Pélerinage hivernal annuel

Hier, Marché de Noël sous un beau soleil. Foule des grands jours, essai d’incursion de « Gilets Jaunes », applaudis par certains, et sifflés par beaucoup d’autres –notamment parce qu’ils ont interrompu une chorale d’enfants-, et en particulier par de nombreux touristes.

Scène surréaliste entre un groupe de « Gilets Jaunes » et des touristes anglais, qui ne comprenaient pas cette action contre l’ « Etat-Providence français, quelle chance vous avez ! », et auxquels d’autres touristes allemands ont expliqué que c’était normal, « Das ist doch Frankreich ! ». –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Cette année, la Finlande est à l’honneur, mais il y avait tant de monde que leurs chalets étaient difficilement accessible : il faudra que j’y retourne un soir de grand calme pour essayer de manger du renne avec de la confiture aux mûres de l’Arctique : il paraît que c’est fameux !

Défi de novembre et autres considérations

• News neuves de mon petit monde ! Mois assez chargé professionnellement… Météo en voie de dégradation vers l’hiver : petit matins parfois frais –mais on est encore loin des gelées matinales– et souvent humides, quelques brumes qui se dissipent assez rapidement. On a fini de totalement aménager deux pièces de l’appartement –ne manquent plus que les cimaises pour accrocher les tableaux-, au prix d’un stockage assez important dans la troisième, pas encore refaite à ce jour : il faut la repeindre du sol au plafond –mais pas besoin de refaire le parquet– et TheCookingCat envisage l’installation d’un immense dressing, dont toute une partie sera réservée à ses très –trop à mon avis– nombreuses paires de chaussures !

• Je me suis lancé un défi : écouter –plus ou moins attentivement– chaque jour de novembre une version différente des « Variations Enigma » d’Elgar, oeuvre que j’aime particulièrement et qui ne dure pas trop longtemps –autour de trente minutes, selon les versions envisagées-. A ce jour, j’ai déjà écouté les versions Toscanini, Steinberg, Jochum, Monteux, Previn, Boult, Barbirolli, Bernstein, Sinopoli et Rattle. Au programme de ce jour : la version de Slatkin, plutôt bonne dans mon souvenir.

• Réponse à la devinette d’octobre : il s’agissait d’identifier une oeuvre de Carl Orff, « De temporum fine comoedia », opéra oratorio, dans la version de sa création –1973-. Personne n’ayant trouvé la bonne solution, c’est moi qui gange le droit de la réécouter –mais pas tout de suite, je l’ai fait assez récemment, pour ne pas m’y replonger trop tôt ! – et cela me laissera du temps pour découvrir/écouter d’autres choses en sus de mon défi mensuel, et de feuilleter ce très beau livre de photos –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– offert samedi dernier par la Ville de Strasbourg, et qui traite d’n sujet dont je vous avais un peu parlé icimagnifiques clichés de l’intérieur du palais universitaire impérial, notamment, qui me rappellent de jolis souvenirs…-. 

Playlist haut-de-gamme, lectures et autres considérations

Je me suis lancé à l’assaut, ce matin, des concertos pour piano de Beethoven –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Une très belle interprétation d’un excellent pianiste russe –la critique musicale est élogieuse à son égard– magnifiquement accompagné par un chef que j’apprécie beaucoup dans Sibelius, et dont l’intégrale des symphonies de Beethoven n’avait pas laissé indifférent de très nombreux auditeurs –je suis un peu plus réservé pour ma part : c’est très bien, mais pas si sidérant que ce que j’ai pu en lire par ailleurs-. 
Nonobstant, ces concertos trouvent ici une très belle interprétation, le pianiste suscite le dialogue en permanence et l’orchestre lui répond au quart de tour –et vice-versa-. Les conditions technique sont remarquables –la meilleure version sur mes étagères, à cet égard– : un vrai bonheur !

Comme je connais ces oeuvres à près par coeur –sauf pour ce qui concerne le deuxième concerto, que j’écoute assez rarement-, cela m’a permis d’entamer la lecture, en parallèle, du très bon roman que vous découvrez sur l’imagette de droite, lecture entreprise après avoir vu la série télévisée –10 épisodes-, que j’ai bien aimée.

On y suit l’enquête d’un psychiatre –l’aliéniste, c’est lui– clone de Sherlock Holmes, affublé d’un journaliste en clone de Watson, poursuivant une sorte de clone de Jack-The-Ripper sanguinaire et dérangé  dans les bas-fonds de New York à la toute fin du 19ème siècle, avec en guest star un Teddy Roosevelt en incorruptible préfet de la police locale –ce fait est authentique-.


Lecture-détente, donc, qui vient en complément des ouvrages plus « sérieux » que vous trouverez dans la barre des menus à droite : une traduction facile à lire du Kalevala, un ouvrage sur l’Angleterre victorienne et une revue consacrée au rattachement de l’Alsace-Moselle à la France à la fin de la 1ère guerre mondiale, il y a 100 ans, très bien documentée, notamment sur les événements qui ont conduit à la mise en place d’un éphémère « Soviet de Strasbourg » –fait assez peu connu ailleurs qu’ici…-.

Nouveau particularisme local…

Les nombreux parcs adjacents à notre nouvel appartement, comme la majorité des parcs publics strasbourgeois, sont frappés d’un particularisme qui s’inscrit complètement en marge du fameux « statut local », mais n’en est pas moins, à ce jour, complètement unique pour une « grande ville » française. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

C’est étonnamment très bien respecté, semble-t-il : la mesure a été assez peu commentée dans les médias locaux et il y a sans doute eu des râleurs, que je n’ai pas entendus, mais, lors de nos quelques balades dans deux des plus grands parcs strasbourgeois, nous n’avons pas croisé de fumeurs actifs, et ceux-ci se réunissent, en cas de besoin, autour des cendriers mis à disposition aux entrées desdits parcs.

A partir de 2019, les contrevenants seront mis à l’amende… C’est peut-être à ce moment-là que les râleurs se réveilleront !

Je passe à l’étranger -à pied- !

Traditionnellement, à cette période de l’année, nous partons observer les côtes anglaises et en profitons même, parfois, pour prendre « Le Tunnel » pour parfaire notre pratique de la conduite à gauche.

Cette année, sauf réservation de dernière minute pour un week-end un peu prolongé, ça ne devrait pas être la cas, malheureusement… Pour autant, hier, nous sommes allés à pied Outre-Rhin, à défaut de nous rendre Outre-Manche ! C’est beaucoup moins loin –pour nous– et beaucoup plus facile d’accès, il suffit d’une paire de chaussures.

Au demeurant, la passerelle est très jolie –cliquer sur le collage pour le voir en plus grand ou ici pour le télécharger en haute résolution-, et quand on atteint son sommet -altitude : une vingtaine de mètres-, la vue est assez jolie, entre Vosges, Forêt Noire et rocher de la Loreleiqu’on ne voit pas à cette distance ! -.

Arrivé de l’autre côté, on tombe, invariablement, sur un débit de tabac : à Kehl, banlieue strasbourgeoise en Allemagne –population : ± 35 000 habitants, dont un très grand nombre de résidents français : loyers nettement moins chers, absence de taxe d’habitation, activité professionnelle « frontalière »…-, on en compte au moins une cinquantaine, où on ne parle quasiment que le Français, et où la vente au kilo –voire au quintal– est une tradition très répandue !

Les pieds dans l’eau…

… et la tête dans les nuages !

Le Rhin est en situation de débordement, et nombre de ses affluents sont en crue ! Comme la pluie ne semble pas vouloir cesser de tomber, la situation pourrait encore se dégrader aujourd’hui… Ce qui ne m’arrange pas, puisque je dois circuler, cette après-midi, sur de petites routes dont certaines pourraient être barrées noyées

A Strasbourg, plus de navigation en bateaux-mouches sur l’Ill, dont le niveau est trop haut : impossible de passer sous les nombreux ponts. Et, derrière mon bureau, un canal de décharge est en voie de débordement : ça fait un raffut d’enfer tant le débit est élevé !

Heureusement, nous avons nos polder ! L’un d’entre eux vient d’être fermé –cliquer sur l’image pour lire le communiqué de la Préfecture-, afin d’éviter une crue du Rhin. Bref : on attend toujours le soleil, mais les canards vont être contents !

Clap de première !

Aujourd’hui, malgré le froid piquant –faute d’une entrée progressive dans l’hiver cette année, où l’on est passé du jour au lendemain d’une dizaine de degré à des températures négatives au petit matin-, je me suis offert une traversée rapide du marché de Noël, très animé et peuplé d’une foule dense et bon-enfant. Comme, de plus, il y avait match, ça a rajouté des boucshons aux bouchons autour de la ville, et le tram était plein comme un métro de la RATP aux heures de pointe !
Un petit vin blanc chaud, quelques emplettes en passant, et, forcément, un goût de revenez-y, d’autant plus intense que, pour cette année, c’est l’Islande qui est à l’honneur, et que, forcément, ça donne envie –ou pas, selon les goûts…– de découvrir un peu mieux leurs spécialités culinaires.

Considérations épineuses

Où il est question de fissures et de trolls, sur fond de marché de Noël et de facture augmentée ! Selon les habitudes des uns ou des autres, on en rira un peu ou on en râlera beaucoup… Quoi qu’il en soit, aucune manifestation pour bloquer la ville n’est prévue à ce jour !

Quant la photo de feu le sapin présentée la semaine dernière, elle est évidemment caduque –ou historique, selon le point du vue auquel on se place-…

NB. Si vous utilisez un bloqueur de publicités, il faudra le désactiver le temps de la lecture de l’article ci-après, qui vous explique tout sur ces épineuses considérations…

Le grand sapin de Noël fissuré, un troisième sera installé place Kléber

Pour illustrer cette notule, rien de mieux qu’une « Marche des trolls » ! A écouter ci-dessous. Après tout, ils sont responsables –mais pas coupables, évidemment– de cette situation !