Playlist « Mythique album Glam Rock »

La playlist du jour est consacré à un unique album, l’excellent « Electric Warrior » du groupe T.Rex et de son fondateur, compositeur, guitariste et chanteur Marc Bolan tragiquement décédé à 30 ans –mais sa carrière était déjà presque derrière lui…– dans un accident de voiture en 1977.
La légende dit que le fameux producteur Tony Visconti trouvait que Marc Bolan était si excellent qu’il délaissa David Bowie, dont il était alors procureur, pour se consacrer à T.Rex. « Electrice Warrior », sorti en 1971, est le produit de cette collaboration fructueuse entre le groupe et le producteur, et l’album est l’un des piliers archétypique du Glam-Rock, ce courant très éphémère du début des années 70.
Curieusement, alors qu’il ne fut jamais un virtuose de son instrument, la firme Gibson a pourtant sorti un modèle signature, la Gibson Les Paul Marc Bolan, en acajou massif, que l’on peut s’offrir pour la modique somme de 7056 US$…


Nonobstant ces considérations bassement mercantiles, « Electric Warrior » est un album sans aucun titre faible, qui propose un soft rock saturé très bien enregistré -comme souvent dans les productions de Tony Visconti, la basse très ronde et chaude est mise en avant-. L’énorme ampli de guitare de l’illustration de la pochette est trompeur : le glam-rock, en 1971, n’était pas encore si sonore qu’il le deviendra avec les New York Dolls !
L’album, qui se classa n°1 en Angleterre et connut un succès considérable lors de sa parution, contient par ailleurs un hit majeur, qui tourna énormément sur toutes les radios au début des 70’s –cf. extrait-.

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Playlist « George Frideric Handel à l’ancienne »

La playlist du jour est consacrée à Georg Friderid Handel, l’un de mes compositeurs préférés –il fait partie de mon top 5-, celui dont Beethoven disait qu’il était « le plus grand et le plus solide compositeur ». S’il n’a jamais souffert, après sa mort, de l’oubli relatif dans lequel tombèrent Bach –prononcer [baR]– ou Vivaldi, il a cependant bénéficié, autant qu’eux, du renouveau des interprétations historiquement informés à partir du milieu des années 70, et qui sont généralisées de nos jours.
Dans les décennies précédentes, Handel fut très souvent enregistré, et, notamment, « Messiah » était joué par des orchestres et des choeurs pléthoriques –plus de 1000 musiciens et choristes pour certaines représentations à la fin du 19ème siècle, par exemple !-, Ses deux plus célèbres pièces orchestrales : la « Royal Fireworks Music », d’une part, et, surtout, la « Water Music », généralement adaptées pour grand orchestre par Hamilton Harty ont également, dès les débuts de l’histoire de l’enregistrement sonore, connu un nombre important de versions discographiques, et notamment en Angleterre-Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Wassermusik (Water Music), HWV 348-350
Orchestre philharmonique de Berlin, Fritz Lehmann – 1951 ***

Il s’agit-là de la version « originale » des trois suites, et non de l’arrangement de Harty qui avait généralement cours à cette date. L’orchestre philharmonique de Berlin est encore celui de Furtwängler, il est à peine allégé d’une grande partie de ses contrebasses et accompagné d’un clavecin. Les tempi sont très contrastés, certains demeurent très lents, mais, eu égard à la date d’enregistrement, cette version fait presque figure de devancière des versions HIP. Il s’agit de l’un des tout premiers enregistrements du label Archiv Produktion, branche baroque de la firme Deutsche Grammophon.

• Royal Fireworks Music, HWV 351
Orchestre symphonique de Londres, Georg Szell – 1962 **

Georg Szell livre ici l’arrangement pour grand orchestre d’Hamilton Harty : la musique est très « romantisée »et les tempi sont d’une lenteur exaspérante, exaltant la pompe « So British » de l’oeuvre ! C’est d’autant plus curieux qu’avec son orchestre de Cleveland, Szell était plutôt réputé pour la vivacité de ses tempi et une approche plus cérébrale qu’affective du répertoire romantique. Nonobstant mon appréciation personnelle très mitigée, ce disque d’un orchestre anglais, enregistré par un label anglais, fut fort bien reçu en Angleterre lors de sa sortie.

• Concert grossi op.6 n°5, 10 & 12 HWV 323, 328, 330
Orchestre philharmonique de Berlin, Herbert von Karajan – 1966 ***

Herbert von Karajan enregistra, en quatre disques, l’intégralité des concerti grossi opus 6 de Handel durant les sessions d’été à Saint-Moritz en 1966 et 1967, lorsqu’il réunissait un petit nombre des musiciens de son orchestre pour enregistrer des oeuvres « de chambre ». A la différence de ses enregistrements contemporains de Bach -prononcer [baR]- ceux de Handel restent assez agréables à écouter de nos jours : le baroque « italianisant » lui a toujours beaucoup mieux réussi, et les concerti grossi de Handel sont calqués sur le modèle de ceux de Corelli. A leur sortie, ces disques avaient bénéficié d’un accueil plutôt chaleureux en Angleterre, où la qualité du jeu d’orchestre fut salué.

HWV signifie « Handel-Werke-Verzeichnis ». C’est le catalogue des oeuvres du compositeur, qui n’est pas chronologique, mais établi post-mortem par genre.

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Playlist « Musique française pour le piano »

(Mes nuits sans dormir, une fois de plus…) De la musique française, je n’en écoute pas si souvent, et de la musique française pour le piano encore moins souvent, mais ces albums, écoutés nuitamment, sont tout-à-fait agréables et comportent de nombreux petits bijoux.
Ces pièces généralement courtes sont interprétées par Pascal Rogé, pianiste français discret et rare, qui s’est fait une spécialité de ce répertoire : ses disques sont régulièrement encensés par la presse étrangère –sa discographie chez Decca est relativement abondante-, et pourtant peu souvent cités en France : nul n’est prophète en son pays ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Dans les pièces pour piano à quatre mains de Francis Poulenc ou d’Erik Satie, Pascal Rogé est accompagné par Jean-Philippe Collard.

• Francis Poulenc – Pièces pour piano, extraits de l’intégrale – Pascal Rogé – 1987 *****
• Gabriel Fauré – Musique pour piano, anthologie – Pascal Rogé – 1990 *****
• Erik Satie – Musique pour piano, vol. 2 – Pascal Rogé – 1989 *****

Étonnamment, le label Decca, très réputé, et de longue date, pour ses prises de son dans le domaine symphonique ou lyrique, ne s’est jamais montré à la hauteur de sa réputation en ce qui concerne la musique pour piano, quel que soit l’artiste envisagé…

Première mise en boîte à la guitare

Je me suis remis à la guitare depuis quelques temps, après l’avoir récupérée chez Nain Junior, où elle était en prêt à long terme. Ciel, que les cordes sont tranchantes et rapprochées –et pourtant j’ai de petites mains…– par rapport à mes basses !
Après quelques heures de lutte acharnée, j’ai réussi à mettre en boîte ce petit morceau pas trop difficile –car très répétitif, quant à sa ligne mélodique, malgré un tempo rapide-. Quant aux accords en seconde partie, ils sont bizarrement écrits mais pas difficiles : un genre de power chords qui n’en seraient pas tout-à-fait, la quarte remplaçant la traditionnelle quinte ! Il faudrait maintenant que je peaufine les sonorités pour me rapprocher plus du son typique du groupe, mais les réglages de mon petit ampli sont très sommaires et je ne dispose pas de pédales d’effets.
Je jouais déjà ce morceau à la basse, il faisait partie de ceux que j’avais sélectionnés pour m’entraîner au jeu avec mediator il y a quelques temps déjà. En effet, s’il n’est pas injouable aux doigts, il ne sonne absolument pas de manière adéquate. A la basse, ce morceau est encore plus répétitif qu’à la guitare –sauf à la toute fin-.

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Playlist « Compilons, compilons, compilons… »

Les albums de compilations sont généralement faits paresseusement par des artistes en mal d’idées -et permettent généralement d’activer la pompe à phynances…- pour des fainéants qui n’ont pas envie de découvrir plus avant un artiste ou un groupe… Ça tombe bien, je suis d’humeur paresseuse aujourd’hui !

La superbe et relativement copieuse compilation des Flamin’Groovies vaut aujourd’hui une fortune en double LP. L’illustration de sa pochette intérieure n’est pas sans rappeler celle de « Supersnazz« . Cette compilation est intéressante pour ceux qui découvriraient le groupe, elle traverse leur carrière un peu erratique –entre pop musclée et rock garage, le groupe n’a jamais réussi à trancher…– de manière attrayante !
L’album de Pat Benatar propose des titres bien remastérisés à l’occasion de sa sortie, mais je me rends compte que passés les trois premiers albums  parus entre 1979 et 1981 et vraiment bons, je n’apprécie pas trop la suite de la carrière de la chanteuse.
Enfin, la compilation des Cure est la plus originale : ils se sont donné la peine d’enregistrer 18 grands succès en formation acoustique, et ça leur réussit bien ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

The Flamin’Groovies – Groovies Greatest Grooves – 1989 *****
Pat Benatar – Greatest Hits – 2005 ****
• The Cure – Greatest Hits : Acoustic Hits – 2001 *****

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Playlist « Détente pour les oreilles – 3 »

Troisième et dernier détour vers l’opérette française, dans cette mini-série dont les épisodes précédents sont accessibles ici et . L’opérette du jour –en réalité un opéra-bouffe– fut composée en 1864 par Jacques Offenbach, sans doute le plus célèbre et prolifique compositeur de ce genre en France, et c’est aussi l’une de ses plus célèbres et populaires : il s’agit de « La Belle Hélène » et, croyez-le ou non, ce double-album constitua mon premier achat d’une oeuvre lyrique en CD, au tout début de l’année 1985, et je me souviens d’avoir beaucoup ri lors de sa découverte ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

L’argument, parodique, est inspiré, de très loin, par les origines de la guerre de Troie, immortalisée par Homère, et l’enlèvement de l’épouse du roi de Sparte, Ménélas, Hélène par Pâris, prince troyen protégé d’Aphrodite.
Le livret, d’Henri Meilhac et de Ludovic Halévy, est drôle, riche de verve et d’esprit, la musique d’Offenbach est pleine d’entrain et d’une grande inventivité mélodique et une orchestration extrêmement habile et toujours agréable. L’oeuvre constitue également une critique à peine voilée de la frivolité des moeurs parisiennes du IIIème Empire, ce qui lui valut des modifications imposées par la commission de censure avant sa sortie. Une chronique relativement détaillée de l’oeuvre et des conditions de sa création est à lire ici, elle est plutôt bien faite.

La version de ce jour, enregistrée 1984, fut unanimement saluée par la presse spécialisée à sa parution, malgré la diction perfectible des deux protagonistes principaux, Hélène et Pâris –ils sont essentiellement moins à l’aise que leurs partenaires français lors des moments de dialogue-, sans que cela nuise à l’excellence globale de cette belle production.

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Playlist « Pot-Pourri rare et brillant »

La playlist du jour est composée sans queue ni tête de disques que je n’écoute que très occasionnellement, et tirés du « plus gros coffret  de l’histoire de la musique enregistrée », à cette date en tout cas. Je vous avais présenté ce coffret en son temps. Les deux premiers disques font partie des tout premiers enregistrements réalisés par Karajan à Berlin sous le label Deutsche Grammophon, avec lequel le chef –et non l’orchestre-, fort des chiffres de vente très élevés réalisés avec le Philharmonia Orchestra pour EMI, signa un contrat des plus faramineux.
Avant de s’attaquer à des pièces plus substantielles –même si le premier disque pour signer son retour sous étiquette jaune était consacré à Richard Strauss-, le chef autrichien rajeunit progressivement et considérablement l’orchestre, pour le remodeler à sa main en enregistrant des pièces populaires marqués par le rythme : danses et suites de ballets, mais aussi quelques pages plus brillantes comme dans l’excellent album Liszt présenté très récemment.
L’autre rareté, à peine plus tardive, est consacrée à des intermèdes orchestraux extraits d’opéras de compositeurs très variés : un ensemble hétéroclite, assez plaisant mais d’intérêt inégal, dont le chef avait le secret.
S’ils ne sont pas inintéressants et qu’ils donnent tous à entendre un orchestre qui brille de mille feux, des albums ne constituent pas le coeur de mon répertoire et je ne les écoute que très rarement. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.


• Johannes Brahms – Danses hongroises ; • Anton Dvorak – Danses slaves
Orch. Philharmonique de Berlin – 1959 ***

• Leo Delibes – Coppelia, suite de ballet ; • Frédéric Chopin : Les Sylphides, arr. Roy Douglas
Orch. Philharmonique de Berlin – 1961 *** (** pour Chopin)

• Verdi, Mascagni, Puccini… – Opera Intermezzi
Orch. Philharmonique de Berlin – 1967 ***

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Playlist « Concerts pirates mais officiels tardivement… »

Réchauffons quelque peu l’air ambiant subitement rafraîchi des deux derniers jours –et vaguement neigeux : le ciel est annonciateur ce matin !– avec quelques albums enregistrés en live, aptes à enflammer l’atmosphère, mais dont la parution « officielle » est très postérieure à l’événement.
Le contenu de ces albums fut plus ou moins disponible « sous le manteau » d’assez longue date et bien avant que des éditeurs un peu plus sérieux ne rendent ces disques plus facilement et plus officiellement accessibles –la disponibilité de l’album de Bob Dylan & Mick Taylor reste cependant assez aléatoire à ce jour-. Ces trois disques bénéficient désormais de conditions techniques acceptables –voire très convenables pour celui consacré à The Specials, qui provient de bandes enregistrées par la BBC pour des émissions télé/radiodiffusées– et s’avèrent, chacun dans son genre, très satisfaisants.
Vous aurez évidemment deviné que la première date mentionnée est celle des concerts enregistrés, la seconde indiquant la date de parution de l’album… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

 

• AC/DC – Live From Atlantic Studios, November 1977 – 1997 ****
• Bob Dylan ft. Mick Taylor – Live In Rome, June 1984 – 2017 ****
• The Specials – The BBC Sessions 1979/83 – 1998 *****

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Playlist « Grand seigneur romantique »

Faite de frasques amoureuses et de repentir religieux, marquée par des engagements sociaux et patriotiques d’une grande générosité, la vie mouvementée de Franz Liszt est archétypique de l’image que l’on pourrait se faire du musicien romantique.
Sa biographie dans l’excellent « La vie de Liszt est un roman », du grand dramaturge hongrois Zsolt Harsányi, d’une lecture agréable, permet de découvrir un musicien éminemment sympathique, qui fut aussi le plus grand pianiste de son temps et un compositeur inventif –c’est lui qui « inventa » notamment le poème symphonique– et talentueux, voire génial à l’occasion.
Compositeur prolifique, Les oeuvres de Liszt oeuvres ont parfois été éclipsées par ses talents de virtuose et d’interprète, statut pour lequel il était reconnu dans toute l’Europe. Nombre de ses compositions les plus célèbres restèrent longtemps ignorées, par le simple fait qu’il fut, pendant longtemps, le seul à pouvoir les interpréter : c’est le cas, notamment, de ses études ou de pièces les plus brillantes pour le piano –leur écoute est parfois épuisante tant il y a de notes…-. Avec le temps, il s’assagit et ses réalisations les plus marquantes sont d’une grande beauté et, parfois, d’une belle intériorité. Par ailleurs, Liszt, dans ses oeuvres orchestrales, intégra de nombreux éléments empruntés au folklore hongrois.

Parmi mes oeuvres préférées du compositeur figurent celles de la playlist du jour. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Mazeppa – Fantaisie hongroise – Rhapsodies hongroises n°4 & 5
Shura Cherkassky, piano – Orch. philharmonique de Berlin, Herbert von Karajan – 1961 *****

A l’instar de Tchaïkovsky, Liszt fait partie des compositeurs qui ont toujours réussi à Herbert von Karajan. Le chef autrichien enregistra finalement assez peu de pièces orchestrales du compositeur, mais ce disque, le troisième qu’il mit en boîte pour la firme Deutsche Grammophon, en 1961, est absolument somptueux, notamment pour Mazeppa, épique dans cette version, et pour une Fantaisie hongroise remarquable de puissance, de couleurs et d’engagement à l’orchestre, mais aussi de virtuosité enflammée de la part de Sura Cherkassy, formidable pianiste souvent un peu fantasque, ici pleinement dans son répertoire ! Un très grand disque, bénéficiant d’une superbe prise de son de surcroît !

• Sonate en si mineur
Emil Gilels, piano – 1970 *****

Cette sonate, oeuvre de la maturité du compositeur dédicacée à Robert Schumann, est la seule que Liszt composa, lui qui écrivit énormément pour son instrument de prédilection, et à toutes les époques de son abondante production. C’est l’une des très grandes sonates pour le piano composées après celles de Beethoven, et l’une des plus populaires finalement, bien quelle ne soit pas si facile d’accès : d’une durée d’une trentaine de minutes, elle est d’une grande difficulté pour l’interprète et ne comporte aucun programme explicite, même si certains ont voulu en donner des explications littéraires, à l’instar de ses poèmes symphoniques. La légende dit que Brahms s’endormit à son audition et que Clara Schumann détestait l’oeuvre, n’y pouvant que des bruits incohérents. Nonobstant cette appréciation, cette sonate est devenue l’une des oeuvres les plus enregistrées de Liszt. La version du jour est proprement magistrale !

• Concertos pour piano n°1 & 2
Samson François, piano – Philharmonia Orchestra, Constantin Silvestri – 1961 ***

Cet album fait partie de l’un des cinq tout premiers disques qui amorcèrent ma discothèque enfantine ! Je pense qu’avant mes dix ans, le disque devait tomber en rondelles, tant j’ai écouté le second concerto pour piano, en un seul mouvement découpé en six parties, qui état l’une de mes oeuvres favorites à cette époque ! Le premier concerto est nettement plus virtuose et de forme plus conventionnelle, et, avec le temps, j’ai appris à l’apprécier presqu’autant que le second. La réécoute de cette version me laisse un peu sur ma faim désormais : j’en connais de bien plus abouties que celle-ci désormais.

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Playlist « Détente pour les oreilles – 2 »

Suite de ma mini-série consacrée au petit monde de l’opérette française –1er épisode à lire ici-, avec, aujourd’hui, « L’auberge du Cheval Blanc », qui est en réalité l’adaptation en Français d’une opérette allemande de Ralph Benatzky.
L’opérette, en trois actes, a été composée en 1930, son adaptation française –livret de Lucien Besnard, dramaturge, et de René Dorin, chansonnier célèbre en son temps-, dès 1932, connut un succès fulgurant, qui perdure, mais avec une ampleur moindre et dans des mises en scène moins démonstratives –au moins en France-, au 21ème siècle. « L’auberge du Cheval Blanc » a également connu de multiples versions cinématographiques.

La version du jour, enregistrée en 1962 par un chef spécialiste du genre qui avait déjà enregistré l’oeuvre une première fois dans les années 50, donne à entendre Bourvil dans le rôle principal –Léopold, le maître d’hôtel de l’auberge-. Dès sa création française, les principaux rôles étaient tenus par des chanteurs-acteurs, comme Fernand Charpin, venus du monde du music-hall : les dialogues parlés sont nombreux et les « airs » sont parfois assez proches des chansons de cabaret qui ne nécessitent pas nécessairement de grandes voix lyriques. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Au final, c’est léger, sans prétention et agréable à écouter !

Pour retrouver l’argument de l’oeuvre –tout en quiproquos et en fausses pistes– et en savoir un peu plus, vous pouvez vous rendre ici, la chronique est assez peu dense mais suffisamment informative, et le résumé de l’opérette est bien fait.

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