Quatuor du petit matin

Il me fallait partir à la découverte du Quatuor Engegård, suite à la lecture de cette longue et exhaustive notule, dont l’auteur a des goûts assez fiables  🙄 dès lors qu’on a pris soin de les décrypter un peu !

Je suis donc parti à leur recherche dans l’application du service de musique en ligne auquel je suis gratuitement abonné durant quelques semaines encore, et, parmi le choix assez restreint que l’on me proposait, j’ai retenu cet album –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, parce que je connais bien le quatuor « Voix Intérieures » de Sibelius et que je l’aime beaucoup. L’autre choix d’album qu’on me proposait, c’était le quatuor de Schumann, mais j’y suis assez hermétique… De même, le quatuor de Grieg ne me passionne pas outre-mesure; en revanche, l’oeuvre de Thomessen sur le présent disque est fondée sur un quatuor de Mendelssohn et s’avère plutôt très chouette !

Verdict de cette écoute matinale : on ne m’avait pas menti ! C’est en effet une très belle lecture, remarquablement lisible –les dialogues violon – violoncelle du premier mouvement sont fort bien mis en valeur, de même que le mouvement lent-. 
Une bien belle prise de son –très beaux timbres, belle dynamique et excellente spatialisation des musiciens– apporte encore un attrait supplémentaire à ce bel album, richement complété d’un livret assez exhaustif en ces périodes de vache maigre chez de nombreux éditeurs !
Bref, de quoi commencer aimablement la journée !

Eclat de rire -même pas jaune- !

En parcourant ma boutique en ligne habituelle, aujourd’hui, je suis tombé par hasard sur cet objet totalement dépassé techniquement et d’un point de vue de la qualité sonore –même sur un très bon lecteur, les cassettes pré-enregistrées étaient d’assez piètre qualité, quel qu’en soit leur éditeur, notamment parce que le principe de duplication à haute vitesse n’était pas totalement au point : n’importe quel enregistrement « fait maison » à partir d’un 33T ou d’un CD donnait de bien meilleurs résultats-.
A ce prix-là, pas sûr que leur vendeur fasse affaire avec quiconque un jour ! Au demeurant, je me demande qui peut encore acheté des cassettes de nos jours ? Même les voitures sont dépourvues de lecteur désormais… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Evidemment, cela m’a valu un grand éclat de rire et même pas jaune, malgré la couleur du logo du célèbre éditeur de cet album de quatre CD, d’autant que le coffret proposant l’intégrale des quatuors de Schubert dans cette même version –multi-primée dans toute l’Europe à sa sortie en 1975, et qui reste encore parfaitement valable plus de quarante ans après– est disponible à assez peu de frais dans une collection à la ligne éditoriale plutôt intéressante de surcroît, et dans un remastering qui améliore une prise de son un peu sèche et mate à l’origine. –Cliquer sur l’imagette de droite pour calculer vous-même l’économie potentiellement réalisable !-.

Playlist disparate

Pour finir avril, après une semaine bien remplie et avant de chasser le muguet de mai, c’est une playlist disparate que je vous propose de découvrir aujourd’hui. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Ça commence avec un drôle d’album de Tom Waits, qui reste très facile d’accès –ce n’est pas toujours le cas avec les productions de cet étrange artiste, difficile à cerner– et contient quelques jolies perles, dont certaines presque proche d’un « proto-blues rural » assez avenantes. Keith Richards participa à certaines chansons –guitare et choeurs-, lui qui traînait souvent dans les parages de l’artiste à cette époque –1985-.

Les quatuors de Felix Mendelssohn sont d’une beauté poignante : les plus beaux, peut-être, dans une veine mélodique et lyrique, écrits après Beethoven. L’intérêt de l’album du jour, c’est de présenter, également, un quatuor de sa grande soeur Fannycf. extrait ci-dessous-. Ils se vénéraient mutuellement et furent tous deux des talents très précoces.
Elle n’eut pas, cependant, l’occasion de « faire carrière » suite aux « recommandations » paternelles:

« La musique deviendra peut-être un métier pour Félix, alors que pour toi elle doit rester seulement un agrément mais en aucun cas la base de ta vie et de tes actes. (…) Ta joie sincère devant les louanges dont bénéficie Félix démontre qu’à sa place tu en aurais mérité autant. Reste fidèle à ces sentiments et à cette conduite car ils sont féminins, et seul ce qui est féminin peut être un attrait pour ton sexe. ».

Mais Fanny Mendelssohn resta toujours très présente dans l’intelligentsia allemande de l’époque et composa un grand nombre de pièces diverses, que l’on commence à découvrir. Accablé de chagrin à la mort de sa soeur qu’il adorait, Felix Mendelssohn lui survécut 6 mois : l’un et l’autre décédèrent très jeunes.

Le disque suivant est une vaste plaisanterie tout-à-fait propice à la détente des oreilles –il contient notamment l’inénarrable tube Wooly Bully– avant d’aborder le dernier : une version satisfaisante de la deuxième symphonie de Sibelius, très équilibrée et aux sonorités soignées, mais de loin pas ma préférée au sein d’une discothèque très fournie en la matière !

Albums en série, part 2 !

8 albums pour découvrir Beethoven…

A tout seigneur, tout honneur ! Beethoven, outre qu’il est l’un des plus célèbres, est aussi l’un des compositeurs les plus faciles d’accès, y compris pour le mélomane débutant. Ses oeuvres sont le plus souvent profondément marquées par sa forte personnalité, irascible et passionnée, et il est l’un des premiers à avoir à ce point sublimé sa vie dans son oeuvre, lesquelles sont assez largement indissociables ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

En huit albums, on peut déjà appréhender une partie importante de son oeuvre : avant tout, ses symphonies, bien évidemment, qui sont sans doute les symphonies les plus enregistrées, et, vraisemblablement aussi, les plus jouées du répertoire. Les enregistrements d’intégrales sont pléthoriques, je vous propose de retenir le plus célèbre, et le plus répandu aussi, qui a remarquablement bien résisté aux outrages du temps. Près de 15 millions d’exemplaires, tous supports confondus, en ont été vendus, l’intégrale n’ayant jamais quitté l’éditeur de la marque. Pour rester dans le domaine de la musique symphonique, deux concertos viendront compléter ce volet de la production du compositeur, dans deux belles productions, aux prises de son très réussies.

Ses sonates pour piano méritent largement le détour également, et, selon Chostakovich, pour n’en citer qu’un,  elles constituent « la pierre angulaire de la musique pour piano occidentale ». Deux albums de très belle qualité y sont consacrés, et même si la 29ème sonate « Hammerklavier » nécessite un peu d’efforts de la part du mélomane débutant, elle reste à sa portée avec un peu de patience. En revanche, je proposerai à ce même mélomane d’aborder les quatuors du musicien par les six premiers, même si mes goûts personnels me portent plus spontanément vers les derniers, moins accessibles dans leur écriture. De même, les deux sonates pour violon et piano présentées ici –ses deux plus célèbres– sont de la belle musique de chambre et s’écoutent assez facilement.

Beethoven n’écrivit qu’un seul opéra, « Fidelio », qui mérite d’être connu et s’aborde aisément. La version proposée est assez largement reconnue comme une grande version et rend justice à l’oeuvre.

Ensuite, il sera toujours temps d’approfondir… Mais, rien qu’avec ces huit albums, tous primés en France et/ou à l’étranger, bien des heures plaisir sont assurées !

Playlist à quatre voix

Aujourd’hui, la maison a résonné des nombreux quatuors à cordes écoutés –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist07052016

Musique souvent austère, voire parfois aride, aux oreilles du « profane » –vous pouvez essayer l’extrait ci-dessous pour vous faire une idée aimable de la chose– mais néanmoins passionnante, où les plus grands compositeurs  ont souvent donné le meilleur d’eux-mêmes.

Pour beaucoup, le quatuor à cordes –2 violons, 1 alto et 1 violoncelle jouant quatre voix indépendantes mais néanmoins fortement imbriquées– représente le genre noble par excellence, celui où la forme du discours est aussi importante que le discours lui-même.