Devinette boulangère…

Hier, journée de fête nationale, aucune des sept boulangeries rencontrées sur mon trajet n’était ouverte et je n’ai donc pas réussi à me procurer ma baguette quotidienne, imprévoyant que je suis ! J’aurais sans doute pu en trouver une dans l’un des trois petits supermarché ouverts le matin, mais, comme dirait l’autre, « je ne mange pas de ce pain-là » !
Je me suis donc rabattu sur deux petites brioches que j’ai faites, l’une sucrée et l’autre salée, suivant un dicton autrichien bien connu et devenu célèbre en France, tel un gueux du Tiers-État de l’Ancien régime !

Vous l’aurez compris, l’objet de la devinette –*(*) : l’anecdote est célèbre– est de trouver :
– Quel est ce fameux dicton ?
– Qui en est l’auteur ?
– A quelle occasion fut-il énoncé ?

A vos claviers !

La belle vie d’appartement…

Aujourd’hui, jour de fête nationale, il est temps de vous parler d’un album presque français…

J’ai commandé dimanche cet excellent album –à mes oreilles et selon mes goûts parfois bizarres…-, l’un des tout meilleurs jamais enregistrés par une chanteuse française, Dominique Durandchantant en Anglais avec un accent français joliment sexy qui fait tout son charme– au sein du groupe américain Ivy, formation en trio représentative du courant « Indie Pop » tendance « Jangle Pop » : je dirais pour ma part que c’est simplement de la bonne musique, très bien interprétée et produite, qui s’écoute avec un plaisir infini. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

« Apartment Life », donc, du groupe Ivy, sorti en 1997, fait partie de mon quinté gagnant des albums enregistrés par des chanteurs / groupes français, avec :
• « Allo le monde » du groupe Ici Paris, ;
• « On The Right Track Now » du groupe The Vietnam Veterans ;
• « Histoire de Melody Nelson » de Serge gainsbourg;
• « L’homme à tête de chou » de Serge Gainsbourg.

On est évidemment assez loin des listes de chansonniers –ce terme n’est pas péjoratif– traditionnelles généralement citées, qui vont de Brassens à Brel en passant par Bashung, Cabrel, Lavilliers, Renaud ou Voulzy, ainsi que Barbara, Françoise Hardy ou Edith Piaf lorsqu’on parle de chanson française –qui est justement un genre qui me parle fort peu…– !

C’est vous dire si je l’apprécie –et que j’ai parfois des goûts bizarres…– ! Je vous laisse vous en faire une opinion vous-même ci-dessous…

Je ne sais pas pourquoi, mais, horreur malheur : j’ai eu beau chercher, rechercher et fouiller encore, le CD que j’avais acheté au début des années 2000 a disparu de ma discothèque ! Soit je l’ai perdu au cours d’un déménagement, mais ça m’étonnerait, soit je l’ai prêté à un indélicat qui ne me l’a jamais rendu –ce que je peux comprendre tant il est excellent…-.
Comme il est désormais totalement introuvable en CD, je me suis rabattu sur son édition en disque vinyle, en importation des USA : il arrivera donc d’ici trois semaines seulement…

Playlist « Vieux sage de la baguette »

Lorsqu’il décéda en 2011, à 99 ans, Kurt Sanderling était certainement le doyen de la direction d’orchestre. Ayant débuté sa carrière en 1931 comme répétiteur à l’opéra d’état de Berlin, il fut démis de ses fonctions par les autorités nazies et forcé à l’exil. N’ayant aucune famille en Europe de l’ouest ou aux USA, il trouva refuge, en 1936, en URSS où résidait déjà l’un de ses oncles. Il y fut notamment chef principal invité de l’orchestre philharmonique de Leningrad, aux côtés de la star de la direction locale Yevgeni Mravinsky –dont Karajan disait : « Il y a lui et moi »-. La superbe quatrième symphonie de Tchaïkovsky, puissante et très bien architecturée, enregistrée en 1955 et présente dans la playlist date de cette époque. C’est assurément l’une des plus somptueuses versions de cette symphonie, même si elle ne fut découvert en occident que très tardivement lors de sa réédition en CD en 1995.

A partir de 1960, Kurt Sandeling s’établit en Allemagne de l’est –ex-RDA– pour prendre la direction de l’orchestre symphonique de Berlin, dont le régime voulait faire un pendant au prestigieux philharmonique de Karajan. Il y enregistra pour le label est-allemand Eterna une magnifique et très granitique intégrale des symphonies de Sibelius –la toute première à prendre place dans ma discothèque, lors de sa réédition en CD– ainsi que des symphonies de Mahler et de Chostakovich, qu’il vénérait. Il dirigea également durant trois ans la prestigieuse Staatskapelle de Dresde, orchestre avec lequel il enregistra notamment une remarquable intégrale des symphonies de Brahms et cette très sombre symphonie de César Franck –cf. extrait-.
Tous ces enregistrements, quasi-inconnus en Occident, furent redécouverts –avec stupéfaction tant leurs qualités sont immenses– lors de leur réédition en CD au cours des années 90.

En 1981, Kurt Sanderling fut invité à Londres par le Philharmonia Orchestra : il y enregistra pour EMI une intégrale des symphonies de Beethoven sponsorisée par le fabricant de cigarettes canadien Du Maurier –en Australie, c’est la marque de cigarette Benson & Hedges qui sponsorisa le projet et le coffret était doré au lieu d’être rouge…– , qui imposa le packaging du coffret au design identique à celui de ses paquets de cigarettes –cf. cliquer sur l’imagette de droite-.

Il s’agit de la première intégrale des symphonies du compositeur enregistrée en digital, où le chef semble reprendre la baguette exactement là où Otto Klemperer l’avait déposée une quinzaine d’années auparavant : architecture marmoréenne et sévèrement burinée, tension créée par des tempi mesurés mais mieux animés que chez Klemperer, très bel équilibre des pupitres…

Une intégrale que j’aime beaucoup, extrêmement difficile à trouver de nos jours –mon exemplaire est une réédition importée du Japon dégottée miraculeusement-.

• Piotr Illyitch Tchaïkovsky – Symphonie n°4 en fa mineur
Orchestre philharmonique de Leningrad, Kurt Sanderling – 1956 *****

• César Franck – Symphonie en ré mineur
Staatskapelle de Dresde, Kurt Sanderling – 1966 *****

• Ludwig Van Beethoven – Symphonie n°2 en ré majeur
Philharmonia Orchestra, Kurt Sanderling – 1981 *****

Somptueuse playlist donc, d’un grand oublié de la baguette, austère et peu médiatique !

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Devinette pour oreille musicale – La solution

La précédente devinette dont j’avais estimé le niveau de difficulté à une seule petite étoile (*) ne vous a pas résisté au-delà de quelques heures, et c’est Éternelle qui en a trouvé la solution :

• Titre de la chanson : Atmosphere
• Nom du groupe : Joy Division

La parution officielle de la chanson en single, en août 1980, est postérieure au suicide du chanteur Ian Curtisépileptique et profondément dépressif, il est décédé avant d’avoir atteint 24 ans en mai 1980-, sauf en France, où une édition un peu antérieure sur un label improbable était sortie en janvier 1980.
Le clip posthume date de 1988, il a été réalisé par Anton Corbijn, photographe « officiel » du groupe, et réalisateur, en 2007, du très beau film biographique en noir et blanc « Control », consacré à Ian Curtis.

Les Rolling Stones maîtrisent les langues étrangères !

Je vous avais prévenu il y a dix jours que je vous en dirai plus dans dix jours : chose promise, chose due ! C’est donc aujourd’hui que m’a été livré le nouvel album des Rolling Stones, « Foreign Tongues », dont le contenu est fort heureusement très supérieur à l’affreux montage iconographique du contenant !


A cette date, les Rolling Stones achèvent leur parcours discographique à l’endroit-même où ils l’avaient entamé, à savoir par une reprise de Chuk Berry, ici « Beautiful Delilah ». Avec le métier accumulé tout au long de leur longue carrière, cette reprise est évidemment supérieure à leur première single, « Come On » paru en juin 1963 !
« Foreign Tongues » comporte également un clin d’oeil appuyé à Muddy Waters –dont le titre d’une chanson donna le nom au groupe– dans l’excellent blues-rock qui ouvre l’album, aux guitares rustiques et acérées.
Mick Jagger et son harmonica remplacent à eux tout seuls une entière section de cuivre dans une bonne reprise de « You Know I’m No Good » d’Amy Winehouse. Malgré ses 83 ans, il possède encore une voix de tête de presque jeune homme
Comme on avait pu le noter dans l’album précédent, le très encensé et lucratif « Hackney Diamonds », Ronnie Wood –if he could– se montre plus inspiré qu’il ne l’avait jamais été auparavant dans le groupe et propose quelques solos très réussis, même s’ils ne feront jamais oublier Mick Taylor…
Les critiques sont plutôt élogieuses : d’après un agrégateur de critiques qui se fondent sur une vingtaine de revues internationales, l’album est apprécié positivement à 80%, ce qui est un score plutôt élevé. En France, seules deux critiques sont plutôt dubitatives, celle de Libération et celle du Figaro, ce qui en fait un disque ni de gauche, ni de droite !
• Charlie Watts est présent sur un titre, et l’on entend la différence avec le jeu musclé et nettement moins nuancé de son successeur !
« Foreign Tongues » ne devrait pas être soutenu par une tournée : les doigts perclus d’arthrose de Keith Richards ne lui permettent vraisemblablemen plus de jouer durant tout un concert.

Au final : un bon disque, très varié –blues, rock, country...- et toutes guitares dehors des Rolling Stones,  qui n’ont plus rien à prouver et se font -et nous avec eux- plaisir à s’amuser ensemble ! Il s’inscrit tout-à-fait dans la lignée de « Hackney Diamonds ». Et c’est très bien ainsi !

Playlist « Albums que j’ai beaucoup aimés… »

(… mais je ne sais plus pourquoi !)

Et néanmoins, en définitive, à la réécoute, je me rends compte qu’après toutes ces années, je les apprécie encore ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Pourtant, ces trois albums sont assez éloignés de mes habitudes d’écoute et je ne viens que très occasionnellement vers des albums sortis dans les années 80.

Ordoncques, j’ai passé un excellent moment avec ces trois disques que je n’avais plus écoutés depuis des lustres, et dont, à chaque fois, un titre au moins est marquant dans ma mémoire ; mais, en réalité, au-delà de ces titres, chacun de ces albums est d’une écoute très plaisante dans son intégralité :
« Komm Zurück » & « Two People In A Room » de Stephan Eicher ;
• le mega-tube « Luka » de Suzanne Vega –à une époque où j’encadrais des adolescents en situation de lourd handicap mental lors de mes congés d’été
• et la jolie bluette « Song For Whoever » de Beautiful South, aux paroles ironiquement cruelles portées par une jolie mélodie presque douce, et dont il faut absolument entendre la version de l’album, celle du single étant coupée et édulcorée pour un passage en radio : on perd malheureusement une partie de l’ironie du propos… 

• Stephan Eicher – I Tell This Night – 1985 *****
• Suzanne Vega – Solitude Standing – 1985 *****
• The Beautiful South – Welcome To – 1989 *****

Devinette facile pour oreille musicale

Cette nouvelle devinette estivale est relativement facile –niveau de difficulté évalué : *– et ne devrait donc pas résister très longtemps, d’autant que l’exposé de sa  question comporte une partie de la réponse, à peine voilée dans son contenu.

Alors voilà : il s’agit d’écouter le morceau ci-dessous, où j’accompagne à la basse une chanson, un peu « cachée » mais identifiable. La ligne de basse, à part un glissando au tout début, est jouée bas sur le manche –positions 10 à 13 essentiellement– et bien que très simple, est, à  mes oreilles, vraiment belle ; elle soutient mélodiquement autant que rythmiquement l’ensemble d’un morceau que j’aime beaucoup,  et participe par ailleurs à son allure très intimiste.

Vous l’aurez compris, je vous invite à deviner :
le titre de cette très belle chanson ;
le nom du groupe qui en fut l’interprète.

A vos claviers !

Et en plus, la sécheresse…

Au gré de mes déambulations –assez nettement raccourcies en ce moment du fait de la chaleur : moins de 12km chaque jour en moyenne, et essentiellement tôt le matin– et à quelques mètres de distance, le contraste est saisissant, entre une végétation encore relativement préservée, à l’ombre des arbres, et le spectacle désolant des pelouses livrées aux rayons du soleil et totalement desséchées !

Ce spectacle est à peu près le même dans le parc de la résidence, pourtant largement ombragé : une petite partie de la pelouse est complètement ravagée –et non, ce n’est pas à cause des enfants qui y jouent parfois au ballon ! Celle-là, je l’attends lors de la prochaine réunion de copropriété…-.

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