date, ont un statut de « référence » qui ne s’est jamais démenti : l’équilibre entre les deux instruments, difficile à obtenir, est idéal. Une vision claire et structurée et une vraie complicité entre deux musiciens qui devinrent très amis suite à cette première rencontre. –Cliquer sur l’extrait pour avoir une idée de la chose-.

Enfin, le « Live in Italy » de Lou Reed est considéré par certains comme son meilleur album en concert. Ce n’est pas mon cas, mais je peux comprendre cette appréciation : c’est le plus facile d’accès, Lou Reed étant entrée dans une phase plus apaisée de sa vie à cette époque.

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Cure de Cure et une Pastorale !

beeth_kempe_6Petite playlist au goût gentiment nostalgique pour cette première vraie journée automnale, avec quatre albums des Cure, écoutés strictement dans l’ordre présenté –cliquer sur les images pour les voir en plus grand-, qui n’est pas strictement chronologique, et, pour faire bonne mesure, une très jolie version de la symphonie n°6 « Pastorale » de Beethoven –l’une des plus belles versions de la discographie, sans doute, même si l’intégrale dont elle provient est assez inégale et que je n’y reviens pas très souvent. La prise de son en est formidable : c’était, à l’origine, un LP quadriphonique-.

The Cure et moi, c’est une vieille histoire d’amour, les plus anciens lecteurs de ce blog le savent. Je les ai un peu moins écoutés ces deux dernières années, mais j’y reviens chaque fois avec un énorme plaisir et leur discographie à la fois riche et variée constitue un vrai « monde en soi », qui ne ressemble à aucun autre : un mélange doux-amer et souvent capiteux –et les lignes de basse de bon nombre de leurs chansons, simples et mélodieuses, sont parmi les plus agréables à jouer et mènent une vie « autonome » très plaisante-.

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En extrait, une jolie bluette qui est, sauf erreur de ma part, la seule chanson du groupe avec un saxophone. Ça n’empêche pas qu’elle soit très réussie !

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Playlist rare et originale

weill_nimbusSuite à un petit échange récent avec Sardequin sur son blog, j’avais envie, ce matin, de réécouter un peu de Kurt Weill sans passer par la case «approche vocale» de sa production, même si j’apprécie énormément cette dernière, qui constitue la part la plus importante de son oeuvre.

Mais Kurt Weill a également produit deux symphonies, qui ne ressemblent aucune autre de cette époque et ne sont pas inintéressantes pour autant –il avait un vrai talent pour de jolies alliances de timbres et une prédilection marquée pour les petits orchestres cuivrés-. Ces oeuvres sont rarement jouées et ont presque disparu du grand répertoire : la première symphonie est une production estudiantine encore très marquée par son époque et vaguement atonale, où l’on sent plus les influences contemporaines de ses maîtres -dont Busoni- que la personnalité en devenir du compositeur. Elle connut uj succès d’estime et Zemlinsky l’appréciait beaucoup, par exemple.

La seconde symphonie s’inscrit dans une veine plus mélodique et constitue en quelque sorte une synthèse du métier acquis dans la composition d’opéras, suite à sa rencontre avec Bertold Brecht. Le deuxième mouvement est très agréable aux oreilles, notamment. Son concerto pour violon et orchestre à vent me semble moins intéressant, et cela fait très longtemps qu’il est sorti de mes oreilles, je ne dois pas l’avoir écouté dix fois…

J’ai donc choisi ce disque, agrémenté d’une fort belle prise de son, –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, qui, outre les deux symphonies sus-citées, comporte une réduction pour orchestre à vents de « L’Opéra de Quat’Sous », son oeuvre la plus populaire et qui a fort bien résisté à l’usure du temps. Une vraie réussite, où il s’approprie les nouvelles formes en provenance de la musique populaire des Etats-Unis, et que vous pourrez entendre en petit extrait ci-dessous. Cela permettra d’égayer ce dimanche pluvieux –et ça fait du bien après les grosses chaleurs des semaines passées-.

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