Playlist simple, vive et directe !

Hier, j’ai pu écouter « un peu fort » cette playlist relativement abondante, composée des quatre premières symphonies de Mahler, dans les versions tout récemment achetées –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• 1er verdict, technique : le remastering est excellent, bien meilleure que n’importe quelle édition LP ou que les rééditions antérieures en CD que je connaissais ! Comme j’avais déjà pu le constater sur des rééditions antérieures, le Bluray Audio HD apporte un petit surcroît d’ouverture dans le médium-aigu et un soupçon de dynamique supplémentaire –on s’en rend mieux compte à volume sonore élevé pour ce denier point-.

• 2nd verdict, musical : je connaissais bien, il y a longtemps, ces versions. Depuis, j’en ai écouté tant d’autres que j’ai été content de retrouver ces lectures simples, vives, directes, sans trop d’arrière-plans métaphysiques. L’orchestre est très bon, et le chef ne cherche pas à cacher la crudité de certains timbres ou alliances de timbres. Une vision très musicale, qui ancre  Mahler dans le romantisme finissant.
Evidemment, d’autres lectures sont tout aussi passionnantes et complémentaires : Abbado pour la virtuosité orchestrale, Haitink ou Zinman pour leur probité, Sinopoli pour son expressionnisme exacerbé… D’autres que moi raffolent même de Bernstein : comme quoi, avec Mahler, tout est possible !

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Playlist « Du neuf avec de l’ancien »

Hier, petits morceaux de grand bonheur dans ma boîte aux lettres, avec la livraison d’un colis commandé samedi Outre-Rhin et arrivé finalement beaucoup plus vite qu’attendu –il était initialement prévu qu’il soit livré vendredi seulement-, avec de vraies pépites inside ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

J’avais eu un jour cette version des quatuors de Beethovenma version préférée de ce corpus-, dans un coffret assez mal édité et que j’ai prêté à je ne sais plus qui, qui ne me l’a jamais rendu –honte à ce bienheureux-. Depuis, évidemment, il était devenu introuvable à prix décent, jusqu’à sa réédition –décidemment, l’année BTHVN2020 a du bon ! -. Belle réédition, avec pochettes d’origine –assez quelconques d’ailleurs– et dans un remastering de haute qualité, qui magnifie encore ces versions puissamment architecturée, anguleuses parfois et d’une remarquable acuité rythmique ! Trop content je suis !

En complément, et pour me remettre de ma cruelle déception de l’autre jour, j’ai également abondé ma discothèque HIP de cette version des symphonies de Beethoven, que je ne connaissais pas du tout mais dont j’avais lu le plus grand bien. Dans ce genre HIP, c’est sans doute la version la moins démonstrative : c’est, en effet, très beau, d’un naturel et d’une transparence de bon aloi, sans effet ostentatoire et superbement enregistré. 

Enfin, adolescent désargenté, j’avais acheté à petit prix –et déjà en Allemagne– le coffret des symphonies de Mahler14 LP dans le coffret bleu présenté ci-dessus-. A l’époque, il s’agissait de la seule intégrale éditée en série économique, et la version de Kubelik, simple et directe, a toujours eu ses partisans –dont moi, qui l’apprécie beaucoup et qui la retrouve donc avec plaisir-.
Malheureusement, les précédentes rééditions, en LP comme en CD, ne bénéficiaient pas des meilleures conditions techniques –enregistrer Mahler à la fin des années 60 était encore un processus complexe, semble-t-il…– : manque de dynamique et de transparence, légères duretés dans le haut-médium, grave assez faiblard… Ce n’était pas indigne, mais ce n’était pas très bon non plus. La présente réédition –à peine déflorée hier soir-, à partir des bandes-mères, vient très largement réparer ces défauts et, de surcroît, un Bluray Audio HD accompagne le coffret ! Elle permet également de retrouver les illustrations des pochettes des LP d’origine : des extraits de tableaux de Gustav Klimt. –Cliquer sur l’imagette de gauche pour la voir en plus grand-.

Une belle journée de (re)découvertes s’annonce !

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Playlist « Fond de catalogue »

J’ai entamé aujourd’hui un vaste tour de ma discothèque en réécoutant –voire redécouvrant– des versions extraites d’intégrales –oeuvres par genres, anthologies consacrées à des compositeurs ou à des artistes– tirées au sort sur les étagères consacrées aux « gros coffrets », pour constituer la playlist de ce jour. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Ces coffrets plus ou moins volumineux sont en effet assez inépuisables, puisqu’on peut généralement les commencer par n’importe quel bout pour y piocher au hasard une petite merveille ou, pour le moins, une heureuse surprise. Cela a encore été le cas à l’entame de cette soirée, ma playlist est aléatoirement composée :

• de la quatrième symphonie de Mahler par Claudio Abbado : je n’ai pas gardé un souvenir immémorable de cette version, tirée d’une intégrale achetée il y a déjà quelques temps pour une bouchée de pain, mais comme je n’ai pas non plus le souvenir d’en avoir été déçu, ça doit au minimum être tout-à-fait bien !

• premier concerto pour piano de Brahms par William Steinberg et Rudolf Firkusny au piano : bonne pioche, c’est une excellente version de beau concerto, très bien accompagnée, dynamique et puissante -une de mes versions préférées à vrai dire-;

• quatrième et cinquième concertos pour piano de Beethoven, par Friedrich Gulda (piano) accompagné par Horst Stein. Des versions très viriles et dynamiques, assez peu connues en définitive, où le piano dialogue formidablement bien avec l’orchestre. J’aime beaucoup !

• Pour finir, un disque consacré à des poèmes symphoniques plus ou moins connus et populaires de Jean Sibelius, issu du « coffret-anniversaire » paru il y a déjà quatre ans, et que je vous avais rapidement présenté à l’époque. Ce ne sont pas les versons les plus édifiantes de ces oeuvres, mais elles sont cependant tout-à-fait convenables.

De quoi passer une belle soirée !

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Strasbourg, capitale de Noël et de l’opéra… et une devinette !

En me promenant au Marché de Noël, dimanche après-midi, sous un pâle soleil hivernal, je flânais près de chez l’ex-plus grand disquaire de France, où est apposée cette plaque commémorative de la « petite histoire de la grande musique » : la rencontre eut lieu là où se tenait, dans le temps, le salon réservé au rayon haute fidélité -appareils de haut de gamme essentiellement-. –Cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand et lire ce qui y est inscrit-.

Traversant ensuite le marché de Noël « historique » de la place Broglie –prononcez [bRogli] et non pas, pour je ne sais quelle raison [bRœj], au risque de passer pour un drôle de snob-, densément peuplée de badauds et autres touristes venus déguster quelques verres de vin chaud, j’arrivais devant l’opéra, où je tombais sur cette grande affiche : l’opéra national du Rhin est « sacré » opéra de l’année par le jury du magazine Opera Welt –jury composé d’une cinquantaine de journalistes internationaux spécialisés dans le domaine de l’opéra-, à la fois pour son ancrage régional et européen et pour sa programmation qui cherche et encourage le dialogue entre époques et cultures différentes. –Cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand-.

Comme du coq à l’âne, j’en arrive à la devinette, qui est en réalité tout-à-fait en lien avec ce qui précède dans cette courte notule. Qu’est-ce qui a longtemps lié Richard Strauss, son opéra Salomé et l’opéra de Strasbourg ?

A vos claviers !

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Albums en série, part 12

Cette catégorie de notules avait été laissée en jachère depuis plusieurs mois, il était plus que temps d’y remédier, avec cette série d’albums « Gustav Mahler pour les néophytes (et les autres) ». Compositeur longtemps mal-aimé en France –pour mémoire : lire ici-, l’éclosion de sa popularité longtemps été  essentiellement liée au disque, nos orchestres nationaux ne s’étant lancés que tardivement dans l’interprétation de ses oeuvres, assez difficiles d’interprétation, longues, et nécessitant des effectifs importants. 

Adolescent, je raffolais de ces grosses machines symphoniques, depuis, le goût m’en est un peu passé, mais je les apprécie encore à leur juste valeur ! Je fuis cependant la huitième –dite « Symphonie des Mille »– depuis toujours… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Les quatre premières symphonies sont celles dont l’abord est le plus aisé, et les quatre versions que je vous propose sont toutes de très belle qualité –celui consacré à la quatrième fut même l’un de mes premiers CD acheté-. La neuvième existe de dans nombreuses versions remarquables, et j’avoue une faiblesse coupable pour l’album présenté ici.

Si vous succombez aux charmes musicaux du compositeur, vous vous tournerez sans doute rapidement vers l’achat de l’ensemble de ses symphonies, il en existe désormais de nombreuses versions intégrales, qu’il est assez difficile de départager, tant la subjectivité règne dans l’interprétation de ces oeuvres : mon tiercé gagnant serait –dans l’ordre alphabétique– Abbado, Kubelik et Sinopoli, avec, comme outsider, Zinman. Mais d’autres mélomanes avertis vous feront d’autres recommandations !

Playlist symphonique

En ce troisième jour du week-end pascal –statut local oblige, ici, les festivités sont entamées dès le Vendredi Saint-, je m’adonne depuis ce matin aux joies d’une playlist consacrée à quelques grandes symphonies du répertoire : pour une fois que j’ai un peu de temps à consacrer au plaisir de mes oreilles en cette période très occupée, autant me rabattre sur des valeurs sûres ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

La troisième symphonie de Mendelssohn, dite « Ecossaise », –sans doute sa plus réussie avec la quatrième– trouve ici une version absolument jubilatoire : j’ai trouvé cet album, et l’ensemble des symphonies qui l’accompagnent, à un prix dérisoire en Allemagne il y a quelques semaines, mais je n’avais pas encore eu le temps de m’y consacrer sérieusement. L’orchestre est de taille modeste, remarquablement transparent, l’équilibre entre les pupitres est merveilleux, l’interprétation est d’une vivacité rythmique extraordinaire : je redécouvre mon Mendelssohn, vraiment ! De plus, les « petites » symphonies pour cordes trouvent également ici des interprétations magnifiques, et la prise de son est transparente et dynamique ! Bref : du premier choix, assurément ! –cf. extrait ci-dessous-.

Lecteur audio

La sixième symphonie « pathétique » de Tchaïkovsky est l’une des plus célèbre de tout le répertoire, et, avec la cinquième de Beethoven, la première que je découvris lorsque j’étais enfant. J’y suis donc très attaché et en possède de nombreuses versions, dont celle-ci est parmi les plus recommandables au sein d’une discographie très abondante. Une vision très personnelle, chauffée à blanc, très bien enregistrée en public.

La troisième symphonie de Mahler par Claudio Abbado, enregistrée en public également, est au même très haut niveau de réussite, notamment dans son mouvement final, rendu avec beaucoup d’émotion et de sensibilité par le chef, qui se garde bien de tout tapage ou grandiloquence ostensibles, préférant cultiver l’intimisme.

Enfin, les deuxième et troisième symphonies de Honegger ne font pas exactement partie du « grand répertoire », mais n’en sont pas moins de vraies réussites et trouvent dans cet album une interprétation « de référence ». Un album puissant, parmi les tout meilleurs du célèbre chef. –cf. extrait ci-dessous-.

Lecteur audio

Bref, une playlist à-même d’illuminer ce nuageux dimanche de Pâques ! Et, dès demain, reprise des travaux de rénovation…

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Une discothèque. Bilan 2017. 3. TOP 10 Classique

Choisir, c’est éliminer –et parfois, c’est un crève-coeur…-. Voici donc mon TOP 10, en classique, cette année, après mûre réflexion ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Beaucoup de « grand répertoire », non ?

On retrouve, cette année encore, des symphonies de Brahms –alors qu’il s’agit d’un musicien que j’apprécie moyennement seulement– que je cherchais depuis moultes années à un prix accessible –généralementrien de ce que fait ce très grand chef un peu méconnu ne m’est indifférent-, mais également une formidable intégrale des symphonies de Mahler, acquise il y a une petite dizaine de jours à très vil bas prix –si bas que c’est indécent– en cumulant des « bons-cadeaux » de la boutique en ligne…

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Playlist sans queue ni tête

En ce jour de fête nationale, j’aurais pu concocter une playlist visuellement « bleu-blanc-rouge », par exemple, ou n’écouter que des musiciens français de l’époque révolutionnaire –ce qui ne serait pas si simple que cela, en l’état de pauvreté de ma discothèque en la matière…-.
Mais, comme je me suis levé très tôt, j’ai laissé faire mon instinct matinal, ce qui donne cette playlist sans queue ni tête… –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

La curiosité principale en est la version dite « de Hambourg » de la première symphonie de Mahler, qui date d’avant la révision finale de l’oeuvre, et comporte un mouvement supplémentaire, « Blumine », inséré entre les actuels deuxième et troisième mouvements, ainsi que quelques modifications instrumentales mineures.
La version écoutée, que Mahler dénommait encore, à cette époque « un poème symphonique en forme de symphonie », se caractérise par ailleurs par des tempi plutôt vifs et un traitement clair et léger, qui inscrit cette symphonie dans une perspective beaucoup moins sombre et post-romantique que d’habitude : c’est très intéressant, d’autant que c’est l’orchestre de la radio de Hambourg qui interprète cette « version de Hambourg » !

Le reste est beaucoup plus traditionnel, avec même un « tube de plage » de mes années adolescentes, encore que les « Années de pèlerinage » de Liszt ne soient pas d’un accès si facile si l’on n’aime pas le grand piano.
La version du jour, en tout cas, rend parfaitement justice à ce corpus d’oeuvres oscillant entre poésie et pyrotechnie –normal en ce jour de feux d’artifice– dans une magnifique perspective sonore –cf. l’extrait sonore proposé ci-dessous– et s’avère peut-être, en définitive, la plus belle enregistrée à ce jour –au-delà des pièces éparses parfois enregistrées, l’oeuvre intégrale ne dispose pas d’une discographie si pléthorique, et encore moins dans des prises de son satisfaisantes-.

Lecteur audio
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Playlist de la miniature à la grande forme

Pour entamer cette semaine précédant des échéances électorales aux résultats quelque peu illisible –une telle incertitude, c’est assez rare-, c’est une playlist assez éclectique à laquelle je me suis adonné aujourd’hui, avec, dans tous les cas, des prises de son de qualité, ce qui ne gâte rien ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Elle couvre près de trois siècles et de multiples formes musicales, allant des miniatures pour piano de Satie, très aimables dans leur genre –et encore plus dans cette excellente interprétation– à la grande forme –encore une fort belle version, pour la dernière symphonie achevée de Mahler, qui représente pour moi un pris de décomposition de la Vienne d’avant la première guerre mondiale, puissamment dépressive dans son expressivité presqu’exacerbée-.

Pour suivre ce monument, que je n’écoute pas si souvent que ça, une belle version des quatre saisons de Vivaldi, agrémentée de compléments bienvenus et disparates, s’imposait ! Contraste et rayons de soleil assurés ! Pour finir un détour par l’Espagne de Granados et Albeniz, à travers leurs oeuvres pour piano les plus connues, qui sont de belle et bonne facture –cf. le petit extrait ci-dessous-.

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Playlist « concerts du dimanche »

En ce début de dimanche matin, je vais au concert aux quatre coins du monde avec cette playlist plutôt disparate ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

La neuvième symphonie de Mahler par Herbert Von Karajan est l’un de ses rares albums officiels –à savoir : publié du vivant du chef et avec son accord– enregistré en concert : c’est une très belle version, l’un des sommets de la discographie de cette oeuvre. L’orchestre, dans cette oeuvre difficile, est d’une beauté exceptionnelle –surtout si on compare sa prestation avec celle de Bernstein, dans la même oeuvre, quelques mois auparavant-.
De même, l’autre album consacré à un concert de Karajan à Salzbourg le 13 août 1972, propose la meilleure version de la quatrième symphonie de Schumann, une oeuvre que j’aime tout particulièrement, qu’il m’ait été donné d’entendre. Elle date de l’époque de la très courte collaboration du chef avec la Staatskapelle de Dresde, l’un des tout meilleurs orchestre au monde.
A son décès, l’éditeur à l’étiquette jaune sortit sporadiquement quelques documents d’archives consacrés à des concerts du chef, qui sont autant de trésors à thésauriser, tant ces événements apportent un supplément d’âme par rapport aux enregistrements de studio –mais attestent aussi que la beauté légendaire des timbres qu’il obtenait en studio n’était pas un artifice : la sonorité est exceptionnellement belle au concert aussi-.

L’album des Clash est une compilation de bandes enregistrées lors de concerts assez tardifs dans la courte carrière du groupe, et nous promène de l’Angleterre à divers stades des USA, où ils « ouvraient » les concerts des Who. De l’énergie à revendre, comme vous pourrez l’entendre sur l’extrait proposé ci-dessous, retenu notamment pour sa ligne de basse simple mais redoutablement efficace !

Lecteur audio

Enfin, l’abum de Canned Heat est constitué de bons vieux boogie-blues entraînants et tout-à-fait classiques. c’est un peu monolithique que la durée, mais, de temps à autre, c’est bienvenu et facile d’approche et d’écoute. Il fut enregistré en 1979, lors d’un festival célébrant les dix ans du festival de Woodstock, auquel le groupe avait déjà participé, peu de temps après sa naissance.

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