Devinette « Hymne Officieux / Officiel »

Dans la récente playlist « Rouge » figure, notamment, « Finlandia » de Jean Sibelius, qui en composa trois versions : celle pour orchestre, qui est sans doute son oeuvre la plus populaire ; une version pour piano et, enfin, une version arrangée pour choeurs, dont les paroles sont les suivantes :

L’oeuvre, considérée comme l’hymne officieux de la Finlande, a été composée par Sibelius en 1899, en réaction contre l’occupation russe de la Finlande, qui ne deviendra indépendante qu’en 1917, avant d’entrer dans une guerre civile extrêmement sanglante en 1918 -un épisode européen contemporain assez peu connu en France, pourtant marqué par plus de 35000 morts pour une population de 3,4 millions d’habitants à l’époque-.

Mais la musique fut aussi l’hymne officiel d’un éphémère pays, lui aussi marqué par une effroyable guerre civile : l’objet de cette devinette –niveau de difficulté estimé : ***– est d’identifier ce pays !

A vos claviers !

Playlist en couleurs – Rouge, troisième !

• Arnold Schönberg – Die verklärte Nacht (La nuit transfigurée) – Version orchestre
Orchestre philharmonique de Berlin, Herbert Von Karajan – 1974 *****

• Alexandre Glazounov – Concerto pour violon
Nathan Milstein, violon ; Orchestre symphonique de Pittsburgh, William Steinberg – 1956 *****

• Jean Sibelius – Tapiola et autres poèmes symphoniques
Orchestre philharmonique de Berlin, Herbert Von Karajan – 1984 *****

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Gastronomie & typographie !

Comment associer ces deux concepts ? Rien de plus simple en réalité !

Ordonques, comme je l’expliquais dans une notule récente, ici, il me restait à profiter d’un dernier bon-cadeau offert lors de mon départ en retraite : l’occasion d’une petite virée le long de la Route des Vins, entamée sous le soleil, qui nous a d’abord conduits vers ce qu’ils appellent un « brunch gastronomique », et qui, pour tout mangeur normalement constitué, est en réalité un copieux déjeuner !

Imaginez un peu : nous avons découvert un buffet de hors-d’oeuvres plantureux -queues de homard, huîtres, fois gras, de merveilleux jambons de toutes sortes, des pâtés en croûte, des « mignardises asiatiques »…-, , suivi d’un court choix de plats gastronomiques finement élaborés puis d’un assortiment de fromages et, pour finir, d’un buffet de desserts à peu près aussi copieux que celui des hors-d’oeuvres !
Bref, c’était très bon, les deux salles du restaurant étaient pleines –la notoriété de ce « brunch dominical » nécessitant de poser une réservation plusieurs semaines à l’avance-, le cadre est somptueux et le personnel, très nombreux, aux petits soins. Compter près de trois heures pour profiter pleinement de ce plantureux brunch…

Evidemment, l’après-midi était très bien entamée et le ciel commençait à s’ennuager passablement lorsque nous sommes arrivés, repus, à la bibliothèque humaniste de Sélestatcliquer sur l’image pour la voir en plus grand– ! C’était la destination culturelle qu’avait choisie TheCookingCat, j’aurais plutôt opté a priori pour ma part pour le musée Unterlinden de Colmar. Mais en fait, je n’ai pas regretté du tout !

En effet, si cette bibliothèque contient de magnifiques incunables réunis par Beatus Rhenanus, ainsi que ses cahiers d’écolier lorsqu’il fréquenta la prestigieuse École Latine de Sélestat un genre de « prépa » avant l’heure, fréquentée par de nombreux nobles et bourgeois du bassin rhénan avant leur entrée dans une université allemande ou suisse-, elle avait organisé également une remarquable exposition sur l’évolution de l’édition, des manuscrits réalisés par les moines copistes du Moyen-Âge jusqu’à l’invention européenne de l’imprimerie, dans le contexte de l’humanisme rhénan des 15ème et 16ème siècles, profondément marqués par la Réforme.

Un remarquable travail d’érudition et de présentation pour rendre cette visite passionnante et interactive. L’occasion, notamment, de découvrir :
• la première Bible d’Erasme dans sa double version grecque et latine –cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand– ;
• une reconstitution de l’atelier d’imprimerie de Johannes Mentelin à Strasbourg –portrait sur l’imagette de gauche-, qui publia en 1460 le premier livre jamais imprimé en Alsace, et 10 ans avant la première impression d’un livre en France : une Bible en langage vernaculaire sur 49 lignes –contre 42 pour la Bible de Gutenberg publiée à Mayence 5 ans seulement auparavant-…

NB. Pour consulter les images proposant des textes manuscrits ou imprimés en meilleure définition, vous pouvez télécharger les images ici.

Bref, pour qui s’intéresse à la calligraphie et à la typographie –et c’est mon cas-, cette exposition constitue un vrai bonheur !

Lecture en forme de réminiscence !

Voici un excellent livre, en souvenir de mes lectures d’enfance et d’adolescence : j’ai lu et relu toutes les aventures –romans et pièces de théâtre, écrites (très bien) entre 1905 et 1941– du gentleman-cambrioleur et l’étonnante évolution de ce personnage d’une gouaille toute française, cambrioleur d’un anarchisme non-violent, chevaleresque et un peu romantique, devenu peu à peu détective d’un patriotisme post-première guerre mondiale certes au grand coeur, mais presque franchouillard !

Ce petit livre –220 pages– s’avère  vite lu et passionnant ! En corollaire, vous pouvez écouter sur la première radio de France une série de courts podcasts sur le même sujet et par le même auteur. C’est ici que ça se passe !

D’une magnifique victoire à un triomphe fantastique !

Sa prochaine grande victoire n’en sera que plus merveilleuse / triomphale / admirable / épatante –en réalité, ces mots sont trop recherchés, selon la pauvreté de son vocabulaire limité à deux mots : elle sera « great » ou « amazing » : point trop n’en faut !-.

Que va-t-il bien pouvoir inventer désormais pour empêcher le monde de tourner rond ?

Solution unique pour double-devinette

La dernière devinette ne vous a guère inspirés, elle est restée sans aucune proposition de solution ! Voici donc ses solutions :

La chanson « Midnight Special »qui n’est pas, en l’occurence, une musique de film– était interprétée dans cette devinette **** par Les Paulde son vrai nom Lester W. Polsfuss– guitariste et musicien très populaire en son temps aux États-Unis, mais qui est surtout passé à la postérité pour avoir créé la guitare Gibson Les Paul, laquelle guitare a connu –et connaît toujours– un succès phénoménal chez tous les bluesmen à travers les âges –cliquer sur l’imagette de droite pour voir le modèle standard à l’époque de sa sortie, en 1952– !
Le son de cette guitare est exceptionnellement nourri et riche, surtout lorsqu’on le compare aux sonorités plus « aigrelettes » de sa seule concurrente, la Fender Stratocaster. En revanche, elle est plus « difficile à jouer » que la Fender et, surtout, plus fatigante du fait de son poids, nettement plus important !

• La chanson qui se cachait derrière la seconde devinette *** était « Milk Cow Blues », qui a été reprise sous diverses formes à de multiples reprises, et notamment par les Kinks sur leur album « The Kink Kontroversy » en 1965 –cf. extrait ci-après-. Les Flamin’Groovies en ont également commis plus tardivement une reprise, enregistrée dans les années 80 et parue sur leur très rare album « Step Up ».

 

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Ladies & Gentlemen ! Your attention please…

… Sortie imminente, le 10 juillet 2026, d’un nouvel album des Rolling Stones, « Foreign Tongues » : fidèle à une habitude bien établie depuis des décennies, la pochette sera d’une laideur indescriptible ! A priori, il devrait s’agit d’un double CD et/ou d’un triple LP, qui proposera « le son des Rolling Stones ancré dans le blues, la country et le rock » ! J’ai eu cette nouvelle hier soir dans ma boitàmél, accompagnée de tout un lot de détails, sauf la date des pré-commandes… L’évènement est suffisamment d’importance pour que le quotidien de référence, en France, se fende également d’un article pour l’annoncer.
Autre évènement presqu’aussi exceptionnel, feu Charlie Watts sera –un peu– présent sur l’album et mon deuxième groupe préféré sera également –un peu– de la partie : en effet, Robert Smith, leader de The Cure –Fat Bob pour les intimes– figure sur la liste des invités ! L’occasion pour lui de découvrir le secret de la ligne éternellement svelte de Mick Jagger !

Une chanson extraite de ce nouvel album, « In The Stars », est déjà disponible à l’écoute gratuitement en ligne sur la majorité des plateformes de streaming, au moins pour ceux qui sont abonnés à la liste de diffusion du groupe. Je vous rassure, la pochette de ce single –cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand– est aussi laide que celle de l’album à venir ! 

Playlist « Franco-française »

Comme son nom l’indique, la playlist de ce jour fait la part belle aux compositeurs français, dans des interprétations d’artistes français eux aussi. Vais-je pour autant trouver la clé de « l’esprit français » ? –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Claude Debussy – La mer
Orchestre de Cleveland, Pierre Boulez – 1995 ****

« La mer » est un ensemble de « trois esquisses symphoniques » composées par Claude Debussy entre 1903 et 1905 : 1. De l’aube à midi sur la mer – 2. Jeux de vagues – 3. Dialogue du vent et de la mer. Il s’agit de l’oeuvre orchestrale la plus connue du compositeur, et un excellent moyen d’aborder ce compositeur, même si le « Prélude à l’après-midi d’un faune » me semble encore plus facile d’accès. Ce sont d’ailleurs les deux seules oeuvres orchestrales que j’écoute régulièrement chez ce compositeur, qui m’a toujours échappé quelque peu, et j’en ai de multiples versions dans ma discothèque.
Celle de Pierre Boulez enregistrée avec l’orchestre de Cleveland est très bien jouée, l’orchestre est superbe, le sens du détail est remarquable, mais brrrr ! Que l’eau y est froide ! La prise de son, en revanche, est de premier ordre !

• Erik Satie – Sports & divertissements, et autres pièces pour piano
Pascal Rogé, piano – 1996 *****

Erik Satie, amateur de bons mots et volontiers espiègle à ses heures, avait donné cette appréciation de « La mer » de Debussy : « J’ai particulièrement goûté le passage vers midi moins le quart » !  Vous pouvez retrouver un très petit florilège de ses bons mots à la fin de cette notule, qui date d’il y a dix ans déjà!

L’album « Sports & divertissements » enregistré par le trop discret Pascal Rogé, ancien vainqueur du concours Marguerite Long et inlassable ambassadeur du piano « made in France » est le troisième volet d’une série longuement mûrie, entamée pour le label Decca en 1984 et achevée en 2000 par les pièces pour piano à quatre mains. Un ensemble qui constitue, à mes oreilles, la meilleure proposition anthologique des pièces pour piano de ce compositeur à la fois espiègle et pudique, que j’affectionne beaucoup.

• Maurice Ravel – Daphnis & Chloé
Orchestre de Paris, Jean Martinon – 1975 ****

Écouté ce jour dans sa version intégrale, « Daphnis et Chloé » est conçu par Maurice Ravel comme « une symphonie chorégraphique pour orchestre et choeurs », ces derniers chantant sans paroles. L’oeuvre a été composée entre 1909 et 1912 à destination des fameux Ballets russes de Diaghilev, et Ravel en a tiré deux suites orchestrales pour les salles de concert. Il en existe également une version pour piano, qui précède la partition orchestrale. Les suites de ballet sont enregistrées beaucoup plus souvent que la musique de ballet intégrale, qui dure environ une heure.
Belle version de Jean Martinon, chef d’orchestre trop oublié aujourd’hui, et qui pourtant connut une carrière internationale -Allemagne, Angleterre, États-Unis- très fructueuse au service de la musique française, avant son retour en France à la fin des années 60.

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Le matériel des mises en boîte

Un commentaire à une notule très récente m’attribuait un matériel de qualité pour mes mises en boîte musicales. En fait, non ! Ce matériel est plutôt du tout-venant. Ma guitare et ma basse sont de bons instruments, sans être exceptionnels. J’ai une autre basse électrique dont je ne me sers plus actuellement, il faut que je la fasse entièrement réviser, et elle est au diapason standard –ie : le manche est super long pour mes petites mains et c’est fatigant, mais elle est montée en cordes en nylon qui sont très confortables– et une troisième basse électro-acoustique au diapason court qui me sert essentiellement lorsque je joue dans d’autres pièces de l’appartement ou que je peux emporter en voyage.

Pour le reste, mon ampli de basse est déjà ancien et mériterait une révision, certains potentiomètres sont un peu grippés, et mon ampli de guitare est tout ce qu’il y a de plus basique. Je ne dispose par ailleurs d’aucune pédale d’effet, ce qui me manque dans certains cas. Quoi qu’il en soit, ces deux amplis sont largement suffisants, en termes de puissance, en environnement domestique, et j’aurais de quoi sonoriser confortablement tout l’immeuble si nécessaire !
Je compense parfois ces limites via l’utilisation de Garageband, excellent logiciel que j’utilisais beaucoup au début des années 2000, mais dont l’interface a énormément évolué et nécessiterait de ma part une bonne réappropriation. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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