Playlist concertante et rafraîchissante !

Après la déconvenue enregistrée hier lors de ma playlist, celle de ce jour, consacrée aux concertos pour piano « pairs -à savoir : le deuxième, écrit en réalité en premier, et le quatrième, mon oeuvre préférée parmi toute la musique concertante- composés par Ludwig van Beethoven, est tout-à-fait rafraîchissante : elle est extraite de l’intégrale, très rare dans nos contrées, enregistrée par le pianiste Emil Gilels et l’orchestre philharmonique de Leningrad placé sous la direction de Kurt Sanderling, deux artistes qui ne sont pas de moindre renommée que ceux écoutés hier. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Concerto pour piano n°2 – 1958 ****
• Concerto pour piano n°4 – 1958 *****
Emil Gilels, piano
Orchestre de Leningrad, Kurt Sanderling

Pour résumer cette playlist, je pourrais simplement me contenter de dire que c’est « beethovénien en diable,  du grand et du solide ».
Il s’agit de la deuxième intégrale des concertos pour piano de Beethoven enregistrée par Emil Gilels, située entre les deux qu’il réalisa en Occident pour EMI en 1957 puis en 1968, et contemporaine de celle résultant de concerts avec l’orchestre philharmonique tchèque, avec, là encore, Kurt Sanderling. Si les deux versions occidentales se trouvent facilement, les deux autres nécessitent une patiente recherche, récompensée par des écoutes jubilatoires !

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Playlist concertante et décevante

Je refais actuellement le tour de ma discothèque relative à la musique concertante de Beethoven. La playlist de ce matin est ainsi constituée des trois concertos pour piano « impairs » du sourd qui entendait l’infini, à savoir le premier –qui est en fait son deuxième composé-, le troisième et le cinquième dit « Concerto L’Empereur », dans les versions qu’en proposa le pianiste Arturo Benedetti Michelangeli, accompagné par l’orchestre symphonique de Vienne sous la direction de Carlo-Maria Giulini, et respectivement enregistrés –pas formidablement bien pour l’époque-en 1980, 1987 et 1982. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Concerto pour piano n°1 – 1980 ** Enregistrement live
• Concerto pour piano n°3 – 1987 **
• Concerto pour piano n°5 « L’Empereur » – 1982 *** Enregistrement live
Arturo Benedetti Michelangeli, piano
Orchestre symphonique de Vienne, Carlo-Maria Giulini

Vue la grande notoriété de ces deux artistes, que je connais assez mal en réalité, la déception immense et les étoiles sévèrement attribuées ce jour sont à la hauteur de cette déception : c’est, la plupart du temps, froid, distant et manquant de communication entre le pianiste et l’orchestre : un Beethoven très bien joué, certes –même si l’orchestre viennois n’est pas tout-à-fait de premier plan-, mais très hautain –d’autres plus indulgents diront : d’une grande hauteur de vue…-. J’attendais beaucoup plus de ces albums, dont je n’avais plus trop de souvenirs parce qu’ils n’avaient plus quitté mes étagères depuis des lustres : désormais, je sais pourquoi : il y a tellement mieux ailleurs !

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Docteur es Rolling Stones

Si vous vous rendez ici, vous pourrez effectuer un petit quizz à propos du « Greatest Rock’n’Roll Band In The World », à savoir The Rolling Stones. Ce quizz, auquel vous pouvez répondre ici, comporte 16 questions de difficulté variable, étalées sur l’ensemble de leur longue carrière.
Pour ma part, j’ai obtenu le score de 16 bonnes réponses en un peu plus de 90 secondes : il paraît que je suis un « Stones’ Savant », c’est eux qui le disent !

Faites mieux ! comme dirait l’autre…

Dimanche à l’opéra – Cardillac, de Paul Hindemith

Pour la séance lyrique de ce dimanche matin, j’ai retenu Cardillac, de Paul Hindemith : une oeuvre relativement complexe, composée en 1926 sur un livret adapté par Ferdinand Lion d’une courte nouvelle –Das Fräulein von Scuderi– du romancier-dramaturge-satiriste-peintre-dessinateur romantique E.T.A Hoffmann, dont l’influence en Allemagne est considérable.
L’oeuvre, d’un abord plutôt austère, fut écrite selon les principes du courant « Neu Sachlichkeit » –Nouvelle Objectivité– ne connut qu’un succès d’estime lors de sa création à Dresde, puis à travers l’Europe, et reste, aujourd’hui encore, une relative rareté aussi bien scénographie que discographique.

L’argument met en scène Cardillac, un orfèvre de génie, qui assassine tour à tour les acheteurs de ses bijoux, qu’il considère comme des oeuvres d’art dont il ne peut se séparer. Le tout, évidemment, sur fond d’une intrigue amoureuse engageant la fille de l’ofèvre. L’action se situe à Paris en 1680, les personnages, hors l’ofèvre, n’ont pas de nom et ne sont désignés que par leur fonction : la fille, une dame, un officier, un chevalier et la foule -incarnée par le chœur-.

Acte I
• La terreur dans la ville – Le peuple de Paris est terrifié par une série de meurtres mystérieux. Tous les acheteurs de bijoux précieux fabriqués par le célèbre orfèvre Cardillac sont retrouvés assassinés peu après leur achat. La foule réclame justice, mais la police est impuissante. Cardillac apparaît brièvement, acclamé pour son génie artistique, mais il reste froid, distant et obsédé par ses créations.
• Le piège amoureux – Dans la chambre d’une dame de la cour, un cavalier tente de la séduire en lui offrant un magnifique collier en or façonné par Cardillac. La dame accepte ses avances à condition qu’il lui apporte ce bijou. Peu après le départ du cavalier, une silhouette masquée s’introduit par la fenêtre, le poignarde mortellement et s’enfuit en reprenant le collier.
Acte II
• Dans l’atelier de Cardillac – Le vieux marchand d’or rend visite à Cardillac pour le mettre en garde : le public soupçonne un lien entre ses bijoux et les meurtres. Cardillac ignore les avertissements, ne se souciant que de la pureté de son art.
• Sa fille entre ensuite pour lui annoncer qu’elle est amoureuse d’un jeune officier et qu’elle souhaite l’épouser. Cardillac se montre indifférent à son bonheur, car sa seule et unique passion charnelle et spirituelle réside dans ses œuvres de métal précieux.
• L’officier arrive pour demander la main de la jeune fille. Pour tester sa valeur, Cardillac exige qu’il lui achète une chaîne en or. L’officier s’exécute, bien qu’il connaisse la malédiction qui pèse sur les acheteurs. Dès qu’il quitte l’atelier avec le bijou, Cardillac est pris d’une crise de démence : il ne supporte pas de se séparer de sa création et décide de suivre l’officier pour le tuer et récupérer son œuvre.

Acte III
• La vérité révélée – Dans une rue sombre de Paris, Cardillac agresse l’officier pour lui dérober la chaîne. Cependant, l’officier parvient à parer le coup et blesse son assaillant. Le marchand d’or, qui surveillait la scène, assiste à l’attaque et crie au meurtre, désignant Cardillac comme le coupable.
• L’officier, voulant protéger le père de sa fiancée, prétend que l’agresseur n’était pas Cardillac mais un autre homme masqué. La foule se rassemble et emmène Cardillac dans une taverne pour le soigner. Submergé par la culpabilité et l’incapacité de mentir plus longtemps face à l’admiration aveugle du peuple, Cardillac finit par avouer la terrible vérité : c’est lui, le tueur en série. Il explique qu’il ne peut tolérer que d’autres possèdent ses chefs-d’œuvre.
• Horrifiée par ces révélations, la foule en colère se jette sur l’orfèvre et le lynche. Avant de mourir dans les bras de sa fille, Cardillac embrasse une dernière fois la chaîne en or, restant fidèle à son obsession artistique jusqu’au dernier souffle.

Sur un texte fortement dramatique et romantique, Hindemith, compositeur que j’apprécie énormément, se refuse à confondre la vie et l’art et compose une musique donc d’une grande précision formelle dont le dramatisme n’est pas au premier plan. Les réactions unanimement négatives après cette première –« une totale cacophonie » ; « une oeuvre dégénérée »…– ont conduit Hindemith à réviser entièrement sa partition en 1953, mais cette version modifiée de la partition ne s’est pas imposée, et les représentations à l’échelle internationales continuent à privilégier la version originale de 1926, d’une durée d’environ deux heures.

C’est aussi le cas dans la version de ce jour –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, enregistrée en 1969 à Cologne, sous la direction du très expérimenté chef Joseph Keilberth, toujours très à l’aise dans le répertoire lyrique. Le rôle-titre est tenu par Dietrich Fischer-Dieskau, baryton qui a chanté à peu près tous les grands rôles du répertoire lyrique allemand, y compris les plus rares comme c’est le cas ici, où il est bien entouré par des artistes talentueux mais de moindre renom.

Les couleurs de l’été indien

Quelques photos de jolies couleurs totalement atypiques en cette fois de mois de septembre : une balade à travers la forêt et une température de 29 degrés ce jour-là, quand l’automne et une petite fraîcheur devraient déjà être bien installés sur les hauteurs vosgiennes ! C’est à voir ici.

Surprise pour la fin d’un été indien

De retour de nos courtes et très agréables vacances, marquées par une ambiance tout-à-fait estivale –encore 29 degrés sous le soleil au plus fort de la journée-, ne serait-ce le soleil qui disparaît derrière les montagnes dès 19 heures désormais… De retour, donc, et juste à temps pour vous livrer presque sans retard cette surprise, en forme de très jolies chroniques un peu nostalgiques mais apaisantes, de la part d’une artiste discrète mais talentueuse..
C’est ici que vous la trouverez.

ENJOY !

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