Playlist « Brelan royal »

Trois faux frères King –un véritable brelan royal ! -cohabitent dans la playlist très blues de ce jour : Albert King –« the Velvet Bulldozer »-, né en 1923 ; B.B. King, né en 1925 ; et, enfin, Freddie King -« The King Of The Kings »-, né en 1934. Si B.B. King est sans doute le plus célèbre, ses deux homonymes n’ont pas moins de talent, s’avèrent bien meilleurs guitaristes que lui et eurent une plus grande influence sur une kyrielle de grands guitaristes de blues en devenir ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• B.B. King – Mr. Blues – 1963 ***

Il s’agit du douzième albums déjà de B.B. King, et du premier qu’il enregistra pour ABC Paramount. Ce n’est pas, et de loin, son meilleur disque : il déçut relativement à sa sortie et reste assez mal-aimé au sein de la discographie pléthorique de l’artiste –au moins 70 disques, dont 49 en studio-. L’album est très varié mais manque quelque peu de cohésion d’ensemble, et son jeu de guitare si singulier –B.B. King ne maîtrisait pas les accords et était incapable de jouer en chantant ou de chanter en jouant de la guitare– est bien plus flamboyant sur d’autres albums.
B.B. king utilisait essentiellement une guitare Gibson E-355 noire qu’il avait prénommée « Lucille »

• Albert King – Born Under A Bad Sign – 1967 *****

Considéré de nos jours comme l’un des plus grands disques de blues jamais enregistrés, l’album contient le très connu « Oh Pretty Woman » repris par The Bluesbreakers –période Mick Taylor– sur l’album « Crusade ».
Albert King, surnomme « The Velvet Bulldozer » ou encore le « Muhammad Ali de la guitare blues » du fait de sa grande taille et d’une carrure imposante a popularisé la Gibson Flying V, qu’il a adoptée dès 1958 et prénommée « Lucy ». Gaucher, il montait des guitares de droitier à l’envers –c’était avant que les fabricants se mettent à proposer des guitares pour gaucher– qu’il accordait de façon non traditionnelle, généralement en accord ouvert de Fa majeur, ce qui donne Do/Fa/Do/Fa/La/Ré au lieu du traditionnel Mi/La/Ré/Sol/Si/Mi.

• Freddie King – Freddie King Is A Blues Master – 1969 *****

Mort jeune à 42 ans, usé par les tournées et les concerts incessants, surnommé « the King oOf The Kings », Freddie King a créé un style unique fusionnant le Chicago Blues et le Texas Blues, et a constitué une influence considérable sur tous les grands noms de la guitare blues, et plus particulièrement sur les guitaristes de «Texas Blues –Johnny Winter, Stevie Ray Vaughan, Harvey Mandel…-. L’album contient le hit « Hideaway », repris plus pard par The Bluesbreakers –période Eric Clapton– sur l’album « The Bluesbreakers with Eric Clapton».
Freddie King utilisait une guitare Gibson Les Paul dont les micros étaient dorés à l’or massif, il a également joué quelques guitares à corps semi-creux comme les Gibson G-335 et Es-345. Il se servait d’onglets à la place d’un mediator : un onglet de pouce en plastique et un onglet d’index en métal.


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Playlist « Ode à la paresse »…

Les albums de compilations sont généralement réalisés par des artistes en mal d’idées -et permettent essentiellement d’activer la pompe à phynances…- pour des fainéants qui n’ont pas nécessairement envie de découvrir plus avant un artiste ou un groupe… Ça tombe bien, je suis d’humeur paresseuse aujourd’hui, et hors le dernier album, les deux premiers concernent des artistes que je connais peu et mal ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plis grand-.

• Chris Rea – New Light Through Old Windows : The Best Of – 1988 ****

Je ne connaissais quasiment pas Chris Rea –hors « Josephine », qu’il a écrit pour sa fille– avant de déposer ce disque dans ma platine, et j’ai découvert un bon guitariste –habile à la slide guitar de surcroît– et de très honnêtes compositions oscillant entre blues et rock laid back, d’écoute très facile et très agréable ! Une compilation qui donne envie d’en découvrir plus sur cet artiste disparu récemment, peu de temps avant Noël.

• Billy Bragg – Must I Paint You A picture : The Essential – 2003 ***

De Billy Bragg, en revanche, cet double-album de 40 titres assez courts en général donne un très large aperçu qui ne nécessite pas, à mes oreilles au moins, d’aller au-delà. C’est, sur la durée, extrêmement monolithique ! Billy Bragg est un chanteur de folk-punk qui, d’engagé et contestataire aux débuts de sa carrière, s’assagit pour désormais être fan des lib-dem anglais. Je le connaissais déjà à travers son tout premier album, grâce à une chanson à caractère historique dont je vous ai déjà parlé par ailleurs : sa version, assez brute de décoffrage, ne vaut pas celle que vous pouvez entendre sur la notule d’alors !

• Depeche Mode – Greatest Hits – 2008 **/****

Une –trop : un album de 2 CD– longue compilation, dont certains morceaux, oscillant entre new wave et synth-pop, me fatiguent assez vite, mais le groupe marqua mes années 80 et poursuivit une carrière fructueuse tout au long des décennies suivantes. Un album très inégal à mes oreilles : en réalité, je n’en puisque qu’une petite moitié pour zapper le reste… Quoi qu’il en soit, leur reprise du « Personal Jesus » de Johnny Cash, très personnelle pour le coup, est très bien !

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Playlist « Le blues de Slowhand »

Les trois albums qui constituent la playlist de ce jour exposent, au sein des trois formations différentes qui marquèrent ses débuts, le jeune Eric « Slowhand » Clapton, lorsqu’il jouait encore sur une Gibson Les Paul –plus tard, influencé par Jimi Hendrix, il utilisera une Fender Stratocaster– et n’était pas encore raciste et fervent soutien d’Enoch Powell.

On y entend trois très bons disques d’influence très blues, où il se montre souvent très inspiré à la guitare. Durant les années 60 et l’émergence du « British Blues Boom » –à partir de 1960 avec les Blues Incorporated d’Alexis Korner-, Yardbirds et Bluesbreakers ont vu passer dans leurs rangs une grande partie des grands guitaristes anglais de blues-rock des années 60 : outre Eric Clapton, on trouvera au sein de l’une ou l’autre formation Jeff Beck, Peter Green, qui fonda Fleetwood Mac, Jimmy Page, créateur de Led Zeppelin et Mick Taylor, futur Rolling Stones de 1969 à 1974 : sacrée brochette ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Yardbirds – Five Live – 1964 ****
• John Mayall’s Bluesbreakers With Eric Clapton – 1966 *****
• Cream – Disraeli Gears – 1967 *****

Très bon guitariste mais assez piètre compositeur en réalité –son plus grand succès est une reprise d’une chanson de JJ Cale et au sein de Cream ou de Derek And The Dominos, il était crédité essentiellement comme co-compositeur-, l’évolution de la carrière d’Eric Clapton, par la suite, se révèlera plutôt décevante. Ainsi, près l’excellent « Layla And Other Assorted Love Songs » avec l’éphémère groupe Derek And The Dominos, en 1970, le reste de sa production est assez anecdotique à mes oreilles.

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Playlist « Georgia Blues & guitare 12 cordes »

En guise de playlist du jour, cette plongée à travers la discographie relativement abondante de Blind Willie McTell, dont je ne connaissais qu’une infime partie, est hautement plaisante ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Né en Géorgie en 1898, aveugle d’un oeil à la naissance et totalement aveugle à peine entré dans l’adolescence, il était issu d’une famille de bons musiciens et développa très tôt ses talents, d’abord à l’harmonica et à l’accordéon, avant d’aborder la guitare. Blind Willie McTell savait lire et écrire la musique, que ce soit en notation traditionnelle ou, plus tard, en Braille, ce qui est une compétence tout-à-fait remarquable pour un bluesman de sa génération !
Assez rapidement, il adopta une guitare à 12 cordes, dont il devint un vrai spécialiste, pour accompagner sa voix, significativement plus claire que celles, généralement assez rauques, de la majorité des chanteurs de blues.
Avec Blind Blake et Barbecue Bob –ça ne s’invente pas…-, Blind Willie McTell a largement contribué à la diffusion –à défaut d’une réelle popularité– du Georgia Blues –également connu sous le nom de Piedmont Blues ou Southeastern Blues-, assez différents du Delta Blues du Mississipi : le Georgia Blues adopte des rythmes plus rapides, issus du ragtime. Son principal lieu d’attache, où il réalisa la majeure partie de ses enregistrements, était Atlanta.

La playlist du jour est consacrée aux enregistrements réalisés entre 1927 et 1933 : le son est étonnamment bon pour l’époque.
La notoriété du musicien est essentiellement posthume. Blind Willie McTell n’a jamais atteint la notoriété d’un Robert Johnson, par exemple, même s’il enregistra et se produisit en concert toute sa vie : le Georgia Blues reste largement moins populaire que le Delta Blues ou que le Chicago Blues. Néanmoins, Bob Dylan consacra une chanson à Blind Willie McTell –dont la meilleure version est celle de Mick Taylor sur l’album « A Stone’s Throw »– et le cita dans quelques autres chansons. Par ailleurs, en 1971, les Allman Brothers débutent leur légendaire concert au Fillmore East par l’unique succès de McTell : « Statesboro Blues ».

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Une médiathèque métropolitaine et du blues rural

Je me suis réinscrit aujourd’hui au réseau de médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg, désormais totalement gratuites depuis le début de cette année –les élections municipales approchent…– et dont la plus proche, qui est aussi la plus grande et la mieux achalandée en médias de tous genres –livres, films, musiques, oeuvres d’art (sous réserve de présenter une assurance concernant ces dernières)…– est à peine à 25 minutes à pied !
Aménagée dans une ancienne usine d’armement au bord des « bassins Vauban », c’est, en outre, un havre de paix et de silence, et la consultation éventuelle de médias sur place est largement facilitée par des équipements en grand nombre : ordinateurs, lecteurs CD ou DVD, fauteuils hyper-confortables, bel éclairage…

Au grand désespoir de TheCookingCat, ils ont un rayon « Blues » vraiment très attractif, et je me suis empressé d’emprunter les trois albums de 2 CD chacun qui feront mon bonheur dans les prochains jours : du blues acoustique « rural », très ancien -les premiers témoignages datent de 1923-, par des artistes dont je ne connaissais pas plus de la moitié ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

De ce que j’en ai écouté pour l’instant, certains de ces grands anciens étaient déjà de remarquables virtuoses de la guitare –mais sans ostentation ou verbiage…-, avec en outre des accordages parfois éloignés de l’accordage standard. J’ai emporté en sus un coffret de 6 CD de Blind Willie McTell, dont je ne soupçonnais pas qu’il existait autant d’enregistrements.

On peut désormais emprunter, pour quatre semaines renouvelables, jusqu’à 30 documents dans les médiathèques du réseau ! Lorsque j’étais enfant puis adolescent, et pour une somme modique, la limite d’emprunt, sur la même durée de quatre semaines, était fixée à 2 disques –que j’enregistrais illico sur cassettes– et 5 livres, et je retournais donc au moins une fois par semaine à vélo à la « bibliothèque centrale » d’alors –elle reste toujours en service et assez abondamment fréquentée-, qui était encore municipale et non pas intercommunale. Le réseau des médiathèques –alors appelés bibliothèques– était évidemment nettement moins étendu qu’aujourd’hui.

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Playlist « Leur maître à tous… »

Sous le sapin trônait également, cette année, ce superbe double LP –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– du plus illustre et influent représentant des musiciens du delta blues : Robert Johnson, l’homme qui avait signé un pacte avec le diable pour apprendre à bien jouer de la guitare, une nuit à un carrefour de chemins… Cette rencontre fut sans doute probante, la maîtrise du guitariste est impressionnante et l’on croit souvent entendre deux guitares en l’écoutant.

Robert Johnson était l’un des génies les plus inventifs de tous les temps. Mais il n’a probablement, quasiment pas eu de public. Il était tellement en avance sur son temps qu’on ne l’a toujours pas rattrapé. Son statut ne pourrait pas être plus élevé qu’il l’est aujourd’hui. Pourtant, à son époque, ses chansons ont dû semer la confusion dans l’esprit des gens. Cela vous montre que les grands hommes suivent leur propre voie. – Bob Dylan, interview au New York Times (12 juin 2020)

L’album, constitué de deux LP 180 grammes au pressage très silencieux, permet d’écouter l’intégralité des chansons enregistrées en deux sessions en 1936 et 1937 –29 chansons en tout et pour tout, et 3 d’entre elles ont été enregistrées deux fois– par Robert Johnson durant sa courte carrière : l’artiste inaugura le « club des 27 ». Le travail de réédition est vraiment superbement réalisé, la pochette gatefold comprenant également une grande et très belle reproduction de la plus célèbre photo de Robert Johnson –dont il n’existe par ailleurs que trois clichés en tout et pour tout-.
On ne connait toujours, à ce jour, les causes exactes de sa disparition précoce, et l’emplacement de sa tombe reste encore incertain, puisqu’au moins trois lieux « officiels » sont supposés abriter sa sépulture.

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Playlist « De la suite dans les idées » !

La playlist de de jour, entamée dès l’aube –mes nuits sans dormir, histoire sans fin…–  est pleinement cohérente de la playlist de la veille, qu’elle précède en quelque sorte chronologiquement –quant à la date de publication des LP qu’elle comporte-, puisque ce sont les deux premiers albums respectifs et éponymes des New York Dolls et des Rolling Stones qui tournent sur ma platine, à savoir :

• The New York Dolls – The New York Dolls – 1973 *****

Un très bon album, bien moins connu que « Too Much Too Soon », mais au moins aussi bon que son successeur. L’album est produit par Todd Rundgren, dont la réputation était déjà très bien établie, mais, comme il le reconnut lui-même, il n’y avait pas grand-chose à produire… A sa sortie, l’album fit un four critique et commercial –un journaliste américain alla jusqu’à comparer le son du groupe au vrombissement des tondeuses à gazon– et ses ventes ne décollèrent pas aux Etats-Unis et restèrent encore plus confidentielles en Europe. Ainsi, la renommée du groupe et de ses deux albums légendaires est essentiellement posthume. Réédition en 180 grammes très silencieux, très bonne qualité sonore.

• The Rolling Stones – The Rolling Stones, édition UK – 1964 *****

A contrario de l’album des New York Dolls, le premier album des Rolling Stones connut en Angleterre –51 semaines de présence dans les charts et classé n°1-, en Europe et aux États-Unis un très grand succès –12 semaines dans les charts à partir de juillet-. Comme toujours, il convient, pour les albums des Rolling Stones parus jusqu’à février 1967, de privilégier l’édition anglaise –plus difficile à trouver pour ce qui concerne de premier album– à celle parue aux États-Unis, sous le nom « England’s New Hitmakers » : les set-lits sont légèrement différentes. Réédition UK de 2016 très soignée –y compris la pochette-, limitée à 13 000 exemplaires et numérotée –11 068-, pressage 180 grammes silencieux, son mono brut de décoffrage qui sied parfaitement au groupe à ses débuts. –Cliquer sur l’image pour a voir en plus grand-.

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Playlist courte et punchie !

Playlist très courte aujourd’hui –il semblerait que l’automne commence à s’installer très progressivement depuis le début de la semaine-, avec ces deux albums LP déposés sur la platine. Très courte, mais très punchie, dans laquelle on retrouve :

• The Rolling Stones – Sticky Fingers – 1971 *****

Adolescent, j’avais ce disque, très fatigué à force d’écoutes répétées, avec sa pochette originale agrémentée d’une vraie braguette, laquelle a disparu des rééditions actuelles, mais le pressage 180 grammes réalisé de nos jours est très bon et très silencieux. Evidemment, le contenu de l’album –leur premier édité sous leur propre label et gratifié de leur célèbre logo– est légendaire, même si ce n’est pas mon préféré du groupe !

• The New York Dolls – Too Much Too Soon – 1974 *****

Ce qui pouvait paraître excessif et provocant en 1974 paraît aujourd’hui bien sage… The New York Dolls est cet excellent groupe new-yorkais, punk avant l’heure, qui ne rencontra guère de succès en son temps et qui, voulant imiter le style de vie hyper-décadent des Rolling Stones à la même époque, n’y résista pas ! Néanmoins, les deux albums qu’ils proposèrent –celui-ci est le second– sont du premier choix et s’inscrivent au sommet des productions de glam-rock ! Pressage 180 grammes, vinyle silencieux. -Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Et hop ! Arrivés hier en recommandé…

Et hop ! Ça, c’est fait : les billets dont je vous parlais courant février sont arrivés en recommandé via l’Espagne, pour un concert en Allemagne, allez savoir pourquoi, et avec quelques jours d’avance –leur livraison était initialement prévu pour vendredi prochain au plus tôt…-.
Une bonne heure de route –Karsruhe est à 90 kilomètres environ de Strasbourg, et que l’on passe par la France en longeant le Rhin vers le nord ou par l’Allemagne en longeant le Rhin vers le nord, il n’y a que de l’autoroute-, une bière et une ou deux Currywurst plus tard, et nous serons prêts à entrer dans l’arène !

D’après mini-Nain qui était allé les voir lors de leur concert à Paris il y a deux ans, « tu sens quand même la fatigue, tout est un poil plus lent mais s’écoute quand même… ». Qui vivra verra entendra ! Quoi qu’il en soit, c’est bien la première fois que je verrai le même groupe en concert à plus de quarante ans d’intervalle : la dernière fois, c’était au Hall Rhénus, à Strasbourg, en décembre 1980 : à l’époque, c’était leur première tournée avec Brian Johnson, et ils avaient débuté le concert avec « Hell’s Bells », en mémoire de Bon Scott…

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Galettes noires pour notes bleues

Hier, pour essayer de profiter des soldes et d’une météo un peu rafraîchie –il ne faisait qu’un petit 30° dans le courant de l’après-midi-, je suis allé faire un petit tour du côté des bacs où étaient remisés les disques vinyles de blues pendant que TheCookingCat avait le dos tourné : il y en avait une assez grande quantité, portant tous l’étiquette magique « – 50% », parmi lesquels j’ai retenu les trois albums constituant la playlist de ce jour, entamée dès l’aube. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Lead Belly – Easy Rider – *****

Lead Belly –cliquer sur l’imagette pour voir son portrait en plus grand– est l’un des auteurs-compositeurs les plus importants issus du sud des États-Unis, qui influença plusieurs générations de musiciens, d’Elvis Presley à Bruce Springsteen en passant par les Beatles ou Lonnie Donnegan. D’un caractère ombrageux, il fut emprisonné de multiples fois, et découvert en prison par les frères John et Alan Lomax, ethnomusicologues ayant largement contribuer à catégoriser et répertorier la musique populaire américaine. La majorité des titres de cette compilation a été enregistrée entre 1939 et 1942, à l’exception de la chanson éponyme, plus tardive –1962-.
L’album contient notamment les hits « The Midnight Spécial », popularisé par Creedence Clearwater Revival, une chanson traditionnelle arrangée par Lead Belly, qui y ajouta certains couplets, et « House Of The Rising Sun », qui lui est attribuée, et connut un immense succès dans la version des Animals.

• T-Bone Walker, Joe Turner, Otis Spann – Super Black Blues – 1969 *****

La popularité du blues était parfaitement établie à la fin des années 60, notamment grâce aux groupes de la vague « British Blues Invasion », qui inaugura aux États-Unis un courant « Blues revival », dont ce disque est une parfaite illustration. On trouve ici une chronique relativement détaillée de cet excellent album, qui présente, en quatre longs titres, d’excellents musiciens et contient la quintessence du blues !

• John Lee Hooker – The Standard School Broadcast Recordings – 1973 *****

« The Standard School Broadcast Recordings », autrefois considéré comme un enregistrement studio perdu depuis longtemps de John Lee Hooker est constitué de chansons enregistrées pour une émission radiophonique éducative destinée à présenter l’histoire de la musique américaine. Dans ce cadre, John Lee Hooker, très bien entouré, propose huit titres d’une très belle pureté formelle.

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