Short Playlist Psyché-Rolling Stones

La courte playlist de ce jour, aux accents quelque psychédéliques au titre alambiqué, pour le moins, est consacrée aux SP –Short Play, en France : 45 tours– de 1966/1967 des Rolling Stones, par opposition aux LP –Long Play, en France 33 tours-. Pour compliquer un peu les choses, il existait Egalement des EP –Extended Play, l’équivalent en France de nos Maxi-45 tours-.

Pour ces disques, la photo de pochette n’a jamais connu de version internationale normalisée, et, selon les pays, les jaquettes peuvent être très différentes. Le contenu, en revanche est presque toujours identique. Traditionnellement, au Royaume-Uni et contrairement aux USA, la norme était de ne jamais reprendre sur un LP les titres sortis en 45 tours, sauf éventuellement sur des compilations parues postérieurement. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Ce qui explique que pour de nombreux groupes, la discographie UK diffère passablement de la discographie US, jusqu’à 1967.

A cette époque, le groupe était remarquablement prolifique, et, durant ces deux années -1966 / 1967-, s’orientait vers une musique émancipée du blues de leurs origine pour s’orienter vers des horizons plus proche de la Pop-Music. La présence d’un Brian Jones encore très impliqué induit la présence de nombreux instruments peu communs à l’époque : sitar, mellotron, flûte, violoncelle, saxophone… Les couplages initiaux de ces petits disques sont :

• Disque 1 -Parution en septembre 1966
A – Have You Seen Your Mother Baby Standing In The Shadow – 08/1966 ****
B – Who’s Driving Your Plane – 09/1966 ****

• Disque 2 – Parution en mai 1966
A – Paint It, Black – 03/1966 *****
B – Long Long While – 03/1966 ****

• Disque 3 – Le 45 tours comporte deux faces A. Parution en janvier 1967
A – Let’s Spend The Night Together – 08/1966 *****
A – Ruby Tuesday – 11/1966 – 11/1966 *****

Initialement, Ruby Tuesday constituait la face B de ce single, mais les paroles jugées trop osées de « Let’s Spend The Night Together » empêchèrent le passage de cette chanson en radio, d’où la parution du disque en « double A-sided single ».

• Disque 4 – Parution en août 1967
A – We Love You – 06/1967 *****
B – Dandelion – 07/1967 ****

Deux morceaux enregistrés à la sortie de la prison –d’où les bruits de chaînes et de couloirs– où Mick Jagger et Keith Richards passèrent quelques temps en juin 1967, et furent libérés face notamment au tollé médiatique qui en suivit. Pour Brian Jones, ce chemin de croix n’était qu’un début : la suite de l’année ne fut qu’une succession d’errances. Ce single donne à l’entendre pour l’une des dernières fois dans de très bonnes conditions : multi-instrumentiste de grand talent, il apparaît en particulier au mellotron et au saxophone.

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Playlist « Mission Artemis II »

La face cachée de la Lune avait été photographiée sous toutes ses coutures durant le vingtième siècle, d’abord par une sonde soviétique, dès 1959,  puis par des sondes envoyées par la Nasa depuis les années 60. Cette face que l’on ne voit jamais depuis la Terre est composée de cratères et de « mers » en très grand nombre, et son relief est beaucoup plus marqué que celui de sa face visible –cliquer sur l’imagette de droite pour la voir en plus grand-.
Mais, grâce à la mission de la Nasa Artemis II, pour la première fois, quatre humains, à bord de la capsule Orion, ont désormais pu s’approcher et voir de leurs propres yeux cette face cachée, en cette nuit du 06 au 07 avril 2026 : ils ont aussi effectué, en passant derrière l’astre lunaire, le plus long voyage jamais réalisé par des humains !

Tout cela m’a, presqu’évidemment, conduit à vouloir composer une playlist lunaire ! Et c’est désormais chose faite avec celle de ce jour ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. PLAY IT LOUD !

• Pink Floyd – The Dark Side Of The Moon – 1973 ***
• The B-52’s – The B-52’s – 1979 *****
• The Rolling Stones – Child Of The Moon, SP – 1968 *****

Je ne voue pas une affection considérable à l’album hyper-connu de Pink Floyd : « The Dark Side Of The Moon », que j’ai longtemps qualifié de « musique d’ascenseur », avec ses bruitages divers et variés et ses facilités « planantes ». Avec le temps, j’ai cependant appris à l’apprécier au-delà de son aspect « musique pour chaîne hiFi » pour lequel il semble avoir été conçu –le disque est remarquablement enregistré, il convient de le souligner- et qui continue à faire le bonheur des magasins pour audiophiles maniaques ceux qui écoutent le son de leur chaîne HiFi au lieu d’écouter la musique : j’en connais quelques-uns, capables d’investir quelques centaines d’euros dans un câble pour améliorer l’écoute des trois disques audiophiles de leur discothèque…-.

En revanche, je tiens le premier album des B-52’s comme l’une des plus belles réussites des années 70 –si si, puisque je vous le dis…-, qui en comptent pourtant beaucoup. C’est gai, parfois totalement déjanté et toujours d’une fraicheur juvénile absolument réjouissante : le titre « There’s a Moon In The Sky (Called The Moon) » n’est pas le meilleur de l’album, mais reste caractéristique du son et du style de cet excellent groupe, qui, à ma connaissance, existe toujours.

Enfin, « Child Of The Moon » des Rolling Stones, n’est assurément pas leur titre le plus connu et, à sa sortie en face B du single présenté, la chanson fut totalement éclipsée par « Jumpin’Jack Flash », l’une des compositions les plus connues du groupe –encore dans sa formation originelle, même si Brian Jones ne fait plus guère que de la figuration…-, qui allait le projeter vers de nouveaux horizons. « Child Of The Moon » constitue, a contrario, une une réminiscence de l’album « Their Satanic Majesties Request ».
J’aime beaucoup cette chanson, de même que toutes celles parues en single en 1967 et qui ne sont pas toujours les plus connues du groupe, mais sont régulièrement publiées sur de nombreuses compilations depuis.

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Une chose en entraînant une autre…

… et suite à la dernière devinette en date, je me suis amusé à travailler l’extrait n°2 –« Whole Wide World » des Rolling Stonesà la basse : ce n’est pas très compliqué, mais il faut soutenir un rythme rapide durant toute le morceau et ça muscle les doigts de la main droite : jeu aux doigts, avec lequel je suis le plus à l’aise, et non au médiator pour ce morceau !
On se rend compte assez rapidement que ce n’est pas une ligne de basse qu’aurait jouée Bill Wyman, qui était à la fois plus économe de moyens et généralement plus subtil dans son approche mélodique et rythmique, et nettement moins attaché à ce principe de notes fondamentale/quinte en croches. Pour autant, cette ligne de basse est redoutablement efficace –cf.extrait ci-dessous, la basse se met à vrombir à partir de 0’07– !

En parallèle, je commence à travailler la chanson à la guitare : le riff principal –celui qu’on retrouve dans les deux extraits de dernière la devinette proposée-est relativement simple, les choses se corsent par la suite, d’autant qu’il y a deux guitares bien entremêlées par moment, et un certain nombre d’effets qu’il faut que j’essaie d’identifier au mieux pour régler à peu près bien mon ampli…

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Devinette « Analogies… » – La solution en images !

• Extrait 1 – Il s’agissait du groupe new-yorkais de punk-rock reconverti dans la new wave Blondie et du titre « Hanging On The Telephone », paru en 1978 en single et sur leur album « Parallel Lines », album sur lequel figure également leur titre le plus connu –et pourtant beaucoup moins représentatif du style du groupe– : « Heart Of Glass ».
Sa chanteuse, Debbie Harry, est aussi blonde que Chrissie Hynde, la chanteuse des Pretenders, qui connaissait le succès peu ou prou à la même époque, était brune !

• Extrait 2 – Il s’agit d’un groupe d’octotgénaires, comme l’énergique extrait ne le laisse pas paraître : The Rolling Stones. L’extrait en question est « Whole Wide World », paru sur leur dernier album en date, « Hackney Diamonds », paru en 2023 et n°1 dans tous les pays d’Europe et aux USA.

« Vraisemblablement le meilleur album de Rock de ces 40 dernières années » selon le très sérieux quotidien anglais « The Telegraph ».

Une chanson vaguement autobiographique, selon Mick Jagger, témoignage des années de dénuement aux tout débuts du groupe en 1962, lorsque lui-même, Keith Richards et Brian Jones vivaient dans une co-location crasseuse à Chelsea –appartement que l’on peu désormais visiter-, ou encore de l’époque qui conduisit les trois mêmes protagonistes en prison et où le groupe subit une intense campagne de presse de la part des tabloïds anglais. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts de la Tamise !

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Playlist « De la suite dans les idées » !

La playlist de de jour, entamée dès l’aube –mes nuits sans dormir, histoire sans fin…–  est pleinement cohérente de la playlist de la veille, qu’elle précède en quelque sorte chronologiquement –quant à la date de publication des LP qu’elle comporte-, puisque ce sont les deux premiers albums respectifs et éponymes des New York Dolls et des Rolling Stones qui tournent sur ma platine, à savoir :

• The New York Dolls – The New York Dolls – 1973 *****

Un très bon album, bien moins connu que « Too Much Too Soon », mais au moins aussi bon que son successeur. L’album est produit par Todd Rundgren, dont la réputation était déjà très bien établie, mais, comme il le reconnut lui-même, il n’y avait pas grand-chose à produire… A sa sortie, l’album fit un four critique et commercial –un journaliste américain alla jusqu’à comparer le son du groupe au vrombissement des tondeuses à gazon– et ses ventes ne décollèrent pas aux Etats-Unis et restèrent encore plus confidentielles en Europe. Ainsi, la renommée du groupe et de ses deux albums légendaires est essentiellement posthume. Réédition en 180 grammes très silencieux, très bonne qualité sonore.

• The Rolling Stones – The Rolling Stones, édition UK – 1964 *****

A contrario de l’album des New York Dolls, le premier album des Rolling Stones connut en Angleterre –51 semaines de présence dans les charts et classé n°1-, en Europe et aux États-Unis un très grand succès –12 semaines dans les charts à partir de juillet-. Comme toujours, il convient, pour les albums des Rolling Stones parus jusqu’à février 1967, de privilégier l’édition anglaise –plus difficile à trouver pour ce qui concerne de premier album– à celle parue aux États-Unis, sous le nom « England’s New Hitmakers » : les set-lits sont légèrement différentes. Réédition UK de 2016 très soignée –y compris la pochette-, limitée à 13 000 exemplaires et numérotée –11 068-, pressage 180 grammes silencieux, son mono brut de décoffrage qui sied parfaitement au groupe à ses débuts. –Cliquer sur l’image pour a voir en plus grand-.

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Playlist courte et punchie !

Playlist très courte aujourd’hui –il semblerait que l’automne commence à s’installer très progressivement depuis le début de la semaine-, avec ces deux albums LP déposés sur la platine. Très courte, mais très punchie, dans laquelle on retrouve :

• The Rolling Stones – Sticky Fingers – 1971 *****

Adolescent, j’avais ce disque, très fatigué à force d’écoutes répétées, avec sa pochette originale agrémentée d’une vraie braguette, laquelle a disparu des rééditions actuelles, mais le pressage 180 grammes réalisé de nos jours est très bon et très silencieux. Evidemment, le contenu de l’album –leur premier édité sous leur propre label et gratifié de leur célèbre logo– est légendaire, même si ce n’est pas mon préféré du groupe !

• The New York Dolls – Too Much Too Soon – 1974 *****

Ce qui pouvait paraître excessif et provocant en 1974 paraît aujourd’hui bien sage… The New York Dolls est cet excellent groupe new-yorkais, punk avant l’heure, qui ne rencontra guère de succès en son temps et qui, voulant imiter le style de vie hyper-décadent des Rolling Stones à la même époque, n’y résista pas ! Néanmoins, les deux albums qu’ils proposèrent –celui-ci est le second– sont du premier choix et s’inscrivent au sommet des productions de glam-rock ! Pressage 180 grammes, vinyle silencieux. -Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Nouvelle mise en boîte

Jig Saw Puzzle, extraite de Beggars Banquet -1968- est de très longue date l’une de mes chansons préférées des Rolling Stones : c’est une sorte de mélopée blues, aux paroles drolatiques –cf. ci-après– et aux lignes de slide guitar parmi les premières jouées par Keith Richards –il n’est pas spécialiste de ce type de jeu, mais s’en sort d’autant mieux que Brian Jones, qui y excellait, ne jouait quasiment plus de guitare pour le groupe à cette date-. La batterie très souple de Charlie Watts est idéalement complétée par la basse de Bill Wyman : un genre de « walking bass » très mobile et mélodieux, qui mobilise tout le manche. C’est très agréable à jouer et même à écouter –ce n’est pas toujours le cas des lignes de basse…-.

1. There’s a tramp sitting on my doorstep / Trying to waste his time/ With his mentholated sandwich / He’s a walking clothesline / And here comes the bishop’s daughter / On the other side / And she looks a trifle jealous / She’s been an outcast all her life
Ref. Me, I’m waiting so patiently / Lying on the floor / I’m just trying to do my jig-saw puzzle : Before it rains anymore
2. Oh, the gangster looks so frightening / With his luger in his hand : But when he gets home to his children : He’s a family man / But when it comes to the nitty-gritty / He can shove in his knife : Yes, he really looks quite religious / He’s been an outlaw all his life
Ref.
3. Oh, the singer, he looks angry / At being thrown to the lions / And the bass player, he looks nervous / About the girls outside / And the drummer, he’s so shattered : Trying to keep on time / And the guitar players look damaged / They’ve been outcasts all their lives
Ref.
4. Oh, there’s twenty-thousand grandmas / Wave their hankies in the air / And burning up their pensions / And shouting, « It’s not fair! » / There’s a regiment of soldiers : Standing, looking on / And the queen is bravely shouting / « What the hell is going on? » / With a blood-curdling « Tally-ho » / She charged into the ranks / And blessed all those grandmas who / With their dying breaths screamed, « Thanks! »
Ref. ad libitum.

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Dans la boîte, encore…

Après avoir passé en revue certains titres du dernier album de Cure, l’excellent « Songs Of A Lost World », je m’attache en ce moment à essayer de mettre en boîte certains titres du dernier album des Rolling Stones, « Hackney Diamonds », non moins excellent. C’est, globalement, plus difficile, les rythmes sont moins monolithiques et la basse y est traitée complètement différemment. Evidemment, on est, ici, loin des lignes de blues des débuts du groupe, mais assez proche par moment de la ligne de basse de « Miss You » !
Voilà donc un titre qui m’aura donné du fil à retordre et que j’ai travaillé assez longuement, et par séquences à vitesse d’abord réduite, pour parvenir à mes fins ! Au bout du compte, il me semble que c’est désormais suffisamment au point pour être présenté !

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La vieillesse n’est pas toujours un naufrage !

Oyez oyez bonnes gens ! Il aura fallu attendre qu’il ait presque 80 ans –il les aura en 2027– pour que Ronnie Woodif he could– nous fasse enfin des solos de guitare qui tiennent la route, en studio ou en live ! Tout vient à point pour qui sait attendre…

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