Il y a quelques jours, je vous proposais, pour bien débuter l’année, cette devinette, dont la solution semble vous avoir échappé quelque peu. Le point commun entre Charlie Watts, BJ Wilson et Stewart Copeland est l’adoption du « traditional grip » à la main gauche –prise tambour en Français-, plutôt que du « matched grip » –prise timbale en Français : les deux mains sont symétriques– très majoritairement adopté par les batteurs dans le monde pop-rock.
Une image vaut parfois mieux qu’un long discours, et celle ci-dessous est tout-à-fait parlante !
La prise tambour est réputée plus difficile à maîtriser, et typique de nombreux batteurs de jazz. Il semblerait qu’elle permette à la fois plus de précision, de souplesse et de qualité de toucher. En revanche, elle amplifie les traumatismes –dos, épaules, bras, poignets…– auxquels peuvent être soumis les batteurs, du fait d’une position moins naturelle face à l’instrument. On n’a jamais rien sans rien…
2026 début par une devinette plutôt facile –niveau ** maximum à mon avis…-.
Voici mes trois batteurs préférés : comme j’ai parfois des goûts bizarres, ils sont assez éloignés des bateleurs de foire ostentatoires que l’on peut parfois entendre –au hasard, citons par exemple John Bonham, de Led Zeppelin, excessivement bruyant et tapageur (c’est exactement le mot qui convient !) à mes oreilles…-. De gauche à droite, sur l’image, vous trouverez donc :
1. Charlie Watts –1941-2021-, légendaire batteur des Rolling Stones 2. Barry JamesWilson –1947-1990-, batteur de Procol Harum 3. Stewart Copeland –1952-…-, batteur de Police
Ils ont une particularité rare dans le monde de la « Rock Music ». L’objet de la devinette est d’identifier cette particularité.
La devinette proposée il y a peu de temps et concernant les « hymnes de la guerre civile opposant les gris et les bleus » a été résolue par Mathieu F. –bravo à lui !– pour ce qui concerne les deux questions **.
La réponse à la question**** était en effet plus difficile à trouver avec exactitude, mais la piste évoquée est la bonne.
Donc, voici la solution à cette devinette qui n’aura pas fait long feu !
•** L’hymne des Nordistes durant la guerre civile était « Battle Hymn Of The Republic ». Le premier extrait donne à entendre la chanson avec ses paroles, le second extrait ne propose que la célèbre mélodie dans une version pour piano et violon : les deux sont tirés de la bande-son du remarquable film-documentaire de Ken Burns, « The Civil War ».
•** Les paroles sont de Julia Ward Howe, une bigote calviniste et néanmoins féministe new-yorkaise, fille d’un banquier aisé, poétesse à ses heures et abolitionniste de longue date. En novembre 1861, elle effectua une visite d’un camp de l’armée du Potomac, près de Washington D.C. en compagnie du révérend James Freeman Clarke et de son mari, le Dr. Samuel Gridley Howe, qui était membre de la Commission sanitaire militaire du président Lincoln. –Cliquer sur les imagettes pour les voir en plus grand-.
Au cours de leur visite du camp, un groupe de soldats se mit à chanter certaines des chansons de guerre populaires, parmi lesquelles « John Brown’s Body » –écrite en mémoire de l’abolitionniste John Brown, condamné à mort en Virginie pour trahison en 1859-. Le révérend Clarke suggéra à Mme Howe d’écrire de nouvelles paroles sur cette mélodie familière et très populaire.
Le lendemain matin, le poème était achevé, comme Julia Ward Howe l’a décrit plus tard :
« Je me suis réveillée… dans le gris de l’aube, et à mon grand étonnement, ai constaté que les lignes souhaitées s’agençaient dans mon cerveau. Je suis restée immobile jusqu’à ce que le dernier verset se soit terminé dans mes pensées, puis je me suis levée à la hâte, en me disant : je perdrai cela si je ne l’écris pas immédiatement ».
•**** La mélodie provient en effet, comme suggéré par Mathieu F., d’un « camp meeting » méthodiste : les participants y apprenaient par coeur de nombreux chants religieux dont ils scandaient généralement, en guise de refrain, les mots « Glory, Hallelujah » à la fin de chaque couplet.
Cette mélodie est empruntée à la chanson « Say, Brothers, Will You Meet Us »; elle est attribuée à William Steffe –chef de coeur et organiste lors d’un « Meeting Camp en Caroline du Sud-, vraisemblablement en 1856. Cet air servit de mélodie à la chanson « John Brown’s Body », en 1859, avant de devenir la mélodie de « Battle Hymn Of the Republic » en 1861.
Les lecteurs les plus anciens de ce blog connaissent sans doute mon très vif intérêt pour tout ce qui concerne la guerre civile américaine –dite, en France « Guerre de sécession »-, qui opposa les états fédérés –les Nordistes aux uniformes bleus– aux états confédérés –les sudistes aux uniformes gris-, entre 1861 et 1865.
Lors de cette guerre extrêmement sanglante et meurtrière, l’hymne des Sudistes, très connu et resté populaire de nos jours, est le fameux « Dixie’s Land », issu de la musique populaire de la Nouvelle-Orléans, laquelle donnera quelques années plus tard naissance au jazz « New Orleans » traditionnel, et que vous pourrez écouter à la fin de cet notule. Les soldats de la confédération marchaient également au rythme d’autres chants restés populaires dans la culture américaine, dont certains sont ancrés dans les mémoires des habitants du sud, comme par exemple « Bonnie Blue Flag » ou « When Johnny Comes Marching Home ».
La devinette de ce jour concerne cependant leurs opposants nordistes :
• Savez-vous quel était leur hymne ? ** •Qui en a écrit les paroles ? ** •Qui en a composé la musique ? ****
A vos claviers !
• Pour en savoir plus sur cet épisode très marquant de l’histoire des États-Unis d’Amérique, vous pourrez suivre avec intérêt le remarquable film de Ken Burns, « The Civil War » : un monument du genre, qui utilise et met en scène des milliers d’archives et de documents d’époque : 9 épisodes d’environ 1h30 chacun, paru en DVD chez Arte. C’est absolument passionnant !
• La lecture de la somme de référence de James McPherson, « La guerre de sécession, 1861-1865 », parue chez Laffont –Collection BOUQUINS– permet d’en comprendre tous les tenants et les aboutissements : indispensable !
–Cliquer sur les imagettes pour les voir en plus grand-.
Il faisait grand froid mais très beau hier après-midi, et une foule déjà très nombreuse était massée devant le grand sapin, dont la décoration est désormais achevée, tandis que les commerçants continuaient à apprêter les chalets du Marché de Noël ou à mettre une touche finale à leur vitrine éphémère. Bref : l’ambiance est clairement à Noël et ne manquent plus que l’odeur des épices et du vin chaud pour s’y croire complètement !
Sur la place du marché de Noël historique, tout est également prêt, sauf le grand portique à l’entrée, tel qu’il se présente sur la photo.
L’objet de la devinette de ce jour est de savoir à quoi peut bien servir ce portique, assez laid en l’état ?
Zone de lancement des drones de sécurité, installation d’un compteur géant pour connaître le nombre de visiteurs, partie d’une plateforme pour installer la crèche de Noël ? Allez savoir ! Mon petit doigt me dit que la réponse se trouve sans doute quelque part dans ces pages : oui, mais où ?
Vous n’avez pas trouvé de réponse à la devinette du mois dernier, qui demandait quels étaient les derniers mots enregistrés par Bon Scott, chanteur historique d’AC/DC, bien qu’elle ait été assez simple, à mon avis…
Le dernier album enregistré par le groupe avec Bon Scott est « Highway To Hell ». Le dernier titre de cet album est le très bon blues lent –et super facile à jouer à la guitare ! -, « Night Prowler » –le rôdeur nocturne-. Cette chanson n’a jamais été jouée sur scène car elle est associée, en Amérique, à l’histoire d’un tueur en série, Richard Ramirez, auteur d’au moins quinze meurtres et de multiples viols et agressions et dont c’était, paraît-il, la chanson préférée : il fut d’ailleurs surnommé « Night Stalker » –le harceleur nocturne-.
A la fin de la chanson, Bon Scott marmonne « Shazbot ! Nanu nanu » ! Cette formule était le slogan formulé à la fin de chaque épisode par Mork, extraterrestre venu de la planète Ork interprété par Robin Williams dans les sitcom « Happy Days », puis « Mork And Mindy ».
Selon les légendes qui circulent, en prononçant ces mots, Bon Scott voulait : • soit dire, pour marquer la fin de l’album à la manière de Mork, « Au revoir » en langage orkien ; • soit faire un clin d’oeil amical à Teddy Rooney, fils de Mickey Rooney, qui répétait sans cesse cette formule lors d’une tournée avec son groupe Tight Squeeze, tournée qui accompagnait celle d’AC/DC.
En ce moment, je suis en train de jouer en rythmique quelques chansons blues-rock d’AC/DC à la guitare, récemment récupérée. Ce n’est pas très difficile et avec un peu de saturation, ça fait beaucoup d’effet –les voisins doivent me maudire !!!-. Du coup, la devinette que je vous propose jour est en lien avec le groupe.
Quels sont les derniers mots enregistrés -dernière phrase, énigmatique- par Bon Scott, chanteur historique d’AC/DC ?
Indice : le dernier album du groupe avec ledit chanteur est l’excellent « Highway To Hell », et comporte une dernière chanson qui n’a jamais été jouée sur scène. Connaissant cela, le niveau de difficulté est assez réduit : **
Plus facile que cette devinette –niveau *, et encore !-, ça risque d’être vraiment très difficile à réaliser ! D’humeur magnanime aujourd’hui, je vous lance ce défi : à votre avis, quel est le groupe si mignonnement –néologisme du jour…– représenté sur l’image ci-dessous ? Easy, aint’t it ? Voilà qui ne devrait pas résister à votre sagacité ! En cas de doute, la prise tambour de la baguette dans la mais gauche du batteur devrait vous aider : ils ne sont pas si nombreux à l’adopter !
La devinette proposée sous forme de rébus ici il y a déjà un peu longtemps n’a pas trouvé de solution, et, cependant, elle n’était guère difficile ! • En langue française standardisée, ce rébus pouvait se formuler ainsi : « Ce n’est pas parce qu’un Diablotin marche de plus en plus chaque joue que la qualité de son sommeil s’accroît ». • Moins gracieusement énoncé :« Tu marches ou tu marches pas, de toute manière, tu dors pas » !
La devinette du trimestre jour est presqu’en forme de rébus, et n’est d’ailleurs pas complètement sans lien avec certaines des notules les plus récemment publiées : oui, mais lesquelles, ce sera à vous de l’élucider !
Pour la résoudre, rien de très compliqué : il suffit d’essayer de décoder la petite énigme illustrée dans l’image ci-dessous, dont le sens ne devrait pas échapper aux plus perspicaces. C’est plutôt facile, en réalité !
Donc, à votre avis et en Français correct, qu’ai-je donc bien pu vouloir dire à travers cette illustration ? –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand.