Gimmicks et autres considérations

Ce week-end, j’ai retrouvé les pointes à placer sous mes enceintes, que j’avais « perdues » au gré de mes nombreux déménagements ces dernières années –6 fois depuis fin 2003-. Je les ai donc remises, mais ce n’est que ce soir que j’ai pu me livrer à une vérification de leur efficacité, réelle sur le parquet du salon – la maison étant encore vide, j’en ai profité pour écouter « un peu fort »-.

Je ne suis pas trop friand, généralement, de ces sortes de gimmicks  coûteux, sensés améliorer l’écoute en dépit de toutes les lois connues de la physique : câbles genre tuyau d’arrosage –c’est du dernier gracieux dans un salon-, sens du câble pour les moins ambitieux et rodage du câble pour les plus téméraires –si si, je vous jure que certains rodent leurs câblesionostat et autres gadgets, mais, pour le coup, les pointes, selon le revêtement du sol, ont un effet mécanique, mesurable et audiblemême par mes vieilles oreilles : meilleure spécialisation et grave mieux défini-. Du coup, je redécouvre mes disques j’en ai profité pour écouter de belles musique dans de très belles prises de son –dont celle-ci, très bien pour vérifier la lisibilité d’une ligne de basse sans que le parquet n’entre en résonance– !

Hier, on fêtait les 10 ans de l’iPhone : la nouvelle a fait le tour du monde et c’est là que je me suis rendu compte que j’avais survécu près de 5 ans sans en avoir un ! Et je sais même comment j’ai fait !

Ce matin, je suis arrivé près d’une heure en retard plus tard que d’habitude au bureau, en compagnie d’un collègue arrivé pile-poil au même moment : nous suivions la même voiture qui a glissé sur la neige, suivie d’un camion qui s’est presque renversé, occasionnant un gigantesque bouchon ! Je n’ai toujours pas de pneus-neige sur ma voiture, mais j’y pense… Quand j’aurai fini d’y penser, l’hiver sera sûrement passé…

Panne réparée !

Je redécouvre les joies de l’écoute de CD dans le salon, depuis hier soir ! Mon préamplificateur a pu être dépanné et fonctionne à nouveau comme avant, et tout cela pour une somme très raisonnable. Changement de trois transistors bipolaires et réfection de nombreuses soudures, et le voilà comme neuf… –Cliquer sur l’image pour voir en plus grand à quoi ressemble l’intérieur de la bête : l’énorme transformateur toroïdal et les gros condensateurs bleus (filtrage de l’alimentation) sont très largement surdimensionnés dans la configuration envisagée, puisque je n’utilise que la partie préamplificateur de cet intégré (il est prévue pour pouvoir être utilisé à la fois comme amplificateur et préamplificateur). De même, le module « Phono », très élaboré, de la partie en haut à gauche ne me sert plus depuis que je n’ai plus de platine 33 tours-.

Le réparateur m’a tout de même alerté sur le fait qu’il lui serait peut-être difficile, à l’avenir, de trouver des pièces de qualité identique pour de futures interventions, d’autant que le schéma des circuits de l’appareil est introuvable, ce qui nécessite des interventions d’assez longues durées –et donc coûteuses en main-d’oeuvre…-.
La bête ayant fonctionné 29 ans exactement à raison de plusieurs heures par jour, si elle pouvait ressusciter pour un temps identique, j’en serai tout-à-fait heureux ! Dans le cas contraire, il faudra que je trouve autre chose, ce qui risque de ne pas être une mince affaire –un bon préamplificateur actif coûte un bras, d’après les recherches que j’ai pu mener, au cas où…-.

Une voie s’est éteinte !

J’aurais également pu appeler cette notule « Le retour de Murphy », puisque ce matin, à l’allumage, le préamplificateur du salon a connu une défaillance sévère… Du coup, pas d’écoute de CD possible, ou alors, il faut passer par le biais du Mac dans le bureau, connecté à une borne Airport Express qui permet de contrôler le volume de l’amplificateur, ce qui n’est pas aussi pratique !

qedpanne

Visite chez le réparateur de rigueur –si possible dès demain, mais rien n’est moins sûr…-, en espérant qu’il puisse le sauver ! Comme rien n’a brûlé, que les fusibles sont intacts et qu’il s’allume, je soupçonne un vieux condensateur qui aura séché ou une soudure défaillante d’en être la cause… Du 30 ans d’âge, certes, et qui a beaucoup fonctionné, mais j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux !

Histoire de remasterisation, suite -et pas fin-

Beeyh_pianoComme annoncé plus avant, le coffret tant attendu est arrivé ce jour dans ma boîte aux lettres, pendant que j’étais au travail –pour une fois, je l’avais fait livrer à la maison…-.

En guise de tout premier verdict suite à cette très rapide écoute : il est trop tôt pour me faire une idée précise de la qualité de la remasterisation de l’ensemble, puisque je viens tout juste de l’ouvrir et que je n’avais plus le son de l’ancienne version complètement dans les oreilles.

Le redécoupage des CD est exactement le même qu’avant, et le même très bon texte de présentation a été repris, écrit en plus petits caractères –sympa pour les yeux des quinquas, dont je ne suis pas encore tout-à-fait…-.

Beeth_Schnabel_partA priori, la méthode adoptée a été de récupérer les disques 78 tours dans leur meilleur état possible et de refaire le transfert en haute résolution, en limitant à la fois la compression et la réduction de souffle. Pour certaines saturations propres à l’enregistrement de l’époque, évidemment, pas de solution envisageables, elles sont intrinsèques au son capté. Il reste également des bruits de surface ponctuels, preuve que les 78T sont dan sun état de conservation loin d’être idéal. Sur une bonne installation, on y gagne cependant une meilleure lisibilité de la main droite, plus d’espace et de vie, et la main gauche semble également moins étouffée.

Il faudrait que je compare sonate par sonate et mouvement par mouvement, et notamment sur les enregistrements les plus anciens, mais sur ce que j’ai pu comparer, c’est globalement mieux et plus agréable, même si c’est loin d’être parfaitement parfait !

Voici donc, pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion, un premier extrait : la version initialement parue, dans le remastering ancien :

Puis, en deuxième extrait, la version remasterisée :

Enfin, en guise de bonus, je vous propose d’écouter ma version préférée, dans une prise de son moderne ! Ça change, non ?

La « révolution vinyle » : une mode coûteuse ?

may-2016-issue-cover_0Le mensuel anglais « Gramophone » fait sa couverture, ce mois-ci, avec une jolie photo d’un album 33T –LP pour long player, en anglais-, annonçant fièrement le « retour du LP : ce qui se cache derrière l’attrait renouvelé du vinyle ?».

Je m’attendais donc à l’annonce fracassante de chiffres de vente explosifs et éloquents signifiant ce retour. Ah ben oui, mais en fait non, ou pas vraiment…

Si l’on considère le marché du classique, les ventes de 33T ont atteint la mirobolante part de 1,5% des ventes totale de disques en 2014, retrouvant ainsi la part qu’elles atteignaient à leur plus haut en pleine période de déclin, il y a une petite vingtaine d’années -1,6%-. L’article précise qu’une réédition prestigieuse, en 2013, a cependant permis d’écouler, à l’échelle de la planète et en deux ans, les 2 000 albums pressés –le coffret de 6 LP est en vente au prix de 110€ quand même…-, et qu’une autre encore, plus attendue, pourrait permettre d’atteindre 3 000 ventes !

LinnDiablotinIl s’agit-là de produits luxueux, et d’autres rééditions ont atteint des chiffres nettement moins élevés ! Le plaisir d’avoir de jolies pochettes n’a pas de prix, visiblement ! Pour ce qui est de la qualité sonore, et malgré les 180g du vinyle, je ne demande qu’à écouter et comparer… Mais pour avoir fait un essai assez récemment, et dans d’excellentes conditions, je ne suis pas sûr d’être pleinement convaincu.

Parallèlement, la firme écossaise Linn, qui fabrique des « turntables » hors de prix –entre 3500€ et 19 000€, excusez du peu– et, de surcroît, excessivement difficiles à mettre en oeuvre pour en tirer la quintessence, a vu ses ventes bondir de 70% entre 2012 et 2015 : chiffre a priori impressionnant, mais encore faut-il savoir combien ils en vendaient en 2012 : mon petit doigt me dit : « Très peu » ! –Cliquer sur l’imagette de droite pour voir la platine, très jolie, en plus grand-.

Au demeurant, l’article reste intéressant à lire. Mais passé l’effet de mode, qu’en restera-t-il dans quelques années ?

Playlist de compétition

Hier, après avoir démonté l’ancien lavabo et installé nouveau –instants épiques où l’on se rend compte que le pied de l’ancien était à moitié scellé dans le sol : lorsque le carrelage a été posé, ils sont passés autour du pied plutôt que de passer en-dessous… Il a fallu le casser au marteau pour l’enlever…-, j’ai testé cette playlist pour me concentrer plus spécifiquement sur l’aspect purement sonore, afin de tester le nouveau lecteur de CD –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist06022016

Conclusions : au stade de développement actuel des convertisseurs numériques à haute résolution, très honnêtement, je ne suis pas sûr qu’il y ait plus qu’ un pouillème de chouïa de différence avec l’ancien, qui était exactement de la même génération. Autant d’énormes progrès en matière de confort sonore semblent avoir été réalisés depuis l’apparition des tout premiers lecteurs au début des années 80, autant, depuis une petite dizaine d’années, les constructeurs semblent avoir atteint la quintessence d’une technique.

Donc, comme l’ancienne platine, celle-ci sonne ample et rigoureuse, avec de beaux timbres et une scène sonore réaliste –sachant que l’aménagement de la pièce est largement perfectible pour cette dernière caractéristiques-, et exploite au mieux les CD qui lui sont confiés : quand les enregistrements sont de qualité, il sont restitués  de manière très satisfaisante, quand ils sont mauvais ou anciens, cela s’entend aussi… Les différences entre prises de son montrent qu’elle n’a pas de couleur propres marquées et qu’elle s’avère donc d’une belle neutralité : c’est exactement ce qu’on lui demande !

Victime -consentante- de l’obsolescence programmée

Je vous avais déjà raconté comment j’avais dû déposer mon lecteur de CD au SAV, pour cause de lecture aléatoire de certains CD et de « bruits mécaniques » divers . Trois semaines plus tard, jour pour jour, puisque c’était le délai annoncé, je suis retourné la chercher. Problème : elle n’était pas de retour, la pièce défectueuse étant toujours en commande. Soit… Hier, le technicien me téléphone et m’indique que franchement, non, ça l’embête de me faire attendre jusqu’à avril ou mai –sic…– et que le magasin va me faire un avoir pour un nouveau lecteur CD.

Evidemment, cela ne m’arrangeait pas outre mesure, d’une part parce que j’aimais bien le mien, et d’autre part parce que je l’avais acheté à prix vraiment sacrifié, et qu’un avoir pour ce montant ne me permettait pas de retrouver une machin équivalente. Il a donc fallu négocier, et je pense que la réparation devait vraiment être problématique ou coûteuse pour eux –alors même que le modèle ne semble pas totalement retiré du marché à ce jour-, puisque j’ai pu obtenir un avoir sur la valeur neuve et au tarif normal de l’ancien lecteur !

Un détour au rayon adéquat, où un choix relativement restreint mais d’assez belle qualité s’offrait à moi et me voilà avec une nouvelle platine CD, qui marche tout comme l’ancienne ! –Cliquer sur l’image pour la voir ne plus grand-.

Marantz6005

Playlist « Toute première fois »

Aujourd’hui, pour égayer une journée pas folichonne en termes météorologiques, une playlist thématique dite « Playlist opus 1 » : il s’agit des premières oeuvres officiellement publiées par les compositeurs présentés ci-dessous –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist10012016

Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit systématiquement de leur première oeuvre composée, mais que certaines oeuvres antérieures ne furent pas toujours jugées dignes, par ceux-là même qu’il les écrivirent, d’être publiées officiellement.

On trouve donc les 3 trios pour piano de Beethoven, très agréables à écouter et déjà assez éloignés de Mozart ou Haydn dans le ton et dans l’esprit (1793-95) ; la première sonate pour piano de Brahms, qui s’inscrit dans la lignée des tantes pour piano de Beethoven (1853); des « Chants de Noël » de Sibelius, aimables bluettes qui n’annoncent en rien le grand symphoniste à venir (1897-1913); et un cycle de lieder de Mahler en forme de cantate profane (1879-80, rév. 1898), pas vraiment passionnant sur la durée.

Pioneer PDR509Ce même jour, pour ajouter à la grisaille du ciel, mon lecteur de CD semble vouloir tomber en panne : il donnait déjà quelques signes de fatigue ces derniers jours, au point que même CookingCat l’avait remarqué : les disques passent sans encombre, mais le mécanisme fait un sacré raffut, rendant désagréable l’écoute d’un passage un peu doux… Direction le SAV dès que possible, et, en attendant, branchement d’un lecteur de secours –cliquer sur l’image pour voir en plus grand à quoi ressemble ce dernier, construit pour durer…– !

Test « audiophile » pour oreilles d’or

150702_itunes122_01Les non-utilisateurs d’iTunes disent souvent que ce logiciel lit moins bien la musique que d’autres –à savoir de manière moins « musicale »-… A vrai dire, hors peut-être Audirvana que je n’ai pas testé suffisamment longtemps et dans des conditions adéquates –et seulement dans mon bureau, sur un système musical mais sans doute passez « résolvant », c’est eux qui disent comme ça-, je n’ai jamais constaté de réelle différence.

J’ai donc cherché à comprendre –on s’occupe comme on peut un samedi après-midi pluvieux-… Et j’ai trouvé ça, fort intéressant, et qui vient conforter mes pensées  :mrgreen:

En gros, si on soustrait deux signaux sonores strictement identiques et qu’on obtient un silence parfait, alors, le son produit est strictement le même : tout signal sonore audible prouverait une différence de traitement de ce signal sonore. Evidemment, on se situe là dans une perspective « objectiviste », laquelle est largement décriée par les oreilles d’or, qui maintiendront que l’appareil de mesure n’est pas assez résolvant pour exprimer la différence perçue par les oreilles…