Quand le vin est tiré…

… parfois, on attend longtemps pour le boire !

Les caves historiques des hospices civils de Strasbourgclassées comme monument historique– abritent quelques merveilleuses bouteilles, dont plusieurs grands crus d’Alsace –un exceptionnel Kaefferkopf, notamment, breuvage divin qui, en vendanges tardives ou, mieux encore, en grains nobles, enterre n’importe quel Sauternes, Pessa-Léognan, Margaux mais aussi Chablis, Aligoté ou encore Hautes-Côtes de Beaune-. Parmi ces très belles bouteilles, on trouve notamment ce qui serait « le plus vieux vin du monde » :  un vin de 1472, exceptionnellement conservé, et qui continue à être très parcimonieusement servi pour de très grandes occasions –4 fois seulement depuis 1472, dont la dernière en 1944 lors de la libération de Strasbourg-.

La visite vaut le le coup, elle peut se faire rapidement –les caves étant dans l’enceinte du CHU, cette visite peut se faire avant ou après un rendez-vous médical, comme ce matin-, et s’avère très intéressante même pour ceux qui ne boivent pas de vin : pour ma part, je n’en bois qu’assez rarement, et essentiellement du vin blanc de préférence –rien d mieux, ponctuellement, qu’un petit Edelzwicker ou un petit Chardonnay comme « vin de soif »-, mais j’apprécie également une bonne bouteille de Croze-Hermitage –un vin rouge de belle qualité qui convient à véritablement à tout– de temps à autre. Hic !

Playlist « Précis de perversité pianistique »

Glenn Gould, pianiste canadien, a construit sa propre légende autant par ses interprétations aussi perverses que fascinantes que par ses routines quotidiennes excentriques et pour le moins bizarres.

Terrifié par les microbes et hypocondriaque notoire, il se nourrissait d’une grande quantité de gélules et portait invariablement des pulls épais, un manteau et des gants –ou des mitaines en se mettant au piano-, y compris en été, par crainte des courants d’air. Devant son piano, il était assis sur une chaise d’une hauteur de 36 centimètres, fabriquée par son père, totalement percée au niveau du siège –selon lui par un employé d’aéroport indélicat– et d’un inconfort absolu. Il avait appris le piano avec sa mère, professeur de chant, qui lui faisait chanter les notes qu’il jouait : il ne se départit jamais de cette habitude, et les disques portent le témoignage de ses « vocalises » parfois bruyantes au piano… Pour rester concentré, il étudiait les partitions dans un environnement sonore assourdissant: radio ou télévision à fond ! –Cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand-.

C’est ce pianiste excentrique, connu notamment pour ses interprétations de Bach, qui est à l’honneur dans la playlist de ce jour –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Beethoven – Variations pour piano WoO. 80 ; op.34 & op.35 « Eroica »
Glenn Gould, piano – 1967 ; 1970 ***(*)

• Mozart – Sonates pour piano n°11 ; 14 & 18
Glenn Gould, piano – 1970 – 1973 – 1974 ***

• Beethoven – Sonates pour piano n°15 ; 17 ; 23 ; 29 ; 32
1979 – 1971 – 1967 1970 – 1956 **/***(*)

Pour établir en quelque sorte des auto-critiques de ses disques et justifier leur contenu parfois très éloigné des interprétations « habituelles », le pianiste canadien avait endossé le rôle de plusieurs personnages qu’il pensait représentatifs du monde de la musique classique : un critique britannique : Sir Nigel Twitt-Thornewaite ; un trublion américain : Theodore Slutz ; un musicologue allemand : Karlheinz Klopweisser… Sous ces identités, il écrivait des notes de pochette toujours intéressantes mais côtoyant régulièrement le bizarre, voire des critiques négatives de ses propres albums.

Pour Mozart, Glenn Gould imagina un dialogue fictif entre le compositeur et un pianiste, manière pour lui d’interroger ses interprétations, jugées pour le moins bizarres, des sonates du compositeur. C’était en même temps le meilleur moyen d’évoquer Mozart comme il l’entendait, à savoir un compositeur banal, maladroit et presque idiot. Ainsi, Mozart serait mort trop vieux, ses dernières oeuvres n’ayant guère d’intérêt : « du remplissage décoratif sans aucun intérêt contrapuntique ».

« Lorsque des générations d’auditeurs […] ont trouvé que des épithètes telles que « léger », « facile », « frivole », « galant » ou « spontané » s’appliquaient à [sa] musique, il n’est pas inutile de se poser au moins la question de la raison de ces attributions, qui ne sont pas forcement nées d’un manque de sensibilité ou de charité».

Disons-le tout net : je n’aime guère ces oeuvres généralement –hormis quelques versions très idiosyncrasiques de Gilels ou de Pogorelich– et personnellement, j’apprécie plutôt l’interprétation du pianiste canadien, qui, triturant les tempos –très contrastés– et manipulant les indications dynamiques des partitions, contribue à rendre ces sonates moins ennuyeuses, plus intéressantes et moins anodines en définitive qu’elles ne le sont habituellement. –Extrait 1-.

Concernant Beethoven, que le pianiste approcha avec prudence après le lourd échec critique du disque consacré aux trois dernières sonates, la situation est différente, et Glenn Gould se montre à la fois plus respectueux ou, lorsqu’il veut se montrer plus orignal, peu en réussite : sonate n°23 « Appassionata » lente et dénervée par exemple ; sonate n°32 aux tempi hypercontrastés dans le 1er mouvement –extrait 2-…
Les sonates « médianes  » sont les plus réussies –la sonate n°17 a été enregistrée en de multiples sessions sur deux décennies !!!-, de même que les deux séries de variations op.34 et op.35, malgré des tempi généralement très lents, mais où le pianiste retrouve l’univers contrapuntique qui lui sied.
A contrario, la sonate qui aurait a priori dû lui convenir le mieux –la n°29 « Hammerklavier »-, semble lui échapper complètement, y compris dan sa fugue. Glenn Gould pensait que l’oeuvre était « ingrate » pour un pianiste, car son écoute ne rendait pas suffisamment compte de son extrême difficulté !
Pour autant, si l’ensemble reste assez plaisant, ce n’est pas du meilleur Beethoven. A ce titre, sa plus belle réussite dans une oeuvre du compositeur est, à mes oreilles, son interprétation de la 5ème symphonie dans sa transcription pour piano de Liszt.

, , , ,

Hymne officieux / officiel : la solution

Mathieu F. –encore lui !– a trouvé la bonne solution à la devinette concernant le poème symphonique « Finlandia » de Jean Sibelius.
La musique, en effet, outre qu’elle constitue l’hymne officieux de la Finlande, fut aussi, et tout-à-fait officiellement, l’hymne du Biafra, cet éphémère pays du sud-ouest de l’Afrique au destin tragique, sous le nom de « Land Of The Rising Sun ». Durant les trois années de sa très courte existence –1967-1970-, le Biafra connut à la fois une guerre civile et une famine effroyables, soldées par plus d’un million de victimes.

Dimanche à l’opéra – King Arthur, d’Henry Purcell

Une nouvelle séance dominicale à l’opéra me conduit aujourd’hui à écouter entièrement un semi-opéra –connu également sous le nom de masque– : « King Arthur », d’Henry Purcell, dans la version de The English Concert, sous la direction de Trevor Pinnock-cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Le masque constitue une spécificité très anglaise, mêlant théâtre et chant lyrique : les personnages nobles, fidèles aux conventions puritaines, parlent, tandis que les personnages secondaires –bergers, soldats esprits…– chantent. La musique sert à commenter l’action ou à illustrer quelque scènes : batailles, magie, interventions d’esprits… ! « King Arthur » est donc un semi-opéra en 5 actes, composé par Henry Purcell en 1691, sur un livret de John Dryden.

Fortement connoté politiquement, il marque allégoriquement la victoire du protestantisme sur le catholicisme lors de la Glorieuse révolution, en 1688 : Arthur incarnerait alors Guillaume III –roi protestant-, qui a vaincu Jacques II –roi catholique déchu– et la guerre entre Bretons -peuple de l’actuelle Angleterre- et Saxons –peuple germanique des bords de la mer du Nord qui a conquis l’Angleterre à partir du 5ème siècle, pour s’imposer totalement aux populations locales vers la fin du 7ème siècle– symbolise le conflit religieux et dynastique en Angleterre.
L’argument est éloigné de la légendes arthurienne de la Table ronde, les seuls personnages communs étant Arthur -forcément- et Merlin, à propos duquel il est établi que les légendes sont antérieures au cycle arthurien.

Argument
Le masque est précédé, en ouverture, d’une chaconne, puis d’une ouverture orchestrale suivant le schéma des « ouvertures françaises » établi par Lully. Chaque acte alterne des scènes parlées -nonprésentes sur les enregistrements- et des intermèdes musicaux : airs, choeurs et danses.
• Acte I : Guerre & magie
Arthur, roi des Bretons, affronte Oswald, roi des Saxons, pour le contrôle de la Bretagne et l’amour d’Emmeline, fille du chevalier Conon. Oswald est allié à Osmond, magicien païen, et à Grimbald, farfadet et Esprit de la Terre, qui utilisent la magie noire pour vaincre Arthur. Merlin, druide et magicien, soutient Arthur et envoie Philidel, Esprit de l’Air, pour contrer les sorts d’Osmond. Osmond sacrifie aux dieux nordiques –Woden (Wotan/Odin), Thor, Freya– pour assurer la victoire saxonne, mais Arthur repousse une première attaque. Grimbald tente de semer la confusion parmi les troupes d’Arthur, mais Philidel intervient pour les guider vers la victoire.
• Acte II : Amour & cécité
Emmeline, aveugle et promise à Arthur, exprime sa peur de ne jamais reconnaître son amant, qu’elle n’a jamais vu. Des bergers chantent pour la distraire, évoquant le bonheur simple des amoureux. Arthur, informé de la situation d’Emmeline, jure de la libérer et de lui rendre la vue. Osmond et Grimbald préparent un piège pour Arthur dans une forêt enchantée. Philidel, capturé par Grimbald, parvient à inverser le sort et à emprisonner le farfadet. Merlin ordonne à Philidel d’accompagner Arthur jusqu’à Emmeline, tandis qu’il tente de briser les sortilèges d’Osmond.
• Acte III : Épreuve des éléments
Arthur et ses hommes traversent la forêt enchantée, évitant les pièges d’Osmond. L’Air du Froid est chanté par l’Esprit du Froid, l’un des moments les plus célèbres de l’œuvre. Cet air, d’une intensité dramatique rare, utilise des dissonances et des modulations pour évoquer la rigueur glaciale.

Arthur affronte les illusions créées par Osmond, qui tente de le détourner de sa quête. Merlin utilise sa magie pour protéger Arthur et ses hommes, leur permettant de progresser vers le château d’Oswald. Emmeline, toujours aveugle, rêve de son futur avec Arthur et craint de ne jamais le voir.
• Acte IV : Bataille magique
Oswald, désespéré, ordonne à Osmond de redoubler d’efforts pour vaincre Arthur. Osmond invoque des esprits maléfiques pour semer le chaos parmi les Bretons. Philidel et les esprits de l’air interviennent pour contrer les sorts d’Osmond, sauvant Arthur et ses hommes. Arthur et ses troupes arrivent devant le château d’Oswald, où Emmeline est prisonnière. Merlin utilise sa magie pour affaiblir les défenses du château, permettant à Arthur de pénétrer à l’intérieur.
• Acte V : Victoire & rédemption
Arthur libère Emmeline et lui offre un breuvage magique pour lui rendre la vue. Emmeline, guérie, reconnaît Arthur et exprime sa joie dans un duo lyrique. Oswald, vaincu, tente une dernière attaque, mais Merlin et Philidel le repoussent définitivement. Osmond, réalisant sa défaite, maudit Arthur avant de disparaître. La paix revient en Bretagne, et Arthur est acclamé comme héros.

 

La partition intégrale a été perdue et reconstituée selon des documents d’époque. Musicalement, les airs et les choeurs sont très variés, alternant lyrisme pur et scènes fantastiques ou plus comiques. L’orchestration se montre variée et utilise habilement les couleurs des instruments -cordes, flûtes, trompettes-, et Purcell se montre maître de l’expression dramatique dans son semi-opéra, qui a profondément inspiré les compositeurs anglais qui lui ont succédé. King Arthur est sa plus belle réussite en matière de masque, avec « The Fairy Queen », inspirée du « Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare –Didon et Énée, autre réussite majeure d’Henry Purcell, étant un opéra à part entière-.

La version de Trevor Pinnock, enregistrée en 1991, me semble tout-à-fait excellente –elle s’inscrivait d’ailleurs au sommet d’une discographie comparée de l’oeuvre-, même si je n’ai guère de points de comparaison si l’on excepte quelques extraits très célèbres. A cette date, son orchestre a atteint un niveau d’excellence remarquable, et tous les chanteurs de cette version sont vraiment très investis dans leurs rôles. L’album bénéficie par ailleurs d’une excellente prise de son, bien équilibrée et transparente. Réduit à sa seule composante musicale, le masque perd forcement un peu de sa continuité narrative mais l’ensemble s’écoute avec beaucoup de plaisir !

 

 

, ,

Devinette « Hymne Officieux / Officiel »

Dans la récente playlist « Rouge » figure, notamment, « Finlandia » de Jean Sibelius, qui en composa trois versions : celle pour orchestre, qui est sans doute son oeuvre la plus populaire ; une version pour piano et, enfin, une version arrangée pour choeurs, dont les paroles sont les suivantes :

L’oeuvre, considérée comme l’hymne officieux de la Finlande, a été composée par Sibelius en 1899, en réaction contre l’occupation russe de la Finlande, qui ne deviendra indépendante qu’en 1917, avant d’entrer dans une guerre civile extrêmement sanglante en 1918 -un épisode européen contemporain assez peu connu en France, pourtant marqué par plus de 35000 morts pour une population de 3,4 millions d’habitants à l’époque-.

Mais la musique fut aussi l’hymne officiel d’un éphémère pays, lui aussi marqué par une effroyable guerre civile : l’objet de cette devinette –niveau de difficulté estimé : ***– est d’identifier ce pays !

A vos claviers !

Playlist en couleurs – Rouge, troisième !

• Arnold Schönberg – Die verklärte Nacht (La nuit transfigurée) – Version orchestre
Orchestre philharmonique de Berlin, Herbert Von Karajan – 1974 *****

• Alexandre Glazounov – Concerto pour violon
Nathan Milstein, violon ; Orchestre symphonique de Pittsburgh, William Steinberg – 1956 *****

• Jean Sibelius – Tapiola et autres poèmes symphoniques
Orchestre philharmonique de Berlin, Herbert Von Karajan – 1984 *****

Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

, , , ,

Gastronomie & typographie !

Comment associer ces deux concepts ? Rien de plus simple en réalité !

Ordonques, comme je l’expliquais dans une notule récente, ici, il me restait à profiter d’un dernier bon-cadeau offert lors de mon départ en retraite : l’occasion d’une petite virée le long de la Route des Vins, entamée sous le soleil, qui nous a d’abord conduits vers ce qu’ils appellent un « brunch gastronomique », et qui, pour tout mangeur normalement constitué, est en réalité un copieux déjeuner !

Imaginez un peu : nous avons découvert un buffet de hors-d’oeuvres plantureux -queues de homard, huîtres, fois gras, de merveilleux jambons de toutes sortes, des pâtés en croûte, des « mignardises asiatiques »…-, , suivi d’un court choix de plats gastronomiques finement élaborés puis d’un assortiment de fromages et, pour finir, d’un buffet de desserts à peu près aussi copieux que celui des hors-d’oeuvres !
Bref, c’était très bon, les deux salles du restaurant étaient pleines –la notoriété de ce « brunch dominical » nécessitant de poser une réservation plusieurs semaines à l’avance-, le cadre est somptueux et le personnel, très nombreux, aux petits soins. Compter près de trois heures pour profiter pleinement de ce plantureux brunch…

Evidemment, l’après-midi était très bien entamée et le ciel commençait à s’ennuager passablement lorsque nous sommes arrivés, repus, à la bibliothèque humaniste de Sélestatcliquer sur l’image pour la voir en plus grand– ! C’était la destination culturelle qu’avait choisie TheCookingCat, j’aurais plutôt opté a priori pour ma part pour le musée Unterlinden de Colmar. Mais en fait, je n’ai pas regretté du tout !

En effet, si cette bibliothèque contient de magnifiques incunables réunis par Beatus Rhenanus, ainsi que ses cahiers d’écolier lorsqu’il fréquenta la prestigieuse École Latine de Sélestat un genre de « prépa » avant l’heure, fréquentée par de nombreux nobles et bourgeois du bassin rhénan avant leur entrée dans une université allemande ou suisse-, elle avait organisé également une remarquable exposition sur l’évolution de l’édition, des manuscrits réalisés par les moines copistes du Moyen-Âge jusqu’à l’invention européenne de l’imprimerie, dans le contexte de l’humanisme rhénan des 15ème et 16ème siècles, profondément marqués par la Réforme.

Un remarquable travail d’érudition et de présentation pour rendre cette visite passionnante et interactive. L’occasion, notamment, de découvrir :
• la première Bible d’Erasme dans sa double version grecque et latine –cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand– ;
• une reconstitution de l’atelier d’imprimerie de Johannes Mentelin à Strasbourg –portrait sur l’imagette de gauche-, qui publia en 1460 le premier livre jamais imprimé en Alsace, et 10 ans avant la première impression d’un livre en France : une Bible en langage vernaculaire sur 49 lignes –contre 42 pour la Bible de Gutenberg publiée à Mayence 5 ans seulement auparavant-…

NB. Pour consulter les images proposant des textes manuscrits ou imprimés en meilleure définition, vous pouvez télécharger les images ici.

Bref, pour qui s’intéresse à la calligraphie et à la typographie –et c’est mon cas-, cette exposition constitue un vrai bonheur !

Lecture en forme de réminiscence !

Voici un excellent livre, en souvenir de mes lectures d’enfance et d’adolescence : j’ai lu et relu toutes les aventures –romans et pièces de théâtre, écrites (très bien) entre 1905 et 1941– du gentleman-cambrioleur et l’étonnante évolution de ce personnage d’une gouaille toute française, cambrioleur d’un anarchisme non-violent, chevaleresque et un peu romantique, devenu peu à peu détective d’un patriotisme post-première guerre mondiale certes au grand coeur, mais presque franchouillard !

Ce petit livre –220 pages– s’avère  vite lu et passionnant ! En corollaire, vous pouvez écouter sur la première radio de France une série de courts podcasts sur le même sujet et par le même auteur. C’est ici que ça se passe !

Retour en haut