Playlist matinale « Blue Saturday »

Après une dure semaine de labeur, nous sommes samedi, la journée et le week-end ont commencé fort tôt, entre deux orages nocturnes qui ont permis d’alléger l’atmosphère un peu étouffante d’hier ! Donc, vers 03:40, je me suis mis au blues, pour occuper ce tout début de matinée, et comme il était malgré tout encore tôt, c’est vers les prémices du blues revival en Angleterre que je me suis orienté ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

A cette époque, soit au tout début des années 60 à Londres, l’Angleterre découvrait le blues, et un très petit nombre de musiciens commençaient à s’y consacrer. Un cercle si restreint, d’ailleurs, qu’ils se rencontraient très régulièrement et jouaient ensemble au sein de formations mouvantes, qui virent passer toutes les futures gloires de la Rock-Music anglaises, de manière sporadique, jusqu’à l’émergence des formations mondialement connues que sont les Rolling Stones, les Yardbirds, Cream, Fleetwood Mac ou Led Zeppelin, issus de deux filières seulement.
D’un côté, donc, on trouve la filière Korner-Davies-BaldryThe Blues Incorporated-, les plus anciens bluesmen anglais, avec qui jouèrent les futurs Rolling Stones –d’abord Mick Jagger connu alors sous le nom de « Little Boy Blue », seul son propre groupe d’amateurs où évoluait Keith Richards; c’est la qu’il rencontrèrent Brian Jones, connu alors sous le nom d’Elmo Lewis, mais également Charlie Watts, qui se produisait certains soirs dans le groupe d’Alexis Korner-; Ginger Baker, futur Cream; Jimmy Page, guitariste de studio, futur Yarbirds puis fondateur de Led Zeppelin.

Quelques mois à peine plus tard émergea John Mayall, qui proposait un blues moins festif et plus virtuose, aux côtés duquel se produisirent Eric Clapton et Jack Bruce, futurs Cream, le juvénile Mick Taylor, futur Rolling Stones, mais également Peter Green, John McVie et Mike Fleetwood, futurs Fleetwood Mac.

Bon, après une journée si bien et si tôt entamée il est l’heure de se recoucher !

Playlist d’inspiration visuelle

Titre tordu pour cette notule, je vous le concède, et même pas lié à l’aspect assez basique des photos des pochettes de ces albums… Mais alors, pourquoi une appellation aussi bizarre pour cette playlist –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, me direz-vous ? Tout simplement parce que :

j’ai vu dernièrement, à la TV, le film « Bohemian Rhapsody« , consacré à Queen et en particulier à leur grandiloquent chanteur; un genre de « rock’n’roll mélodrame » pas trop gnangnan et où la musique du groupe n’est pas trop sacrifiée. L’album de ce jour est à mon avis le meilleur du groupe, il s’avère très bien construit,  assez varié dans son contenu et tout-à-fait plaisant à l’écoute;

sur la même TV, j’ai suivi un très bon documentaire sur ZZ Top, « That Little Old Band From Texas« , retraçant la carrière du trio depuis leur formation, à la toute fin des années 60 –de l’excellent blues texan, bien meilleur que ce qu’ils ont fait plus tard à mes oreilles-, jusqu’à très récemment. On presque pourrait dire en plaisantant que l’apparition du look barbu est survenue en même temps qu’une forme de baisse d’inspiration…

enfin, même si je regarde de moins en moins de DVD ou de Blu-Ray, il m’arrive encore d’en poser sur la platine du salon et ce « Ladies And Gentlemen » propose le film d’un fabuleux concert de ce qui est sans doute la plus extraordinaire tournée jamais envisagée par quelque groupe que ce soit : un sommet musical, et une orgie de « sex’n’drug’n’rock’n’roll » avec son lot de violence et de dérapages !
Cette tournée fut notamment suivie par l’écrivain américain Truman Capote, mission pour en rendre compte dans un livre qu’il n’arriva jamais à écrire –mais il donna beaucoup d’interviews où il exprima son effarement devant l’ambiance de cette tournée à travers les USA-. Finalement, c’est l’écrivain Robert Greenfield qui consacra à cette tournée un excellent livre –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand, ou, mieux encore, lisez-le...-. Donc, j’ai revu avec ravissement ce film il y a peu de temps, dont un CD reprend la remarquable bande-son.

Recette pour devenir millionnaire…

C’est plus facile qu’il n’y paraît, dès lors qu’on a acquis une certaine notoriété… De toute façon, quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu !

  1. Organiser quelques concerts dans des stades, pas besoin d’en faire trop non plus, de toute manière, les gens viennent de loin pour remplir le stade et les tickets sont vendus en quelques heures –mais la vente aux vieux fans, comme moi par exemple, est ouverte quelques heures avant la vente au grand public-…
  2. Pratiquer des tarifs exorbitants : pourtant, le son dans un stade est loin d’être excellent, mais les tarifs sont à faire peur. En gros, selon la place et pour les « non VIP », il vous en coûtera, pour une personne, entre 200$genre place assise lointaine où tu vois des lutins s’égayer sur une scène surdimensionnée– et près de 2500$à ce prix, on t’offre un petit morceau de pelouse à relative proximité de la scène et plus ou moins dans l’axe de celle-ci-.

A ce prix-là, ils pourraient embaucher un super guitariste, et même le payer décemment : à tout hasard, je leur proposerai Mick Taylor !!!

Playlist 1966’s gems !

Et hop, commençons cette journée paraît-il venteuse, voire tempêtueuse, par deux deux grands classiques parus en 1966 –grande année pour les Bordeaux rouges et les diablotins ! -, et pépites de n’importe quelle discothèque qui se respecte ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Ces deux albums sont magnifiques et proposent une musique pop-rock largement mâtinée d’instruments jusqu’alors inutilisée dans ce genre, venant embellir des compositions parfaitement abouties.
Celui des Rolling Stones –comportant des chansons à faire pâlir de rage les ligues de vertu féministes aujourd’hui…– bénéficia, dès sa sortie, d’un accueil formidable; celui des Beach Boys ne connut qu’une gloire beaucoup plus tardive, la rupture avec la surf-music traditionnelle du groupe ayant été totalement incomprise au moment de sa sortie…

Playlist qui dépote !

Pour entamer ce week-end prolongé bienvenu ! Comme je ne peux pas écouter que du Beethoven –il faut rester raisonnable-, j’ai concocté cette petite playlist très sonore, entamée à une heure raisonnable de la matinée pour en profiter un peu fort, cette musique l’exige… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Curieusement, chacun de ces albums a été acheté quasiment le jour ou la semaine de sa sortie, ce qui vous donne une idée de mes goûts d’adolescent ou d’adulescent, qui se sont d’ailleurs prolongés bien au-delà –l’album d’AC/DC date de 2008-.

Le premier album de Trust est encore marqué par une approche assez « hard punk », les paroles ont parfois vieilli –qui se souvient encore de Seguy, rempli de vinasse ???-, l’album des Rolling Stones n’est pas leur meilleur et s’avère quelque peu gâché par une production très « années 80 », mais ça reste un album des Rolling Stones. « British Steel » de Judas Priest est assez archétyîque du hard-rock de cette époque : look chevelu –cf.photo ci-dessous-2 guitares qui rivalisent et une voix puissante et haut perchée, ainsi que des compositions marquées par des refrains « hymniques », excellents pour être repris à tue-tête dans des stades bondés –cf.extrait-.

Quant à l’album d’AC/DC, il contient quelques raretés dans la discographie du groupe –des passages de slide-guitar-, mais s’avère un peu trop long, l’inspiration n’étant pas toujours à la hauteur de sa durée. Les deux premiers albums cités ont énormément tourné sur ma platine 33T au début des années 80 -comme j’avais beaucoup moins de disques, j’écoutais, forcément, plus souvent les mêmes…-.

Playlist early 80’s – « Heaven And Hell »

Le tout début des années 80 n’est pas si riches en très bons albums de rock-music comme je l’aime : période de transition et de synthèse qui aboutira vers l’apparition de nouveaux courants, comme la New Wave par exemple, mais aussi l’émergence et le triomphe de nouveaux producteurs proposant un nouveau son très travaillé et relativement standardisé, en lien avec l’apparition du Compact Disc : ces enregistrements, pour impressionnant qu’ils aient pu paraître à leur sortie sur les mini-chaînes Hi-FI de l’époque, ont mal vieilli et sont désormais assez insupportables : ils font saigner les oreilles !

En 1980, AC/DC signe son retour discographique après le décès de son mythique chanteur Bon Scott, avec cet excellent « Back In Black », qui s’ouvre sur le mondialement connu glas résonnant des cloches de l’enfer -« Hell’s Bells« , et son riff d’introduction épatant-. Le retour scénique sera pour l’année suivante –c’est à ce moment-là que je les ai vus– et sera aussi triomphal que l’accueil réservé à cet album, tout de noir paré. Musicalement, la formule a peu évolué, un peu moins blues qu’auparavant, et avec des paroles un peu moins loustiques et chargées de second degré.

L’année suivante, les Rolling Stones sortaient un album non moins excellent et couronné de succès commercial  : « Tattoo You ». Introduit par le fameux « Start Me Up » qui trusta les charts cette année-là, l’album vaut mieux, à mon avis, que ce morceau introductif initialement conçu pour être un morceau reggae, et se trouve construit en deux faces : la première rapide, la seconde plus lente. Quasiment tous les titres sont des chutes de studio plus ou moins retravaillées, dont certaines remontent à l’époque de Mick Taylor lors des sessions de « Goat’s Head Soup » en 1973. En particulier, « Heaven » est un titre d’une douceur évanescente.

La tournée qui suivit fut l’une des plus sportives –la scène était surdimensionnée et abondamment arpentée au pas de course par Mick Jagger– et lucratives du groupe, qui ne se produisit que dans des stades gigantesques et bondés à travers les Etats-Unis et l’Europe –dont le fameux concert à la Porte d’Auteuil, où je m’étais rendu pour cette occasion-.

Une chouette entrée en matière pour aborder le week-end !

Playlist « perles discographiques »

Que voilà une jolie playlist pour clore agréablement une semaine durant laquelle n’auront pas été très gâtée ! Pas une seule petite note à me mettre entre les oreilles, si ce n’est la mélodie annonciatrice des messages diffusée en gares ou dans les trains, entre mardi soir et samedi matin !

Aftermath (avril 1966) et Between The Buttons (janvier 1967), qu’il faut absolument écouter dans leur édition anglaise, beaucoup plus cohérente que l’américaine, constituent en quelque sorte les deux premiers albums conçus autrement que comme une collection de singles réunis sur un LP, caractéristiques de leurs albums précédents. Provisoirement retirés de la scène après avoir donné plusieurs centaines de concerts durant trois ans en Europe, aux Etats-Unis et en Océanie, les Rolling Stones investissent les studios pour une période longue et intense, ce qui ne leur était jamais arrivé auparavant, et prennent le temps de se poser pour écrire, et Brian Jones investit tous les instruments qui lui passent sous la main et en joue, toujours, remarquablement bien : dulcimer, marimbas, vibraphone, sitar… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Il en résulte ces deux perles discographiques, où un instumentarium remarquablement varié et des mélodies qui s’éloignent du blues –notamment, « Between The Buttons », essentiellement conçu au piano plutôt qu’à la guitare, propose de nombreuses compositions en do majeur– illustrent des paroles intelligentes, drôles ou sarcastiques, misogynes souvent –on est mauvais garçon ou on ne l’est pas, et, à cette époque, les Rolling Stones avaient une réputation à soigner…-, sur fond de « Swinging London ». –cf.extrait : une chanson radicalement violente, misogyne et vacharde dans son propos, sur une mélodie belle et douce…-.

Les deux albums connurent la gloire de la première place dans les charts UK –respectivement 28 semaines et 3 semaines– et US –26 semaines et 1 semaine-, en période de forte concurrence qui plus est. La réputation d' »Aftermath » a toujours été très élevée, l’album est encore régulièrement cité comme le meilleur ou l’un des meilleurs albums du groupe par la presse spécialisée; celle de « Between The Buttons » est moins fermement établie sur les mêmes hauteurs –Mick jagger ne l’apprécie guère, par exemple-, mais, des deux, c’est peut-être celui que je préfère –en tout cas, c’est celui que j’écoute le plus– et c’est également celui qui présente la plus belle photo de pochette d’un album des Rolling Stones !

Playlist sonore et décadente !

Alors que l’on célèbre cette année les 50 ans du festival d’été de Woodstock –3 jours de paix, d’amour et de musique : c’est eux qui le disent-, je me confronte à une playlist plus sombre et plus sonore ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Le lien avec Woodstock, c’est l’album « pirate » des Rolling Stones, enregistrés ici au festival d’hiver d’Altamont, en décembre 1969 : le nombre de morts y fut aussi élevé qu’à Woodstock –3– et le nombre de naissances identique également, mais les conditions déplorables de gestion du service d’ordre -les Hell’s Angels de Californie, payés en packs de bière- conduisirent la mort violente d’un jeune homme –poignardé par le service d’ordre– armé d’un pistolet et dont on n’a jamais connu réellement les motivations : voulait-il tirer sur Mick Jagger ou non ? On ne le saura sans doute jamais. L’enregistrement, assez passable, est intéressant à titre de documentaire, pour sentir la tension qui régnait sur la scène ce soir-là –et dont le film « Gimme Shelter » rend assez bien compte-.

Sinon, Rammstein en live, écouté plein pot assez tôt le matin, eh bien : ça dépote, justement ! Personnellement, j’aime beaucoup, même si le martèlement incessant de cette musique plutôt monolithique peut lasser sur la durée –mais les paroles sont plus intéressantes qu’il n’y paraît au premier abord-. En tout cas, le groupe fait preuve d’une remarquable densité en concert, plus qu’en studio me semble-t-il.

AC/DC et The Lords Of The New Church sont de vieilles connaissances, et j’ai récemment acheté ces deux albums : je ne connaissais pas très bien celui du combo australien, sorti à une période –1995– où j’avais un peu mis le groupe de côté, et il s’avère vraiment bon. Quant aux Lords Of The New Church, groupe issu de la mouvance punk-rock de la fin des années 70 et porté par un chanteur totalement déjanté –Stiv Bator, pendant vocal du guitariste Johnny Thunders…-, il est très inégal, mais il comporte « Russian Roulette », grande chanson post-punk !!!

Playlist live

Allez, après plusieurs jours de disette auditive, voici une playlist qui fait du bien aux oreilles ! Pensez donc, quatre albums live tirés des archives du « World’s Greatest Rock’n’Roll Band » et enregistrés au fil du temps –du mythique concert à Bruxelles en 1973 au non moins rare premier concert japonais du groupe en 1990, pays où le groupe fut très longtemps interdit de séjour-.

Les set-lists sont suffisamment variées pour qu’on ne soit pas invariablement confronté aux mêmes chansons et, dans l’ensemble, le groupe n’usurpe pas son titre. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Le concert de 1975 à Los Angeles, en particulier, est particulièrement bon : à cette date, Keith Richards émerge de ses années de défonce et a retrouvé un semblant de forme, balançant des riffs énormes –c’est à compter de cette date qu’on le surnommera Keith Riff-Hard– et Ronnie Wood –il he could-, tout juste sorti des Faces –à cette date, il en était même, encore, officiellement membre-, s’avère assez convenable et moins brouillon que par la suite, même s’il ne fait jamais oublier Mick Taylor.
Et quel plaisir de retrouver la basse bondissante de Bill Wyman –même si son successeur, Darryl Jones, est loin d’être manchot, la cohésion avec la batterie de Charlie Watts n’est pas aussi idéale…-.

Bref ! La playlist idéale pour entamer la dernière ligne droite avant les congés d’été, qui approchent à grands pas !

Playlist « Première fois »

C’est le week-end, et, une fois n’est pas coutume, je suis tombé du lit bien avant le lever du soleil –c’est plus facile avec l’heure d’été, cela dit…-. A l’heure de la publication de cette notule, la playlist en cours, consacrée aux toutes premières publications discographiques –au sens « album » du terme– de chacun des groupes envisagés est presque achevée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Je ne me souvenais plus trop de « High Voltage », paru en 1976, parce que je l’écoute rarement, même si j’ai toujours beaucoup aimé AC/DC à ses débuts –mon album préféré du groupe est « Dirty Deeds Done Dirt Cheap– : du boogie blues, joué un peu fort, mais pas tant que ça finalement, et un guitariste soliste qui se cherche encore : ici, c’est simple, direct, efficace ! Ça groove efficacement et les paroles de Bon Scott trouvent déjà leur inspiration dans « des histoires de mecs » que l’on n’oserait plus chanter de nos jours sans être confronté à l’ire des ligues officielles de vertu… 

Le premier album des Beach Boys est aussi le plus ancien de cette playlist, puisqu’il date de 1962. Il s’écoute en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire : 12 titres dont aucun ne dépasse 2’30 ! Une vingtaine de minutes de bonne humeur et de mélodies fraîches et joyeuses, qu’on oublie presqu’aussi vite ! Mais un chouette bain de jouvence !

Le premier album de Fleetwood Macversion « anglaise » du groupe, qui s’américanisera par la suite-, sorti en 1968, présente l’avantage de nous faire entendre un Peter Green –imagette de droite– très à son aise, mais aussi la belle slide guitar de Jeremy Spencer, aujourd’hui oublié. Des titres blues d’excellente facture, soutenus par l’une des meilleures section rythmique de l’époque.

Evidemment, je garde la bonne bouche pour la fin ! Il est quasiment impossible, aujourd’hui, de trouver la version anglaise du premier album des Rolling Stones1964– et seule l’édition américaine est disponible. Et, cependant, c’est bien l’édition anglaise qui est la meilleure des deux, avec une playlist beaucoup mieux équilibrée. Et, 55 ans après sa parution, cela reste un merveilleux album, plein de gouaille et de raucité lorsqu’on le compare aux productions d’artistes « concurrents » de la même année !