Devinette « particularisme universitaire » : la solution !

La récente devinette portant sur le particularisme de l’Université de Strasbourg a donné lieu à de nombreuses réponses, et c’est Mathieu F qui s’est approché au plus près de l(intégralité de la solution.
L’Université de Strasbourg a la particularité de proposer trois parcours de formation qui ne sont proposés par aucune autre université publique en France :
• un parcours LMD en théologie catholique, depuis 1920 ;
• un parcours LMD en théologie protestante, dont les prémices remontent à la Renaissance, avec l’époque du prestigieux gymnase Jean Sturm ;
Ces deux parcours figuraient dans la réponse apportées par Mathieu F.
• Le troisième parcours est le plus étonnant : c’est un parcours LMD en droit canonique, reconnu à la fois par l’État et par le Vatican !

Je vous parlais par ailleurs, sans vous demander de solution, d’un concours réservé : c’était le concours réservé de professeur d’enseignement religieux au collège et au lycée, puisqu’en Alsace-Moselle, l’organisation par l’État, dans l’enseignement publicécoles élémentaires, collèges et lycées– d’un enseignement religieux catholique, protestant –les deux obédiences : luthérienne ou calviniste– et israélite est obligatoire pour les élèves qui souhaiteraient que cet enseignement lui soit dispensé. Cet enseignement, pendant longtemps, était dispensé par des personnels laïcs contractuels. La loi Sauvadet sur la titularisation sous condition d’ancienneté des contractuels de la fonction publique entraîna la création d’un Capes réservé « sections diverses », au même titre que les langues rares : une session fut organisé en ce sens en 2000, pour une quarantaine de postes.

Devinette universitaire

L’Université de Strasbourg dispense trois parcours de formation qui ne sont dispensés dans aucune autre université publique de France. Ces formations, organisées selon le « processus de Bologne« , intégral et désormais traditionnel, LMDLicence / Master / Doctorat– peuvent d’ailleurs déboucher sur un métier de titulaire dans la fonction publique accessible uniquement par l’organisation éphémère d’un concours réservé l’organisation d’un éphémère concours réservé.

La devinette de ce jour, vous pouviez vous en douter, porte sur ces trois disciplines : quelles sont-elles à votre avis ?Niveau de difficulté : un petit ***
Je vous fais grâce du métier éventuellement accessible…

Élément de réponse : non, il ne s’agit pas de l’Alsacien, qui est lui aussi enseigné dans le cadre d’un parcours en « Langue et culture régionale » –LCR-, non uniquement à l’Université de Strasbourg, mais aussi à l’Université de Haute-Alsace. Cette discipline LCR existe par ailleurs certaines universités publiques d’autres régions françaises.

Devinette bilingue : la solution

Avec le rattachement de l’Alsace à l’Allemagne, en 1871, deux générations d’Alsaciens nés entre 1865 et 1910, furent alphabétisés en Allemand : ces enfants fréquentèrent les bancs de la Grundshchule puis du Gymnasium, et non pas de l’école élémentaire et du collège où leurs voisins « Français de l’intérieur » se rendaient.

Lors du retour de l’Alsace à la France en 1918, ces deux générations alphabétisées en Allemand durent apprendre le Français –comme d’ailleurs de nombreux alsaciens nés français avant 1871 ayant « désappris » le Français ou ne parlant qu’Alsacien, dialecte germanophone, chose très courante dans les campagnes d’alors-, et, dans l’attente, le gouvernement décréta en 1919 la traduction en Allemand d’un certain nombre de documents, dont la propagande électorale pour les élections législatives de novembre 1919 –décision du Président du Conseil en août 1919-. Depuis cette date, l’usage de faire publier les professions de foi des candidats dans les deux langues s’était imposée. Les deux exemplaires étaient remboursés aux candidats dans le cadre des frais de campagne. La carte ci-contre –cliquer sur l’imagette de gauche pour la voir en plus grand– illustre la répartition de la population selon la langue dominante utilisée couramment en Alsace-Moselle vers 1910 : pour 87% de la population, c’était l’Allemand.

Cette disposition n’a été supprimée qu’en 2007 : le ministère de l’Intérieur rappelle que l’article 29 du Code électoral stipule « qu’un candidat ne peut envoyer qu’une seule circulaire à chaque électeur via la commission de propagande ». Saisi par des élus et par l’association Culture et Bilinguisme, le Conseil d’Etat a confirmé cette décision le 22 février. A partir de 2008, certains candidats ont pu continuer à envoyer des documents dans les deux langues, mais seule la propagande en Français est désormais remboursée au titre de frais de campagne, sauf si celle-ci est rédigée dans les deux langues sur une seule feuille –recto en Français et verso en Allemand-.

La réponse du Ministre de l’Intérieur au sénat, en 2008, comporte d’ailleurs une erreur factuelle, assez commune. A la question d’un sénateur, voici la réponse du Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales :  » […] Cette pratique dérogatoire était destinée, après le retour à la France des trois départements annexés à l’Allemagne en 1871 […] ». En effet, si l’Alsace fut effectivement annexée à l’Allemagne en 1940, elle ne fut pas annexée à l’Allemagne en 1871, mais rattachée à l’Allemagne à cette date, ce rattachement étant à la fois pleinement consenti par le gouvernement français d’Adolphe Thiers et reconnu par la communauté internationale, à la différence de l’annexion forcée de 1940.

Résumons : 
• Quelle était la langue étrangère imposée par le code électoral ? * – L’allemand.
• Pourquoi cette obligation fut-elle mise en place ? *** – Parce qu’en 1919, la majorité de la population d’Alsace-Moselle était germanophone.
• Quand cette mesure, perpétuée par l’usage, a-t-elle été supprimée ? **** – En 2007.

Devinette électorale

Evidemment, l’objet de cette devinette d’actualité n’est pas de vous faire supputer mon choix pour les prochaines élections municipales, dans quelques jours ! Que nenni !

Saviez-vous qu’en Alsace, pendant longtemps, une obligation réglementaire inscrite dans le code électoral imposait que les professions de foi que l’on réceptionne dans sa boîte aux lettres quelques jours avant les élections soient disponibles en deux versions ? L’une rédigée en Français et l’autre traduite dans une langue étrangère.
Ainsi, selon le nombre de listes ou de candidats, on recevait deux plus ou moins volumineuses enveloppes au lieu d’une seule.

La devinette de ce jour comporte trois questions de difficulté variable :

• Quelle était la langue étrangère imposée par le code électoral ? *
• Pourquoi cette obligation fut-elle mise en place ? ***
• Quand cette obligation a-t-elle été levée ? ****

Devinette « Analogies… » – La solution en images !

• Extrait 1 – Il s’agissait du groupe new-yorkais de punk-rock reconverti dans la new wave Blondie et du titre « Hanging On The Telephone », paru en 1978 en single et sur leur album « Parallel Lines », album sur lequel figure également leur titre le plus connu –et pourtant beaucoup moins représentatif du style du groupe– : « Heart Of Glass ».
Sa chanteuse, Debbie Harry, est aussi blonde que Chrissie Hynde, la chanteuse des Pretenders, qui connaissait le succès peu ou prou à la même époque, était brune !

• Extrait 2 – Il s’agit d’un groupe d’octotgénaires, comme l’énergique extrait ne le laisse pas paraître : The Rolling Stones. L’extrait en question est « Whole Wide World », paru sur leur dernier album en date, « Hackney Diamonds », paru en 2023 et n°1 dans tous les pays d’Europe et aux USA.

« Vraisemblablement le meilleur album de Rock de ces 40 dernières années » selon le très sérieux quotidien anglais « The Telegraph ».

Une chanson vaguement autobiographique, selon Mick Jagger, témoignage des années de dénuement aux tout débuts du groupe en 1962, lorsque lui-même, Keith Richards et Brian Jones vivaient dans une co-location crasseuse à Chelsea –appartement que l’on peu désormais visiter-, ou encore de l’époque qui conduisit les trois mêmes protagonistes en prison et où le groupe subit une intense campagne de presse de la part des tabloïds anglais. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts de la Tamise !

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Devinette « Analogies », encore !

Pour cette devinette, le principe est aussi simple que pour la devinette similaire précédente, que vous pourrez retrouver ici.
Au-delà de l’introduction, les deux extraits, malgré une ligne mélodique très différente finalement, présentent à la fois :
• quasiment le même riff à la guitare rythmique, dans une tonalité différente, certes ;
• peu ou prou la même structure : couplet/refrain couplet/refrain/ solo de guitare pont/refrain avant que la chanson s’achève.

Pour tout vous dire, c’est à l’occasion d’une balade pour observer le retour des cigognes déjà présentes par centaines, que, casque sous les oreilles –c’est un casque à conduction osseuse-, je me suis rendu compte que l’extrait 1 –un truc qui à vrai dire m’était complètement sorti de la tête depuis bien longtemps…– me rappelait furieusement l’extrait 2, que je connais beaucoup mieux.

Petite indication complémentaire : l’extrait 2 est déjà présent ailleurs dans une notule de ce blog, dans une version live !

Il s’agit donc, vous l’aurez compris, pour cette devinette :
• d’écouter les deux chansons proposées ;
• de donner le nom du groupe et le titre de la chanson pour chacune d’entre elle.
• niveau de difficulté : extrait 1 *** • extrait 2 *

 

 

Devinette « Gainsbourg, inspiration classique » : la solution !

La solution de cette devinette, qui concernait la chanson « My lady héroïne », de Serge Gainsbourg, a été trouvée par damoiseau1671137, trop modeste pour la formuler clairement cependant : la réponse qu’il a délivrée, presqu’en forme de nouvelle énigme montre qu’il avait trouvé la clé !

Le compositeur de la musique est Albert Ketèlbey, compositeur anglais comme son nom ne l’indique pas, et l’œuvre dont Gainsbourg s’est inspirée est « In A Persian Market« , dont le second thème, à partir de 1’17 dans l’extrait –Joe Dassin, quant à lui, avait repris le premier thème dans sa chanson « L’Amérique », reprise de « Yellow River » des Christies-.


Serge Gainsbourg lui-même donne une belle piste, contenue dans le dernier vers de chanson –
que vous pouvez réécoute ici– : « (…) Es-tu venue d’Extrême-Orient / Ou bien d’un marché persan ? »

Albert Ketèlbey, contemporain d’Edward Elgar, connut, de son vivant, un immense succès, ses courtes oeuvres d’inspiration plus ou moins exotiques –L’Egypte, la Perse, l’Asie…– au moment où l’empire anglais, sur lequel, selon un dicton de l’époque, le soleil ne se couchait jamais– était en pleine expansion. Il s’agit le plus souvent d’une musique facile à appréhender, très agréable, qui fut immensément populaire entre les deux guerres et très tôt enregistrée, avant que sa popularité ne décroisse rapidement après la seconde guerre mondiale.

L’album présenté –cliquer sur l’imagette de droite- constitue assurément la meilleure voie d’approche de ce compositeur : ses compositions les plus populaires, interprétées par un chef spécialiste de ce genre de musiques légères dirigeant un très bon orchestre –le London Promenade Orchestra est un orchestre issu du philharmonique de Londres essentiellement spécialisé dans l’enregistrement de musiques de films-. L’enregistrement, très soigné, date des débuts de l’ère de l’enregistrement numérique –1982-.

 

Devinette d’inspiration classique…

Outre la peinture et la poésie, Serge Gainsbourg aimait la musique classique et vouait notamment une passion pour Stravinsky ! Dvořák pour Brigitte Bardot –Initials BB-, Chopin ou Brahms pour Jane Birkin –Jane B, Baby Alone In Babylone– ou encore Chopin pour sa fille Charlotte –Lemon Incest-, mais également, pour l’album « L’homme à tête de chou » Beethoven, voire Elgar : Gainsbourg emprunta en les adaptant, tout au long de sa carrière, des thèmes issus d’oeuvres de musique classique dans ses chansons, lesquelles relevaient, de son propre aveu, d’un « art mineur ».
C’est encore le cas pour « My Lady Héroïne ». La chanson, sujet de cette devinette plutôt facile –niveau **– est adaptée d’une oeuvre d’un compositeur certes moins célèbre que les précédents.
• Saurez-vous dire qui est ce compositeur, d’une part ?
• Trouverez-vous de quelle oeuvre cette chanson s’inspire, d’autre part ?
A vos claviers !

Devinette : une solution en images !

Il y a quelques jours, je vous proposais, pour bien débuter l’année, cette devinette, dont la solution semble vous avoir échappé quelque peu. Le point commun entre Charlie Watts, BJ Wilson et Stewart Copeland est l’adoption du « traditional grip » à la main gauche –prise tambour en Français-, plutôt que du « matched grip » –prise timbale en Français : les deux mains sont symétriques– très majoritairement adopté par les batteurs dans le monde pop-rock.

Une image vaut parfois mieux qu’un long discours, et celle ci-dessous est tout-à-fait parlante !


La prise tambour est réputée plus difficile à maîtriser, et typique de nombreux batteurs de jazz. Il semblerait qu’elle permette à la fois plus de précision, de souplesse et de qualité de toucher. En revanche, elle amplifie les traumatismes –dos, épaules, bras, poignets…– auxquels peuvent être soumis les batteurs, du fait d’une position moins naturelle face à l’instrument. On n’a jamais rien sans rien…

Devinette pour entamer l’année !

2026 début par une devinette plutôt facile –niveau ** maximum à mon avis…-.
Voici mes trois batteurs préférés : comme j’ai parfois des goûts bizarres, ils sont assez éloignés des bateleurs de foire ostentatoires que l’on peut parfois entendre –au hasard, citons par exemple John Bonham, de Led Zeppelin, excessivement bruyant et tapageur (c’est exactement le mot qui convient !) à mes oreilles…-. De gauche à droite, sur l’image, vous trouverez donc :

1. Charlie Watts1941-2021-, légendaire batteur des Rolling Stones
2. Barry JamesWilson1947-1990-, batteur de Procol Harum
3. Stewart Copeland1952-…-, batteur de Police

Ils ont une particularité rare dans le monde de la « Rock Music ». L’objet de la devinette est d’identifier cette particularité.

A vos claviers !

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