Dimanche à l’opéra – « Trial By Jury », de Gilbert & Sullivan

Cette matinée lyrique dominicale est consacrée à une opéra-comique anglais –une cantate dramatique en un acte– extrêmement court –une trentaine de minutes à peine– du duo Gilbert –librettiste– et Sullivan –compositeur-. Il s’agit de l’une des première collaboration de ce duo, qui allait se montrer prolifique dans le dernier quart du 19è siècle –une quinzaine d’oeuvres réalisées en collaboration-. Comme pour la plupart des opéras de Gilbert et Sullivan, l’intrigue de Trial by Jury est ridicule, mais les personnages se comportent comme si les événements étaient parfaitement raisonnables : cela permet de décrire les petits et les grands travers des institutions anglaises et le grotesque de leurs représentants. Ici, c’est le monde de la justice qui est ridiculisé !

L’action se déroule dans une salle d’audience. Un jeune homme, Edwin, est poursuivi pour rupture de promesse de mariage par une jeune femme, Angelina, qu’il a séduite puis abandonnée. Le jury, influencé par l’huissier, se montre d’emblée très rapidement très favorable à la plaignante, tandis que le juge, personnage vaniteux et ridicule, se révèle avant tout préoccupé par son propre passé sentimental plutôt que par l’impartialité de la justice.
Au fil du procès, les témoignages et les plaidoiries dégénèrent en comédie : la défense du prévenu est maladroite, son avocat prend le partir d’Angelina, le jury se laisse guider par l’émotion, et le juge abuse de son autorité de manière grotesque. Comme le juge est très imaptient de régler les choses et de s’en aller, il décide finalement d’épouser lui-même Angelina, proposition qui rencontre l’approbation de tous ! Finalement, tout est bien qui finit bien…

Pour autant, derrière toute cette légèreté », l’opéra dénonce lhypocrisie sociale et la façade morale de la société victorienne, où les apparences (comme la souffrance feinte d’Angela) priment sur la vérité. Le mariage y est présenté comme une transaction financière plutôt qu’une union romantique. Quant au procès, il est traité comme une pièce de théâtre, où les rôles sont joués pour le public plutôt que pour rendre une véritable justice.

Je ne connaissais pas du tout, et je découvre au gré de mes pérégrinations, ce monde lyrique anglais, entre opéra-comique et opérette, riche en ironie satirique. L’oeuvre, dont la première représentation se déroula en 1875, connut très rapidement un très grand succès en Angleterre et au Royaume-Uni, mais sa popularité n’a jamais excédé ces frontières. Le public victorien a adoré la satire mordante et la musique entraînante, ce qui a consolidé la réputation du duo et l’a entraîné à poursuivre sa collaboration. Musicalement, on est assez proche de certaines opérettes d’Offenbach, le talent orchestral en moins cependant, et cela s’écoute avec beaucoup de facilité. Sullivan compose des airs simples, faciles à mémoriser et souvent humoristiques, inspirés de la musique populaire britannique. Le chœur, qui représente le public dans la salle d’audience,  joue un rôle actif en commentant l’action et en renforçant l’aspect participatif de la comédie.

Belle version de l’orchestre national de la BBC galloise, avec des chanteurs qui semblent s’en donner à coeur-joie ! Au final, une belle découverte ! Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist « Autour de Ziggy »

La playlist du jour est plus cohérente qu’il n’y paraît au premier abord, et totalement centrée autour de David Bowie dans son éphémère période « Ziggy Stardust », coupe mulet et costume d’extra-terrestre androgyne compris… Du Glam-Rock au Proto-Punk, la boucle est bouclée en ce début de décennie 70… –Cliquer sur l »image pour la voir en plus grand-.

• David Bowie – The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars – 1972 *****

En 1972, David Bowie accédait à la notoriété intergalactique avec son album « The Rise And Fall Of Ziggy Stardust and The Spiders From Mars », plus commodément dénommé « Ziggy Stardust ». Emblématique de son époque, et au-delà d’une narration un peu obscure dont la cohérence laisse relativement à désirer –selon David Bowie, cette histoire fut en réalité écrite après l’enregistrement des chansons, pour réaliser un concept-album…-, l’album est porté par une musique glam-rock totalement assumée et très bien jouée par les « Spiders From Mars », le groupe qui accompagnait alors David Bowie, formé autour de l’excellent guitariste Mick Ronson et du non moins brillant bassiste Trevor Bolder.

• Lou Reed – Transformer – 1972 *****

C’est d’ailleurs ce noyau Ronson – Bolder que l’on retrouve pour entourer Lou Reed? « Transformer » est l’album qui relança sa carrière, totalement en panne après l’explosion en vol du Velvet Underground. Le disque, produit par David Bowie, s’inscrit complètement dans le même courant Glam-Rock que celui de son producteur. De nombreuses paroles de l’album sont à forte connotation sexuelle, et, comme David Bowie, Lou Reed y expose une identité androgyne à travers de nombreuses chansons. Son titre le plus connu est « Walk On The Wild Side », avec son solo de saxophone final, qui apporta à Lou Reed une renommée mondiale.

• Iggy & The Stooges – Raw Power – 1973 ****

« Raw Power » n’a rien à voir avec le Glam-Rock, il est beaucoup trop brut pour cela et préfigure le courant punk à venir ! L’album est pourtant co-produit par David Bowie, qui assura également son mixage final à la demande expresse de la firme CBS, qui refusait de le sortir si le mixage initial jugé trop foutraque du groupe n’était pas retouché. Avant la sortie de l’album David Bowie avait remis sur pied la carrière d’Iggy Pop et des Stooges, qui étaient virtuellement séparés, en organisant des concerts à Londres, où le groupe se produisit en première partie de Lou Reed. Une plaque commémorative a été apposée au 275 Pentonville Road pour commémorer cet événement.

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Des photos dopées à l’IA…

Pour le dématriçage et la retouche photo, Apple met en avant son logiciel-maison, Photomator, qui est en réalité le fruit d’un rachat de la société Pixelmator par la firme à la pomme courant 2024. C’est ce logiciel que j’essaie depuis quelques jours. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.


La version essayée est la dernière livrée sur la boutique Apple. L’interface est plutôt jolie et personnalisable dans une certaine mesure, et Photomator est dopé à l’intelligence artificielle pour certaines fonctions, selon l’éditeur –c’est également le cas d’un grand nombre de ses concurrents-, comme vous pourrez le lire sur l’imagette de droite –cliquer pour la voir en plus grand : soudainement, le texte sera lisible !-.
Son prix, par ailleurs, est très compétitif par rapport à ses concurrents directs, d’autant qu’il intègre également de solides fonctions de catalogage, et, surtout, Apple n’impose pas une politique d’abonnement obligatoire comme certains de ses concurrents.

Depuis la disparition d’Aperture, de nombreux outils de dématriçage sont apparus, et celui-ci est tout-à-fait performant pour les fichiers RAW issus de mon appareil photo d’après mes premiers et rapides essais, mais, pour ma part, je pense rester fidèle, pour le moment, à RawPower développé par un ancien d’Aperture et donc très « Apple friendly » également-, dont l’équilibrage de la balance des blancs est, à mes yeux, inégalé et sur lequel j’ai mes petites habitudes. Mais, occasionnellement, il est vraisemblable que j’utiliserai Photmator pour ses outils d’intelligence artificielle, qui vont sans doute gagner encore en performance au fur et à mesure !

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Devinette « Analogies », encore !

Pour cette devinette, le principe est aussi simple que pour la devinette similaire précédente, que vous pourrez retrouver ici.
Au-delà de l’introduction, les deux extraits, malgré une ligne mélodique très différente finalement, présentent à la fois :
• quasiment le même riff à la guitare rythmique, dans une tonalité différente, certes ;
• peu ou prou la même structure : couplet/refrain couplet/refrain/ solo de guitare pont/refrain avant que la chanson s’achève.

Pour tout vous dire, c’est à l’occasion d’une balade pour observer le retour des cigognes déjà présentes par centaines, que, casque sous les oreilles –c’est un casque à conduction osseuse-, je me suis rendu compte que l’extrait 1 –un truc qui à vrai dire m’était complètement sorti de la tête depuis bien longtemps…– me rappelait furieusement l’extrait 2, que je connais beaucoup mieux.

Petite indication complémentaire : l’extrait 2 est déjà présent ailleurs dans une notule de ce blog, dans une version live !

Il s’agit donc, vous l’aurez compris, pour cette devinette :
• d’écouter les deux chansons proposées ;
• de donner le nom du groupe et le titre de la chanson pour chacune d’entre elle.
• niveau de difficulté : extrait 1 *** • extrait 2 *

 

 

Playlist « Trois claviers pour un seul Bach »

Les trois claviers de cette playlist sont, respectivement, ceux du piano, du clavecin et de l’orgue. Le seul Bach -prononcer [baR]- est Johann Sebastian, fils et père de toute une lignée de compositeurs qui le précédèrent ou le suivirent –le bougre a eu 20 enfants issus de 2 mariages, et 4 de ses fils deviendront également compositeurs, souvent plus célèbres de leur vivant, d’ailleurs, que leur père…-.

Disons-le tout net, je suis sorti de cette playlist au bord de l’épuisement, même si chacun des albums qui la composent est très bon, voire excellent, dans son genre ! Le très prolixe Georg Philipp Telemann, qui était son exact contemporain et jouissait au même moment d’un succès considérable et de la réputation de « plus grand musicien du monde germanophone » parlait de Bach-père comme d’un « compositeur qui contrepointe à tire-larigot », et ce n’est pas toujours totalement infondé. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Suite anglaise n°3 BWV 808
• Prélude et fugue n°32 extrait du livre II du « Clavier bien tempéré » BWV 877
Friedrich Gulda, piano – 1953 *****

• Fantaisie chromatique et fugue BWV 903
• Concerto italien BWV 971
• Toccata en ré mineur BWV 913
• Partita en si mineur BWV831
Trevor Pinnock, clavecin – 1977/83 *****
Le clavecin a été fabriqué par les facteurs Clayton & Garret d’après une copie d’un clavecin de J.D. Dulcken de 1745

• Toccata et fugues pour orgue BWV 565, 5654, 540 & 538
Ton Koopman, orgue – 1983 ****
Orgue de la Grote Kerk de Maassluis (Pays-Bas) du facteur allemand Arp Schnitger, 1730-1732

L’orgue est, mon avis, l’instrument le difficile à apprivoiser dans un environnement domestique, même sur un système de haute qualité. Il faut un minimum de volume sonore pour que l’instrument respire et puisse s’exprimer. En conséquence, rapidement, cela peut devenir gênant pour le voisinage. De fait, j’en écoute très peu.

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Recette d’hiver !

Ce matin, dans ma cuisine : joue de porc façon Baeckeoffe aux épices d’hiver !

Il vous faudra pour cette recette : ± 1 kg de noix de joue de porc  ; ± 2 kg de pommes de terre ; ± 1 kg de carottes ; 3 oignons gros ; au moins 1 litre de vin blanc sec d’Alsace ; des épices d’hiver -type épices à vin chaud que l’on peut trouver relativement facilement-. NB : on peut aussi rajouter du poireau, mais je n’en avais pas sous la main ce jour.

• La veille, mettre la viande à mariner dans un vin blanc d’Alsace sec, saler, poivrer, et ajouter un bouquet garni et 3 gousses d’ail, couvrir et réfrigérer pour une vingtaine d’heures.
• Eplucher les patates et les découper en tranches d’environ 5mm d’épaisseur
• Eplucher les carottes et les découper en tronçons d’environ 3mm d’épaisseur
• Eplucher les oignons et les couper grossièrement
• Dans une terrine à Baeckeoffe ou une cocotte en fonte, saisir une dizaine de minutes la viande et les oignons dans un mélange beurre/huile.
• Rajouter les pommes de terre, les carottes et le jus de la marinade que vous aurez conservés. Eventuellement, rajouter du vin blanc pour couvrir à niveau.
• Dans une boule à thé, par exemple, rajouter les épices d’hiver : clou de girofle, cannelle, anis étoilé, gingembre… Une petite quantité suffit pour parfumer le plat !
• Laisser mijoter au four, préchauffé à 200° –terrine à Baeckeoffe– ou sur le feu –cocotte en fonte-, idéalement au moins 3 heures. Plus, c’est encore mieux !

Attendre l’heure du déjeuner… Yapuka déguster !!!

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Devinette « Gainsbourg, inspiration classique » : la solution !

La solution de cette devinette, qui concernait la chanson « My lady héroïne », de Serge Gainsbourg, a été trouvée par damoiseau1671137, trop modeste pour la formuler clairement cependant : la réponse qu’il a délivrée, presqu’en forme de nouvelle énigme montre qu’il avait trouvé la clé !

Le compositeur de la musique est Albert Ketèlbey, compositeur anglais comme son nom ne l’indique pas, et l’œuvre dont Gainsbourg s’est inspirée est « In A Persian Market« , dont le second thème, à partir de 1’17 dans l’extrait –Joe Dassin, quant à lui, avait repris le premier thème dans sa chanson « L’Amérique », reprise de « Yellow River » des Christies-.


Serge Gainsbourg lui-même donne une belle piste, contenue dans le dernier vers de chanson –
que vous pouvez réécoute ici– : « (…) Es-tu venue d’Extrême-Orient / Ou bien d’un marché persan ? »

Albert Ketèlbey, contemporain d’Edward Elgar, connut, de son vivant, un immense succès, ses courtes oeuvres d’inspiration plus ou moins exotiques –L’Egypte, la Perse, l’Asie…– au moment où l’empire anglais, sur lequel, selon un dicton de l’époque, le soleil ne se couchait jamais– était en pleine expansion. Il s’agit le plus souvent d’une musique facile à appréhender, très agréable, qui fut immensément populaire entre les deux guerres et très tôt enregistrée, avant que sa popularité ne décroisse rapidement après la seconde guerre mondiale.

L’album présenté –cliquer sur l’imagette de droite- constitue assurément la meilleure voie d’approche de ce compositeur : ses compositions les plus populaires, interprétées par un chef spécialiste de ce genre de musiques légères dirigeant un très bon orchestre –le London Promenade Orchestra est un orchestre issu du philharmonique de Londres essentiellement spécialisé dans l’enregistrement de musiques de films-. L’enregistrement, très soigné, date des débuts de l’ère de l’enregistrement numérique –1982-.

 

Anatomie d’une fenêtre !

Suite au ravalement de façade et aux travaux de raccordement au réseau de chauffage urbain, nous avons fait le choix de changer les fenêtres, pour le moment sur la façade ne donnant pas sur la rue, sachant que côté-rue, il faut normalement un avis des architectes des bâtiments de France, mais, d’après le syndic, ce ne sera pas nécessaire en changeant « à peu près à l’identique » et de nouveaux voisins qui ont entrepris de lourds travaux de rénovation n’ont rien demandé à personne avant de les entreprendre…

Une première fenêtre en triple-vitrage/verre dépoli a déjà été posée dans la salle de bain : c’est très efficace ! Comme nous étions très satisfaits du résultat et du travail des ouvriers qui l’ont posée, nous avons fait le choix de changer la porte-fenêtre et la fenêtre de la cuisine, toujours en triple-vitrage : c’est commandé depuis quelques jours, devis signé pour une pose courant avril. Heureuse surprise : je m’attendais à un coût plus élevé en me basant sur la fenêtre de la salle de bain, mais en fait cette dernière était plus chère à cause du verre dépoli !

Playlist « Terra incognita. 4 »

Poursuite, avec cette playlist, de ma découverte d’oeuvres que je fréquente très rarement, au point de n’en avoir guère de souvenirs ! Vous pouvez retrouver tous les épisodes de cette série et ses fondements ici. Ce sont trois compositeurs russes connus que j’écoute aujourd’hui, mais dans des oeuvres qui ne font pas toujours partie de leurs plus populaires. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Stravinsky – Le chant du rossignol – 1917
Orchestre symphonique de Chicago – Fritz Reiner – 1958 ***
Extrait du coffret anthologique de 10 CD « Fritz Reiner & The Chicago Symphony Orchestra » – Membran/licence RCA, 2020

« Le chant du rossignol » est un poème symphonique en trois parties d’Igor Stravinsky, adapté en 1917 de son opéra du même nom, composé en 1914. D’une manière générale, hors son triptyque de ballets –L’oiseau de feu ; Petrouchka ; Le sacre du printemps– je n’aime guère les oeuvres de Stravinsky, et ne les écoute quasiment jamais. Ce poème symphonique n’échappe pas à cette règle, bien qu’il soit plutôt meilleur que l’absence de souvenir que j’en avais gardé ! Très belle prise de son de 1958, comme la très grande majorité de celles enregistrées par RCA à Chicago, lorsque le tyrannique Fritz Reiner régnait d’une main de fer sur l’orchestre.

• Piotr Illitch Tchaïkovsky – Symphonie « Manfred » – 1885
Orchestre national de l’ORTF, Constantin Silvestri – 1958 ****
Extrait du coffret anthologique de 15 CD « Constantin Silvestri, le chef légendaire », EMI Coll. Icon, 2013

Cette symphonie non numérotée par Tchaïkovsky –parce qu’il envisageait éventuellement de la retoucher assez largement pour en faire un poème symphonique– et inspirée par un le poème éponyme de Lord Byron a été composée entre ses quatrième et cinquième symphonies. L’oeuvre, d’une durée approximative d’une heure, connut un succès certain lors de sa création, mais Tchaïkovsky n’en était pas satisfait, écrivant notamment : « Sans vouloir me montrer plus modeste que je ne le suis, je peux dire que cette production est abominable et que je la hais profondément, à l’exception du premier mouvement. Ainsi, si j’avais l’accord de l’éditeur, je détruirai les trois autres mouvements, absolument insignifiants sur le plan musical (le final est mortel) et à partir de cette symphonie lourdement dessinée, je créerais un poème symphonique ».
La version de Constantin Silvestri, chef roumain d’une rigueur maniaque qui réussit à tirer le meilleur d’un orchestre qui n’avait sans doute jamais si bien sonné à l’époque, est une belle réussite, bien enregistrée pour l’époque.

• Prokofiev – Lieutenant Kijé, suite – 1933 • Suite Scythe – 1915
Orchestre symphonique de Chicago, Claudio Abbado – 1978 ****
Extrait du coffret anthologique de 8 CD « Abbado – Chicago Symphony Orchestra » – DGG, 2017

La suite « Lieutenant Kijé » est constituée de 5 parties, adaptées de la musique que Prokofiev composa pour le film « Lieutenant Kijé » : Naissance de Kijé, Romance –cf. extrait (tiré de la version de Seiji Ozawa, je n’ai pas numérisé le disque Abbado à cette heure)-, Mariage, Troïka, Enterrement de Kijé. L’oeuvre, très populaire en Russie, est notamment célèbre depuis les années 80 grâce à la chanson de Sting « Russians », qui reprend la mélodie de la Romance. La suite Scythe, composée en 1915, est tirée du ballet Ala et Lolly. Oeuvre de commande pour les Ballets Russes de Diaghilev, celui-ci la refusa finalement. Elle s’inscrit dans une perpective très motorisée, à l’instar de certains des concertos pour piano du compositeur.
Au début de sa carrière, Claudio Abbado semble avoir beaucoup apprécié certaines oeuvres de Prokofiev, qu’il a enregistrées avec Londres ou Chicago. Plus tard, il n’y est guère revenu.

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