Une médiathèque métropolitaine et du blues rural

Je me suis réinscrit aujourd’hui au réseau de médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg, désormais totalement gratuites depuis le début de cette année –les élections municipales approchent…– et dont la plus proche, qui est aussi la plus grande et la mieux achalandée en médias de tous genres –livres, films, musiques, oeuvres d’art (sous réserve de présenter une assurance concernant ces dernières)…– est à peine à 25 minutes à pied !
Aménagée dans une ancienne usine d’armement au bord des « bassins Vauban », c’est, en outre, un havre de paix et de silence, et la consultation éventuelle de médias sur place est largement facilitée par des équipements en grand nombre : ordinateurs, lecteurs CD ou DVD, fauteuils hyper-confortables, bel éclairage…

Au grand désespoir de TheCookingCat, ils ont un rayon « Blues » vraiment très attractif, et je me suis empressé d’emprunter les trois albums de 2 CD chacun qui feront mon bonheur dans les prochains jours : du blues acoustique « rural », très ancien -les premiers témoignages datent de 1923-, par des artistes dont je ne connaissais pas plus de la moitié ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

De ce que j’en ai écouté pour l’instant, certains de ces grands anciens étaient déjà de remarquables virtuoses de la guitare –mais sans ostentation ou verbiage…-, avec en outre des accordages parfois éloignés de l’accordage standard. J’ai emporté en sus un coffret de 6 CD de Blind Willie McTell, dont je ne soupçonnais pas qu’il existait autant d’enregistrements.

On peut désormais emprunter, pour quatre semaines renouvelables, jusqu’à 30 documents dans les médiathèques du réseau ! Lorsque j’étais enfant puis adolescent, et pour une somme modique, la limite d’emprunt, sur la même durée de quatre semaines, était fixée à 2 disques –que j’enregistrais illico sur cassettes– et 5 livres, et je retournais donc au moins une fois par semaine à vélo à la « bibliothèque centrale » d’alors –elle reste toujours en service et assez abondamment fréquentée-, qui était encore municipale et non pas intercommunale. Le réseau des médiathèques –alors appelés bibliothèques– était évidemment nettement moins étendu qu’aujourd’hui.

, ,

Un bonheur n’arrivant jamais tout seul…

… j’ai trouvé, dans ma boîte aux lettres ma carte européenne d’assurance maladie !

Je l’avais commandée en ligne il y a quelques jours à peine : cette arrivée dans des délais aussi rapides est d’autant plus surprenante que j’avais attendu plus de trois mois que l’on me renvoie une carte vitale neuve, autrement plus essentielle au quotidien ! Quand elle veut, la Sécu peut :mrgreen: !
Cette carte européenne d’assurance maladie, aux couleurs de l’Europe –étonnant, non ?-, est valable dans tous les pays de l’Union européenne, en Islande, en Norvège et au Lichtenstein, mais aussi, et, en options, au Royaume-Uni et en Suisse –options qu’il faut préalablement configurer à part pour ces deux derniers pays, lors de la demande d’établissement de la carte-. La carte est gratuite et valable deux ans.

Dans la plupart des pays, pour certains soins et actes médicaux, elle permet une prise en charge gratuite ou le paiement du ticket modérateur uniquement. Comme nous allons régulièrement en Allemagne et que nous traversons parfois le Luxembourg et la Belgique, ça peut toujours servir…

Tout cela me rappelle qu’il faut également que je fasse établir un passeport, indispensable pour se rendre au Royaume-Uni depuis le Brexit… Et, sur cette lancée de démarches administratives, je vais également m’enquérir du renouvellement de mon permis de conduire, actuellement cartonné et rose –c’est vous dire s’il est antique…– : ce format ne sera plus valable à partir de 2033, j’ai donc encore un peu de marge, mais les délais en préfecture sont parfois si longs que…

Playlist « Live 80’s : j’étais dans la salle ! »

Ma playlist de ce jour est riche en souvenirs directement issus des 80’s ! Pour deux des concerts qui la composent, j’étais dans la salle ! Je vous laisse deviner lesquels –avant la lecture des lignes qui suivent…– !
Quoi qu’il en soit, chacun de ces albums est légendaire à sa façon…-Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Cure – Breakdown – Strasbourg, Hall Tivoli – 27 mai1982 *****

Le son de ce bootleg quasi-introuvable désormais n’est pas exceptionnel, mais la prestation du groupe est d’autant plus célèbre pour les « aficionados » qu’à l’issue de ce concert strasbourgeois, Robert Smith renvoya Simon Gallup –le bassiste– et annula une partie du reste de la tournée du groupe en France, suite à une dispute dans un bar dont les raisons restent obscures. Comme j’étais trop jeune pour aller dans les bars la nuit, je ne pourrai pas vous en dire plus, mais vous trouverez des informations à la fin de cet article exhaustif ici.

• The Real Kids – All Kindsa Jerks Live – Paris, Bataclan – 02 février 1983 *****

A l’occasion d’un court séjour chez une cousine résidant en île-De-France, nous étions allés voir, dans la salle légendaire du Bataclan et à son initiative ce concert d’un groupe, The Real Kids, dont alors j’ignorais jusqu’à l’existence. J’en ai gardé un souvenir inoubliable : une power-pop enthousiasmante devant un public remuant et chauffé à blanc ! Il en reste ce disque exceptionnel d’énergie ainsi que des bandes filmées de qualité médiocre. L’album était paru sur feu le label New Rose France, sans doute le meilleur label de pop-rock alternatif de l’époque.

• The Cramps – Smell Of Female Peppermint Lounge, New York – 25 février 1983 *****

Un disque court, que j’avais initialement acheté dans son format original sur le label New Rose France : un coffret de 4 coffrets 33t/17 cm avec une belle iconographie. La réédition en CD a perdu en charme ce qu’elle a gagné en titres supplémentaires enregistrés le 26 février ! Le groupe, dans sa meilleure formation –le couple Lux Interior / Poison Ivy Rorschach est accompagné de Kid Congo Powers et de Nick Knox– est en grande forme et les chansons proposées sur ce live new-yorkais sont interprétées avec vigueur et enthousiasme, Lux Interior se chargeant de les animer de son caractère fantasque et joyeusement foutraque !

, , ,

Dimanche à l’opéra – Wagner à travers les archives américaines

Ce premier dimanche lyrique de l’année s’inscrit dans la continuité des rendez-vous lyriques dominicaux de la fin de l’année 2025 : quelques enregistrements d’archives consacrées à Richard Wagner. Les deux premières notules de cette mini-série sont à retrouver ici et . Aujourd’hui, c’est en Amérique que ça se passe, puisque c’est vers ce continent que migrèrent de nombreux artistes européens, essentiellement allemands et autrichiens, à partir de 1933, pour fuir les persécutions nazies : c’est pourquoi on retrouvera dans ces enregistrements américains certains des chanteurs déjà présents dans le coffrets consacrés aux archives européennes. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Lohengrin, Siegfried & Parsifal, extraits – Lauritz Melchior, Heldentenor
Lohengrin – Orch. Metropolitan Opera New York, Fritz Busch – 1947 *****
Siegfried – Orch. Metropolitan Opera New York, Arthur Bodanzky – 1937 *****
Parsifal – Philadephia Orchestra, Eugene Ormandy – 1938 *****

Ces extraits sont issus d’un coffret retraçant abondamment la longue carrière de ténor de Lauritz Melchior, entamée comme baryton en 1913 et qui ne s’acheva qu’en 1960, alors qu’il fêtait son 70ème anniversaire –il enregistra pour la radio danoise le rôle de Siegmund dans le 1er acte de la Walkyrie à cette occasion-. Lauritz Melchior est tout simplement le plus prodigieux Heldentenor -ténor héroïque– qui ait été au vingtième siècle : puissance vocale, beauté du timbre, longueur de souffle : il était taillé pour chanter Wagner !

• Die Walküre – Götterdämmerung
Lauritz Melchior, Helen Traubel – NBC Orchestra, Arturo Toscanini – 1941 *****

Un trio de stars pour ces extraits enflammés ! Helen Traubel remplaça Marjorie Lawrence et Kirsten Flagstad dans les rôles wagnériens sur les scènes américaines à partir de 1941, pour y devenir la partenaire attitrée de Lauritz Melchior. Elle y incarna notamment très souvent les rôles de Brünnhilde et d’Isolde dans lesquels elle pouvait projeter son immense voix, dont on dit qu’elle était « puissante, endurante et semblable à une épée étincelante ». Ces enregistrements de 1941, issus d’un concert radiophonique dirigé par Arturo Toscanini qui était alors considéré comme « le plus grand chef d’orchestre au monde », sont de très bonne qualité technique eu égard à leur époque.

• Tristan und Isolde
Lauritz Melchior, Helen Traubel – Ch. & Orch. du Metropolitan Opera de New York – Erich Leinsdorf – 1943 *****

C’est, à mes oreilles, tout simplement le « Tristan und Isolde » intégral –malgré quelques coupures, traditionnelles au « Met » à cette époque, aux actes 2 et 3le mieux chantédonnée quand même essentielle pour cet opéra, long chant d’amour où il ne se passe à peu près rien d’autre…– de l’entière discographie de l’oeuvre –mais pas forcément le « mieux incarné »-. . Erich Leinsdorf est un chef wagnérien rapide et efficace, qui sait toujours laisser la musique respirer quand c’est nécessaire et la qualité technique de cet album est satisfaisante.
NB. les archives du Metropolitan Opera de New York sont impeccablement tenues et constituent une inépuisable mine d’informations remarquables !

,

Playlist « Mendelssohn en noir & blanc »

Pour me remettre de mes écoutes un peu mornes d’hier, voici une playlist nettement plus gratifiante à mes oreilles, consacrée à l’un de mes musiciens favoris –il est dans mon top 5– et dont le corpus pour piano n’est finalement pas si populaire, hormis peut-être les fameuses « Romances sans paroles ».
Et pourtant, à mon avis, la musique pour piano de Felix Mendelssohn-Bartholdy, brillant virtuose, gagnerait à être plus connue : elle est le plus souvent très agréable, plutôt intimiste et se tenant relativement éloigné des effusions romantiques de Schubert ou de Schumann ou de la virtuosité fulgurante de Liszt. J’aurais presqu’envie de dire : du Chopin en plus intéressant ! Il est sans doute plus sage de ne pas écouter les 8 livres qui constituent le recueil de ces « Romances sans paroles » à la suite, mais plutôt de les savourer petit à petit.
Les 6 préludes et fugues sont évidemment « inspirés », au moins dans leur forme, des préludes et fugues de Bach, que Mendelssohn contribua plus que tout autre à redécouvrir et à populariser quand le musicien avait sombré dans un relatif oubli après sa mort.
Quant au « Songe d’une nuit d’été », oeuvre absolument génialissime, cette transcription pour deux pianos, réalisée par le compositeur, est rarement jouée ou enregistrée, mais n’en demeure pas moins géniale ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Lieder ohne Worte (Romances sans paroles), livres 1 à 4
Daniel Adni, piano – 1973 ****(*)

• Le songe d’une nuit d’été, Ouverture et Scherzo – Transcription pour 2 pianos
Martha Argerich & Christina Marton, piano – 2009 *****

• 6 Préludes et fugues op. 35
Daniel Adni, piano – 1976 *****

,

Playlist « In terra incognita. 2 »

Voici une playlist d’oeuvres extraites des deux coffrets que je vous présentais, il y a quelques temps déjà, ici, et que je ne connaissais pas pour ne les avoir encore jamais écoutées -j’avais déjà été refroidi par les mélodies et chansons diverses de l’un et l’autre des compositeurs sur un corpus hétéroclite de poèmes plus ou moins intéressants –à mon avis, qui n’engage que moi, sachant que je suis généralement peu sensible à la poésie…– et vers lesquelles, il faut bien le dire, je ne reviendrai pas de si tôt ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Nonobstant ces considérations, ces deux coffrets contiennent leur lot de trésors et autres pépites, et s’avèrent très complémentaires et plus exhaustifs que les deux autres que j’avais déjà sur mes étagères, à savoir celui-là et celui-ci !

Debussy – Le martyre de Saint Sebastien – Mystère en cinq mansions – 1910-11 *
Solistes –chant et narration– Chœurs Raymond Saint-Paul, Orchestre national de l’ORTF, André Cluytens – 1954

Pour tout savoir, vous pouvez vous rendre ici. La version écoutée ce jour est une version « intégrale légèrement tronquée », avec plus de texte parlé –sur fond mystique que je qualifierai de rébarbatif (doux euphémisme)– que de musique –plutôt belle, mais finalement assez rare-… Même tronquée, ça reste très long…

Ravel – Les trois cantates, exercices pour le prix de Rome – 1901/03 **
Myrrha (1901) – Acyone (1902) – Alyssa (1903)
Solistes – Orch. Du Capitole de Toulouse, Michel Plasson – 2000

Maurice Ravel a échoué trois fois au Prix de Rome –temple de l’académisme– avec ces cantates… Ça n’empêche pas qu’il est devenu un musicien bien plus célèbre et reconnu que ceux qui faisaient partie des jurys qui l’avaient méjugé… Pour autant, ces cantates ne font vraiment pas partie de ses meilleures oeuvres…

,

Une nouvelle de la plus haute importance !

Nous avons parfois, nous autres français, de drôles de préoccupations et un sens des priorités qui me laisse pantois… C’est ce que je me suis dit en découvrant cette information, qui serait donc de la plus haute importance ! Une information majeure, donc, et tellement importante que même les lecteurs du « quotidien de référence », en France, lui accordent la priorité ! C’est à croire qu’il ne se passe vraiment rien d’autre d’important dans un monde un peu turbulent en ce moment…

J’en suis resté bouche bée !

Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Mise en boîte d’un autre genre…

Et hop ! Voilà un autre genre de mise en boîte, nettement moins musical pour le coup !
Pour participer à la sauvegarde de la planète, je continue en effet à remplir des containers de seringues, avec application et selon un rythme très régulier –et sous contrôle de l’ANSM-, aidé en cela par mon infirmière particulière que j’ai pour moi tout seul ! Les containers plein sont ensuite apportés à la pharmacie, qui en donne d’autres, vides évidemment, en échange.

Playlist « Play It Loud – LP de légende »

En ce jour ensoleillé et de grand redoux, deux albums de deux de mes groupes favoris, qui connurent des fortunes similaires –à savoir : un succès d’estime posthume, et guère de reconnaissance, à tout le moins commerciale, de leur vivant…– tournent sur ma platine LP, et, comme je suis seul dans la maison, j’en profite pour les écouter « un peu fort », et même plus : ils le méritent assurément ! Ces deux albums sont initialement parus sur le même éditeur, Sire Records, branche de Warner plutôt active dans le domaine du rock alternatif à la fin des années 70 et durant les années 80.
Les deux disques bénéficient d’excellentes conditions de réédition en vinyle, les pressages 180g sont très silencieux dans les deux cas. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Ramones – Rocket To Russia – 1977 *****

Il s’agit du troisième album, et le second sorti en 1977, des faux-frères –ici, le combo originel : Joey, Johnny, Tommy et Dee Dee-, qui en ont enregistré 14 –en studio-, lesquels sont tous présents au sein de ma discothèque. « Rocket To Russia » est, à mes oreilles, tout simplement le meilleur album des Ramones : quatorze titres simples mais efficaces –de la power pop, de la surf music et du rock’n’roll, joués dans un esprit punk-, dont le désormais mythique « Sheena Is A Punk Rocker », seul « hit », si l’on peut dire –il fut modestement classé dans les charts US-, du groupe sur l’ensemble de sa carrière, et pour un disque qui excède à peine la demi-heure.
A titre un peu anecdotique, cet album me semble, de surcroît, s’inscrire dans l’actualité récente d’un certain président orangé, qui semble vouloir menacer, y compris militairement, la planète toute entière…

 

• The Flamin’Groovies – Jumpin’In The Night – 1979 *****

Peut-être l’album le mieux produit des Flamin’Groovies –sous la supervision de Dave Edmunds-, dans une formation en perpétuelle évolution et éternellement en décalage avec les courants en vogue ! Le groupe se montre toujours hésitant entre Beatles et Rolling Stones et dans « Jumpin’ In The Night« , outre leurs compositions originales, ils proposent des reprises des Beatles ou de Bob Dylan –leur album précédent proposait des reprises des Rolling Stones-, et, surtout, un très bon remake de l’excellent « Werewolves Of London » de Warren Zevon, autre artiste bien oublié de nos jours.
Au sein de la discographie complexe des Flamin’Groovies, du fait de la multiplicité des éditeurs, cet album fait partie du « bon grain » !

, , ,
Retour en haut