Bilan 2019•3 – Coups de coeur – Classique

Nous en arrivons donc à l’avant-dernière livraison de ce bilan discographique 2019, consacrée aux CD de musique classique pour lesquels j’ai éprouvé un vrai coup de coeur cette année ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

On retrouve dans cette liste :

Les sonates pour piano de Beethoven par Artur Schnabel, enregistrées dans la première moitié des années 30 –cf. extrait 1-. J’ai suffisamment insisté dans les notules précédentes sur la qualité des restaurations effectuées par ce label pour ne pas y revenir… C’est très supérieur à toutes les éditions antérieures parues chez EMI puis Warner. Et comme l’interprétation est formidable et assez intemporelle, cette collection de 10 CD –l’éditeur a rajouté des séries de variations– a une valeur inestimable ! 

Une magnifique version du non moins magnifique concerto pour violoncelle d’Elgarcf. extrait 2-, complété d’une oeuvre plus rare de Gustav Holst, « The Fall Of The Leaf », et du beau concerto pour violoncelle de William Walton, composé en 1956. La prise de son est tout-à-fait bonne de surcroît !

Des opéras : « Les diables de Loudun », de Penderecki, inspiré par une histoire vraie dont vous trouverez les tenants et les aboutissants ici : l’un des opéras les plus réussis de la seconde moitié du vingtième siècle selon mes oreilles, même s’il n’est pas d’un accès facile pour des auditeurs souhaitant découvrir l’opéra –cf.extrait vidéo ci-dessous– ! Et une très belle version du « Ring des Nibelungen » –encore !!!– de Wagner, que j’ai longtemps cherchée. Le coffret n’est plus édité, mais c’est sans doute la meilleure version parue depuis le début des années 80, du moins pour ce qui me concerne : belle direction, très narrative, et chanteurs très investis dans leurs rôles –il s’agit d’un enregistrement public-.

J’ai beaucoup apprécié aussi cette version de la treizième symphonie « Babi Yar » de Chostakovich par son créateur, Kyrill Kondrashin, enregistrée peu de jours après sa création mouvementée : pour tout savoir à ce propos, vous pouvez lire cet article synthétique qui résume le pourquoi du comment… Quant au poème d’Yevtuchenko qui servit de support à cette symphonie, vous pouvez le lire ici.

Les lecteurs les plus anciens de ce blog connaissent mon engouement pour Handel et ses oratorios. Le chef anglais John Eliot Gardiner en enregistra une assez large somme au début des années 80, et, parmi ceux achetés en début d’année, « Solomon, fondé sur trois épisodes de la vie du roi Salomon –couronnement – Jugement – Reine de Saba– est celui que j’ai préféré. Très belle version, superbement dirigé, magistralement chantée –solistes et, surtout, choeurs-, dotée d’une prise de son remarquable !

Enfin, le coffret anthologie de 8 CD vendu à prix fracassé et consacré à la seconde école de Vienne –Berg, Schönberg, Webern– par le chef italien Giuseppe Sinopoli est à recommander absolument pour qui veut découvrir ou approfondir ces oeuvres : le chef joue à fond le jeu d’un expressionnisme post-romantique qui sied admirablement à ces oeuvres ! Un vrai beau coup de coeur ! 

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Devinette -stupide- de Noël ! Et une réponse…

La devinette du jour est stupide… Mais si tôt le matin, et même après un double expresso, mon intelligence est encore un peu décontractée ! Bref, depuis un dizaine de minutes, j’ai entamé la playlist -excellente au demeurant- que voici. – Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Devinette : vous trouvez sous chaque pochette une étiquette, que je vous invite à relier à l’album correspondant selon l’idée que vous vous en faites. Normalement, une seule réponse correcte est attendue, mais il pourrait sans doute y avoir plusieurs solutions !

A vos claviers !

Solution : je vous proposais par ailleurs l’autre jour une devinette difficile qui n’a pas trouvé de réponse exacte, que voici : l’Opéra national du Rhin n’a jamais eu besoin de payer les droits d’auteur lors des représentations de Salomé, ils furent « offerts à vie » par le compositeur à cette digne maison. Oui, je sais, c’était vraiment difficile…

2019 – Surprise de l’Avent – 4

C’est, à mon avis, une magnifique surprise qui vous attend en ce dernier dimanche de l’Avent ! De quoi décorer aimablement votre sapin en attendant le Réveillon… Vous la trouverez ici.

Pour les retardataires : les quatre surprises de l’Avent seront retirées du serveur un peu après les fêtes de Noël –soit le 27 décembre, puisqu’ici, Noël se poursuit aussi le 26 décembre-.

ENJOY !

Bilan 2019•3 – Déceptions !

Parfois, des disques me déçoivent, et c’est encore le cas cette année. Il ya certains albums que je ne réécouterai pas souvent, pour une raison ou une autre ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

On trouve pourtant, dans ce lot annuel, deux albums qui devraient être parmi mes préférés ! Le tristement célèbre concert d’Altamont, des Rolling Stones, d’abord, et un album studio de Mick Taylor, de très loin mon guitariste favori. En fait, le premier est juste inaudible tant le son est médiocre : un filet sonore de très piètre qualité, témoignage d’un enregistrement réalisé sous le manteau d’un concert lui-même haché par les coupures nombreuses durant les chansons, du fait d’un public plus que turbulent ! Une écoute vraiment plus que difficile !
Le second est présenté comme un double-album de Mick Taylor, alors que le guitariste n’est là qu’en guest star et en soutien d’un chanteur épouvantable du nom de Sasha Gracanin –fuyez ce chanteur si vous le rencontrez un jour ! – sur le premier disque, et que le second contient des enregistrements live excellents, mais que j’avais déjà… Une demi-arnaque, donc !

J’ai eu l’occasion de vous parler par ailleurs du disque Beethoven / Rachmaninoff / Pogorelich, enregistré, très mal, ce qui vient gâcher tout le plaisir que j’espérais en retirer. Ici, ce ne sont donc pas les interprétations que je remets en cause, mais l’indigence d’une prise de son récente !

Enfin, j’aurais du laisser dans le bac où je l’ai trouvé l’album-compilation de Phil Collins : je n’en attendais pas forcément grand-chose –et la seule chanson que je supporte, pour des raisons extra-musicales d’ailleurs, est absente de cette compilation-, et il apparaît que je suis totalement hermétique à cet artiste et à la soupe qu’il sert…

Fin de ce bilan dans les jours à venir, avec des choses beaucoup plus aimables !

Bilan 2019•2 – Coups de coeur – Wagner

Les cinq albums présentés ici auraient pu tous figurer dans la première liste présentée ici, mais comme ils formaient un « tout » très cohérent, j’ai préféré les regrouper dans une notule à part. 

Pour les lecteurs assidus et anciens de ce blog, ma préférence pour le Ring de Wagner interprété par Clemens Krauss à Bayreuth en 1953 est une histoire d’autant plus connue que cette version figure dans la liste très restreinte de mon île déserte –laquelle, du fait d’une évolution de mes goûts, mériterait d’être réactualisée un peu, mais ceci est une autre histoire…-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Depuis sa parution sous le manteau, d’abord sur des vinyles de très mauvaise qualité en Allemagne de l’Est, cette version a atteint un statut mythique souligné lors de chaque réédition. La plus-value de celle-ci est d’ordre sonore : depuis l’apparition du CD, il s’agit de la troisième version que j’achète, et, pour la première fois, je ne ressens plus aucune frustration du point de vue sonore : le travail sur ces antiques bandes radio enregistrées en mono dans les conditions du direct est tout simplement miraculeux ! Le label Pristine Classical est français –comme son nom ne l’indique pas… La maison-mère est située en Dordogne– et spécialisé dans le retraitement de vieux documents sonores, qu’il rénove en partant des meilleures sources disponibles –lorsqu’il s’agit de matrices de 78 tours-, y compris en utilisant des processeurs numériques. Les meilleurs ingénieurs du son ont été recrutés à cette fin, et l’on retrouve donc des noms très connus en la matière.
Quel que soit le procédé employé, le résultat final est absolument étonnant ! 

L’autre trésor ayant émergé de ces archives est une version tout aussi mythique des « Meistersinger von Nürnberg », enregistrée à l’occasionne la réouverture de opéra de Münich, qui avait été largement détruit par la guerre –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Elle donne notamment à entendre sous son meilleur jour le légendaire Hans Hotter dans le rôle de Hans Sachs, qu’il chérissait entre tous mais qu’il n’aborda, sur scène, que très rarement –quelques extraits anciens, enregistrés dans sa prime jeunesse en studio, sont du plus haut intérêt-. Il en existe un autre témoigne attachant mais moins formidable –Bayreuth 1956-. J’en possédais la première édition CD, parue au milieu des années 90, mais cette réédition est soniquement très supérieure, et le même miracle que pour le Ring se reproduit, même si le son d’origine est un peu inférieur à la base. Musicalement, on se situe tout en haut de la discographie de cette oeuvre souriante, et le bonheur d’entendre ce Sachs si humain, d’une bonhommie et d’une profondeur inégalées -cf. les deux extraits proposés-. La voix est somptueuse, l’émotion est palpable, le timbre d’une chaleur et d’une beauté inapprochées depuis chez les autres titulaires de ce rôle écrasant. Et comme tout l’entourage est à la hauteur de l’événement et que la direction est vivante et dynamique, cette version est tout-à-fait magistrale !

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Bilan 2019•2 – Coups de coeur Pop-Rock

Pour cette deuxième mouture de ma toplist 2019,  dans la série des CD achetés cette année et qui ont rejoint le rayon Pop-Rock, voici mes coups de coeur ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Cela va du très beau coffret « Deluxe » commémorant les 40 ans de The Cure, dont je vous ai parlé lors de sa parution, à la pop relativement fraîche de The Cranberries –cf. extrait ci-dessous-, enregistrés ici en concert à l’apogée de leur carrière, en passant par de la cold wave, du Hard-Rock et la très prenante Neue Deutsche Härte de Rammstein –il existe un enregistrement vidéo du même concert de Paris paru en DVD, et j’aime beaucoup, au grand désespoir de TheCookingCat… -.

Choisir, c’est éliminer : j’ai mis de côté quelques très bons albums de blues –le tout dernier John Mayall, par exemple-, mais comme j’en ai de bien meilleurs encore et que je ne voulais pas étendre cette liste au-delà du raisonnable…

Playlist « Mémoires scandinaves »

Hugo ALFVÉN (1872-1960), unique compositeur sujet de cette playlist, est le plus ancien compositeur du « grand nord » que j’ai connu, avant même SIBELIUS, qu’à cette époque, je ne connaissais que de nom ! Je vous explique : en juillet – août 1985, à peine majeur et jeune étudiant salarié, je suis parti pour la première fois à travers le Danemark et la Suède pour aller en Norvège à la rencontre de la correspondante avec laquelle j’échangeais depuis la classe de troisième.

Nous étions donc deux, un très bon ami et moi-même, à partir en Renault 5 –même pas Supercinq…-, à une époque où, si j’avais déjà une carte bleue internationale, celle-ci ne fonctionnait pas dans les pays scandinaves, adeptes, comme les Allemands, du système Mastercard –la mienne était une Visa, et il n’y avait pas compatibilité entre les deux à cette date…-. Donc : travellers-chèques obligatoires ! Pour les plus jeunes, allez voir ici.

Bref, outre que notre voiture a été quasi-complètement démontée deux fois en douane à Hambourg, à l’aller et au retour –une fois à la recherche d’alcool : ils ont vidé toutes nos bouteilles d’eau minérale…, et une fois à la recherche de « Rauschgift », càd. trucs qui se fument…-, et que notre séjour fut un enchantement pour les yeux –pour les papilles, en revanche…-, je m’étais vu confié une mission très particulière par mon oncle-collectionneur de disques : lui ramener des LP d’Hugo Alfvén, qu’il n’arrivait pas à faire importer en France. Ce ne fut pas une sinécure, puisque même chez les disquaires de Götheborg, je n’en avais pas trouvé énormément –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. 

Je les avais vaguement écoutés sans en garder un souvenir impérissable –et, à vrai dire, aucun souvenir du tout-. Et voilà que la semaine dernière, dans un bac à soldes allemand, j’ai trouvé ce petit coffret –déjà proposé pour une somme très modique au départ– à un prix fracassé –3,99€ le coffret, qui est une reprise sous licence de l’éditeur BIS Records : les « originaux » coûtent en revanche un bras !-.

Comme, depuis plus de 30 ans, mes goûts ont largement évolué et que, notamment, j’ai découvert beaucoup de musique issue de ces contrées nordiques, je me suis jeté dessus comme un mort de faim et je le découvre petit à petit : on y trouve les cinq symphonies du compositeurs et d’autres pages orchestrales.
Cet ensemble nous donne le plus souvent à entendre de la belle musique de veine post-romantique et tonale, joliment –et la plupart du temps très classiquement– construite, où, malheureusement, les sommets côtoient des moments un rien plus prosaïques et parfois un peu longuets. Globalement, on se situe plutôt quelque part entre Liszt et Richard Strauss –celui des poèmes symphoniques– que du côté de Sibelius.

Les symphonies sont, à mes oreilles, nettement plus intéressantes que les pièces « de circonstance » empruntant au folklore local, et la quatrième m’apparaît vraiment très réussie. En plus de l’extrait ci-dessous, vous pouvez en découvrir de plus nombreux ici.

Quelques belles heures d’approfondissement à venir !

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