Playlist nocturne disparate mais sombre

Dans l’interminable série dont la fin n’est pas programmée « Mes nuits sans dormir… », voici une playlist nocturne plutôt disparate, dont l’unique point commun est que chacun des albums qui la composent sont de tonalité relativement sombre : c’est bien-là son seul fil conducteur ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• D.A.F – Alles ist gut – 1981 *****
• Rammstein – Herzeleid – 1995 ***
• Massive Attack – 2010 ****

J’ai toujours aimé l’album de D.A.FDeutsch-Amerikanische Freundschaft, soit amitié germano-américaine-, acheté en vinyle quasiment à sa sortie puis racheté en CD beaucoup plus tard, aux musiques extrêmement rythmée –le groupe n’est composé que d’un chanteur et d’un batteur issu du monde classique– et aux paroles volontairement provocatrices –les deux musiciens sont issus de la gauche, très radicale pour le chanteur : précisions importante pour ceux qui auraient pensé que Der Mussolini est un hymne au fascisme…-.

Le au premier album de Rammstein, « Herzeleid », soit « Peine de coeur », pose les bases de leurs deux très bons albums suivants –on peut ensuite, à mon avis, oublier les autres albums studio-, mais n’est pas encore tout-à-fait au même niveau.
J’ai découvert le dernier album de cette playlist, « Heligoland » de Massive Attack, à peu près à l’époque de sa sortie. Je l’avais beaucoup apprécié, au point de l’acheter : c’est vous dire ! C’est l’unique album que je connais de ce groupe dont je ne sais par ailleurs pas grand-chose –il est classé parmi les groupes de Tri Hop-, je ne l’écoute pas très souvent, mais continue à l’apprécier à chaque fois.

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Je me suis mis au régime…

… J’ai enlevé la couenne de mon jambonneau avant de le manger ! 
C’est une grand première, auparavant, je la mangeais toujours ! Evidemment, il y a beaucoup moins à manger ainsi !
Ma recette du jambonneau –jarret de porc– braisé :
Prendre un jarret de belle taille -±500 grammes- ;
le rincer sous l’eau ;
le laisser mijoter dans court-bouillon frémissant et richement garni mais non salé, pendant au moins 2h30 puis laissez refroidir : vous pouvez réaliser cette étape la veille ;
préparer un laquage : tant pour tant de sirop d’agave ou de miel, de sauce soja –ne pas saler !– et de bière –facultatif-, moitié moins d’huile de sésame, et des épices que vous aimez –pour a part : ail en poudre, paprika fumé et une pointe de coriandre– ;
laquer généreusement le jarret sur toutes ses faces au pinceau après l’avoir déposé dans un plat, genre plat à gratin ;
enfourner au moins 1h30 –chaleur tournante– à 180°, la couenne doit devenir bien dorée et légèrement croustillante. Il est normal qu’une légère croûte brunâtre, qui sera en réalité facile à nettoyer, apparaisse dans le fond du plat.
Déguster enfin ! Après cette longue cuisson, la couenne se détache très facilement si vous ne voulez pas la manger, et la viande est d’une tendreté exceptionnelle !
On peut accompagner le jambonneau de pommes de terre sautées, de frites ou de spätzle, voire le déposer sur un lit de choucroute : avec de la moutarde ou du raifort, c’est toujours absolument délicieux, super simple à préparer et très économique !

Cathédrale et particularisme religieux, solution de la devinette !

Je savais bien que la devinette **** que je vous ai récemment proposée était difficile et je me doutais qu’elle resterait sans doute sans solution. C’est cependant damoiseau1671137 qui était le plus proche de la réalité dans sa proposition.

Chaque dimanche précédant le 14 juillet, lors d’une « grande messe solennelle pour la République », l’officiant prononce une « Prière pour la République française », qui prend la forme suivante : « Domine, salvam fac rem publicam et exaudi nos in die qua invocaverimus te ».Trad. « Seigneur, sauve la République, exauce-nous en ce jour où nous t’adressons nos prières »-, conformément à l’article 8 du concordat napoléonien de 1801, jamais aboli en Alsace-Moselle.

Cette prière, établie par Napoléon 1er, qui était récitée chaque dimanche à la fin de la messe, tomba en réalité rapidement en désuétude, avant même la loi de 1905 sur la laïcité.

Dans ma prochaine devinette, entre autres particularisme, je pourrais vous parler du code local de la sécurité sociale, du droit de la chasse, ou de la spécificité des associations –loi de 1908, infiniment plus avantageuse que la loi sur les associations de 1901…– : vous pouvez d’ores et déjà commencer à réviser !cf. imagette de droite-. Cette liste n’est pas exhaustive…

Dimanche à l’opéra – Gurre-Lieder, d’Arnold Schönberg

Cette nouvelle saison lyrique du dimanche s’ouvre avec une oeuvre qui n’est pas un opéra à proprement parler –elle serait plutôt à ranger dans le genre des cantates profanes-, dans la mesure où elle n’est pas destinée à être mise en scène : les « Gurre Lieder » d’Arnold Schönberg, l’inventeur du dodécaphonisme, qui voulait émanciper la musique de la tonalité –encore très présente dans les Gurre-Lieder, oeuvre de relative jeunesse du compositeur-. La composition  des Gurre Lieder s’est déroulée sur une dizaine années, après une longue interruption pour revoir toute l’orchestration.

Les Gurre-Lieder –Chants de Gurre, château danois demeure du roi Valdemar 1er Le Grand– sont une oeuvre monumentale, d’une durée d’environ 110 minutes : orchestre symphonique gigantesque –cordes pléthoriques, cuivres par 8 ou 10…-, trois chœurs d’hommes et un choeur mixte, des solistes vocaux plus un récitant –n’en jetez plus, la coupe est pleine : à coté, la « Symphonie des Milles » de Mahler est de la musique de chambre…-, composée de trois parties d’inégale longueur : la deuxième partie est très –très– courte –cf.extrait intégral de cette partie…-. Le livret, adapté de poèmes de Jens Peter Jacobsen, raconte l’histoire d’amour tragique entre le roi Valdemar 1er du Danemark et sa maîtresse Tove.

Ce gigantisme pourrait paraître effrayant au premier abord, mais ces forces ne sont quasiment jamais mobilisées dans leur intégralité, sauf pour de rares moments de la troisième partie. La version de ce jour est celle enregistrée par Seiji Ozawa et l’orchestre symphonique de Boston et les choeurs du festival de Taglewood et un excellent groupe de solistes, en 1979. Elle fit sensation à sa sortie parce qu’elle était la première à bénéficier d’une prise de son rendant justice à l’oeuvre, et demeure, aujourd’hui encore, une excellente version. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Partie 1 – L’amour naissant puis l’idylle entre Valdemar et Tove, qui vivent leur relation en cachette, avant que la reine légitime ne fasse assassiner Tove.
• Partie 2 – Après la mort de Tove, assassinée sur ordre l’épouse légitime de Valdemar et qui se transforme en colombe, la douleur de Valdemar entraîne sa révolte contre Dieu : en guise de punition Dieu maudit Valdemar, le condamnant ne jamais trouver le repos après sa mort.

• Partie 3 – La chevauchée de Valdemar et de ses vassaux revenus du monde des morts et terrorisant tout et tous sur leur passage et l’errance nocturne avant le lever du soleil. L’oeuvre s’achève avec un lever du soleil monumental : la vie succède symboliquement au monde des morts et l’amour de Tove et Valdemar apparaît comme transfiguré dans le renouvellement du cycle de la nature.

• Musicalement, l’oeuvre est profondément influencée par Richard Wagner –chhromatisme et continuité du flux orchestral, utilisation de leitmotivs-, de Gustav Mahler –gigantisme orchestral, contrastes violents– mais aussi, dans une certaine mesure, par Richard Strauss –richesse harmonique, luxuriance et brillance orchestrale-. A mesure que l’oeuvre avance, elle passe d’un lyrisme sensuel à une musique sombre et plus violente, aux contrastes abrupts et d’un expressionnisme parfois exacerbé. Le lever du soleil final est précédé d’un passage parlé –Sprechstimme-, annonciateur du Sprechgesang dont Schönberg est l’inventeur.

J’ai découvert les Gurre-Lieder très jeune dans la version de Pierre Boulez, parue chez CBS en 1974. L’oeuvre est bien servie par le disque, quatre versions sont présentes dans ma discothèque : la version de Seiji Ozawa de ce jour, la version de Pierre Boulez sus-indiquée, précise, rigoureuse et aussi un peu sèche, mais également la version de Rafael Kubelik, enregistrée en concert pour deutsche Grammophon en 1965 –imparfaite techniquement, mais très intense dramatiquement– et la belle version de Giuseppe Sinopoli, peut-être la plus romantique de toutes.

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Chouette version originale, jolie copie !

David McWilliams – The Days Of Pearly Spencer

J’ai retrouvé une vieille chose –décidément, 1967 fut une très grande année en matière de Pop Music, tant d’excellents disques sortirent cette année-là !-, presqu’aussi vieille que moi à un an près, et qui connut un immense succès en son temps en France, mais pas en Angleterre ni en Irlande, son pays d’origine ! Comme quoi, parfois, les Français ont du goût en matière de Pop Music ! Voici donc, tout d’abord, la version, dans cette petite vidéo.

Et voici maintenant la copie, très réussie à mes oreilles, réalisée en 1988 par l’excellent et bien trop peu connu groupe français The Vietnam Veterans, parue sur un disque compilation « posthume », le groupe s’étant séparé avant sa sortie…

 

La devinette de la cathédrale de Strasbourg…

Normalement, les éléments et le déroulement d’une messe, dans la religion catholique, sont universels « ubi et orbi » –c’est le pape qui l’a dit-, immuables et gravés dans le marbre, dans leur forme actuelle, depuis « Vatican II » –c’est le pape qui l’a écrit-. Même un agnostique comme moi le sait…
Evidemment, ici, parfois souvent, on aime bien ne pas faire les choses comme ailleurs : dans la cathédrale de Strasbourg, une fois par an, où l’officiant rajoute à la messe un élément qui n’existe pas ailleurs dans les églises catholiques ou les temps protestants de France –et de Navarre…-.

Vous l’aurez compris, l’objet de cette devinette difficile –****– est de trouver :
la date annuelle de ce particularisme ;
• et, de surcroît et surtout : quel est donc cet élément ajouté ?

A vos claviers !

Des goûts et des couleurs. 10

Sibelius – Les symphonies • 2 • Les versions hors de Finlande

Je vous avais présenté il ya a quelques temps les nombreuses versions finlandaises des intégrales des symphonies du plus éminent compositeur finlandais, Jean Sibelius, présentes dans ma discothèque. C’est son contemporain et compatriote Robert Kajanus qui, le tout premier, dans les années 30, grava magistralement, en Angleterre, quelques symphonies –extrait ci-dessous-, sans réaliser d’intégrale toutefois, suivi, très rapidement par Sir Thomas Beecham, qui enregistra lui aussi plusieurs oeuvres du compositeur sans jamais réaliser d’intégrale : des disques importants, qui ont été réédités dans d’excellentes conditions techniques par le label Naxos dans leur collection « historique ».

Un troisième chef d’orchestre est, à mes oreilles, majeur pour découvrir Sibelius. Il s’agit d’Herbert Von Karajan, qui, même s’il ne réalisa jamais d’intégrale des symphonies du compositeur –il les a toutes enregistrées, et parfois à plusieurs reprises, sauf la troisième-, contribua très largement à le populariser : au cours de sa carrière, il le joua 69 fois en concert, dès 1938, et on dispose par ailleurs de 50 enregistrements toutes pièces confondues, réalisés entre octobre 1949 –symphonies°5 avec l’orchestre philharmonique de Stockholm– et février 1984 –Tapiola-.
Dès les années 50, Sibelius conquit toute l’Europe –sauf la France, très hermétique pendant longtemps à son génie– et les les États-Unis, essentiellement grâce au disque. Les intégrales réalisées hors de Finlande sont très nombreuses dans ma discothèque, et je n’en connais aucune qui soit réellement décevante, même si j’ai mes préférences –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– : Sibelius a généralement été très bien servi par le disque !

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Surprise pour la fin de ce drôle d’été

Pile-poil livrée le bon jour –celui de la rentrée scolaire cette année– à la bonne heure –où des enfants passent dans la rue vers leur école, leur collège ou leur lycée, entre rires et pleurs pour les plus petits-, la dernière surprise de ce drôle d’été –trop chaud, trop sec, parfois éreintant– est désormais disponible et presqu’en lien avec une récente notule –il m’arrive parfois d’avoir de la suite dans les idées !-. Oui, mais laquelle ? A vous de le découvrir !
Vous pouvez la trouver ici, elle est raisonnablement copieuse, tandis qu’au même moment, la surprise du mois précédent est retirée du serveur.

Edit – Correction du lien, désormais fonctionnel !

ENJOY !

Make Geography Great Again…

Il est inarrêtable, vraiment ! Voilà que l’inénarrable Donald -qui s’est auto-proclamé « Greatest POTUS »– se mêle, une fois encore, de géographie en rebaptisant par décret le lac Ontario « Lake America », après avoir déjà renommé, toujours par décret, le golfe du Mexique en golfe d’Amérique ! Et certains cartographes s’empressent même de flatter son ego ! Prochaine étape : il veut désormais renommer l’un ou l’autre, voire l’un et l’autre, océans qui bordent les États-Unis… On n’arrête décidément pas le progrès !

A ce petit jeu, je décrète qu’il faut rebaptiser du nom du POTUS une fameuse crème exfoliante pour les fesses !
Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand.

 

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