La radio de été des blogueurs, s.8

Comme chaque année depuis 2010, la radio de l’été des blogueurs vient égayer en musique vos vacances ou vos activités estivales. La saison 8 débutera, avec un peu de retard, à compter du 26 juin. Vous pourrez même écouter les différents titres de cette radio sur le blog, dans le mini-lecteur de la barre de menus.
Vous trouverez l’intégralité des règles du jeu chez Lolobobo, initiateur de ce sympathique concept ! Il est très facile d’y participer !
Pour mémoire, voici les choix que j’avais effectué lors de mes précédentes participation :
Saison 4 • Saison 5 • Saison 5 Bis • Saison 6 • Saison 7

Quant à cette année, je vous propose un morceau reposant, mais très beau et d’une absolue sérénité. J’ai un attachement très particulier avec le pianiste Emil Gilels, les lecteurs réguliers de ce blog le savent. Outre une virtuosité et une sonorité exceptionnelles, il s’agit du tout premier concert de musique classique auquel j’ai pu assister, fort jeune : il était venu à Strasbourg en décembre 1979, et je m’intéressais depuis plusieurs années à la musique classique, un grand nombre de mélomanes côtoyant le cercle familial. Je l’ai revu ensuite, toujours à Strasbourg, en 1983, où il apparaissait déjà très fatigué et malade, mais toujours aussi remarquable –des Etudes symphoniques de Schumann de rêve-.

 

De tous les pianistes que j’ai vus et entendus en concert-et il y en a eu pas mal…-, il fut sans conteste le plus impressionnant, non par la taille, puisqu’il était plutôt petit, mais par la puissance et la beauté du son de son piano, qu’il maîtrisait à la perfection. Dans Beethoven, il était un architecte puissant, marmoréen, et dans Liszt ou Schumann, il offrait des visions d’une noblesse exceptionnelle.
A titre anecdotique, je me souviens que sans effort apparent, le son de son piano remplissait facilement de grandes salles, alors que, peu de temps après, Murray Perahia, par exemple, eut bien du mal à faire entendre son Beethoven aux derniers rangs de la même salle, alors même qu’il semblait s’employer très physiquement pour le faire.

Playlist « Mozart autrement »

Précisons-le tout de suite : d’une part, Mozart, les lecteurs réguliers de ce blog le savent, n’est pas ma tasse de thé favorite; d’autre part, on joue très régulièrement Mozart ainsi, de nos jours, à savoir dans cette optique « HIP », voire même plus radicalement encore. Mais, eu égard à mes standards d’écoute de ces oeuvres et de mes goûts habituels en la matière –Comment ? Certains ont dit « datés ! » ?-, c’est pour moi une playlist « Mozart autrement ». –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

D’ailleurs, j’aurais dû l’entamer légèrement plus tard que très tôt ce matin, parce qu’une écoute un peu en sourdine ne rend pas totalement justice à ces très beaux et intéressants disques, fort bien captés de surcroît.

Les concerti pour piano sont très réussis dans leur optique, avec un pianiste jouant sur un piano ayant appartenu au compositeur, au volume sonore très ténu et parfois légèrement recouvert par l’orchestre, qui n’est pourtant pas exagérément fourni. C’est très beau, même si loin de mon idéal en la matière –pour les 20èmes et 23èmes concerti, j’ai une vraie affection pour les disques anciens d’Annie Fischer, c’est vous dire…-.

Les opéras, s’ils ne présentent pas de grandes stars vocales –mais ces voix relativement légères s’expriment très joliment dans ce contexte-, sont également très intéressants à écouter, avec une vraie gravité qui pèse un rien et un orchestre magnifique, vif, acéré mais très chantant. Rythmiquement, c’est absolument remarquable et conduit de main de maître –Le nozze di Figaro en profitent d’ailleurs grandement : cliquer sur l’extrait pour vous en faire une idée, puis essayez de comparer avec le même air que je vous proposais il y a quelques temps, dans une optique très différente– !

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Playlist estivale de rigueur

L’été débute cette année par une vraie canicule, ici comme ailleurs, et pour trouver un peu de fraîcheur, il faut se lever de très bonne heure et ouvrir toutes les fenêtres, même si en ville, le béton rayonne la chaleur même la nuit !
Donc : dès 5h30, j’ai réussi à faire baisser la température de la maison de 27,5° à 24°, ce qui n’est pas rien, mais un peu vain puisqu’elle remontera tout au long de la journée… Vivement vendredi, jour de fin programmée de cet épisode éprouvant !

Je profite de cette journée pour me faire ma petite fête de la musique à moi tout seul, en écoutant quatre versions –dont une toute neuve : la première– de l’été des « Quatre saisons » selon des perspectives assez dissemblables. Très agréable pour commencer la journée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand et sur l’extrait sonore pour en écouter un petit bout-.

 

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Les matinales de Diablotin

Ma période de stakhanoviste désigné s’achève avec la semaine ! Comme je vous l’avais annoncé plus avant, elle m’a laissé très peu d’occasions d’agrémenter mes oreilles, sachant qu’en voiture, où je passe un temps certain, je n’aime pas écouter de musique classique, qui supporte mal ce traitement malgré un auto-radio plutôt performant, et que je me contente des infos radios, voire, surtout, du bavardage de mes compères de covoiturage.

Néanmoins, chaque matin très tôt, de 5h45  à 7h, j’ai écouté un album quand même ! De la musique de chambre, donc, à volume très modéré pour ne pas troubler la quiétude des dormeurs, encore nombreux à cette heure ! Mais de rien belles choses, cependant ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Playlist de légende -à ce qu’il paraît…-

Ce matin, entre élections et cuisine, j’ai écouté « un album de légende » à propos duquel la presse, spécialisée ou non, fait tout un foin en ce moment, parce qu’il est paru il y a cinquante ans ce mois et qu’il a, paraît-il, marqué son époque, et bien au-delà.

Sauf que, cinquante ans après, je connais une bonne poignée d’albums qui sont parus la même année et que je situe bien plus haut dans mon panthéon personnel… Parce que franchement, « Sgt. Peppers Lonely Hearts Club Band », personnellement, je ne trouve pas cela aussi fabuleux que ça : très bien produit –pléthore d’instruments variés, beaucoup de petit détails sonores un peu partout, des traficotages électroniques dans tous les sens-, quelques jolies compositions un peu niaises, mais aussi pas mal de remplissage sans grand intérêt à mes oreilles.

De cette année sans doute importante pour l’évolution de la musique traditionnellement appelée « Pop-Rock », je préfère quantité d’albums, qui se retrouvent dans la playlist ci-dessous –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– : ma playlist de légende à moi !

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Playlist sonore mais pas toujours

Ce matin, tôt, j’ai entamé une playlist qui s’est égrenée tout au long de la jnournée entre d’autres choses à faire, dont un très agréable repas en terrasse sur les bords de l’Ill où se construit –depuis quelques années et pour quelques années encore– un nouvel éco-quartier abritant le nouveau conservatoire national et proposant une très spacieuse et très belle médiathèque, le plus grand complexe cinéma d’Europe –avec pop-corn dans des seaux énormes modèle « famille nombreuse »– et des tours élancées, les trois « Black Swans » –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Bref, une belle journée ensoleillée, égayée par un chouette album des Rolling Stonesmalgré la date tardive, je l’aime assez, il propose quelques titres bien calibrés-, les versions originelles des chansons des Sex Pistols que l’on retrouvera plus tard sur « Never Mind the Bollocks », et qui font comprendre bien mieux ce qu’était l’esprit punk que les versions que l’on entend sur leur album officiel –cf. extrait ci-dessous-.

Les sonates de Schubert par Kempff sont intéressantes pour les plus courtes d’entre elles, où le pianiste se montre très à l’aise dans la maîtrise de la petite forme, et où, plus poète qu’orateur, il n’a pas besoin de dérouler un discours savamment articulé. Les plus ambitieuses de ses oeuvres pianistiques me séduisent nettement moins, quelle que soit la version envisagée d’ailleurs ! Enfin, l’album de Tveitt est très agréable à écouter, et très bien enregistré de surcroît ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Playlist late 70’s

C’est une toute petite playlist que je me suis savamment mitonné pour entamer la soirée  !

Quatre titres seulement,  tous enregistrés en 1979 et dont les albums de provenance, qui connurent tous un franc et mérité succès lors de leur sortie, présentent des pochettes très semblables, genre musical oblige : c’est très « Ska revival », tout ça, et plein d’un bon groove, d’entrain et de bonne humeur : tout ce qu’il faut après une longue journée de travail et avant une courte soirée qui s’annonce encore laborieuse…

Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand, et sur l’extrait sonore pour sourire à cette soirée estivale !-.

Playlist avec Piotr Illitch

Depuis tôt ce matin, j’écoute, à volume sonore de moins en moins modéré, la maison étant réveillée ou presque, ce joli coffret –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– consacré aux symphonies et autres ouvertures et pièces orchestrales de Piotr Illitch Tchaïkovsky, en privilégiant, pour une fois,  les oeuvres que j’écoute le moins régulièrement –trois premières symphonies, ouvertures diverses…– et qui ne font pas complètement partie de mon répertoire de base.

Plein de très bonnes choses là-dedans, avec un orchestre de qualité et une prise de son exceptionnelle de chaleur, de largeur ET de profondeur, une très belle lisibilité de l’orchestre, dont les timbres sont également très bien mis en valeur. Je me réjouis à l’avance d’écouter la quatrième symphonie dans cette optique sonore très soignée ! D’autant que le chef –qui est aussi pianiste-, que j’apprécie diversement selon les répertoires qu’il aborde, est ici tout-à-fait excellent !

De quoi commencer agréablement cette dernière journée d’un week-end un peu prolongé, mais à la météo capricieuse !

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Playlist partiellement utilitaire

Une partie de la playlist du jour est essentiellement « utilitaire ». –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

L’autre jour, l’un des acteurs de la musique dématérialisée offrait un album en fichier « très haute définition », consacré à des extraits orchestraux d’oeuvres de Wagner. Je ne suis pas un très grand consommateur de ce type d’extraits, bien qu’ils puissent s’avérer utiles aux moins expérimentés pour aborder, mais alors de manière très partielle, le corpus wagnérien.
Quoi qu’il en soit, les prises de son, en effet, sont remarquables à bien des points de vue, et m’ont servi à peaufiner, ce matin, mon système d’écoute de musique dématérialisée, en m’appuyant sur l’utilisation à la fois d’un micro que j’avais sous la main et de quelques recherches sur la toile, notamment ici ou encore , pour essayer d’améliorer modestement les imperfections des pièces où j’écoute de la musique, par le biais d’une légère égalisation des courbes de réponse –les puristes vous diront que c’est le mal absolu…-.

Ce qui me donne ces ajustements, dans le bureau, où j’écoute d’assez près des enceintes « compactes » reposant sur des pieds, et dans le salon, où les enceintes colonnes sont plus éloignées et dans un ensemble plus réverbéré –cliquer sur les imagettes pour les voir en plus grand-.

Testés sur l’album « Tommy » des Who, premier « Opéra Rock » de la jeune histoire de cette musique, ces réglages fonctionnent très bien : la batterie de Keith Moon casse un peu moins les oreilles que d’habitude –je n’ai jamais outre mesure apprécié ce batteur certes impressionnant de prime abord, mais obligé de multiplier les figures brisant en fait le rythme par son incapacité avouée à maintenir un tempo stable : c’est très curieux pour un batteur-. Par ailleurs, près de cinquante ans après sa sortie, l’album a assez bien résisté à l’usure du temps, même si ce concept n’a guère connu de postérité vraiment remarquable.

Les deux disques de Janos Starker proviennent d’un coffret très joliment présenté et comprenant de vraies merveilles. Petit, lorsque j’étudiais le violoncelle, Starker était mon violoncelliste préféré, au grand dam de mes camarades qui lui préféraient tous, largement, Rostropovich –dont je n’ai jamais, personnellement, trop aimé le gros son vibré-. Cette préférence pour un jeu sobre et une sonorité plus mate m’est toujours restée, et la personnalité très humble de Starker est appréciable : grand fumeur devant l’éternel –plus de 60 cigarettes par jour, avant de réduire à une vingtaine à partir de ses 80 ans…-, buveur occasionnel –mais alors, en assez grande quantité– des meilleurs bourbons, il disposait d’un sens de l’humour et de l’autodérision certain. Et, vraisemblablement, d’un sacré tempérament : il annula un concert aux Etas-Unis parce qu’on lui avait refusé le droit de fumer une cigarette dans sa loge !
Janos Starker fut également un chambriste remarquable, le plus souvent avec son concitoyen pianiste Gyorgy Sebok. Les prises de son Mercury sont généralement superlatives eu égard aux standards de l’époque.

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