Mise en boîte d’un autre genre…

Et hop ! Voilà un autre genre de mise en boîte, nettement moins musical pour le coup !
Pour participer à la sauvegarde de la planète, je continue en effet à remplir des containers de seringues, avec application et selon un rythme très régulier –et sous contrôle de l’ANSM-, aidé en cela par mon infirmière particulière que j’ai pour moi tout seul ! Les containers plein sont ensuite apportés à la pharmacie, qui en donne d’autres, vides évidemment, en échange.

Playlist « Play It Loud – LP de légende »

En ce jour ensoleillé et de grand redoux, deux albums de deux de mes groupes favoris, qui connurent des fortunes similaires –à savoir : un succès d’estime posthume, et guère de reconnaissance, à tout le moins commerciale, de leur vivant…– tournent sur ma platine LP, et, comme je suis seul dans la maison, j’en profite pour les écouter « un peu fort », et même plus : ils le méritent assurément ! Ces deux albums sont initialement parus sur le même éditeur, Sire Records, branche de Warner plutôt active dans le domaine du rock alternatif à la fin des années 70 et durant les années 80.
Les deux disques bénéficient d’excellentes conditions de réédition en vinyle, les pressages 180g sont très silencieux dans les deux cas. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Ramones – Rocket To Russia – 1977 *****

Il s’agit du troisième album, et le second sorti en 1977, des faux-frères –ici, le combo originel : Joey, Johnny, Tommy et Dee Dee-, qui en ont enregistré 14 –en studio-, lesquels sont tous présents au sein de ma discothèque. « Rocket To Russia » est, à mes oreilles, tout simplement le meilleur album des Ramones : quatorze titres simples mais efficaces –de la power pop, de la surf music et du rock’n’roll, joués dans un esprit punk-, dont le désormais mythique « Sheena Is A Punk Rocker », seul « hit », si l’on peut dire –il fut modestement classé dans les charts US-, du groupe sur l’ensemble de sa carrière, et pour un disque qui excède à peine la demi-heure.
A titre un peu anecdotique, cet album me semble, de surcroît, s’inscrire dans l’actualité récente d’un certain président orangé, qui semble vouloir menacer, y compris militairement, la planète toute entière…

 

• The Flamin’Groovies – Jumpin’In The Night – 1979 *****

Peut-être l’album le mieux produit des Flamin’Groovies –sous la supervision de Dave Edmunds-, dans une formation en perpétuelle évolution et éternellement en décalage avec les courants en vogue ! Le groupe se montre toujours hésitant entre Beatles et Rolling Stones et dans « Jumpin’ In The Night« , outre leurs compositions originales, ils proposent des reprises des Beatles ou de Bob Dylan –leur album précédent proposait des reprises des Rolling Stones-, et, surtout, un très bon remake de l’excellent « Werewolves Of London » de Warren Zevon, autre artiste bien oublié de nos jours.
Au sein de la discographie complexe des Flamin’Groovies, du fait de la multiplicité des éditeurs, cet album fait partie du « bon grain » !

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Devinette pour entamer l’année !

2026 début par une devinette plutôt facile –niveau ** maximum à mon avis…-.
Voici mes trois batteurs préférés : comme j’ai parfois des goûts bizarres, ils sont assez éloignés des bateleurs de foire ostentatoires que l’on peut parfois entendre –au hasard, citons par exemple John Bonham, de Led Zeppelin, excessivement bruyant et tapageur (c’est exactement le mot qui convient !) à mes oreilles…-. De gauche à droite, sur l’image, vous trouverez donc :

1. Charlie Watts1941-2021-, légendaire batteur des Rolling Stones
2. Barry JamesWilson1947-1990-, batteur de Procol Harum
3. Stewart Copeland1952-…-, batteur de Police

Ils ont une particularité rare dans le monde de la « Rock Music ». L’objet de la devinette est d’identifier cette particularité.

A vos claviers !

Le pavé sous le sapin

Outre quelques albums vinyles et deux ouvrages sur la guerre civile américaine que je vous ai déjà présentés, un autre pavé m’attendait sous le sapin cette année : cette « Nouvelle histoire de France », ouvrage collectif réalisé sous la direction d’Éric Anceau, très dense, vient fort à propos compléter la référence constituée jusqu’alors par l’ouvrage collectif paru sous la direction de Georges Duby, dont mon édition, un peu ancienne –1995-, commençait à dater quelque peu –la toute première édition, chaudement recommandée par tous les enseignants, m’avait accompagné au début de mes études universitaires en histoire dans les années 80…-.

Cette « Nouvelle histoire de France », de parution très récente –2025-, unanimement louée par les spécialistes et autres critiques littéraires de journaux de gauche, de droite et du centre –!!!-, est un assez conséquent pavé, organisé en cent chapitres thématiques, dont chacun est rédigé par un spécialiste reconnu. Tout cela s’annonce donc assez passionnant, mais écrit si petit que j’ai dû me résoudre à acheter une lampe-liseuse pour que cette lecture reste agréable !

Playlist « Derniers feux romantiques russes »

Les prémices de la fin de l’ère tsariste, en Russie, et l’atmosphère révolutionnaire qui s’y développa à partir de 1905, n’a pas empêché les musiciens de l’époque d’y demeurer d’ardents romantiques attardés, profondément marqués par la génération précédente –Tchaïkovsky et Rimsky-Korsakov notamment-. C’est ce que l’on peut entendre dans les trois symphonies de la playlist de ce jour, où brillent les derniers feux d’un romantisme déjà partout éteint Europe occidentale. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Alexandre Scriabine – Symphonie n°3 « Le divin poème » – 1903/04
Orchestre radio-symphonique de Berlin, Vladimir Ashkenazy – 1990 *****
Ce disque fait partie du coffret de l’oeuvre intégrale de Scriabine présenté ici.

Scriabine, profondément mystique, fut assez peu tenté par l’appropriation d’éléments du folklore russe dans ses oeuvres, qui relèvent plus de la musique abstraite fondée sur un thème évocateur, philosophique ou spirituel : ici « Le divin poème », plus tard « Le poème de l’extase » ou « Prométhée, le poème du feu ». Cette troisième symphonie, d’inspiration quasi-wagnérienne par endroits, est composée de trois mouvements –1. Luttes 2. Voluptés 3. Jeu divin– précédés d’une courte introduction très « cuivrée » qui annonce le thème principal qui parcourt toute la symphonie.

• Maximilian Steinberg – Symphonie n°1 – 1905/06
Orch. symphonique de Gothenburg (Göteborg), Neeme Järvi – 1999 ***

Après celle de Scriabine, la 1ère symphonie de Maximilian Steinberg, élève notamment de Rimsky-Korsakov et de Glazounov, fait un peu pâle figure. Composée quand Steinberg avait à peine vingt ans, dédiée à Glazounov , elle reste fortement influencée par ses deux illustres professeurs. Constituée de quatre mouvements, cette symphonie s’avère habilement conventionnelle, agréable mais un peu trop longue à mon goût eu égard à son contenu assez pauvre en originalité.

• Serge Rachmaninov – Symphonie n°2 – 1907
Orch. symphonique de Pittsburg, William Steinberg – 1961 *****
Ce disque fait partie du superbe coffret présenté ici

La deuxième symphonie de Rachmaninov est restée très célèbre en particulier pour son très beau troisième mouvement et son célèbre solo de clarinette. D’une durée approchant l’heure, on la joue désormais intégralement mais elle a longtemps été interprétée dans des formes révisées par le compositeur pour la réduire à une quarantaine de minutes. C’est le cas dans cet enregistrement resté célèbre de William Steinberg, dont il s’agit de la seconde version avec son orchestre de Pittsburg. Il avait déjà enregistré cette symphonie une première fois, avec le même orchestre, en 1954 pour la firme Capitol Records -cf. extrait-. Deux versions qui furent unanimement louées à l’époque de leur parution, pour une symphonie qui n’étais pas, alors, aussi populaire qu’elle l’est ensuite devenue.

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Playlist « Incompréhensible Beatlemania »

(Mes nuits sans dormir, ça ne finira jamais…) J’ai écouté en nocturne, donc de manière très attentive, les trois albums des Beatles qui précèdent immédiatement le célèbre « Sgt. Peppers Lonely Hearts Club Band », dont je vous avais parlé un peu plus longuement ici. Le premier d’entre eux reste encore marqué par les influences skiffle que le groupe proposait à ses débuts, les deux suivants annoncent les prémices du style plus ambitieux des années à venir.
Ces trois albums, parus rapidement entre août 1965 et août 1966 et aussitôt classés n°1 dans les charts, s’inscrivent en plein dans le phénomène qualifié de « Beatlemania », phénomène que, personnellement, j’ai bien du mal à comprendre à leur écoute –et encore plus en les écoutant avec le recul de 60 ans depuis leur parution…– : à mes oreilles, donc, c’est essentiellement « gentiment poppi », généralement mieux interprété que dans les premiers albums, plutôt bien arrangé et très bien produit eu égard aux normes de l’époque, mais ça ne casse généralement pas trois pattes à un canard même si ça s’écoute très agréablement. Autres temps, autres moeurs ! 
Le plus abouti de ces disques est « Revolver », qui propose en outre un instrumentarium enrichi et varié –grâce notamment à George Harrison-, ainsi que des compositions plus ambitieuses. Néanmoins, parus peu ou prou à la même époque, « Aftermath » des Rolling Stones et « Pet Sounds » des Beach Boys sont, à mon avis, supérieurs à l’opus des Beatles. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Beatles – Help – Août 1965 **(*)
• The Beatles – Rubber Soul – Décembre 1965 ***
• The Beatles – Revolver – Août 1966 ****(*)

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Elle est enfin arrivée !

Depuis le temps que je l’attendais –presque trois mois…-, ma nouvelle carte vitale est enfin arrivée, après moultes péripéties ! J’avais effectué ma demande de remplacement en ligne le jour même de sa destruction, et obtenu un accusé de réception, mais, ne voyant rien venir après une dizaine de jours, quelques courriels restés sans réponse et plusieurs appels téléphoniques infructueux, je m’étais rendu directement auprès du service idoine. Réponse de la préposée, après 45 minutes d’attente :

« Ah oui, en effet, nous avons réceptionné votre demande : nous avons donc désactivé votre carte vitale –ce que le pharmacien m’avait déjà signalé…– et vous avons envoyé le formulaire adéquat il y a déjà plusieurs jours. Il faudrait demander à votre facteur s’il ne l’a pas perdu –!!!. Nous allons vous en renvoyer un nouveau, je vous fais passer en priorité sur la plateforme ».

Ce qui fut fait dans des délais relativement brefs : le formulaire adéquat, réceptionné par La Poste, consistait simplement en une demande de photo d’identité et une copie recto de la CNI, à renvoyer par courrier sous 10 jours, sous peine d’obsolesence de la demande. Je m’acquittais de cette tâche en une journée, et renvoyais ledit courrier en « lettre suivie », arrivée à bonne destination, en trois jours –les délais normaux pour l’acheminement d’un courrier désormais–  dix jours avant Noël.

Je m’attendais donc à avoir une carte vitale toute neuve à déposer sous le sapin, mais c’était évidemment sans compter les lenteurs le hacking de La Poste et la trêve des confiseurs… C’est désormais chose faite, et me voilà donc avec une carte vitale toute neuve –que je dois déjà mettre à jour est-il spécifié dans son courrier d’accompagnement…-, flanquée d’une photo d’identité alors qu’avec l’ancienne, j’étais incognito !

 

 

Sacrée collection !

Lorsque je n’étais pas encore un oisif, la première quinzaine de janvier était l’une de mes périodes préférées, nonobstant le froid et les kilomètres sur des routes parfois bien gelées… En effet, durant une quinzaine d’années, j’ai été régulièrement invité par les élus un peu partout sur mon territoire d’exercice, pour leur traditionnelle cérémonie « officielle » des voeux, invariablement suivie d’une dégustation de l’une ou l’autre galette plus ou moins républicaine ! J’en ai récolté des kilos en trop une sacrée collection de fèves –78 au dernier recensement-, majoritairement en porcelaine et dont certaines sont très jolies !


Cela dit, l’oisiveté ne m’empêche pas de continuer à manger les exceptionnelles galettes richement garnies de frangipane de mon boulanger –et à accroître ma collection de fèves !– : après tout, c’est de saison !

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