PLAYLIST « IN TERRA INCOGNITA. 2 »
Troisième volet -et pas le dernier sans doute : j’ai donc créé une catégorie supplémentaire dans la colonne de droite– d’une série consacrée à des oeuvres de ma discothèque que j’ai fréquentées si peu souvent –parfois une seule fois, dans le cadre de l’intégrale d’un corpus de tel ou tel compositeur ou d’une anthologie consacrée à tel ou tel interprète– que je n’en ai guère gardé de souvenir, bon ou mauvais –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Anton Bruckner – Symphonie n°2 – 1873/77
Orch. de la radio de Bavière, Eugen Jochum – 1967 ***
–Extrait d’un coffret de 9 disques comprenant la première intégrale des symphonies de Bruckner par Eugen Jochum–
La deuxième symphonie du corpus officiel des neuf symphonies de Bruckner, a été achevée par le compositeur en 1872, puis révisée à de multiples reprises jusqu’en 1877. Elle est parfois surnommée « Symphonie des Pauses », et dédiée à Franz Liszt, qui refusa la dédicace. La version enregistrée à Munich par Eugen Jochum est celle de 1877 dans l’édition Nowak. Se retrouver dans les révisions et les éditions des symphonies de Bruckner est un véritable casse-tête ! Au demeurant, l’oeuvre est belle et parfois annonciatrice, avec son lyrisme et ses ruptures, des très grandes réussites du compositeur –le triptyque final notamment-. Eugen Jochum était un grand spécialiste de Bruckner –il enregistra deux intégrales de ses symphonies, dont celle-ci est la première-, très apprécié en France, et surnommé « Mister Stop-And-Go » dans les pays anglo-saxons pour ses instabilités rythmiques dans ces symphonies. Dans le cas d’une « Symphonie des Pauses », cela ne nuit pas !
• Antonin Dvořák – Symphonie n°6 – 1880
Orch. philh. De Berlin, Rafael Kubelik – 1973 **
–Extrait d’un coffret de 6 disques comprenant l’intégrale des symphonies de Dvořák–
Initialement publiée par le compositeur comme sa première symphonie –il en avait composé 4 auparavant et 1 après-, elle est désormais numérotée comme 6ème symphonie dans le catalogue de ses oeuvres. Auparavant, les symphonies étaient initialement numérotés par ordre de publication au lieu de composition. Les quatre premières symphonies composées ont été publiées après les cinq dernières. De plus, ces cinq dernières symphonies n’ont pas été publiées par ordre de composition, ce qui explique pourquoi, par exemple, la Symphonie « du Nouveau Monde » publiée à l’origine sous le nom de n° 5, a ensuite été connue sous le nom de n° 8, puis renumérotée en n° 9 dans les éditions critiques publiées à partir des années 1950.
Quoi qu’il en soit, si j’aime beaucoup la symphonie « du Nouveau Monde », les autres symphonies de Dvořák me parlent assez peu, et celle-ci n’échappe pas à cette règle, malgré un beau mouvement lent. Nonobstant, l’intégrale de Rafael Kubelik me semble être à la hauteur de sa bonne réputation.
• Ralf Vaughan Williams – Symphonie n°3 « Pastorale » – 1922
New Philharmonia Orchestra, Sir Adrian Boult – 1968 ****
–Extrait d’un coffret de 8 disques comprenant l’intégrale des symphonies de Vaughan-Williams–
La plus courte des symphonies de cette playlist –elle dure une trentaine de minutes– est une heureuse surprise ! Composée de quatre mouvements lents ou d’allure très modérée, elle fut créée par Sir Adrian Boult, qui l’enregistra pas moins de trois fois. Le quatrième mouvement donne à entendre une voix de soprano, qui vocalise sans paroles. Le caractère pastoral de la symphonie n’est pas liée aux paysages anglais, mais fait référence aux champs de bataille de la première guerre mondiale, en France. Ce qui explique sans doute le caractère élégiaque de cette belle symphonie.

