L’histoire sans fin…

Ça faisait longtemps que je n’avais plus évoqué la folle histoire du Brexit, que je suis avec un très vif intérêt depuis trois ans déjà… Il faut dire qu’il s’en passe de belles à la Chambre des Communes, de tergiversations en vaines querelles, et que les Britanniques ne semblent toujours pas savoir ce qu’ils veulent, tout en sachant ce qu’ils ne veulent pas…

Les débats des derniers jours, que l’on peut suivre en direct ou en différé sur le site des Commons, est néanmoins très intéressant, et, souvent, de bonne tenue, avec, régulièrement, une pointe de cet humour typiquement british, même dans les circonstances les plus difficiles. Pourvu que ça ne dure plus trop longtemps, cependant !

Interminable feuilleton -et pages de musique-

Vous trouverez ici un schéma en forme de dédale et autres impasses : c’est le long et sinueux chemin qui doit –ou pas…– conduire les Anglais vers la sortie de l’Union européenne. Honnêtement, pour moi qui suis de très près ce sujet passionnant, c’est mieux et plus tendu que le meilleur des feuilletons.

Tout y est : indécision, trahisons et rebondissements, coups bas et formules choc. Les séances en « live » du parlement anglais sont d’un bel intérêt et leur système de vote est hilarant, sans parler de la noble prestance du « Speaker » qui s’exprime dans un Anglais exquis ! Il ne fait pas bon être premier ministre anglais en ce moment… Ce serait presque jubilatoire si le sujet n’était aussi grave !

Cet imbroglio politico-institutionnel ne m’empêche pas d’écouter un peu de musique quand j’en ai le temps –c’est à dire : pas souvent en ce moment-.
Pour rester en Angleterre, j’ai trouvé cette très belle intégrale des symphonies de Schumann –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-par un chef qui est peu la quintessence des chefs anglais de son époque, Sir Adrian Boult, conduisant l’orchestre philharmonique de Londres. Les enregistrements, datant de l’été 1956, sont tous très bons pour l’époque –l’éditeur, Westminster, était très réputé pour cela, plus encore que Decca au même moment– et, globalement, c’est une très belle intégrale, que vous pouvez écouter en ligne ici !
Grand brahmsien, spécialiste de l’interprétation des  musiciens anglais –et notamment d’Elgar, qu’il connut bien-, Boult est décapant dans la troisième et très engagé dans la quatrième. De quoi passer quelques moments vraiment agréables !

Playlist au féminin

Je profite d’un petit moment de répit professionnel pour écouter d’une oreille assez distraite, en télétravaillant, cette playlist consacrée à des artistes du sexe faible beau sexe, ces deux dernières journées ayant été particulièrement chargées, avec des départs tôt le matin et des retours tard le soir… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Nonobstant, je suis rentré juste à l’heure hier soir pour assister, en direct sur le site du Guardian, au vote des députés britanniques sur l’accord de retrait de l’Union Européenne.
Les scrutins à la chambre des Communes sont toujours aussi drôles à suivre –et le « speaker » à poigne actuel, est réellement à poigne ! TheCookingCat, occupée dans une autre pièce, m’a demandé qui gueulait ainsi…-, et le résultat, s’il était attendu depuis plusieurs semaines, surprend cependant par l’ampleur du rejet –202 pour, 432 contre-.

De quoi relancer pour quelques temps l’actualité du Brexit ! Les titres de la presse quotidienne anglaise, ce matin, étaient assez unanimes pour souligner l’ampleur de la défaite…

La Passion de Theresa

C’était hier, à Salzburg, et Theresa a vécu sa Passion : des moments difficiles –et presque cruels pour elle-, son intervention en conférence de presse la voyant apparaître totalement rincée, volontiers grincheuse et absolument dans le déni de ce qui lui arrivait alors… Une humiliation en live, assez pénible à vivre sans doute !

La photo montre bien à quel point le continent est isolé du Royaume-Uni !

Brexit : dommage (collatéral) musical

Toute la presse, ou presque, surtout presque d’ailleurs, en parle : le Brexit a fait une nouvelle victime institutionnelle -la mesure concerne, au-delà, de nombreux jeunes européens et, plus encore, les jeunes Anglais- : l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne, fondé par Claudio Abbado et dirigé par des pointures comme Karajan –dans le rare documentaire filmé, ci-dessous-, Bernstein ou Haitink, subventionné par des fonds communautaires, quittera prochainement Londres pour Rome.

C’est un très bon orchestre, composé de jeunes musiciens talentueux et constituant pour eux un excellent tremplin vers les plus prestigieuses formations européennes… Pendant ce temps, les négociations sur le Brexit patinent toujours, au grand dam des négociateurs Anglais, qui aimeraient rentrer en négociations sans passer par la case « explicitation des modalités du divorce »…

L’affront fait au Brexit…

Alors que les négociations autour du Brexit semblent tourner irrémédiablement à l’aigre –lire ici, ou encore -, la nuit de clôture du festival  annuel des « BBC Proms » a constitué pour de nombreux Brexiters un véritable affront !

Premier affront : le chef officiant était le Finlandais Sakari Oramo, europhile convaincu et invité là pour célébrer l’anniversaire des cent ans de l’indépendance de la Finlande, ce qui valut un très beau Finlandia, de Sibelius, dans sa très rare version pour orchestre et choeurs. –Extrait à voir et entendre ici, avec, en prime, à 2:23, une jolie contrebassiste de l’orchestre de la BBC !-.
Plus « outrageous » encore pour certains esprits chagrins : les images retransmises en direct par la BBC, chaîne très officielle en Angleterre, ont relayé durant plus de deux heures la vision d’un Royal Albert Hall submergé régulièrement par le drapeau européen –7000 avaient été distribués à cette occasion par des Remainers bien intentionnés…– , qui a pris le pas, souvent –et même durant le très victorien « Land of Hope and Glory » d’Elgar…-, sur l’Union Jack !
Cliquer sur la copie d’écran, de mauvaise qualité, pour la voir en plus grand, ce qui n’améliorera pas pour autant la qualité…-.

De quoi froisser quelques susceptibilités, de l’autre côté de la Manche !

Syndrome post-Brexit ?

Depuis le referendum sur le Brexit, il y a un peu plus d’un an, les Anglais semblent parfois marcher sur la tête –il n’y a qu’à lire en ligne leur presse locale pour prendre connaissance d’une réelle forme de désarroi qui saisit certains Anglais (sauf dans la lecture invariablement désopilante des commentaires de lecteurs des articles à « vocation politique » du Daily Mail : essayez, pour voir, vous ne serez pas déçu…), qui vont se retrouver tout seuls, là-bas, sur leur île…-.

Pour nous, continentaux, c’est l’occasion de faire de bonnes affaires, tout en s’interrogeant sur leur bien-fondé : le très bon label Hyperion solde une partie de son fond de catalogue au prix très attractif de 2,50£ le CD, ce qui, en prenant en compte la qualité éditoriale de ces beaux objets, ne doit même pas leur permettre de rentrer dans les frais engagés pour l’édition et la production desdits CD. Et, vraiment, il y a de très belles affaires à faire, d’autant qu’en fonction de la somme dépensée, des réductions tarifaires sont encore appliquées ! –Cliquer sur l’image de droite pour la voir en plus grand-.

A contrario, les mêmes CD, en téléchargement –compressés au format mp3 ou non compressés– restent « au prix catalogue », soit, a minima, le double de l’objet physique ! Au motif, tout simplement, qu’on n’a pas besoin de brader un fichier numérique, puisqu’il n’encombre aucune étagère… Il fallait y penser, en effet ! –Cliquer sur l’image pour vérifier par vous-même cette aberration !-.

L’opération dure tout le mois d’août : achetez des CD ! M’est avis que, très vite, il ne restera pas grand-chose, même si le catalogue sacrifié comporte de nombreuses raretés très peu connues et s’adresse essentiellement aux amateurs désireux de faire de nouvelles découvertes.

Plus que deux jours pour me décider…

… et savoir si je vais porter ma candidature à la Présidence de la République à ce poste à la fois insolite et vraisemblablement passionnant ! Lequel ? C’est à lire ici ! En même temps, avec le « Hard Brexit » qui s’annonce, c’est pas gagné ! Pourquoi, me direz-vous ? Because of this !

Le descriptif de la fiche de poste me laisse songeur, et je pense avoir le profil idéal, alors pourquoi pas ?
La lecture de ce type d’articles a priori insolites atteste cependant de l’imagination des universitaires dans les pays voisins  : j’ai ainsi un ami norvégien qui est professeur de Zen à l’Université d’Oslo, et qui y occupe un poste alors qu’il n’a, chaque année, que de 5 à 12 étudiants… Ce qui, en ces temps de disette qui s’annonce pour la fonction publique française, laisse rêveur, et envieux !

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Des côtes françaises, on pouvait voir, certains jours –question de lumière plus que de distance…-, les Anglais essayant de quitter leurs blanches falaises, sur des navires plus ou moins rapides… –Cliquer sur les images pour les voir en plus grand-.

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L’autre chanson des temps d’après

Il se passe de drôles de choses en Angleterre depuis hier, et la lecture de la presse anglaise rend assez bien compte de cet état de sidération collective –Cliquer sur l’image pour la voir ne plus grand-…

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En vrac, on trouve de tout : • une pétition pour l’organisation d’un nouveau referendum recueille d’ores-et-déjà plus de 800 000 signatures; • le premier ministre démissionnaire ne conduira pas les négociations de retrait de son pays, mais se place dans une position d’attente jusqu’en octobre, refusant ainsi d’assumer les conséquences d’une consultation qu’il a lui-même initiée; • l’Ecosse veut faire sécession, et l’Irlande presqu’autant; • Londres veut un statut de ville indépendante rattachée à l’Union européenne; • les Brexiter critiquent la position des politiques européens qui demandent que le divorce se concrétise rapidement…

Bref, cette chanson me semble tout-à-fait adaptée pour décrire le bazar ambiant Outre-Manche !