Chronique prémonitoire (hier parle de demain)

Par hasard, en fouillant dans les archives en ligne de la revue Gramophone, accessibles numériquement depuis leur tout premier numéro –avril 1923-, je suis tombé sur cette réponse prémonitoire, dans le numéro d’avril 1970, au courrier d’un lecteur, qui voulait savoir comment on écouterait la musique enregistrée 20 ans après. –Cliquer sur l’image pour lire confortablement ce petit texte-.

La réponse du chroniqueur est assez bien détaillée, et celui-ci fait preuve d’un remarquable sens de l’anticipation conceptuelle, puisqu’il annonce, outre • la miniaturisation sans cesse accrue des appareils, • l’apparition des écoutes multi-canaux et de l’image pour les années 90 –les premiers DVD ont été commercialisés en 1996, mais, dès 1978, le coûteux et encombrant Laser-Disc multicanal pré-existait-, et, à l’horizon 2010, • la dématérialisation des supports et l’écoute en ligne à partir de « banques de données » –tant pour l’écoute de musique que pour le visionnage de films ou la lecture de revues, journaux et livres– : le premier iPad, qui permettait en particulier de faire tout cela, a justement été lancé en 2010, et a largement contribué à populariser ce concept. En revanche, il n’avait pas prévu le phénomène « LP revival » !

Finalement, avec un peu de jugeote, on peut savoir depuis hier, voire avant-hier, de quoi demain sera fait ! Prochaine –et ultime ?– étape : la connexion directe, par télépathie à une gigantesque intelligence artificielle…

Playlist Bel Canto

Parce que 2017 ne pouvait pas s’inscrire complètement dans les traces de 2016 –la rupture doit être nette, mais il faut la préparer et l’accompagner !-, c’est une playlist consacrée à des opéras italiens, qui, une fois n’est pas coutume, constituera mon quotidien.

Je l’ai appelée « Bel canto », parce qu’il paraît que, pour beaucoup, cette forme de chant lyrique un peu ancestrale est synonyme d’opéra italien. En fait, non –la preuve ici-, mais profane comme je suis en la matière, cela conviendra tout-à-fait ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Tous les ans, plutôt vers le début de l’année –au moment des premières neiges, comme aujourd’hui !-et en guise de résolution, je m’adonne à ce genre : je ne généralement persiste guère, parce que je n’y trouve pas d’excessif plaisir, même si certains airs sont vraiment beaux : c’est sur la durée que je n’accroche pas, et, très souvent, sur les accompagnements orchestraux –sauf pour la « Turandot » de Puccini, vraiment bien du début à la fin : le premier extrait ci-dessous vous prouvera que j’ai raison, surtout si vous l’écoutez un peu fort !-, ou encore moins, la plupart du temps, sur les livrets : les brumes wagnériennes ou les marais de Berg me manquent cruellement !

Cela étant, j’ai découvert avec un certain plaisir le « Bal masqué » de Verdi, qui attendait depuis des années une écoute intégrale, dans une version à la formidable prise de son et qui fait la part belle à un orchestre absolument souple et diaphane –second extrait-, sans doute totalement mais heureusement hors-style dans ce répertoire –d’autres plus connaisseurs que moi pourront vous le confirmer-. Le dernier enregistrement studio du chef, paru peut de temps avant son décès.

Autre changement notable et qui vous aura peut-être sauté aux yeux : en 2017, les liens et cadres des playlists seront verts, car tel est mon bon plaisir !

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Perspectives 2017 !

En cette période de voeux et de résolutions, chacun envisage 2017 par le petit bout de sa lorgnette ! Pour ma part, voici mes pronostics pour faire de 2017 une année inoubliable ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Vous pouvez, vous aussi, vous amuser à construire votre grille annuelle : on gagne à tous les coups des propositions alléchantes farfelues ! En attendant la livraison à jetée de bras du nouveau CD Bruni/Trierweiler, il est temps pour moi d’aller gratter énergiquement les vitres de la voiture et de la déneiger un peu !

Playlist blanche pour entamer l’année

2017 étant encore une page vierge qui sera complétée au jour le jour –mes oreilles étaient en mode « Pause » toute la journée d’hier-, c’est tout naturellement une playlist blanche qui accompagne cette matinée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

L’album de Joy Division est excellent, je vous en avais déjà proposé un extrait ici et celui des Beatles l’un de leurs tout meilleurs disques -comme quoi, il m’arrive même de dire du bien de ce groupe que je goûte peu-.
Les sonates de Mozart par Glenn Gould –celui qui regrettait que Mozart était mort trop vieux– sont hautement contestables et contestées, il n’empêche que, personnellement, je les apprécie beaucoup, mais comme il s’agit d’oeuvres de Mozart qui peuvent très rapidement m’ennuyer, au moins, dans cette version, le temps passe vite et l’oreille est constamment sollicitée par telle ou telle curiosité.
En revanche, le Bach de Keith Jarrett est parfois d’un ennui mortel, et, dans ma discothèque, c’est la moins intéressante des versions des Variations Goldberg de Bach –comme si le célèbre pianiste de jazz voulait montrer qu’il pouvait être un musicien sérieux en abordant le répertoire classique : ce n’est pas sérieux, c’est essentiellement terne, plutôt besogneux et assez peu vivant, comme vous pourrez l’entendre vous-mêmes dans l’extrait proposé…-.

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2016, un bilan d’hier…

2016, c’est fini, ou presque ! Petit bilan chiffré –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Evidemment, je n’allais pas vous laisser en si austère compagnie : des chiffres bruts, ça ne parle qu’aux matheux ! Pour saluer le passage vers 2017, une petite « Yesterday » playlist : parce que demain, hier sera un autre jour –et même une autre année-…

Mozart renversé, un palmarès 2017 chamboulé…

En juillet 2015, je vous avais présenté un état partiel de ma discothèque et du podium qui en découlait. Les cinq premiers compositeurs présents étaient, dans l’ordre : Beethoven, Wagner, Mozart, Mahler et Bach.

Seize mois plus tard, le même petit jeu statistique propose désormais un classement quelque peu différent, mais qui ne devrait pas étonner outre mesure les plus fidèles lecteurs de ce blog : non seulement Bach quitte ce quinté de tête, mais, de plus, Mozart est renversé du podium, et remplacé par Sibelius. Ce dernier, avec Richard Strauss, est celui qui a connu le plus fort taux de progression depuis 18 mois dans ce Top10 : respectivement 74% et 34%… –Cliquer sur l’image pour la voir ne plus grand-.

Comme l’an dernier, ce palmarès ne tient pas totalement compte de l’état exact des nombreux disques « anthologiques » consacrés à des interprètes, sans quoi, vraisemblablement, Schubert, Schumann, Ravel et Liszt intègreraient la liste.

Rendez-vous fin 2017 pour un nouveau classement ! Des pronostics ? En attendant, un hommage au vainqueur s’impose !

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Playlist pour se souvenir de Noël…

Je découvre avec bonheur et petit à petit le contenu de mes jolis coffrets de Noël, à travers cette playlist passionnante ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand : les pochettes correspondent à celle des 33 tours d’origine-.

Si le premier concerto pour piano de Brahms dans la version Arrau – Giulini ne m’était pas inconnu –je l’avais acheté en cassette, avec quelques autres, il y a une trentaine d’années, pour pouvoir écouter un peu de musique sur l’autoradio à une époque où je passais deux longs mois de vacances loin de la modernité, dans un petit village éloigné de tout, au fond du Gers-, il m ‘était un peu sorti de l’oreille, et Arrau n’est pas le pianiste vers lequel je reviens le plus spontanément en général.
Sauf que ce coffret, je l’ai justement choisi pour aborder le pianiste par son versant « jeune » et me défaire de son image de « vieux barbon père tranquille du piano ». Dans cette perspective, je suis tout-à-fait réconcilié avec lui, et j’ai hâte de découvrir ses Beethoven « de jeunesse » –le terme est impropre, il avait déjà la cinquantaine lors de ses enregistrements EMI, mais il est plus connu pour ses enregistrements Philips, réalisés au-delà de ses soixante ans-. Au moins, je ne serai pas gêné par le cliquetis de ses ongles sur le clavier, extrêmement pénible dans nombre de ses disques Philips…

En revanche, je ne connaissais presque rien de William Steinberg, outre un disque réalisé avec Boston –Holst et Richard Strauss-, tout-à-fait excellent. Là, avec son orchestre de Pittsburgh, qu’il conduisit vers des sommets grâce à un investissement dans la durée –il y succéda à Reiner, sut redonner confiance aux musiciens très déstabilisés par le comportement tyrannique de ce dernier, qui avait renvoyé plus de 90% des musiciens durant son court mandat, et y resta près de 25 ans, jusqu’à son décès-, je me régale !
Son Bruckner est tonique et vivifiant, très narratif pour cette symphonie « à titre » –la seule chez Bruckner– et tout-à-fait passionnant dans cette optique. Son Mozart, dans une oeuvre galvaudée, est viril et vigoureux –cliquer sur l’extrait ci-dessous– et son Handel, dans une version évidemment pré-HIP, attache une belle importance aux couleurs de l’orchestre et à la vivacité des rythmes. C’est très bien eu égard à la date d’enregistrement.

Enfin, son Beethoven s’inscrit dans la veine de ceux de Reiner ou Szell, réalisés avec des orchestres sans doute un peu meilleurs que celui de Pittsburgh à cette époque, mais ni plus vivant, ni mieux construit : Steinberg apporte même un peu de souplesse supplémentaire. Bref, que du bonheur !

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Le joli cadeau de Noël offert aux enfants…

Pour les bambins français, la nouvelle est d’importance ! C’est évidemment un joli cadeau de Noël, qui les servira pour les années à venir. Pour certains de leurs parents, et d’autres adultes qui ont un avis sur tout même quand ils n’ont pas / plus d’enfants en âge d’être châtiés, évidemment, il s’agit presque d’une forfaiture, à lire les commentaires ici ou là…

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