Playlist en couleurs – Vert, une fois de plus…

• L. van Beethoven – Symphonie n°9 – Ch. & Orch. phil. Vienne – Herbert von Karajan – 1947 *****
• J. Strauss – Die Fledermaus – Ch.et Orch. phil. Vienne – Clemens Krauss – 1950 *****
• L. Madetoja – Okon Fuoco, suite – Orch. symph. Oulu – Arvo Volmer – 2001 ***
Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Résistance ! Le symbole du mois…

Selon la presse européenne, la résistance aux différentes velléités agressives de l’inénarrable Donald Trump contre l’Europe et d’autres parties du monde est symbolisée, en ce mois de janvier 2026, par l’objet ci-dessous : leur porteur n’est pas passé inaperçu lors de son court séjour en Suisse, et son look, comme son discours musclé, ont fait la Une de nombreuses manchettes européennes ! Accessoirement, ça sert aussi à cacher les yeux rouges…

Dimanche à l’opéra – « Martha », de Flotow

J’avais entamé à l’entrée de l’automne une petite série consacrée à l’opéra-comique allemand, dont les trois premiers volets sont à retrouver ici, ici et encore ! Cette série dominicale avait été momentanément interrompue par quelques dimanches de « Wagner historique », elle reprend désormais pour un quatrième épisode : c’est aujourd’hui « Martha, ou le Marché à Richmond » », de Friedrich von Flotow. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Compositeur allemand fortement influencé par l’opéra-comique français, Flotow connut une carrière fructueuse et composa un grand nombre d’opéras qui furent relativement populaires en Europe de son vivant, avant de tomber dans un oubli presque total, à l’exception de « Martha ».

L’oeuvre fut créée à Vienne en 1847 et, rapidement, est devenue populaire dans toute l’Europe, puis aux États-Unis, où elle fut le plus souvent jouée dans des traductions dans la langue de chacun des pays envisagés.
L’action se passe au début du 18ème siècle à Richmond, près de Londres. La notice française de Wikipedia, à lire ici, livre un bon résumé de l’argument. Cet opéra s’écoute très agréablement : il est articulée en airs lyriques et expressifs –tour à tout mélancoliques ou plus joyeux– entrecoupés de dialogues, et comprend de nombreuses mélodies très faciles d’accès, soutenues par une orchestration légère et habile. Comme toujours en matière d’opéra comique allemand, toutes ces fausses pistes amoureuses connaissent une fin heureuse !

La version de ce jour, premier enregistrement intégral de l’opéra –mais sans les dialogues toutefois-, a été enregistrée à l’opéra de Berlin durant la guerre, avec certains des très grands noms de l’opéra allemand de l’époque –l’oeuvre n’est pas difficile, et « qui peut le plus peut le moins : c’est très bien chanté-, sous la direction d’un chef qui s’était fait, très tôt, une spécialité des opéras de son temps –Wozzeck d’Alban Berg, Mathis der Maler de Paul Hindemith…-.
Après la guerre, ces bandes ont été republiées sous de nombreux labels, d’abord en Allemagne de l’est, puis en Europe de l’ouest et aux USA. La prise de son, eu égard à l’époque, est de fort belle qualité !

Devinette : une solution en images !

Il y a quelques jours, je vous proposais, pour bien débuter l’année, cette devinette, dont la solution semble vous avoir échappé quelque peu. Le point commun entre Charlie Watts, BJ Wilson et Stewart Copeland est l’adoption du « traditional grip » à la main gauche –prise tambour en Français-, plutôt que du « matched grip » –prise timbale en Français : les deux mains sont symétriques– très majoritairement adopté par les batteurs dans le monde pop-rock.

Une image vaut parfois mieux qu’un long discours, et celle ci-dessous est tout-à-fait parlante !


La prise tambour est réputée plus difficile à maîtriser, et typique de nombreux batteurs de jazz. Il semblerait qu’elle permette à la fois plus de précision, de souplesse et de qualité de toucher. En revanche, elle amplifie les traumatismes –dos, épaules, bras, poignets…– auxquels peuvent être soumis les batteurs, du fait d’une position moins naturelle face à l’instrument. On n’a jamais rien sans rien…

Mes poches n’étaient pas assez grandes !

Il ya près de 25 ans, lorsque je travaillais à la fois ici et à Paris, où je me rendais hebdomadairement en train –c’était avant l’arrivée du TGV…– et où je vivais une partie de la semaine à l’hôtel, je transportais en permanence un certain nombre d’outils qui m’étaient assez indispensables, à savoir :
– un Palm Zire qui me servait d’organiseur électronique : un outillage, simple et assez peu cher, qui se synchronisait assez facilement avec les Mac de l’époque ; il me d’ailleurs souvient qu’à l’époque, le débat Palm/Psion enflammait autant les geeks que le débat Mac/PC ;
– un téléphone portable, qui ne servait quasiment qu’à téléphoner et à envoyer quelques textos, à une époque où les abonnements étaient nettement plus dispendieux qu’aujourd’hui ;
– un iPod 5Go première génération, qui, sous réserve mettre à jour son contenu chaque semaine, contenait suffisamment de musique pour me permettre de tenir le temps des trajets et des séjours à l’hôtel !

Evidemment, mes poches n’étaient pas assez grandes pour contenir tout cela, et je promenais donc en permanence un sac à dos de geek –lequel contenait également un PowerBook 190CS– au gré de mes pérégrinations… Tout cela, et bien plus encore, est condensé un un seul smartphone, lequel tien très bien dans une poche ! Autre temps, autres moeurs !

Playlist « Georgia Blues & guitare 12 cordes »

En guise de playlist du jour, cette plongée à travers la discographie relativement abondante de Blind Willie McTell, dont je ne connaissais qu’une infime partie, est hautement plaisante ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Né en Géorgie en 1898, aveugle d’un oeil à la naissance et totalement aveugle à peine entré dans l’adolescence, il était issu d’une famille de bons musiciens et développa très tôt ses talents, d’abord à l’harmonica et à l’accordéon, avant d’aborder la guitare. Blind Willie McTell savait lire et écrire la musique, que ce soit en notation traditionnelle ou, plus tard, en Braille, ce qui est une compétence tout-à-fait remarquable pour un bluesman de sa génération !
Assez rapidement, il adopta une guitare à 12 cordes, dont il devint un vrai spécialiste, pour accompagner sa voix, significativement plus claire que celles, généralement assez rauques, de la majorité des chanteurs de blues.
Avec Blind Blake et Barbecue Bob –ça ne s’invente pas…-, Blind Willie McTell a largement contribué à la diffusion –à défaut d’une réelle popularité– du Georgia Blues –également connu sous le nom de Piedmont Blues ou Southeastern Blues-, assez différents du Delta Blues du Mississipi : le Georgia Blues adopte des rythmes plus rapides, issus du ragtime. Son principal lieu d’attache, où il réalisa la majeure partie de ses enregistrements, était Atlanta.

La playlist du jour est consacrée aux enregistrements réalisés entre 1927 et 1933 : le son est étonnamment bon pour l’époque.
La notoriété du musicien est essentiellement posthume. Blind Willie McTell n’a jamais atteint la notoriété d’un Robert Johnson, par exemple, même s’il enregistra et se produisit en concert toute sa vie : le Georgia Blues reste largement moins populaire que le Delta Blues ou que le Chicago Blues. Néanmoins, Bob Dylan consacra une chanson à Blind Willie McTell –dont la meilleure version est celle de Mick Taylor sur l’album « A Stone’s Throw »– et le cita dans quelques autres chansons. Par ailleurs, en 1971, les Allman Brothers débutent leur légendaire concert au Fillmore East par l’unique succès de McTell : « Statesboro Blues ».

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Une médiathèque métropolitaine et du blues rural

Je me suis réinscrit aujourd’hui au réseau de médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg, désormais totalement gratuites depuis le début de cette année –les élections municipales approchent…– et dont la plus proche, qui est aussi la plus grande et la mieux achalandée en médias de tous genres –livres, films, musiques, oeuvres d’art (sous réserve de présenter une assurance concernant ces dernières)…– est à peine à 25 minutes à pied !
Aménagée dans une ancienne usine d’armement au bord des « bassins Vauban », c’est, en outre, un havre de paix et de silence, et la consultation éventuelle de médias sur place est largement facilitée par des équipements en grand nombre : ordinateurs, lecteurs CD ou DVD, fauteuils hyper-confortables, bel éclairage…

Au grand désespoir de TheCookingCat, ils ont un rayon « Blues » vraiment très attractif, et je me suis empressé d’emprunter les trois albums de 2 CD chacun qui feront mon bonheur dans les prochains jours : du blues acoustique « rural », très ancien -les premiers témoignages datent de 1923-, par des artistes dont je ne connaissais pas plus de la moitié ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

De ce que j’en ai écouté pour l’instant, certains de ces grands anciens étaient déjà de remarquables virtuoses de la guitare –mais sans ostentation ou verbiage…-, avec en outre des accordages parfois éloignés de l’accordage standard. J’ai emporté en sus un coffret de 6 CD de Blind Willie McTell, dont je ne soupçonnais pas qu’il existait autant d’enregistrements.

On peut désormais emprunter, pour quatre semaines renouvelables, jusqu’à 30 documents dans les médiathèques du réseau ! Lorsque j’étais enfant puis adolescent, et pour une somme modique, la limite d’emprunt, sur la même durée de quatre semaines, était fixée à 2 disques –que j’enregistrais illico sur cassettes– et 5 livres, et je retournais donc au moins une fois par semaine à vélo à la « bibliothèque centrale » d’alors –elle reste toujours en service et assez abondamment fréquentée-, qui était encore municipale et non pas intercommunale. Le réseau des médiathèques –alors appelés bibliothèques– était évidemment nettement moins étendu qu’aujourd’hui.

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Un bonheur n’arrivant jamais tout seul…

… j’ai trouvé, dans ma boîte aux lettres ma carte européenne d’assurance maladie !

Je l’avais commandée en ligne il y a quelques jours à peine : cette arrivée dans des délais aussi rapides est d’autant plus surprenante que j’avais attendu plus de trois mois que l’on me renvoie une carte vitale neuve, autrement plus essentielle au quotidien ! Quand elle veut, la Sécu peut :mrgreen: !
Cette carte européenne d’assurance maladie, aux couleurs de l’Europe –étonnant, non ?-, est valable dans tous les pays de l’Union européenne, en Islande, en Norvège et au Lichtenstein, mais aussi, et, en options, au Royaume-Uni et en Suisse –options qu’il faut préalablement configurer à part pour ces deux derniers pays, lors de la demande d’établissement de la carte-. La carte est gratuite et valable deux ans.

Dans la plupart des pays, pour certains soins et actes médicaux, elle permet une prise en charge gratuite ou le paiement du ticket modérateur uniquement. Comme nous allons régulièrement en Allemagne et que nous traversons parfois le Luxembourg et la Belgique, ça peut toujours servir…

Tout cela me rappelle qu’il faut également que je fasse établir un passeport, indispensable pour se rendre au Royaume-Uni depuis le Brexit… Et, sur cette lancée de démarches administratives, je vais également m’enquérir du renouvellement de mon permis de conduire, actuellement cartonné et rose –c’est vous dire s’il est antique…– : ce format ne sera plus valable à partir de 2033, j’ai donc encore un peu de marge, mais les délais en préfecture sont parfois si longs que…

Playlist « Live 80’s : j’étais dans la salle ! »

Ma playlist de ce jour est riche en souvenirs directement issus des 80’s ! Pour deux des concerts qui la composent, j’étais dans la salle ! Je vous laisse deviner lesquels –avant la lecture des lignes qui suivent…– !
Quoi qu’il en soit, chacun de ces albums est légendaire à sa façon…-Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Cure – Breakdown – Strasbourg, Hall Tivoli – 27 mai1982 *****

Le son de ce bootleg quasi-introuvable désormais n’est pas exceptionnel, mais la prestation du groupe est d’autant plus célèbre pour les « aficionados » qu’à l’issue de ce concert strasbourgeois, Robert Smith renvoya Simon Gallup –le bassiste– et annula une partie du reste de la tournée du groupe en France, suite à une dispute dans un bar dont les raisons restent obscures. Comme j’étais trop jeune pour aller dans les bars la nuit, je ne pourrai pas vous en dire plus, mais vous trouverez des informations à la fin de cet article exhaustif ici.

• The Real Kids – All Kindsa Jerks Live – Paris, Bataclan – 02 février 1983 *****

A l’occasion d’un court séjour chez une cousine résidant en île-De-France, nous étions allés voir, dans la salle légendaire du Bataclan et à son initiative ce concert d’un groupe, The Real Kids, dont alors j’ignorais jusqu’à l’existence. J’en ai gardé un souvenir inoubliable : une power-pop enthousiasmante devant un public remuant et chauffé à blanc ! Il en reste ce disque exceptionnel d’énergie ainsi que des bandes filmées de qualité médiocre. L’album était paru sur feu le label New Rose France, sans doute le meilleur label de pop-rock alternatif de l’époque.

• The Cramps – Smell Of Female Peppermint Lounge, New York – 25 février 1983 *****

Un disque court, que j’avais initialement acheté dans son format original sur le label New Rose France : un coffret de 4 coffrets 33t/17 cm avec une belle iconographie. La réédition en CD a perdu en charme ce qu’elle a gagné en titres supplémentaires enregistrés le 26 février ! Le groupe, dans sa meilleure formation –le couple Lux Interior / Poison Ivy Rorschach est accompagné de Kid Congo Powers et de Nick Knox– est en grande forme et les chansons proposées sur ce live new-yorkais sont interprétées avec vigueur et enthousiasme, Lux Interior se chargeant de les animer de son caractère fantasque et joyeusement foutraque !

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Dimanche à l’opéra – Wagner à travers les archives américaines

Ce premier dimanche lyrique de l’année s’inscrit dans la continuité des rendez-vous lyriques dominicaux de la fin de l’année 2025 : quelques enregistrements d’archives consacrées à Richard Wagner. Les deux premières notules de cette mini-série sont à retrouver ici et . Aujourd’hui, c’est en Amérique que ça se passe, puisque c’est vers ce continent que migrèrent de nombreux artistes européens, essentiellement allemands et autrichiens, à partir de 1933, pour fuir les persécutions nazies : c’est pourquoi on retrouvera dans ces enregistrements américains certains des chanteurs déjà présents dans le coffrets consacrés aux archives européennes. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Lohengrin, Siegfried & Parsifal, extraits – Lauritz Melchior, Heldentenor
Lohengrin – Orch. Metropolitan Opera New York, Fritz Busch – 1947 *****
Siegfried – Orch. Metropolitan Opera New York, Arthur Bodanzky – 1937 *****
Parsifal – Philadephia Orchestra, Eugene Ormandy – 1938 *****

Ces extraits sont issus d’un coffret retraçant abondamment la longue carrière de ténor de Lauritz Melchior, entamée comme baryton en 1913 et qui ne s’acheva qu’en 1960, alors qu’il fêtait son 70ème anniversaire –il enregistra pour la radio danoise le rôle de Siegmund dans le 1er acte de la Walkyrie à cette occasion-. Lauritz Melchior est tout simplement le plus prodigieux Heldentenor -ténor héroïque– qui ait été au vingtième siècle : puissance vocale, beauté du timbre, longueur de souffle : il était taillé pour chanter Wagner !

• Die Walküre – Götterdämmerung
Lauritz Melchior, Helen Traubel – NBC Orchestra, Arturo Toscanini – 1941 *****

Un trio de stars pour ces extraits enflammés ! Helen Traubel remplaça Marjorie Lawrence et Kirsten Flagstad dans les rôles wagnériens sur les scènes américaines à partir de 1941, pour y devenir la partenaire attitrée de Lauritz Melchior. Elle y incarna notamment très souvent les rôles de Brünnhilde et d’Isolde dans lesquels elle pouvait projeter son immense voix, dont on dit qu’elle était « puissante, endurante et semblable à une épée étincelante ». Ces enregistrements de 1941, issus d’un concert radiophonique dirigé par Arturo Toscanini qui était alors considéré comme « le plus grand chef d’orchestre au monde », sont de très bonne qualité technique eu égard à leur époque.

• Tristan und Isolde
Lauritz Melchior, Helen Traubel – Ch. & Orch. du Metropolitan Opera de New York – Erich Leinsdorf – 1943 *****

C’est, à mes oreilles, tout simplement le « Tristan und Isolde » intégral –malgré quelques coupures, traditionnelles au « Met » à cette époque, aux actes 2 et 3le mieux chantédonnée quand même essentielle pour cet opéra, long chant d’amour où il ne se passe à peu près rien d’autre…– de l’entière discographie de l’oeuvre –mais pas forcément le « mieux incarné »-. . Erich Leinsdorf est un chef wagnérien rapide et efficace, qui sait toujours laisser la musique respirer quand c’est nécessaire et la qualité technique de cet album est satisfaisante.
NB. les archives du Metropolitan Opera de New York sont impeccablement tenues et constituent une inépuisable mine d’informations remarquables !

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