• Le fameux dicton objet de la devinette récemment proposée s’énonce ainsi : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ». • Cette phrase est attribuée à Marie-Antoinette d’Autriche, épouse de Louis XVI « Le Raccourci » et reine de France mal-aimée de ses sujets depuis son arrivée en France pour épouser le roi. • Le 5 octobre 1789, alors qu’une disette s’est abattue sur la France, des milliers de femmes affamées marchent depuis Paris vers Versailles. Le peuple a faim, le pain manque car les récoltes de blé ont été médiocres et la colère gronde : lepeuple veut déloger « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » qui seraient responsables de tous les maux. Dans la rumeur, on prête à la reine Marie-Antoinette cette réplique cinglante et provocatrice : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! ».
Evidemment, on sait aujourd’hui que tout cela n’est que légende, entretenue par les ennemis de la reine, puis popularisée au 19ème siècle et entrée dans la littérature populaire et les livres d’histoire jusqu’au dernier tiers du 20ème siècle au moins.
Le titre de cette playlist était tout évident pour cette playlist en forme de paisible balade dans la nature ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Ludwig van Beethoven – Symphonie n°6 « Pastorale »
Orchestre philharmonique de Vienne, Wilhelm Furtwängler – 1952 ***(*)
Je n’écoute que rarement cette version de cette très belle symphonie, très populaire et que j’apprécie beaucoup. Les critiques ne furent pas très favorables lors de sa première parution –elles ont été assez largement et plus favorablement révisées ultérieurement-, notamment en Angleterre, où l’interprétation de Wilhelm Furtwängler était décrite comme celle « d’un vieil homme malade ». Sans doute ai-je aussi été influencé, enfant, par le jugement paternel de cette version : « Ce n’est pas un ruisseau, c’est un grand lac » à propos du deuxième mouvement.
• Ludwig van Beethoven – Sonate pour piano n°15 « Pastorale »
Emil Gilels, piano – 1983 *****
Plus encore que sa sixième symphonie, j’apprécie la quinzième sonate pour piano « Pastorale » de Beethoven –le sous-titre n’est pas de Beethoven, mais de son éditeur, qui ne lui avait pas demandé son avis. Le manuscrit autographe de Beethoven ne porte que la mention « Grande sonate pour le piano-forte »-, d’un caractère poétique et serein tout-à-fait remarquable. La version d’Emil Gilels est somptueuse et comporte à mes oreilles le meilleur deuxième mouvement que je connaisse –pas moins d’une trentaine de versions-.
• Ralph Vaughan Williams – Symphonie n°3 « A Pastoral Symphony »
Linda Hohenfeld, soprano ; Philharmonia Orchestra, Leonard Slatkin – 1993 *****
Cette très belle symphonie composée de quatre mouvements lents n’est pas à proprement parler une paisible promenade à travers la campagne, mais une balade en forme de requiem à travers les contrées dévastées des campagnes françaises suite à la première guerre mondiale, à laquelle le compositeur participa, d’abord comme ambulancier puis comme lieutenant d’artillerie. Comme dans d’autres symphonies de Vaughan Williams, elle comporte une partie chantée sans paroles.
Très belle version de Leonard Slatkin, qui bénéficie en outre d’une excellent prise de son.
J’aurais vraiment aimé faire plus de photos pendant nos dernières vacances, mais, même si je m’étais allégé au maximum et que je ne suis pas sorti avec le sac à dos plein de matériel, la canicule –oui oui, même dans le Pas-De-Calais, la dernière semaine de juin a été marquée par une intense chaleur !– n’aidait vraiment pas à transporter un appareil photo autour du cou durant de longues heures, quel que soit par ailleurs le poids de l’appareil envisagé –et un hybride est bien plus léger qu’un reflex– : la sangle de cou, même rembourrée, outre qu’elle tient très chaud, fatigue beaucoup les muscles de la nuque et je reste malgré tout régulièrement obligé de tenir l’appareil avec l’une ou l’autre main pour éviter qu’il ne ballotte quand je me déplace.
Pour y remédier, j’ai commandé un harnais, qui soulage grandement la nuque et permet de se promener –et de promener l’appareil photo– en toute quiétude, en transférant le poids dudit appareil du cou vers les épaules. C’est nettement plus ergonomique ! Que n’y avais-je pensé avant ! Il en existe de multiples modèles plus ou moins coûteux / luxueux / pratiques / jolis –rayer les mentions inutiles-, permettant de transporter un ou plusieurs appareils, certains étant même équipés d’emplacements pour y ranger l’un ou l’autre objectif, une ou deux batteries voire d’autres accessoires : pour cela, j’ai déjà mon sac à dos !
Aussi, pour ma part, je suis allé au plus simple : un harnais pour seul appareil, et un emplacement pour carte-mémoire supplémentaire, et puis c’est tout et c’est bien suffisant ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Evidemment, il ne sera pas réservé aux seules randonnées-photo par temps de canicule et viendra très souvent remplacer la sangle de cou : c’est nettement plus confortable ainsi !
Il semblerait que depuis la présente décennie, Les Rolling Stones achèvent leur carrière sur les mêmes sommets où ils la débutèrent il y a plus de 60 ans !
C’est en tout cas ce que donnent à penser les revues de presse généralement élogieuses que l’on peut trouver un peu partout dans le monde concernant leur dernier album « Foreign Tongues » –critiques tout-à-fait méritées à mes oreilles : l’album est solidement varié et bourré d’énergie juvénile-, qui succèdent aux critiques non moins élogieuses de leur album précédent « Hackney Diamonds », qui trusta la première place des charts anglais, européens, américains, australiens et asiatiques en novembre 2023 !
Comme au bon vieux temps des 60’s, quand ils alternaient, à la sortie de chaque single ou de chaque album, la première place avec leurs meilleurs « faux ennemis », les Beatles. L’histoire est un éternel recommencement…
… malgré l’absence de pluie depuis plusieurs semaines !
L’autre jour, lors d’un déplacement en voiture vers le nord du département –cf.carte 2-, nous avons traversé le Ried, et constaté, à notre grand étonnement, que les champs étaient largement et automatiquement arrosés jour et nuit, y compris aux plus chaudes heures de la journée –et, comme chacun sait, il fait très chaud à toute heure de la journée actuellement…-, les arroseurs « pompant » allègrement et sans vergogne dans la nappe phréatique !
Je pensais que nous étions depuis un certain temps en grande tension hydrique, comme c’est le cas un peu partout en France –cf. carte 1-, mais en fait, que nenni ! Une partie de la bande rhénane, qui s’étend sur une cinquantaine de kilomètres au nord et au sud de Strasbourg –une partie de la plaine du Ried, donc-, est à ce jour préservée de tout stress hydrique –cf. carte 3-, grâce à la plus grande nappe phréatique d’Europe en volume, qui a été très largement alimentée en hiver et au printemps. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Hier, journée de fête nationale, aucune des sept boulangeries rencontrées sur mon trajet n’était ouverte et je n’ai donc pas réussi à me procurer ma baguette quotidienne, imprévoyant que je suis ! J’aurais sans doute pu en trouver une dans l’un des trois petits supermarché ouverts le matin, mais, comme dirait l’autre, « je ne mange pas de ce pain-là » !
Je me suis donc rabattu sur deux petites brioches que j’ai faites, l’une sucrée et l’autre salée, suivant un dicton autrichien bien connu et devenu célèbre en France, tel un gueux du Tiers-État de l’Ancien régime !
Vous l’aurez compris, l’objet de la devinette –*(*) : l’anecdote est célèbre– est de trouver : – Quel est ce fameux dicton ? – Qui en est l’auteur ? – A quelle occasion fut-il énoncé ?
Aujourd’hui, jour de fête nationale, il est temps de vous parler d’un album presque français…
J’ai commandé dimanche cet excellent album –à mes oreilles et selon mes goûts parfois bizarres…-, l’un des tout meilleurs jamais enregistrés par une chanteuse française, Dominique Durand –chantant en Anglais avec un accent français joliment sexy qui fait tout son charme– au sein du groupe américain Ivy, formation en trio représentative du courant « Indie Pop » tendance « Jangle Pop » : je dirais pour ma part que c’est simplement de la bonne musique, très bien interprétée et produite, qui s’écoute avec un plaisir infini. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
« Apartment Life », donc, du groupe Ivy, sorti en 1997, fait partie de mon quinté gagnant des albums enregistrés par des chanteurs / groupes français, avec : • « Allo le monde » du groupe Ici Paris, ; • « On The Right Track Now » du groupe The Vietnam Veterans ; • « Histoire de Melody Nelson » de Serge gainsbourg; • « L’homme à tête de chou » de Serge Gainsbourg.
On est évidemment assez loin des listes de chansonniers –ce terme n’est pas péjoratif– traditionnelles généralement citées, qui vont de Brassens à Brel en passant par Bashung, Cabrel, Lavilliers, Renaud ou Voulzy, ainsi que Barbara, Françoise Hardy ou Edith Piaf lorsqu’on parle de chanson française –qui est justement un genre qui me parle fort peu…– !
C’est vous dire si je l’apprécie –et que j’ai parfois des goûts bizarres…– ! Je vous laisse vous en faire une opinion vous-même ci-dessous…
Je ne sais pas pourquoi, mais, horreur malheur : j’ai eu beau chercher, rechercher et fouiller encore, le CD que j’avais acheté au début des années 2000 a disparu de ma discothèque ! Soit je l’ai perdu au cours d’un déménagement, mais ça m’étonnerait, soit je l’ai prêté à un indélicat qui ne me l’a jamais rendu –ce que je peux comprendre tant il est excellent…-.
Comme il est désormais totalement introuvable en CD, je me suis rabattu sur son édition en disque vinyle, en importation des USA : il arrivera donc d’ici trois semaines seulement…
Lorsqu’il décéda en 2011, à 99 ans, Kurt Sanderling était certainement le doyen de la direction d’orchestre. Ayant débuté sa carrière en 1931 comme répétiteur à l’opéra d’état de Berlin, il fut démis de ses fonctions par les autorités nazies et forcé à l’exil. N’ayant aucune famille en Europe de l’ouest ou aux USA, il trouva refuge, en 1936, en URSS où résidait déjà l’un de ses oncles. Il y fut notamment chef principal invité de l’orchestre philharmonique de Leningrad, aux côtés de la star de la direction locale Yevgeni Mravinsky –dont Karajan disait : « Il y a lui et moi »-. La superbe quatrième symphonie de Tchaïkovsky, puissante et très bien architecturée, enregistrée en 1955 et présente dans la playlist date de cette époque. C’est assurément l’une des plus somptueuses versions de cette symphonie, même si elle ne fut découvert en occident que très tardivement lors de sa réédition en CD en 1995.
A partir de 1960, Kurt Sandeling s’établit en Allemagne de l’est –ex-RDA– pour prendre la direction de l’orchestre symphonique de Berlin, dont le régime voulait faire un pendant au prestigieux philharmonique de Karajan. Il y enregistra pour le label est-allemand Eterna une magnifique et très granitique intégrale des symphonies de Sibelius –la toute première à prendre place dans ma discothèque, lors de sa réédition en CD– ainsi que des symphonies de Mahler et de Chostakovich, qu’il vénérait. Il dirigea également durant trois ans la prestigieuse Staatskapelle de Dresde, orchestre avec lequel il enregistra notamment une remarquable intégrale des symphonies de Brahms et cette très sombre symphonie de César Franck –cf. extrait-.
Tous ces enregistrements, quasi-inconnus en Occident, furent redécouverts –avec stupéfaction tant leurs qualités sont immenses– lors de leur réédition en CD au cours des années 90.
En 1981, Kurt Sanderling fut invité à Londres par le Philharmonia Orchestra : il y enregistra pour EMI une intégrale des symphonies de Beethoven sponsorisée par le fabricant de cigarettes canadien Du Maurier –en Australie, c’est la marque de cigarette Benson & Hedges qui sponsorisa le projet et le coffret était doré au lieu d’être rouge…– , qui imposa le packaging du coffret au design identique à celui de ses paquets de cigarettes –cf. cliquer sur l’imagette de droite-.
Il s’agit de la première intégrale des symphonies du compositeur enregistrée en digital, où le chef semble reprendre la baguette exactement là où Otto Klemperer l’avait déposée une quinzaine d’années auparavant : architecture marmoréenne et sévèrement burinée, tension créée par des tempi mesurés mais mieux animés que chez Klemperer, très bel équilibre des pupitres…
Une intégrale que j’aime beaucoup, extrêmement difficile à trouver de nos jours –mon exemplaire est une réédition importée du Japon dégottée miraculeusement-.
• Piotr Illyitch Tchaïkovsky – Symphonie n°4 en fa mineur
Orchestre philharmonique de Leningrad, Kurt Sanderling – 1956 *****
• César Franck – Symphonie en ré mineur
Staatskapelle de Dresde, Kurt Sanderling – 1966 *****
• Ludwig Van Beethoven – Symphonie n°2 en ré majeur
Philharmonia Orchestra, Kurt Sanderling – 1981 *****
Somptueuse playlist donc, d’un grand oublié de la baguette, austère et peu médiatique !
La précédente devinette dont j’avais estimé le niveau de difficulté à une seule petite étoile (*) ne vous a pas résisté au-delà de quelques heures, et c’est Éternelle qui en a trouvé la solution :
• Titre de la chanson : Atmosphere • Nom du groupe : Joy Division
La parution officielle de la chanson en single, en août 1980, est postérieure au suicide du chanteur Ian Curtis –épileptique et profondément dépressif, il est décédé avant d’avoir atteint 24 ans en mai 1980-, sauf en France, où une édition un peu antérieure sur un label improbable était sortie en janvier 1980.
Le clip posthume date de 1988, il a été réalisé par Anton Corbijn, photographe « officiel » du groupe, et réalisateur, en 2007, du très beau film biographique en noir et blanc « Control », consacré à Ian Curtis.