Images d’une cathédrale sous la pluie • 2 •
Gros plans sur les portails de la façade ouest
En pleine période touristique malgré la pluie, il est particulièrement difficile de photographier la façade sud de la cathédrale de Strasbourg –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, puisque l’édifice est totalement intégré dans l’environnements urbain et que le parvis est de taille remarquablement réduite : contrairement à la plupart des cathédrales en France, la construction de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg fut envisagée, au coeur de la ville, sans démolir l’habitat déjà existant. Le mieux serait d’y aller tôt le matin, lorsque la place est encore vide de monde…
Autres particularité propre à Strasbourg : le financement de la cathédrale et sa réalisation furent non pas du ressort de l’Église ou d’un éventuel prince ou roi –l’évèque de Strasbourg fut rapidement évincé du projet– mais placés sous la responsabilité des autorités séculières de la ville de Strasbourg, alors ville impériale libre, donc indépendante de toute autorité religieuse ou seigneuriale depuis 1262 et très prospère cité marchande : elle était dirigée par quelques riches familles patriciennes, puis par le « Conseil des Quinze », situation qui perdura jusqu’à la révolution française.
Enfin, entre la date de sa construction et le rattachement forcé de la ville au royaume de France sous Louis XIV en 1681, la cathédrale fut alternativement dévolue au culte catholique puis au culte protestant – c’est Louis XIV qui la rendit au culte catholique-.
Les deux galeries de ce jour sont consacrées à deux des trois portails de la façade ouest :
• le grand portail central, d’une part : comme la cathédrale est dédiée à Marie –diaporama 1-, la statue principale est une vierge à l’enfant de style gothique. Cette statue est flanquée de deux groupes de statues représentant prophètes et martyrs, et surmontée d’un tympan consacré à la Passion du Christ –diaporama 2-.
• à droite du portail central –portail sud-ouest–, d’autre part : deux groupes de statues représentent les vierges sages accompagnées du mari idéal, d’une part, et les vierges folles accompagnées du tentateur, d’autre part. –diaporama 1 & diaporama 2-.
Précisons que la grande majorité des statues de la cathédrale sont des copies à l’identique des statues originales, préservées au Musée de l’Oeuvre Notre-Dame, conseil de fabrique gestionnaire de l’édifice en partenariat avec l’État et la municipalité –un autre particularisme lié au statut local-.














