Expérience !

Drôle d’expérience, hier… J’ai écouté les mises en musique de la pièce de Maeterlinck, « Pélléas et Mélisande ». L’argument en est assez mince, les silences y sont nombreux et les mises en scène la déclinent souvent dans une atmosphère de pénombre intimiste.

Lors d’une partie de chasse, Golaud, prince du royaume d’Allemonde, se perd dans la forêtIl y rencontre Mélisande, en pleurs au bord d’une fontaine. Golaud la prend pour femme, et rentre dans son château sans connaître rien du passé de son épouse. Là, Mélisande rencontre Pelléas, le demi- frère de Golaud. Très vite ils tombent amoureux l’un de l’autre, d’un amour chaste et innocent, alors que le pays semble agoniser et s’obscurcir à mesure que la vie du père de Pelléas décline dans une chambre du château. Geneviève, mère des deux princes, et Arkel, souverain d’Allemonde pressentent le malheur qui plane, impuissants. Golaud prend conscience du sentiment qui unit les deux jeunes amants, et sombre peu à peu dans la folie. Son fils, Yniold, né d’un premier lit, devient le témoin et le complice forcé de la folie de son père. Rongé par le désespoir et la rage, Golaud tue son frère Pelléas, blesse à mort Mélisande, et lorsque cette dernière met au monde une fille, reste le seul vivant du tragique trio.

La pièce a été mise en musique par Debussy -son unique opéra, en 1903, avec la volonté affirmée d’échapper au wagnérisme-, Sibélius – une musique de scène, en 1905, qui s’appuie sur les éléments les plus féériques et la personnalité mystique de Mélisande- et Schoenberg -un long poème symphonique, en 1903, très sombre, et en très court extrait  en fin d’article – et chacun y traduit de bien belle manière l’atmosphère étrange de la pièce.

Pelleas

Occasion ratée !

rollingstones-tt-width-604-height-400J’avais eu, dernièrement, un message de l’agitateur culturel me signalant que les ventes pour le prochain concert des Rolling Stones en France débuteraient le 28 mars à 10:00, et avais inscrit cette date dans un petit coin de mon cerveau, pensant que le 28 était aujourd’hui.

Mais en fait, non, c’était hier, et, en rentrant chez moi, j’ai pu voir que je n’aurai vraisemblablement plus aucune chance de m’en procurer un, vu qu’elles sont toutes parties en 51 minutes (75 000 places, voilà de l’argent vite gagné…).

Damned !!! Damned !!! Damned !!!

Devoir du jour…

carte-electorale… effectué !

J'ai pu étrenner ma carte électorale toute neuve et lorsque j'ai quitté le bureau de vote, encore en cours d'installation et de briefing quand je suis arrivé, une enveloppe était dans l'urne.

Résultat attendu à partir de 18 heures, six listes en présence, le dépouillement risque d'être passablement long -comme la journée, vu que je me suis levé très tôt-.

Et puis ce soir, à la télé, comme à chaque fois, chacun aura de bonnes raisons de dire qu'il a gagné, ou pas perdu  😆 ! La suite la semaine prochaine, avec seulement quelques-uns des mêmes (et ça, c'est une certitude) !!!

Vers la fin…

Discoth… de mon entreprise de Titan ! Du moins en ce qui concerne la musique classique… A ce jour, j’ai déjà catalogué 1391 CD, il m’en reste à la louche un peu moins de 300 à enregistrer ! J’avais commencé à saisir également les dates des critiques lors de la parution originelle, mais c’était trop long et très fastidieux… Intéressant, néanmoins, pour suivre l’évolution de l’appréciation portée sur telle ou telle interprétation.

Après, il ne restera plus qu’à prendre en compte tous les autres (plus de 700 -officiels, si on ne compte pas les concerts « piratés »- mais moins de 1000, à la louche), mais ça devrait aller bien plus vite, il y a moins d’infos à saisir !!!

Roman en cours…

JudexAvouons-le, j’avais oublié à quel point tout cela est mal écrit, et même assez mal construit !

Et pourtant, de la première à la dernière page, on est tenu en haleine par des rebondissements incessants et une certaine extravagance du propos. A lire, donc, avec indulgence et bienveillance !

Le film de Franju, qui en est une transcription assez fidèle, reste l’un des plus beaux films en noir et blanc qui ait été tourné -c’est, à sa manière, très maniéré, mais le travail sur la lumière et les contrastes est époustouflant-.

Pour le meilleur et pour le pire…

… le web fête ses 25 ans !!!

NetscapeQui se souvient de Netscape Navigator (devenu plus tard Netscape Communicator), hégémonique aux tout débuts de l’ère Internet ?

IE5MacQui se souvient qu’aux premiers temps de Mac OS X, et avant l’arrivée de Safari, il fallait utiliser, sur Mac, Internet Explorer 5, faute d’un autre navigateur vraiment utilisable ?

Je me suis amusé à retrouver les liens des anciens blogs « amis » de l’époque du début des blogs, vers le milieu des années 2000. Les 9/10èmes sont morts, ou plus mis à jour depuis des années ! Et pourtant, au départ, ils rivalisaient de créativité, et le « Web 2.0  » fut une vraie source en la matière ! Qu’en sera-t-il du futur, lorsqu’on apprend que le créateur du concept souhaite l’apparition de DRM dans le protocole html ?

Petits morceaux d’enfance

Vendredi, décès de René Borg, réalisateur des mythiques Shadoks. C'est un petit morceau d'enfance qui s'en va : petit, j'ai adoré cette émission gentiment loufoque et si bien dite par Claude Piéplu.

Les Shadoks, au même titre que Pierre Desproges avec "La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède", divisaient la France en deux -les revues de presse de l'époque sont sidérantes vues de maintenant, et le débat fut rude, comme si une partie de la France, au nom de valeurs traditionnelles, refusait d'entrer dans la modernité. Ça ne vous rappelle rien ?-

 



 

Mon bonheur, depuis quelques jours !

Essential_SibeliusCe qui fait mon bonheur, depuis quelques jours, c’est ce magnifique coffret (15 CD) offrant l’essentiel de la musique de Jean SIBELIUS (1865-1957), ce compositeur finlandais dont je vous ai déjà entretenu il y a quelques temps, musicien de la nature et des grands espaces.

Outre son côté « bel objet », présentant notamment un vrai livret digne de ce nom, véritable mine d’informations, les oeuvres retenues, nombreuses et variées, couvrent vraiment l’essentiel de la production du musicien, dans des versions souvent fort belles, très idiomatiques, et excèdent sa production la plus largement connue (symphonies, poèmes symphoniques et concerto pour violon) : on trouve ainsi des mélodies, chantées en suédois (titre pis au hasard pour vous faire comprendre à quel point cette langue nous est éloignée : Giv Mig Ej Glans, Ej Guld, Ej Prakt, mais cela aurait été encore plus incompréhensible en finnois…) de la musique pour piano et de la musique de chambre qui ne comptent pas pari les grands classiques du répertoire.

Un extrait d’une oeuvre très connue, toute petite mise en oreilles pour vous donner envie…

L’entrée dans les 80’s

Pour les baby-boomers, les 80’s eurent longtemps piètre réputation, musicalement parlant..  C’est toujours mieux avant… Mais, pourtant, deux albums, à eux seuls, permettent d’entrer dans les 80’s de la plus belle manière qui soit, et de rehausser largement le prestige d’une décennie inventive, joyeuse encore, certes marquée par l’arrivée de nouvelles technologies – ah, les boîtes à rythmes… -, mais aussi par un esprit d’insouciance, au moins au début.

CrampsPsychedelicLe premier de ces deux albums est « Psychedelic Jungle », des Cramps -1981-.

Certes, il n’a connu ni gloire, ni ventes fracassantes, mais a bénéficié, dès sa sortie, d’un vrai succès d’estime : la critique dans Rock’n’nFolk, à l’époque, fut élogieuse. C’est absolument fou et déjanté, à la fois kitsch et faussement sérieux, venant d’un  groupe qui n’a jamais perdu sa sincérité, et n’a jamais percé au-delà d’un public « initié ».

Le chanteur, Lux Interior, est mort en 2009 – deux belles chroniques, ici et encore ici -, ce qui a entraîné la disparition d’un groupe qui tournait déjà au ralenti, au gré de la fantaisie de ses deux créateurs.

CurePornographyLe second, c’est « Pornography », des Cure -1982-. Violent, sombre, il marque la fin d’une période pour le groupe, et leur véritable entrée dans le monde des années 80.

Leurs deux précédents albums étaient étranges et beaux, celui-ci est étrange à sa manière, beau, violent et puissant ! Les chroniques de l’époque furent partagées, allant du dubitatif à l’exceptionnel, mais toutes ont souligné, au moins, le sentiment de quasi gêne un peu oppressante / oppressive ressenti à son écoute.

A ce jour, le groupe est toujours actif et livre des concerts souvenus exceptionnels. Son album « Disintegration » -1989- marquera, symboliquement, la fin des années 80 et l’entrée dans la décennie suivante : une boucle bouclée, en quelque sorte !