Basse : un peu de fil à retordre

Madness • Our House

Non content d’avoir mis en boîte des reprises Ska ou Rocksteady des Specials, je m’attaque désormais à quelques standards de Madness : font désormais partie de mon répertoire, les deux hits « One Step Beyond », reprise par le groupe de Prince Buster, qui cartonna dans les charts en 1979, et « My Girl », qui connut à peine moins de succès la même année. Le second possède une ligne de basse simple et efficace, celle du premier est à peine plus difficile mais nécessite une mise en place très « carrée ».

En revanche, la partie de basse de « Our House » est autrement plus complexe, notamment du fait de sa grande rapidité et m’a donc donné un peu plus de fil à retordre : elle se compose de trois parties –couplet, refrain et pont, lequel m’a donné le plus de souci à 2’02, 2’25 ou 2’40 en particulier…– qui sont autant de ruptures rythmiques.
Cette ligne de basse, assez mélodique, est un joli soutien à cette chanson entraînante et joyeuse, qui connut un grand succès lors de sa parution en 45 tours, en 1982, lorsque le groupe commençait à s’émanciper du genre ska-rocksteady pour se diversifier plus abondamment. Le clip qui fut réalisé à l’époque avait par ailleurs marqué les esprits.

Après cet intermède de quelque semaines, je suis désormais prêt à retourner vers quelques blues ou ses dérivés, à la guitare ou à la basse…

 

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Un peu de blues pour entamer la semaine !

J’entame cette semaine par une petit playlist blues –mon avant-dernier semaine de quinquagénaire, viens-je de me rendre compte !-, avec deux LP de belle qualité artistique. Au gré des saisons, ces disques, comme pas mal d’autres disques de blues, sont soldés dans les bacs à 33 tours de la Fnac : je suppose qu’ils ne doivent pas en vendre des wagons… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• BB King – Three O’Clock Blues – 2017 ****

L’album est une réédition d’une compilation française de titres enregistrés par BB King entre 1956 et 1960 et contient quelques-unes de ses meilleures chansons. Néanmoins, les deux titres enregistrés avec l’orchestre de Duke Ellington ne sont de loin pas inoubliables et j’aurais préféré, tant qu’à faire, deux morceaux plus « roots » à la place ! Bon pressage silencieux 180 grammes, prise de son mono de l’époque, très correctes.

T-Bone Walker, Joe Turner & Otis Spann – Super Black Blues – 1969 *****

Un excellent album de blues, qui permet de retrouver le grand T-Bone Walker à la guitare, accompagné du pianiste Otis Spann et du chanteur Joe Turner, soutenus par quelque « sessions men ». Je vous avais déjà signalé ce grand classique ici. Le saxophone qui apparaît ponctuellement est tenu par Ernie Watts, qui joua notamment avec les Rolling Stones à de multiples reprises, et notamment lors de la gigantesque tournée de 1981-82.

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Quand l’histoire bégaie…

La poignée de main de la honte…

• A gauche : en 1939, poignée de main restée célèbre entre le « petit père des peuples », le sanguinaire Joseph Staline et Joachim von Ribbentrop, ministre plénipotentiaire des Affaires étrangères du Reich allemand, lors de la signature du pacte de non-agression germano-soviétique de 1939. On sait ce qu’il advint moins de deux ans plus tard, avec l’opération Barbarossa…
• A droite : en octobre 2026, Trump vient de « sceller un deal » dont il a le secret avec Poutine concernant la livraison de grande quantité de gazole russe, afin d’en faire baisser les prix sur son marché intérieur américain et d’obtenir le vote des routiers et des agriculteurs… Tout ça pour ça…

Solution de la devinette très difficile…

Il est temps d’apporter une réponses à la devinette que je pensais –très- difficile et dont Marcel a pourtant trouvé en deux coups de cuillère à pot la solution !

L’image proposée est en effet une photo d’un kit de voyage de batterie miniature, The Kentucky Junior Jazz Outfit Drum Kit. A l’intérieur de la valisette, on trouve de petits « tambourins » sans grelots, une cymbale et un triangle que l’on suspend. On attache les deux « tambourins à la valise, laquelle fait office de grosse caisse, et l’on obtient ce drôle de kit de batterie de voyage.
Charlie Watts, le batteur des Rolling Stones, en possédait un qu’il conserva jusqu’à son décès, et s’en servit lors de l’enregistrement de la chanson «Street Fighting Man», en 1968. Cette chanson, considérée comme subversive, fut rapidement interdite de radio en Angleterre et aux États-Unis. Elle parut en 45 tours aux USA et en Europe et figure sur le merveilleux album « Beggars Banquet », qui reste pour moi le plus parfait disque de Rock Music jamais paru, toutes époques et tous artistes confondus.

La particularité de cette chanson, outre ce mini kit de batterie, est que la prise de son de base fut réalisé dans une salle de bain –afin d’apporter un peu d’ampleur à l’acoustique-, la guitare acoustique de Keith Richards et la batterie étant enregistrée sur cassette via un petit cassettophone Philips EL3302 dont les piles étaient quasiment en fin de vie. Keith Richards adorait ce petit engin, novateur à l’époque, que l’on manipulait d’un simple joystick, parce que le micro fourni, de piètre qualité, engendrait rapidement un son saturé sur la bande. Le son mini-batterie / guitare acoustique fixé sur cassette fut ensuite injecté lors du mixage final de la chanson, dont vous trouverez la version studio qui en résulta.

Mais, surtout, cette chanson prend tout son sens subversif en concert –Mick Taylor envoyait chaque soir de nouvelles cascades de notes lors de ses contrechants à la guitare-, et notamment lors de la fameuse tournée américaine de 1972, la « Stones Touring Party » de tous les excès et tous les outrages : jamais le slogan « Drug and sex and rock’n’roll » n’a été aussi bien illustré que lors de cette série de concerts ! C’est l’objet du second extrait, nettement plus sauvage…

The Specials – You’re Wondering Now, basse

Poursuivant sur ma récente lancée, je continue à mettre en boîte, à la basse –instrument que j’ai tendance à privilégier par rapport à ma guitare en ce moment-, quelques titres Rocksteady / Ska des Specials ou de Madness, pour la plupart des reprises de hits caraïbéens ou jamaïcains des années 60, mais qui étaient restés relativement méconnus dans nos contrées avant leur reprise par ces groupes.

Aujourd’hui, c’est « You’re Wondering Now », une reprise des Specials qui figure sur leur premier album, « Specials », paru en 1979. La ligne de basse de cette reprise, sur un tempo relativement plus lent que la version originale –ils en donnaient toutefois une version plus rapide en concert-, n’est pas très difficile à exécuter. Cette chanson servit également de support au générique de fin d’une célèbre série TV policière franco-anglaise se déroulant « au paradis ».

Le titre original était interprété par le duo Andy & Joey en 1964 et composé par –ou pour le moins attribué à– Clement Seymour, célèbre producteur et auteur-compositeur prolixe sous le nom de Sir Coxsone, qui créa notamment le label Studio One qui produisit un nombre considérable d’artistes et de chansons à partir du milieu des années 50.

 

Il en existe une même une antique vidéo ! 

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Playlist concertante et rafraîchissante !

Après la déconvenue enregistrée hier lors de ma playlist, celle de ce jour, consacrée aux concertos pour piano « pairs -à savoir : le deuxième, écrit en réalité en premier, et le quatrième, mon oeuvre préférée parmi toute la musique concertante- composés par Ludwig van Beethoven, est tout-à-fait rafraîchissante : elle est extraite de l’intégrale, très rare dans nos contrées, enregistrée par le pianiste Emil Gilels et l’orchestre philharmonique de Leningrad placé sous la direction de Kurt Sanderling, deux artistes qui ne sont pas de moindre renommée que ceux écoutés hier. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Concerto pour piano n°2 – 1958 ****
• Concerto pour piano n°4 – 1958 *****
Emil Gilels, piano
Orchestre de Leningrad, Kurt Sanderling

Pour résumer cette playlist, je pourrais simplement me contenter de dire que c’est « beethovénien en diable,  du grand et du solide ».
Il s’agit de la deuxième intégrale des concertos pour piano de Beethoven enregistrée par Emil Gilels, située entre les deux qu’il réalisa en Occident pour EMI en 1957 puis en 1968, et contemporaine de celle résultant de concerts avec l’orchestre philharmonique tchèque, avec, là encore, Kurt Sanderling. Si les deux versions occidentales se trouvent facilement, les deux autres nécessitent une patiente recherche, récompensée par des écoutes jubilatoires !

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Playlist concertante et décevante

Je refais actuellement le tour de ma discothèque relative à la musique concertante de Beethoven. La playlist de ce matin est ainsi constituée des trois concertos pour piano « impairs » du sourd qui entendait l’infini, à savoir le premier –qui est en fait son deuxième composé-, le troisième et le cinquième dit « Concerto L’Empereur », dans les versions qu’en proposa le pianiste Arturo Benedetti Michelangeli, accompagné par l’orchestre symphonique de Vienne sous la direction de Carlo-Maria Giulini, et respectivement enregistrés –pas formidablement bien pour l’époque-en 1980, 1987 et 1982. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Concerto pour piano n°1 – 1980 ** Enregistrement live
• Concerto pour piano n°3 – 1987 **
• Concerto pour piano n°5 « L’Empereur » – 1982 *** Enregistrement live
Arturo Benedetti Michelangeli, piano
Orchestre symphonique de Vienne, Carlo-Maria Giulini

Vue la grande notoriété de ces deux artistes, que je connais assez mal en réalité, la déception immense et les étoiles sévèrement attribuées ce jour sont à la hauteur de cette déception : c’est, la plupart du temps, froid, distant et manquant de communication entre le pianiste et l’orchestre : un Beethoven très bien joué, certes –même si l’orchestre viennois n’est pas tout-à-fait de premier plan-, mais très hautain –d’autres plus indulgents diront : d’une grande hauteur de vue…-. J’attendais beaucoup plus de ces albums, dont je n’avais plus trop de souvenirs parce qu’ils n’avaient plus quitté mes étagères depuis des lustres : désormais, je sais pourquoi : il y a tellement mieux ailleurs !

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Docteur es Rolling Stones

Si vous vous rendez ici, vous pourrez effectuer un petit quizz à propos du « Greatest Rock’n’Roll Band In The World », à savoir The Rolling Stones. Ce quizz, auquel vous pouvez répondre ici, comporte 16 questions de difficulté variable, étalées sur l’ensemble de leur longue carrière.
Pour ma part, j’ai obtenu le score de 16 bonnes réponses en un peu plus de 90 secondes : il paraît que je suis un « Stones’ Savant », c’est eux qui le disent !

Faites mieux ! comme dirait l’autre…

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