J’ai retrouvé une vieille chose –décidément, 1967 fut une très grande année en matière de Pop Music, tant d’excellents disques sortirent cette année-là !-, presqu’aussi vieille que moi à un an près, et qui connut un immense succès en son temps en France, mais pas en Angleterre ni en Irlande, son pays d’origine ! Comme quoi, parfois, les Français ont du goût en matière de Pop Music ! Voici donc, tout d’abord, la version, dans cette petite vidéo.
Et voici maintenant la copie, très réussie à mes oreilles, réalisée en 1988 par l’excellent et bien trop peu connu groupe français The Vietnam Veterans, parue sur un disque compilation « posthume », le groupe s’étant séparé avant sa sortie…
Normalement, les éléments et le déroulement d’une messe, dans la religion catholique, sont universels « ubi et orbi » –c’est le pape qui l’a dit-, immuables et gravés dans le marbre, dans leur forme actuelle, depuis « Vatican II » –c’est le pape qui l’a écrit-. Même un agnostique comme moi le sait…
Evidemment, ici, parfois souvent, on aime bien ne pas faire les choses comme ailleurs : dans la cathédrale de Strasbourg, une fois par an, où l’officiant rajoute à la messe un élément qui n’existe pas ailleurs dans les églises catholiques ou les temps protestants de France –et de Navarre…-.
Vous l’aurez compris, l’objet de cette devinette difficile –****– est de trouver : • la date annuelle de ce particularisme ; • et, de surcroît et surtout : quel est donc cet élément ajouté ?
Sibelius – Les symphonies • 2 • Les versions hors de Finlande
Je vous avais présenté il ya a quelques temps les nombreuses versions finlandaises des intégrales des symphonies du plus éminent compositeur finlandais, Jean Sibelius, présentes dans ma discothèque. C’est son contemporain et compatriote Robert Kajanus qui, le tout premier, dans les années 30, grava magistralement, en Angleterre, quelques symphonies –extrait ci-dessous-, sans réaliser d’intégrale toutefois, suivi, très rapidement par Sir Thomas Beecham, qui enregistra lui aussi plusieurs oeuvres du compositeur sans jamais réaliser d’intégrale : des disques importants, qui ont été réédités dans d’excellentes conditions techniques par le label Naxos dans leur collection « historique ».
Un troisième chef d’orchestre est, à mes oreilles, majeur pour découvrir Sibelius. Il s’agit d’Herbert Von Karajan, qui, même s’il ne réalisa jamais d’intégrale des symphonies du compositeur –il les a toutes enregistrées, et parfois à plusieurs reprises, sauf la troisième-, contribua très largement à le populariser : au cours de sa carrière, il le joua 69 fois en concert, dès 1938, et on dispose par ailleurs de 50 enregistrements toutes pièces confondues, réalisés entre octobre 1949 –symphonies°5 avec l’orchestre philharmonique de Stockholm– et février 1984 –Tapiola-.
Dès les années 50, Sibelius conquit toute l’Europe –sauf la France, très hermétique pendant longtemps à son génie– et les les États-Unis, essentiellement grâce au disque. Les intégrales réalisées hors de Finlande sont très nombreuses dans ma discothèque, et je n’en connais aucune qui soit réellement décevante, même si j’ai mes préférences –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– : Sibelius a généralement été très bien servi par le disque !
Pile-poil livrée le bon jour –celui de la rentrée scolaire cette année– à la bonne heure –où des enfants passent dans la rue vers leur école, leur collège ou leur lycée, entre rires et pleurs pour les plus petits-, la dernière surprise de ce drôle d’été –trop chaud, trop sec, parfois éreintant– est désormais disponible et presqu’en lien avec une récente notule –il m’arrive parfois d’avoir de la suite dans les idées !-. Oui, mais laquelle ? A vous de le découvrir !
Vous pouvez la trouver ici, elle est raisonnablement copieuse, tandis qu’au même moment, la surprise du mois précédent est retirée du serveur.
Edit – Correction du lien, désormais fonctionnel !
Il est inarrêtable, vraiment ! Voilà que l’inénarrable Donald -qui s’est auto-proclamé « Greatest POTUS »– se mêle, une fois encore, de géographie en rebaptisant par décret le lac Ontario « Lake America », après avoir déjà renommé, toujours par décret, le golfe du Mexique en golfe d’Amérique ! Et certains cartographes s’empressent même de flatter son ego ! Prochaine étape : il veut désormais renommer l’un ou l’autre, voire l’un et l’autre, océans qui bordent les États-Unis… On n’arrête décidément pas le progrès !
A ce petit jeu, je décrète qu’il faut rebaptiser du nom du POTUS une fameuse crème exfoliante pour les fesses !
–Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand–.
Evidemment, avec une appellation pareille, cette playlist semble peu ragoûtante ! Elle doit son titre au fait que les oeuvres qui la composent ont été plus ou moins atrophiées par des coupures forcément malvenues, telles qu’on les concevait encore jusqu’au milieu du 20ème siècle, pour de mauvaises raisons pratiques ou artistiques ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Richard Wagner – Die Walküre, acte II
Fuchs, Hotter, Lehmann, Melchior, Klose, List, Flesh, Berger
Orchestre de l’opéra de Berlin, Bruno Seidler-Wikler, scènes 1, 2 et 4 – 1938 *****
Orchestre philharmonique de Vienne, Bruno Walter, scènes 3 et 5 – 1935 *****
Ce monument de l’histoire du disque est malheureusement amputé –crime impardonnable– d’une grande partie de la longue anamnèse de Wotan –acte 2, scène 2-, longtemps considérée comme un « tunnel » scénographie -et cependant essentiel pour comprendre le rôle de Wotan– et assez largement coupée sur les scènes du monde entier –sauf à Bayreuth– et, pour la mise en 78 tours, dans les premiers enregistrements de cet acte, beaucoup moins populaire que les deux autres-.
C’est regrettable : d’une part, parce que ce long passage, qui oscille entre chuchotements introspectifs et colère rentrée fait partie de mes passages préférés du «Ring des Nibelungen » et d’autre part parce que dans cette version, on trouve le premier témoignage enregistré du rôle de Wotan par Hans Hotter –un rôle qu’il a chanté plus qu’aucun autre jusqu’au milieu des années 60, qu’il a marqué à jamais de son empreinte et pour lequel il reste inapproché-, ici à 29 ans : et c’est, déjà, proprement fabuleux ! Tout le reste de cet acte « en kit » -je vous ai dit pourquoi ici– est d’un remarquable niveau de qualité.
• Serge Rachmaninov – Symphonie n°2
Orchestre symphonique de Pittsburgh, William Steinberg – 1954 ***** Extrait du coffret anthologique de 20 CD « William Steinberg. The Complete EMI Recordings » – EMI, 2011
La deuxième symphonie de Serge Rachmaninov fut, durant plusieurs décennies et avec l’aval du compositeur, interprétée dans des versions coupées, parce qu’il craignait qu’elle connût un sort aussi peu enviable que sa première –un « four » monumental à sa création-. Ces coupures représentent une dizaine de minutes –la symphonie, dans son intégralité telle qu’elle est proposée de nos jours, dure une petite heure-. La version de William Steinberg, la toute première enregistrée à ma connaissance, constitua très longtemps une référence des catalogues internationaux. Le chef semble avoir eu une affection particulière pour l’oeuvre, qu’il réenregistra, avec le même succès critique mais toujours avec des coupures, pour le label Capitol Records en 1961. Dans les deux cas, l’orchestre de Pittsburgh se couvre de gloire et les conditions techniques –ici, une mono très large d’image et bien timbrée– s’avèrent remarquables pour leurs époques respectives.
L’imagette de droite –cliquer pour la voir en plus grand, c’est en Anglais très accessible– vous propose la critique parue dans la revue Gramophone en juin 1955, lors de la parution de ce disque en Angleterre -je n’en ai pas trouvé trace dans les archives françaises, malheureusement incomplètes…-. Il est étonnant que William Steinberg, dont les disques connurent régulièrement un très grand succès critique en leur temps, ait ensuite été « oublié » jusqu’à sa « redécouvert » en 2011 avec la sortie du gros coffret EMI Icon.
• Reinhold Glière – Symphonie n°3 « Ilya Mourometz »
Orchestre symphonique de Houston, Leopold Stokowski – 1958 **** Extrait du coffret anthologique de 10 CD « Leopold Stokowski, The Maverick Conductor » – EMI, 2009
La troisième symphonie de Reinhold Glière –compositeur russe comme son nom ne l’indique pas…– est une oeuvre à programme décrivant les exploits d’Ilya Mourometz, le bogatyr le plus célèbre de la mythologie de la Rus’de Kiev –la Russie ancestrale-. Il s’agit d’une symphonie pléthorique et foisonnante d’idées, d’une durée un peu supérieure à une heure, dont les premières versions enregistrées présentait un nombre de coupures plus ou moins aléatoires pour la faire tenir en environ 40 à 50 minutes, soit deux faces de 33 tours.
Cette version de Stokowski, la deuxième à avoir été enregistrée après celle de Ferenc Fricsay en 1956, est celle qui présente les coupures les plus nombreuses –connaissant ce chef, ces « tripatouillages » étonnent peu, et encore moins dans cette symphonie-, mais on ne s’en rend guère compte si on ne connaît pas l’oeuvre intégrale telle qu’elle est régulièrement proposée de nos jours, qui peut même paraître longuette entre de mauvaises mains… Ici, malgré un orchestre qui n’est de loin pas le meilleur orchestre américain, le chef fait sonner l’oeuvre de mille feux rutilants, ce qui sied parfaitement à son propos.
Le portail sud –diaporamas à voir ici– est la première émanation gothique de la cathédrale de Strasbourg, puisqu’il s’agit d’une extension du bras du transept sud de la cathédrale romane pré-existante, elle même issue d’une transformation progressive de la cathédrale dite « de Werner » dans le style ottonien et d’un édifice plus ancien encore, situé au centre du camp romain d’Argentoratum. Pour tout savoir sur les étapes successives de la construction de la cathédrale, cette rapide synthèse illustrée est très instructive.
Architecturalement, la cathédrale de Strasbourg telle qu’on la connait de nos jours propose une synthèse de plusieurs influences gothiques : le style dit « gothique bourguignon » et le gothique rhénan, mais elle échappe assez largement, en revanche, aux canons du style gothique français classique.
« L’énorme cathédrale, le sommet le plus haut qu’ait bâti la main de l’homme après la grande pyramide, se dessinait nettement sur un fond de montagnes sombres d’une forme magnifique, dans lesquelles le soleil baignait çà et là de larges vallées. L’œuvre de Dieu faite pour les hommes, l’œuvre des hommes faite pour Dieu, la montagne et la cathédrale, luttaient de grandeur. Je n’ai jamais rien vu de plus imposant ». Victor Hugo
Ce portail comporte notamment deux magnifiques statues, d’une très grande expressivité et réputées pour être parmi les plus belles de l’art gothique : l’Église triomphante et la Synagogue vaincue –Ecclesia et Synagoga– un thème très classique de l’art médiéval-.
En pleine période touristique malgré la pluie, il est particulièrement difficile de photographier la façade sud de la cathédrale de Strasbourg –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, puisque l’édifice est totalement intégré dans l’environnement urbain et que le parvis est de taille remarquablement réduite : contrairement à la plupart des cathédrales en France, la construction de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg fut envisagée, au coeur de la ville, sans démolir l’habitat déjà existant. Le mieux serait d’y aller tôt le matin, lorsque la place est encore vide de monde…
Autres particularité propre à Strasbourg : le financement de la cathédrale et sa réalisation furent non pas du ressort de l’Église ou d’un éventuel prince ou roi –l’évèque de Strasbourg fut rapidement évincé du projet– mais placés sous la responsabilité des autorités séculières de la ville de Strasbourg, alors ville impériale libre, donc indépendante de toute autorité religieuse ou seigneuriale depuis 1262 et très prospère cité marchande : elle était dirigée par quelques riches familles patriciennes, puis par le « Conseil des Quinze », situation qui perdura jusqu’à la révolution française.
Enfin, entre la date de sa construction et le rattachement forcé de la ville au royaume de France sous Louis XIV en 1681, la cathédrale fut alternativement dévolue au culte catholique puis au culte protestant – c’est Louis XIV qui la rendit au culte catholique-.
Les deux galeries de ce jour sont consacrées à deux des trois portails de la façade ouest :
• le grand portail central, d’une part : comme la cathédrale est dédiée à Marie –diaporama 1-, la statue principale est une vierge à l’enfant de style gothique. Cette statue est flanquée de deux groupes de statues représentant prophètes et martyrs, et surmontée d’un tympan consacré à la Passion du Christ –diaporama 2-.
• à droite du portail central –portail sud-ouest–, d’autre part : deux groupes de statues représentent les vierges sages accompagnées du mari idéal, d’une part, et les vierges folles accompagnées du tentateur, d’autre part. –diaporama 1 & diaporama 2-.
Précisons que la grande majorité des statues de la cathédrale sont des copies à l’identique des statues originales, préservées au Musée de l’Oeuvre Notre-Dame, conseil de fabrique gestionnaire de l’édifice en partenariat avec l’État et la municipalité –un autre particularisme lié au statut local-.
J’étais parti, plein d’entrain, espérant passer entre les gouttes et les nuages pour faire quelques photos de la cathédrale de Strasbourg. Malheureusement, je n’ai pas réussi à échapper à la pluie et à une lumière assez grisâtre… Aujourd’hui : quelques gargouilles –ce sont celles de la façade sud– à retrouver sur la page des galeries éphémères…