Playlist early 80’s – « Heaven And Hell »

Le tout début des années 80 n’est pas si riches en très bons albums de rock-music comme je l’aime : période de transition et de synthèse qui aboutira vers l’apparition de nouveaux courants, comme la New Wave par exemple, mais aussi l’émergence et le triomphe de nouveaux producteurs proposant un nouveau son très travaillé et relativement standardisé, en lien avec l’apparition du Compact Disc : ces enregistrements, pour impressionnant qu’ils aient pu paraître à leur sortie sur les mini-chaînes Hi-FI de l’époque, ont mal vieilli et sont désormais assez insupportables : ils font saigner les oreilles !

En 1980, AC/DC signe son retour discographique après le décès de son mythique chanteur Bon Scott, avec cet excellent « Back In Black », qui s’ouvre sur le mondialement connu glas résonnant des cloches de l’enfer -« Hell’s Bells« , et son riff d’introduction épatant-. Le retour scénique sera pour l’année suivante –c’est à ce moment-là que je les ai vus– et sera aussi triomphal que l’accueil réservé à cet album, tout de noir paré. Musicalement, la formule a peu évolué, un peu moins blues qu’auparavant, et avec des paroles un peu moins loustiques et chargées de second degré.

L’année suivante, les Rolling Stones sortaient un album non moins excellent et couronné de succès commercial  : « Tattoo You ». Introduit par le fameux « Start Me Up » qui trusta les charts cette année-là, l’album vaut mieux, à mon avis, que ce morceau introductif initialement conçu pour être un morceau reggae, et se trouve construit en deux faces : la première rapide, la seconde plus lente. Quasiment tous les titres sont des chutes de studio plus ou moins retravaillées, dont certaines remontent à l’époque de Mick Taylor lors des sessions de « Goat’s Head Soup » en 1973. En particulier, « Heaven » est un titre d’une douceur évanescente.

La tournée qui suivit fut l’une des plus sportives –la scène était surdimensionnée et abondamment arpentée au pas de course par Mick Jagger– et lucratives du groupe, qui ne se produisit que dans des stades gigantesques et bondés à travers les Etats-Unis et l’Europe –dont le fameux concert à la Porte d’Auteuil, où je m’étais rendu pour cette occasion-.

Une chouette entrée en matière pour aborder le week-end !

Dimanche matin à l’opéra…

Un petit détour dominical –et matinal– vers deux opéras du vingtième siècle, dégottés pour une bouchée de pain –moins cher que deux baguettes– dans des bacs d’invendus fortement bradés : l’opéra « contemporain » doit encore faire en peu peur au tout-venant…

« Les Diables de Loudun » raconte l’histoire des diables de Loudun, incroyable mais vrai !
Pour tout comprendre à cette sombre machination politique organisée par Richelieu sur fond religieux de chasse aux sorcières dans la France profonde du début du XVIIème siècle, vous pouvez vous rendre ici.
L’enregistrement, réalisé en 1970 à la suite des premières représentations –création à Hambourg en 1969, avec un autre chef, moins connu que lui du présent enregistrement-, qui existent également en vidéo et ont été publiées en DVD.
Très bonne analyse de cet opéra à lire ici, et, plus succincte, ici.

Je ne vous présente plus le « Wozzeck » d’Alban Berg, opéra poignant entre tous, et qui est l’un de mes opéras préférés, voire peut-être mon préféré.
Très belle version enregistrée « sous le manteau » en 1970, sous la direction d’un juvénile Carlos Kleiber, qui n’était pas encore la star absolue –et capricieuse– qu’il devint ensuite, mais s’inscrivait déjà dans les traces de son père –qui fut créateur de l’oeuvre en 1925-. Très bien dirigé, très bien chanté – et pourtant, hors Theo Adam, qui interprète Wozzeck, on ne retrouve aucun grand nom du chant lyrique dans cette version-, et tout-à-fait convenablement enregistré : un très beau moment !

Privilège (?) du grand âge venant…

Je prends de l’âge et mes yeux aussi… Pour voir de près et pour lire, j’avais coutume d’enlever mes lunettes corrigeant une légère myopie, c’était tout-à-fait confortable mais ça devenait assez peu pratique à force –surtout lors de réunions où je jonglais sans arrêt…-, et l’écran de mon ordinateur de bureau était situé à l’exacte distance qu’il ne fallait pas : trop loin pour que je puisse lire sans me fatiguer sans lunettes, et trop près pour que je puisse les garder…

Du coup, j’ai désormais des verres progressifs, auxquels je me suis assez rapidement accommodé –c’est juste un peu surprenant lorsqu’on descend des escaliers…-.

TheCookingCat est contente : elle me tannait depuis des mois années pour que je change et a eu le droit de participer au choix de la monture ! Comme j’ai, de plus, la paire de solaires qui va avec,  je vous propose la musique adéquate…

Surprise pour se croire encore en été !

Et hop ! Malgré l’automne encore très clément qui s’installe tout doucement, la surprise mensuelle fleure encore bon l’été et le soleil ! De quoi aborder gentiment ce mois d’octobre…
Vous la retrouverez ici et, comme toujours, la surprise du mois précédent disparaîtra au même moment du serveur !

La présente surprise connut les louanges de la presse spécialisée à sa sortie, il y a bien longtemps. Et, selon moi, c’est tout-à-fait justifié, surtout si l’on se replonge dans le contexte de l’époque. 

ENJOY !

Devinette mensuelle

Et voilà, septembre touche à sa fin, l’heure de la traditionnelle devinette mensuelle  donc sonné !!! Je vous annonçais hier que j’avais commandé un nouvel album –une vieille chose très bien remastérisée-, que j’ai trouvé dans ma boîte aux lettre ce soir à mon retour.

Outre le contenu, le contenant est assez sympathique, proposant notamment un joli livret riches en informations variées, dont certaines relèvent de l’anecdotique croustillant, d’où la devinette de ce jour !

Il s’agit de regarder la pochette –cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand– : la photo, célèbre, avait été rendue possible grâce au blocage de la rue par des policemen qu’on ne voit évidemment pas. Six photos exactement ont été réalisées à cette occasion, et celle qui a été retenue est la seule à présenter la particularité qui fait qu’elle a été retenue. Oui, mais quelle est cette particularité ?

A vos claviers !

 Playlist vieilles retrouvailles et surprise matinale

Sur la lancée de la playlist d’hier –le groupe est évoqué en fin de documentaire comme « avatar » du Glam Rock-, j’ai entamé cette matinée avec deux albums que j’ai achetés il y a très longtemps, et délaissés sur les étagère depuis presqu’aussi longtemps : non pas que je n’aime pas, au contraire, mais ils font partie de ceux dont on se dit toujours qu’on peut remettre l’écoute à plus tard parce que d’autres sont prioritaires « là maintenant tout de suite ». Tragique erreur, en fait : j’avais oublié que c’était aussi bien ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Bauhaus, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, fut un groupe relativement éphémère, assez vite confronté à des querelles d’ego qui le conduisirent à sa dissolution.  Au début des années 80, ils ont connu un succès relatif mais ne percèrent jamais complètement en France.
Plus que du « Rock Gothique » auquel on les assimile, il s’agit de new wave un peu sombre, à la suite des deux groupes majeurs qui illustrèrent le mieux ce courant : The Cure et Joy Division. Avec Bauhaus, on ne se situe pas exactement sur les mêmes sommets, mais ces retrouvailles sont tout-à-fait revigorantes !

La surprise matinale est provoquée par l’écoute de la réédition du 50ème anniversaire de l’album « Abbey Road » des Beatles. C’est le seul album du groupe que je trouve à la hauteur de leur aura légendaire, et le dernier qu’ils enregistrèrent avant de se séparer –encore ne se côtoyèrent-ils pas très souvent pour l’enregistrer, étant rarement tous présents ensemble dans le studio lors des sessions-.
La célèbre boutique de vente à distance m’a proposé, ce matin, de le découvrir via une écoute en ligne dans un tout nouveau mixage et remastering –le CD vient d’être réédité vendredi pour célébrer son demi-siècle dans diverses présentation plus ou moins luxueuses-. Ce travail de nettoyage sonore est une grande réussite et l’album y trouve une nouvelle jeunesse. Paradoxalement, on entend beaucoup plus qu’auparavant la conception « très studio » qui présida à son élaboration, du fait d’une spatialisation et d’une aération sonore nettement accrues. Du coup, je l’ai commandé !

Playlist Glam Rock

J’entame cette playlist ce matin suite au très bon documentaire, hier soir, sur la chaîne culturelle franco-allemande, consacré au Glam Rock et à ses avatars –je crois même qu’on peut le revoir en replay ici-. Une petite heure très bien documentée, et vraiment tout-à-fait recommandée, comme presque tous les documentaires de cette série « Culture Pop » ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Plus qu’un style musical très bien défini, le Glam Rock définit une attitude fondée sur une attitude jugée –alors– un peu excessive et provocante –paillettes, maquillages plus ou moins loufoques et semelles compensées ou talon exagérément hauts par exemple-. Ainsi, chacun des artistes présentés ici fit partie, à un moment de sa carrière, de cet éphémère courant, alors même que les différences musicales sont assez patentes. Ce courant trouva sa place, grosso modo, au début des 70’s et ne dura que quelques années, s’éteignant à l’arrivée de la vague punk, courant fondé sur une exacerbation de la provocation. (± 1971 – 1976).

Ce qui donne une playlist variée et pourtant assez cohérente !

Playlist en attendant la pluie

Hier, premier jour de l’automne selon mon calendrier, c’était encore un peu l’été –grand beau soleil et températures tout-à-fait clémentes-, mais de la pluie est annoncée pour aujourd’hui : ce n’est pas encore le cas, et le ciel n’est même pas gris à cette heure. Comme je me suis levé fort tôt –5:54 selon mon réveil, qui avance un peu…-, j’ai déjà eu le temps de m’adonner à cette agréable playlist matinale, écouté un peu plus fort qu’en sourdine, mais pas assez fort cependant pour réveiller tout le voisinage ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Que des choses connues : deux symphonies de Prokofiev tirée d’une intégrale convenable –je ne connais pas assez pour avoir de nombreux éléments de comparaison– et deux concertos pour piano de Beethoven dans cette version « allégée » fort avenante au demeurant. J’en suis arrivé à l’écoute de quelques sonates de Beethoven dans la version mythique, paraît-il, de Sviatoslav Richter –à peu près aussi vachard et peu amène, dans ses propos sur ses collègues, que le pansu Celibidache– : c’est globalement très bien, mais pas aussi mythique que ce que j’ai pu en lire ici ou là cependant.

A midi, je vais me confronter à un nectar des dieux, j’ai acheté hier une bouteille de grand cru de Kaeffekopf de vendanges tardives, vin blanc d’Alsace assez peu connu, dont la production est relativement limitée et circonscrite à la commune d’Ammerschwir –ça se prononce comme ça se lit…– ! Que du bonheur !

Du Beau, du bon, du blues

Une magnifique affiche pour cette rencontre improvisée un soir de 1988 au Madison Square Garden. Le Grateful Dead se produisait en concert, et, Mick Taylor passant par là, il fut invité à rejoindre le groupe pour un « Little Red Rooster » enflammé, et enrichi de très parties de guitares : un premier solo de slide de Jerry Garcia, puis deux solos de l’ex-Rolling Stones, typiques de son jeu très fluide, même si, ici, il ne joue pas sur sa Gibson Les Paul fétiche et que, très audiblement, les réglages de l’ampli ne sont pas les siens. Il en résulte néanmoins un très beau moment de blues !

Il existe un autre extrait du même concert, où il interprète, avec le groupe, un magnifique « Wonderful World », et délivre un solo très doux et très fin, vraiment admirable –cf.extrait sonore après la vidéo-.

Playlist nouveauté où se mêlent enthousiasme et déception !

J’ai acheté tout récemment ce disque –sorti pour la rentrée– consacré à deux « petites » sonates de Beethoven et à la 2ème sonate pour piano de Rachmaninoff, plus longue et d’une belle virtuosité, parce qu’Ivo Pogorelich est un pianiste singulier que j’aime beaucoup et qu’il s’était fait rare au disque arès des débuts fracassants à l’entrée des années 80. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Les interprétations de Beethoven s’avèrent pleines d’idiosyncrasies et de rythmes torturés –cela ne me gêne pas du tout, au contraire, cela permet d’entendre ces oeuvres autrement, et, à ce niveau de qualité chez le pianiste, c’est tout-à-fait tolérable-, les contrastes dynamiques sont plutôt soulignés et l’architecture beethovénienne parfaitement mise en évidence. Du solide, bellement chantant cependant, et une grande aisance chez le pianiste. 

La sonate de Rachmaninoff, que je connais depuis longtemps mais que je n’écoute pas souvent, s’avère tout aussi réussie à mes oreilles et le pianiste y dévoile une belle virtuosité.

Bref, ce CD pourrait être tout-à-fait enthousiasmant, ne serait la prise de son, parfaitement ratée à mes oreilles : je ne pensais pas qu’en 2019, on pouvait encore enregistrer aussi mal un piano ! Rien ne va : plans sonores foutraques, timbres moches –alors que Pogorelich a une très belle sonorité, riche, nuancée et pleine de couleurs-, couleurs grises, résonances caverneuses… Une vraie déception, en matière de prise de son, qui engendre, au final, un sentiment malheureusement mitigé à l’écoute de ce disque. Et c’est bien dommage !