La devinette du jour est stupide… Mais si tôt le matin, et même après un double expresso, mon intelligence est encore un peu décontractée ! Bref, depuis un dizaine de minutes, j’ai entamé la playlist -excellente au demeurant- que voici. – Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Devinette : vous trouvez sous chaque pochette une étiquette, que je vous invite à relier à l’album correspondant selon l’idée que vous vous en faites. Normalement, une seule réponse correcte est attendue, mais il pourrait sans doute y avoir plusieurs solutions !
A vos claviers !
Solution : je vous proposais par ailleurs l’autre jour une devinette difficile qui n’a pas trouvé de réponse exacte, que voici : l’Opéra national du Rhin n’a jamais eu besoin de payer les droits d’auteur lors des représentations de Salomé, ils furent « offerts à vie » par le compositeur à cette digne maison. Oui, je sais, c’était vraiment difficile…
C’est, à mon avis, une magnifique surprise qui vous attend en ce dernier dimanche de l’Avent ! De quoi décorer aimablement votre sapin en attendant le Réveillon… Vous la trouverez ici.
Pour les retardataires : les quatre surprises de l’Avent seront retirées du serveur un peu après les fêtes de Noël –soit le 27 décembre, puisqu’ici, Noël se poursuit aussi le 26 décembre-.
Parfois, des disques me déçoivent, et c’est encore le cas cette année. Il ya certains albums que je ne réécouterai pas souvent, pour une raison ou une autre ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
On trouve pourtant, dans ce lot annuel, deux albums qui devraient être parmi mes préférés ! Le tristement célèbre concert d’Altamont, des Rolling Stones, d’abord, et un album studio de Mick Taylor, de très loin mon guitariste favori. En fait, le premier est juste inaudible tant le son est médiocre : un filet sonore de très piètre qualité, témoignage d’un enregistrement réalisé sous le manteau d’un concert lui-même haché par les coupures nombreuses durant les chansons, du fait d’un public plus que turbulent ! Une écoute vraiment plus que difficile !
Le second est présenté comme un double-album de Mick Taylor, alors que le guitariste n’est là qu’en guest star et en soutien d’un chanteur épouvantable du nom de Sasha Gracanin –fuyez ce chanteur si vous le rencontrez un jour ! – sur le premier disque, et que le second contient des enregistrements live excellents, mais que j’avais déjà… Une demi-arnaque, donc !
J’ai eu l’occasion de vous parler par ailleurs du disque Beethoven / Rachmaninoff / Pogorelich, enregistré, très mal, ce qui vient gâcher tout le plaisir que j’espérais en retirer. Ici, ce ne sont donc pas les interprétations que je remets en cause, mais l’indigence d’une prise de son récente !
Enfin, j’aurais du laisser dans le bac où je l’ai trouvé l’album-compilation de Phil Collins : je n’en attendais pas forcément grand-chose –et la seule chanson que je supporte, pour des raisons extra-musicales d’ailleurs, est absente de cette compilation-, et il apparaît que je suis totalement hermétique à cet artiste et à la soupe qu’il sert…
Fin de ce bilan dans les jours à venir, avec des choses beaucoup plus aimables !
Les cinq albums présentés ici auraient pu tous figurer dans la première liste présentée ici, mais comme ils formaient un « tout » très cohérent, j’ai préféré les regrouper dans une notule à part.
Pour les lecteurs assidus et anciens de ce blog, ma préférence pour le Ring de Wagner interprété par Clemens Krauss à Bayreuth en 1953 est une histoire d’autant plus connue que cette version figure dans la liste très restreinte de mon île déserte –laquelle, du fait d’une évolution de mes goûts, mériterait d’être réactualisée un peu, mais ceci est une autre histoire…-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Depuis sa parution sous le manteau, d’abord sur des vinyles de très mauvaise qualité en Allemagne de l’Est, cette version a atteint un statut mythique souligné lors de chaque réédition. La plus-value de celle-ci est d’ordre sonore : depuis l’apparition du CD, il s’agit de la troisième version que j’achète, et, pour la première fois, je ne ressens plus aucune frustration du point de vue sonore : le travail sur ces antiques bandes radio enregistrées en mono dans les conditions du direct est tout simplement miraculeux ! Le label Pristine Classical est français –comme son nom ne l’indique pas… La maison-mère est située en Dordogne– et spécialisé dans le retraitement de vieux documents sonores, qu’il rénove en partant des meilleures sources disponibles –lorsqu’il s’agit de matrices de 78 tours-, y compris en utilisant des processeurs numériques. Les meilleurs ingénieurs du son ont été recrutés à cette fin, et l’on retrouve donc des noms très connus en la matière.
Quel que soit le procédé employé, le résultat final est absolument étonnant !
L’autre trésor ayant émergé de ces archives est une version tout aussi mythique des « Meistersinger von Nürnberg », enregistrée à l’occasionne la réouverture de opéra de Münich, qui avait été largement détruit par la guerre –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Elle donne notamment à entendre sous son meilleur jour le légendaire Hans Hotter dans le rôle de Hans Sachs, qu’il chérissait entre tous mais qu’il n’aborda, sur scène, que très rarement –quelques extraits anciens, enregistrés dans sa prime jeunesse en studio, sont du plus haut intérêt-. Il en existe un autre témoigne attachant mais moins formidable –Bayreuth 1956-. J’en possédais la première édition CD, parue au milieu des années 90, mais cette réédition est soniquement très supérieure, et le même miracle que pour le Ring se reproduit, même si le son d’origine est un peu inférieur à la base. Musicalement, on se situe tout en haut de la discographie de cette oeuvre souriante, et le bonheur d’entendre ce Sachs si humain, d’une bonhommie et d’une profondeur inégalées -cf. les deux extraits proposés-. La voix est somptueuse, l’émotion est palpable, le timbre d’une chaleur et d’une beauté inapprochées depuis chez les autres titulaires de ce rôle écrasant. Et comme tout l’entourage est à la hauteur de l’événement et que la direction est vivante et dynamique, cette version est tout-à-fait magistrale !
Avant de continuer à dérouler dans les prochains jours ma liste des coups de coeur 2019, voici, en ce troisième dimanche de l’Avent, une petite surprise pour égayer un peu l’attente de Noël ! Vous la trouverez ici. Et vous pourriez, effectivement, être agréablement surpris, voire sans doute dépaysés !
Pour cette deuxième mouture de ma toplist 2019,dans la série des CD achetés cette année et qui ont rejoint le rayon Pop-Rock, voici mes coups de coeur ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Cela va du très beau coffret « Deluxe » commémorant les 40 ans de The Cure, dont je vous ai parlé lors de sa parution, à la pop relativement fraîche de The Cranberries –cf. extrait ci-dessous-, enregistrés ici en concert à l’apogée de leur carrière, en passant par de la cold wave, du Hard-Rock et la très prenante Neue Deutsche Härte de Rammstein –il existe un enregistrement vidéo du même concert de Paris paru en DVD, et j’aime beaucoup, au grand désespoir de TheCookingCat… -.
Choisir, c’est éliminer : j’ai mis de côté quelques très bons albums de blues –le tout dernier John Mayall, par exemple-, mais comme j’en ai de bien meilleurs encore et que je ne voulais pas étendre cette liste au-delà du raisonnable…
Sujet d’actualité complexe s’il en est actuellement, la réforme des retraites peut aussi provoquer le sourire ou le fou rire, selon que vous serez plus ou moins indulgent à cette petit vidéo, un peu détournée de son discours initial…
En ce deuxième dimanche de l’Avent, une nouvelle surprise –qui, pour le coup, ne devrait pas vous laisser froid, malgré l’hiver, et pour le meilleur ou pour le pire-, vous attend ici.
Hugo ALFVÉN (1872-1960), unique compositeur sujet de cette playlist, est le plus ancien compositeur du « grand nord » que j’ai connu, avant même SIBELIUS, qu’à cette époque, je ne connaissais que de nom ! Je vous explique : en juillet – août 1985, à peine majeur et jeune étudiant salarié, je suis parti pour la première fois à travers le Danemark et la Suède pour aller en Norvège à la rencontre de la correspondante avec laquelle j’échangeais depuis la classe de troisième.
Nous étions donc deux, un très bon ami et moi-même, à partir en Renault 5 –même pas Supercinq…-, à une époque où, si j’avais déjà une carte bleue internationale, celle-ci ne fonctionnait pas dans les pays scandinaves, adeptes, comme les Allemands, du système Mastercard –la mienne était une Visa, et il n’y avait pas compatibilité entre les deux à cette date…-. Donc : travellers-chèques obligatoires ! Pour les plus jeunes, allez voir ici.
Bref, outre que notre voiture a été quasi-complètement démontée deux fois en douane à Hambourg, à l’aller et au retour –une fois à la recherche d’alcool : ils ont vidé toutes nos bouteilles d’eau minérale…, et une fois à la recherche de « Rauschgift », càd. trucs qui se fument…-, et que notre séjour fut un enchantement pour les yeux –pour les papilles, en revanche…-, je m’étais vu confié une mission très particulière par mon oncle-collectionneur de disques : lui ramener des LP d’Hugo Alfvén, qu’il n’arrivait pas à faire importer en France. Ce ne fut pas une sinécure, puisque même chez les disquaires de Götheborg, je n’en avais pas trouvé énormément –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Je les avais vaguement écoutés sans en garder un souvenir impérissable –et, à vrai dire, aucun souvenir du tout-. Et voilà que la semaine dernière, dans un bac à soldes allemand, j’ai trouvé ce petit coffret –déjà proposé pour une somme très modique au départ– à un prix fracassé –3,99€ le coffret, qui est une reprise sous licence de l’éditeur BIS Records : les « originaux » coûtent en revanche un bras !-.
Comme, depuis plus de 30 ans, mes goûts ont largement évolué et que, notamment, j’ai découvert beaucoup de musique issue de ces contrées nordiques, je me suis jeté dessus comme un mort de faim et je le découvre petit à petit : on y trouve les cinq symphonies du compositeurs et d’autres pages orchestrales.
Cet ensemble nous donne le plus souvent à entendre de la belle musique de veine post-romantique et tonale, joliment –et la plupart du temps très classiquement– construite, où, malheureusement, les sommets côtoient des moments un rien plus prosaïques et parfois un peu longuets. Globalement, on se situe plutôt quelque part entre Liszt et Richard Strauss –celui des poèmes symphoniques– que du côté de Sibelius.
Les symphonies sont, à mes oreilles, nettement plus intéressantes que les pièces « de circonstance » empruntant au folklore local, et la quatrième m’apparaît vraiment très réussie. En plus de l’extrait ci-dessous, vous pouvez en découvrir de plus nombreux ici.
Quelques belles heures d’approfondissement à venir !
En 2019, ma discothèque a été assez abondamment enrichie –et, en corollaire, allégée-, et les « coups de coeur » ont été assez nombreux pour que je vous les livre en plusieurs notules, dont la première sera consacrée à des enregistrements « historiques » que j’ai beaucoup aimés.
Commençons d’abord par souligner l’extraordinaire plus-value apportée par une remasterisation numérique totalement maîtrisée d’enregistrements anciens ! A l’époque où je commençais à m’intéresser aux enregistrements un peu anciens, les rééditions analogiques de 78T en LP étaient plus ou moins réalisées, me semble-t-il, à la va-vite, et les transferts en définitive assez peu satisfaisants : on en retirait un plaisir auditif assez limité en définitive. Les premiers reports sur CD avaient essayé d’améliorer les choses, avec plus ou moins de succès, les filtres numériques alors en vigueur filtrant autant la musique que les bruits de fond et de surface ! –Illustration : il s’agit d’une platine DeccaLian du début des années 50, qui était incorpore dans un énorme meuble comprenant un ampli mono à tube, une radio et un haut-parleur concentrique de ±25 cm-.
En revanche, depuis l’entrée dans le nouveau millénaire, les évolutions technologiques et l’amélioration constante du matériel permet de donner une nouvelle vie à des supports très anciens, pour peu qu’ils aient été soigneusement conservés. Comme ces enregistrements sont tombés dans le domaine public, les gros éditeurs font le travail de remasterisation, et de plus petits éditeurs s’en emparent et diffusent ensuite ces disques à prix généralement fracassés. A la fin, c’est moi qui en profite ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Ces quatre disques bénéficient tous d’un confort d’écoute réel et permettent d’entendre de très bonnes versions de ces chevaux de bataille du « grand répertoire ». C’est le cas avec cette « Eroica » de Beethoven par un jeune chef alors prometteur, Herbert Von Karajan –le report de cette édition est le meilleur que je connaisse, et fait partie d’un coffret coup de coeur que je vous présenterai plus tard-. La symphonie « Du Nouveau Monde » de Dvorak par Stokowski est un peu moins ancienne –1973– et bénéficia, en son temps, de la quadriphonie –qui fit beaucoup pour les ventes de fauteuils et de canapés, mais assez peu pour l’audiophilie : le principe fut assez vite abandonné-. L’orchestre sonne magnifiquement, le chef se livre à une vraie démonstration de virtuosité orchestrale et sonore, ce que l’oeuvre supporte, à mon avis, tout-à-fait bien ! J’aime beaucoup, d’autres détesteront…
Joanna Martzy m’a –un peu– réconcilié avec le concerto pour violon de Brahms, une oeuvre qui n’a jamais fait le bonheur de mes oreilles, et André Campoli est d’une grâce et d’une légèreté exemplaires dans le concerto pour violon de Mendelssohn.
En corollaire de ces évolutions techniques et technologiques, l’interprétation du répertoire classique a énormément évolué également, et c’est donc une petite page de l’histoire de la musique enregistrée que je vous propose avec ce coup de coeur !