Playlist avec un T

Peu de musique ces derniers jours, pour cause de plein d’autres choses à faire… Et, notamment, m’interroger sur mon prochain lieu de villégiature estivale, puisqu’il semble que celui où nous allions régulièrement ces dernières années ait été englouti par les flots –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. J’aurais bien voulu y être pour voir ça : d’ici cet été, tout aura séché !

En attendant, c’est une playlist alphabétique consacrée aujourd’hui à la lettre T qui résonne dans la maison. Là encore, le choix était remarquablement vaste, et il a fallu éliminer plein de choses que j’aurais eu plaisir à écouter également ! Reste donc dans cette sélection du jour –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– :

• Lou ReedTransformer – 1973. Peut-être le plus connu des albums de l’artiste, il contient son unique vrai grand succès populaire, « Walk On The Wild Side« , avec contrebasse, saxophone et choeurs doop-doo-doop faciles à chanter !

• Carla Olson & Mick TaylorToo Hot For Snakes – 2008. Malgré une date de sortie relativement récente, l’album contient des chansons enregistrées en live en 1990, ainsi que d’autres enregistrées en studio par la chanteuse texane, avec ou sans Mick Taylor. Celui-ci nous livre, sur « Sway« , ce que je considère comme le plus beau solo de l’histoire du Rock, et brille également sur « Winter« , une reprise des Rolling Stones qu’il composa avec Mick Jagger –de l’aveu même de ce dernier-, mais pour laquelle il ne fut pas crédité.

• ScorpionsTokyo Tapes – 1978. Dernier album du groupe allemand avec la guitare de feu d’Uli Jon Roth. L’un de mes live préférés, avec quelques titres vraiment excellents : « We’ll Burn the Sky« , « Fly To The Rainbow » ou « Polar Nights« , qui ne sont pas forcément les plus connus du groupe –un petit extrait ci-dessous-. Cette réédition japonaise a été totalement remixée, améliorant considérablement l’impact de la section rythmique et la lisibilité de la guitare rythmique de Rudolf Schenker, un peu noyée dans toutes les éditions précédentes.

• The Flamin’GrooviesTeenage Head – 1971. L’un des tout meilleurs albums de ce groupe vaguement maudit, qui ne perça jamais tout-à-fait, et se trouva confronté à des changements de personnel incessants. Sauvage et rauque, souvent considéré comme l’équivalent américain du « Sticky Fingers » des Rolling Stones, paru la même année.

Playlist avec un R

Après les ripailles de ces derniers jours et du temps consacré, un peu, à la découverte de mes cadeaux de Noël –beaucoup de piano, donc– et, beaucoup, à une activité professionnelle qui me pèse, chaque fin d’année –ce n’est pas difficile, mais ça nécessite pas mal de recherche et de tri parmi les résultats…-, j’ai opté, aujourd’hui, pour une playlist consacrée à la lettre R ! Assurément, la fin de l’alphabet ne sera pas atteinte avant la fin de l’année ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Vu la fréquence de cette lettre, le choix était vaste ! J’ai donc retenu :
deux albums de glam-rock très différents, bien qu’ils partagent quasiment les mêmes musiciens : « (The) Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars » de David Bowie1972– et l’excellent live de Lou Reed, « Rock’n’Roll Animal », paru en 1974, qui est en fait le premier témoignage de sa tournée 1974, et fut suivi d’un second opus, « Live », paru en 1975 seulement et, curieusement, beaucoup moins populaire;
l’excellent « Répression » de Trust1980-, deuxième et sans doute le meilleur album de ce groupe très inégal, et qui fut ultérieurement confronté aux changements incessants de personnels. Bien évidemment, à peu près tout le monde connaît l’immense succès proposé en extrait ci-dessous, qui fit énormément pour la popularité de ce groupe, et que le public reprenait à tue-tête lors des concerts –je les avais vus lors de la tournée qui suivit la parution de ce disque : excellent souvenir !-;

Edit : à la demande unanime de Christophe, un second extrait de cet excellent album, moins populaire que le précédent…

enfin, un album peu connu des Rolling Stones, « Rock’n’Roll Circus », qui connut un drôle de destin : il s’agit de la bande sonore du mini-festival organisé par le groupe en décembre 1968, regroupant la fine fleur des artistes anglais de l’époque dans le cadre d’un spectacle de cirque en musique –impayable Keith Moon en clown, par exemple, ou encore Mick Jagger en Monsieur Loyal, introduisant les « numéros » de chacun : Taj Mahal, The Who, Marianne Faithfull, ainsi que le super groupe formé par John Lennon, Keith Richards, Eric Clapton et Mitch Mitchell pour un Yer Blues d’anthologie-. Les Rolling Stones, peu satisfaits du résultat, refusèrent longtemps la publication du film et du disque, qui ne parurent officiellement qu’en 1995. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist avec un L

Après avoir consacré remarquablement peu de temps à mes oreilles ces derniers jours, voici une petite playlist destinée à alimenter mon début de soirée, dans la série des playlists alphabétiques : ce jour, c’est la lettre L qui est à l’honneur. Vu la quantité très abondante de « Live » dans ma discothèque, j’aurais pu céder à cette facilité de ne vous proposer que des albums enregistrés en concert.  Mais que nenni ! Ce ne sont ici que des albums enregistrés en studio que vous trouverez ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Ça commence donc avec AC/DC : « Let There Be Rock », paru en 1977, est pour eux l’album de la consécration extra-australienne. C’est avec lui que le groupe perça définitivement en Europe, les albums précédents n’y ayant connu qu’un succès d’estime. Il s’agit encore, comme dans les albums précédents, de blues-rock ou de boogie-rock joués très fort –guitare saturée d’Angus Young-, et un peu vite. Chansons jubilatoires, très bien executées, production plutôt fruste mais très efficace, un vrai bon disque de rock !

Encore moins « produit » si c’est possible, « Let Go » de Johnny Thunders And The Heartbreakers est en fait un EP de trois titres, parmi les plus emblématiques du guitariste maudit, sorti en 1983 mais enregistré en 1977, alors que les Heartbreakers étaient au sommet de leur forme et visaient à une notoriété qu’ils n’ont jamais complètement connue. On y trouve les versions les plus abouties de « Chinese Rocks », « Born to Loose » et « Let Go », bien mieux captées –même si la son est très loin des meilleurs standards en la matière– que dans les innombrables live plus ou moins réussis de Johnny Thunders.

Après ces deux albums bourrés d’énergie, « Loaded » du Velvet Undergound, groupe mythique s’il en est, vient presque reposer les oreilles. En 1970, année de sa sortie, JohnCale, membre fondateur, a déjà quitté le groupe, laissant Lou Reed prendre toute la place. Dernier « vrai » album du Velvet Underground, il est plutôt inégal mais contient son lot de pépites, dont la très connue « Sweet Jane ».

Pour finir, le meilleur album de Dire Straits à mes oreilles : « Love Over Gold », sorti en 1982. C’est, pour le groupe, l’album de la consécration mondiale, avec notamment un magnifique titre en introduction, longue mélopée très dylanienne : »Telegraph Road », où Mark Knopfler livre vraisemblablement son plus beau solo de guitare.

Playlist avec un B

Aujourd’hui, sorti de ma plus longue journée de travail depuis la reprise et, de surcroît, confronté à un assez considérable bouchon pour rentrer –en Belgique, ils appellent ça, assez joliment, « une file » et dans une semaine, ce sera sans doute quasi-quotidien…-, j’avais peu de temps pour effectuer un choix réfléchi et, fidèle à une habitude commencée avec la première fois, je me suis rabattu sur une playlist constituée uniquement d’albums dont le titre commence par la lettre B. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Ça commence avec une version tardive et en concert de « Berlin », l’un des disques vraiment mythiques de Lou Reed, très bien, très « vécu » grâce aux talents de conteur du chanteur, lequel est très bien accompagné sur scène et produit quelque chose de presque neuf sans défigurer l’oeuvre originale –cela n’a pas toujours été le cas durant sa longue carrière-, si attachante bien que profondément morbide.

Cela se poursuit avec un autre album légendaire de Bob Dylan : « Blonde On Blonde », qui a la particularité d’être le premier double LP de l’histoire de l’encore jeune « Rock Music » au moment de sa sortie –1966-. Avec son prédécesseur, c’est mon album favori du néo-prix Nobel de littérature : il est varié et très agréable aux oreilles –et la voix si caractéristique du chanteur passe très bien sur ces petites chroniques en musique-.

« Broken English » est, de très loin, mon album préféré de Marianne Faithfull en matière de musique pop –elle a aussi enregistré un intéressant disque consacré à Kurt Weill-. Pour elle, c’était, en 1979, l’album du renouveau, au sortir de longues années d’errance après sa rupture avec Mick Jagger, qui l’avait laissée en piteux état. La voix rauque et abimée –le choc est patent pour ceux qui ont connu les productions de la chanteuse au milieu des années 60– sied parfaitement bien à ce renouveau et c’est un excellent album.

La playlist s’achève de manière vigoureuse et puissante avec « British Steel » de Judas Priest : il me souvient que je l’avais découvert au moment de sa sortie en 1980 et que j’ai beaucoup écouté ce 33 tours durant mon adolescence : il contient des chansons assez « hymniques » et quelques-uns des plus grands succès du groupe, un peu oublié de nos jours. Un bain de jouvence pour mes oreilles, vraiment, que je vous fais partager un peu grâce à l’extrait ci-dessous !

Albums en série, part 8

La liste proposée pour découvrir les années 80 était arbitraire et partielle, celle-ci, consacrée à ma vision des années 70, l’est encore plus, du fait d’une sélection encore plus sélective : limiter les années 70 à 10 albums s’avère en fait extrêmement compliqué et, en définitive, nettement trop limité. Je pourrais facilement l’abonder d’une seconde liste tout aussi essentielle… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.


J’aime beaucoup chacun des albums présentés ici, qui ont tous contribué, à leur manière, à forger mes goûts et mon éducation musicale depuis leur découverte, qui date d’il y a très longtemps. On y retrouve d’éminents classiques, comme « Led Zeppelin IV » ou « Who’s Next« , « Never Mind The Bollocks » ou « Breakfast In America« , qui marquèrent chacun l’époque de leur empreinte, et des choses plus rares, comme le premier EP des Cramps et l’album de Starshooter, groupe lyonnais concurrent de Téléphone à la fin des 70’s. « Berlin » a rejoint la liste des albums mythiques alors qu’il fut vilipendé à sa sortie, et « Van Halen I » fit entendre, à sa parution, de tout nouveaux sons de guitare.
Que du bonheur dans cette liste, à mes oreilles au moins !

Chanson triste…

« Sad Song », c’est le titre de cette très jolie chanson que j’ai écoutée ce matin dans une version de concert, pour un titre qui supporte difficilement cet exercice du live hors de son contexte : il en existe une autre version datant du milieu des années 70, beaucoup moins réussie. Celle que je vous propose est tardive –2006– et s’inscrit dans le cadre du projet d’un Lou Reed, assagi et peut-être même apaisé, de rejouer intégralement en concert son album « Berlin », publié en 1973.

« Sad Song » est la chanson conclusive de cet album, et ne prend tout son sens que si on a écouté ce qui précède –une histoire sordide mais assez poignante, se déroulant dans les bas-fonds berlinois, avec drogues, violences conjugales, enfants retirés de la famille par les services sociaux, et romance qui tourne mal…-. Pas très fun, n’est-ce pas ?

A cette date, la version de concert est assez fidèle à celle produite en studio près de 35 ans plus tôt, même si la ligne vocale adoptée par le chanteur est plus torturée, ce qui provoque parfois des décalages étonnants entre texte et musique –ce n’est pas le cas pour cette chanson finale-. A cette occasion, Lou Reed avait réembauché le guitariste Steve Hunter, déjà présent sur l’album initial, comme guitariste et « chef d’orchestre ». Outre l’instrumentarium Rock traditionnel –guitares, basse, batterie-, l’orchestre comporte des instruments plus rares dans ce répertoire : flûte, clarinette, saxophone, violons, violoncelle, contrebasse, ainsi qu’une petite chorale -enfants et adultes-.

Sad Song
Staring at my picture book / She looks like Mary, Queen of Scots
She seemed very regal to me / Just goes to show how wrong you can be

I’m gonna stop wastin’ my time / Somebody else would have broken both of her arms
Sad song, Sad song, Sad song, Sad song

My castle, kids and home / I thought she was Mary, Queen of Scots
I tried so very hard / Shows just how wrong you can be

I’m gonna stop wasting time / Somebody else would have broken both of her arms
Sad song, Sad song, Sad song, Sad song

Playlist en attendant…

diablattenteEn attendant sortie désormais très prochaine du prochain album des Rolling Stones, toujours annoncée pour le 02 décembre, je réécoute deux des albums de leur production que je connais le plus mal, faute d’une fréquentation intensive. Steel Wheels marque leurs retrouvailles après les bouderies du milieu des années 80. Salué par la critique à sa sortie, je ne l’ai personnellement jamais trop apprécié : il consacre l’impression de barnum musical constaté depuis l’intronisation de Ronnie Wood à la guitare, avec deux guitaristes au son assez maigrelet et des compositions pas forcément inoubliables –à vrai dire, aucune n’est jamais parvenu à se fixer durablement dans ma mémoire…-. Quant à Still Life, c’est un album retraçant la série des concerts de 1981 aux USA –la première du groupe dans des stades gigantesques-, mais les bandes pirates qui en existent sont à la fois plus complètes et dans un son moins cliniquement froid que dans ce live officiel. Bref, pas déshonorant, mais loin des fulgurances de Get Yer y’a Ya’s Out, pour se cantonner à leur discographie officielle.

En attendant Noël, je prépare Pâques avec une Passion de Bachcelle selon l’évangile de St. Jean, un peu moins connue que sa soeur, selon l’évangile de St. Matthieu-, dans une version à mi-chemin entre les prestations très romantiques des années 40 – 60, et celles sur instruments d’époques et selon, les canons HIP. Ça se déroule tranquillement et ça s’écoute gentiment, avec quelques grands noms parmi les chanteurs et un orchestre au discours assez sage.

Et en attendant d’attendre, j’attends des nouvelles quant à la réparation de mon préamplificateur !

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Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand et sur l’extrait musical sans attendre pour profiter un peu de cette playlist !-.

Playlist « La suite de la suite »

Parfois, quand j’ai un peu de temps, j’inscris mes playlist dans le cadre d’un projet plus global, mêlant recherches thématiques et lectures diverses. C’était le cas ces trois derniers jours, depuis l’écoute du « Berlin » de Lou Reed en live, prolongée hier par la réécoute du Velvet Underground, puis par cette playlist consacrée essentiellement à John Cale, son compère créatif au sein du groupe, qui connut une carrière en solo extrêmement riche et diversifiée.

Son dernier concert parisien constituait une recréation personnelle des deux premiers albums du groupe, que Lou Reed avait eu tendance à s’accaparer après sa dissolution -critiques à lire ici ou -. Et puis, Nirvana apparaît comme l’un des enfants spirituels du Velvet Underground et l’album écouté comporte, dans sa réédition, une reprise de « Here she comes now » très engageante. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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John Cale n’est pas moins personnel que Lou Reed –ni moins subversif, au contraire : mais il l’exprime différemment– dans ses compositions et sans doute bien plus varié dans les thèmes abordés –et, pour tout dire, beaucoup moins glauque en général-.
Musicalement, c’est souvent très ambitieux, son passé de musicien classique –interprète et apprenti-compositeur auprès de LaMonte Young– lui facilitant notablement la tâche : monsieur connaît la musique et ça s’entend : « Words for the dying » –en écoute intégrale ici– comporte ainsi des morceaux symphoniques illustrant des poèmes de Dylan Thomas, le tout est très classique et très agréable à l’écoute. Quant à « Paris 1919 », paru en même temps que Berlin, c’est un album admirable et inventif. A son écoute, on se dit qu’il valait mieux vivre à Paris qu’à Berlin, en 1973 !

Playlist en forme de suite

La playlist du jour s’inscrit dans le droit fil de celle présentée hier, même si elle s’avère très nettement moins variée, puisqu’elle est exclusivement consacrée aux quatre albums du Velvet Underground, ce groupe new-yorkais qui ne connut qu’un succès posthume –ça ne marcha pas fort avant la décomposition assez rapide, puis la séparation définitive : querelles d’ego entre ses deux fondateurs Lou Reed et John Cale, échecs commerciaux répétés…-.

Le groupe eut le temps d’enregistrer quatre albums : les deux premiers sont réellement d’avant-garde –John Cale vient du monde de la musique classique, il a beaucoup travaillé avec les musiciens du courant « minimaliste » et son alto donne une couleur très originale à la musique-, les deux suivants sont nettement plus classiques et conformes aux standards de l’époque. Leur écoute exhaustive dans l’ordre de leur publication est à ce titre tout-à-fait révélatrice. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Produit à ses début par Andy Warhol –auteur de la pochette du premier album-, le Velvet Underground marque l’émergence d’un rock urbain de la côte est des Etats-Unis, en lien avec l’intelligentsia qui fréquentait alors la Factory du peintre-photographe. Plus de quarante ans après, tout cela n’a pas toujours très bien vieilli, et s’avère beaucoup moins marquant sans doute qu’au moment de sa parution, même si la musique du Velvet Underground a profondément influencé un nombre conséquent d’artistes par la suite : David Bowie, Iggy Pop et, surtout, toute la mouvance punk ou celle du « Rock alternatif » .

Playlist contrastée

Entamée hier et poursuivie aujourd’hui, cette playlist –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– est marquée essentiellement par « Berlin » de Lou Reed, interprété et enregistré intégralement en live, à une époque –2008– où l’artiste avait ressorti l’album de ses oubliettes personnelles où il était enfermé depuis la fin des années 70.

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L’album initial, en 1973, profondément dépressif et claustrophobe, fut un échec commercial retentissant, malgré ses ambitions et ses pointures –les frères Brecker aux cuivres, Ansley Dunbar et BJ Wilson à la batterie, Jack Bruce à la basse, Steve Hunter à la guitare, parmi d’autres-. Trop produit, trop trash selon certains, sans chanson vraiment marquante au même titre que « Walk on the wild side », et puis Lou Reed commençait à parler ses textes autant qu’il les chantait. Pourtant, la musique est d’une réelle beauté et certains textes sont poignants, mais le tout est parfaitement glauque au sens premier du terme : les bas-fonds de l’âme humaine évoluant dans les bas-fonds des arrière-cours les plus sordides de Berlin.
La version live est assez proche de l’original, les musiciens retenus s’inscrivent respectueusement dans les traces de leurs prédécesseurs, sans grande originalité mais non sans talent –seul l’ancêtre Steve Hunter brode largement de jolies nappes de guitare électrique-, même si la voix a vieilli et que la mise en mots ne fonctionne pas toujours aussi bien, à force de triturer le rythme dans tous les sens, au risque de décalage pas très heureux. L’ensemble valait bien cependant un petit extrait, ci-dessous –dont les paroles sont ici-.
Après tout cela, rien de mieux qu’un petit B52’s dynamique et entraînant pour retrouver un large sourire !