Playlist « Concertos au son chaud et velouté »

Le violoncelle, dont j’avais commencé l’apprentissage quand j’étais enfant –ça casse moins les oreilles des parents que le violon lorsqu’on débute, même si ça grince un peu au début, et c’est moins traumatisant pour les muscles et les doigts que la contrebasse…-, est un merveilleux instrument au son à la fois chaud et velouté, et pour lequel de très beaux concertos ont été composés depuis l’époque baroque jusqu’à nos jours. Trois d’entre eux font partie de la playlist de ce jour. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Joseph Haydn – Concerto pour violoncelle n°1 en Ut Majeur
Pierre Fournier – Cordes de l’orchestre du festival de Lucerne, Rudolf Baumgartner – 1968 ****

J’ai découvert ce concerto pour violoncelle très jeune et l’ai toujours beaucoup aimé, alors que je ne côtoie généralement les oeuvres de Joseph Haydn que d’assez loin. Son concerto pour violoncelle n°2 –pas écouté ce jour-est de la même eau, et les deux sont, à mes oreilles, bien plus intéressants que ses concertos pour piano. Très belle version de Pierre Fournier, sagement accompagné par un orchestre à cordes aux dimensions adéquates.

• Robert Schumann – Concerto pour violoncelle en la mineur
Mstislav Rostropovich – Orchestre Philharmonique de Leningrad, Gennadi Rojdestvensky – 1961 ***

Je n’ai jamais complètement accroché au gros son vibré de Rostropovich, « star des violoncellistes » couramment encensé par de nombreux mélomanes. Alors qu’il est assez jeune encore, cette caractéristique est un peu moins flagrante dans ce concerto pour violoncelle de Schumann, nettement plus réussi que son concerto pour violon, mais je préfère d’autres versions moins « expansives », même si l’accompagnement orchestral de Rojdestvensky est très bon.

• Edward Elgar – Concerto pour violoncelle en mi mineur • Variations « Enigma »
Pierre Fournier – Orchestre Philharmonique de Berlin, Alfred Wallenstein – 1967 *****
Orchestre Symphonique de Londres, Eugen Jochum – 1975 *****

Mon concerto pour violoncelle préféré, composé en 1919, très bien représenté dans ma discothèque, dans des versions toutes réussies à des degrés divers, et notamment la légendaire version de Jacqueline Dupré accompagnées par John Barbirolli. L’enregistrement de Pierre Fournier, quasi-contemporain, est à mon avis aussi beau tout en étant plus retenu, justifiant l’appréciation d' »aristocrate du violoncelle » attachée Fournier.
Les variations « Enigma » –l’une de mes oeuvres fétiches de mes nuits sans dormir et des mieux représentée dans ma discothèque…– qui figurent sur le même album sont d’une très belle tenue également.

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Playlist « Intégrale nocturne… »

Mes nuits sans dormir : suite, et pas fin ! – J’en ai donc profité pour écouter une intégrale de concertos pour piano : celle de Rachmaninov –écriture internationale : le compositeur fut naturalisé américain- que l’on retrouve parfois transcrit « Rachmaninoff » en France ou en Allemagne ». –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Dans ces oeuvres, le duo formé par le pianiste espagnol Rafael Oroczo et le chef néerlandais Edo De Waart –tout jeunes à l’époque– dirigeant le Royal Philharmonic Orchestra fut largement salué lors de la sortie de ces disques, enregistrés en 1973. Ils constituent, aujourd’hui encore, une belle version au sein d’une discographie pléthorique de ces oeuvres, qui bénéficie de très bonnes conditions techniques et reste encore assez facilement disponibles à petit prix au sein d’un coffret consacré au pianiste espagnol Rafael Oroczo par le label Decca, qui a repris l’intégralité du catalogue Philips.

Les concertos pour piano de Rachmaninov, qui exigent une très grande virtuosité pianistique, ne jouissent pas de la meilleure réputation qui soit : on leur reproche souvent leur post-romantisme un peu trop sucré, voire mièvre pour les plus rétifs à son art, mais ils ont pourtant connu les faveurs des plus grands pianistes et sont très accessibles à un très large public et d’une écoute très agréable, pour peu qu’on n’en abuse pas trop souvent !

Le concerto n°2 –1901, extrait– est hyper-célèbre, le 3ème –1909– est sans doute le plus abouti du lot.
Le 1er concerto fut composé en 1891 et révisé en 1917, le 4ème, achevé en 1926, fut révisé en 1928 puis en 1941 : beaucoup moins populaires que les deux concertos médians, ils sont enregistrés dans leur version « définitive ».

Une bonne entrée en matière pour le week-end : nous filons dans les Vosges chasser le dahu en joyeuse compagnie !

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Playlist « George Frideric Handel à l’ancienne »

La playlist du jour est consacrée à Georg Friderid Handel, l’un de mes compositeurs préférés –il fait partie de mon top 5-, celui dont Beethoven disait qu’il était « le plus grand et le plus solide compositeur ». S’il n’a jamais souffert, après sa mort, de l’oubli relatif dans lequel tombèrent Bach –prononcer [baR]– ou Vivaldi, il a cependant bénéficié, autant qu’eux, du renouveau des interprétations historiquement informés à partir du milieu des années 70, et qui sont généralisées de nos jours.
Dans les décennies précédentes, Handel fut très souvent enregistré, et, notamment, « Messiah » était joué par des orchestres et des choeurs pléthoriques –plus de 1000 musiciens et choristes pour certaines représentations à la fin du 19ème siècle, par exemple !-, Ses deux plus célèbres pièces orchestrales : la « Royal Fireworks Music », d’une part, et, surtout, la « Water Music », généralement adaptées pour grand orchestre par Hamilton Harty ont également, dès les débuts de l’histoire de l’enregistrement sonore, connu un nombre important de versions discographiques, et notamment en Angleterre-Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Wassermusik (Water Music), HWV 348-350
Orchestre philharmonique de Berlin, Fritz Lehmann – 1951 ***

Il s’agit-là de la version « originale » des trois suites, et non de l’arrangement de Harty qui avait généralement cours à cette date. L’orchestre philharmonique de Berlin est encore celui de Furtwängler, il est à peine allégé d’une grande partie de ses contrebasses et accompagné d’un clavecin. Les tempi sont très contrastés, certains demeurent très lents, mais, eu égard à la date d’enregistrement, cette version fait presque figure de devancière des versions HIP. Il s’agit de l’un des tout premiers enregistrements du label Archiv Produktion, branche baroque de la firme Deutsche Grammophon.

• Royal Fireworks Music, HWV 351
Orchestre symphonique de Londres, Georg Szell – 1962 **

Georg Szell livre ici l’arrangement pour grand orchestre d’Hamilton Harty : la musique est très « romantisée »et les tempi sont d’une lenteur exaspérante, exaltant la pompe « So British » de l’oeuvre ! C’est d’autant plus curieux qu’avec son orchestre de Cleveland, Szell était plutôt réputé pour la vivacité de ses tempi et une approche plus cérébrale qu’affective du répertoire romantique. Nonobstant mon appréciation personnelle très mitigée, ce disque d’un orchestre anglais, enregistré par un label anglais, fut fort bien reçu en Angleterre lors de sa sortie.

• Concert grossi op.6 n°5, 10 & 12 HWV 323, 328, 330
Orchestre philharmonique de Berlin, Herbert von Karajan – 1966 ***

Herbert von Karajan enregistra, en quatre disques, l’intégralité des concerti grossi opus 6 de Handel durant les sessions d’été à Saint-Moritz en 1966 et 1967, lorsqu’il réunissait un petit nombre des musiciens de son orchestre pour enregistrer des oeuvres « de chambre ». A la différence de ses enregistrements contemporains de Bach -prononcer [baR]- ceux de Handel restent assez agréables à écouter de nos jours : le baroque « italianisant » lui a toujours beaucoup mieux réussi, et les concerti grossi de Handel sont calqués sur le modèle de ceux de Corelli. A leur sortie, ces disques avaient bénéficié d’un accueil plutôt chaleureux en Angleterre, où la qualité du jeu d’orchestre fut salué.

HWV signifie « Handel-Werke-Verzeichnis ». C’est le catalogue des oeuvres du compositeur, qui n’est pas chronologique, mais établi post-mortem par genre.

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Playlist « Concertos un peu à la marge, un peu méconnus… »

Dans la playlist de ce jour, deux compositeurs parmi les plus célèbres pour trois concertos qui occupent une place un peu en marge du « grand répertoire », et ne sont pas les plus connus de leurs compositeurs, bien qu’ils soient pas forcément les moins réussis. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Ludwig van Beethoven – « Triple concerto » pour piano, violon, et violoncelle
Lev Oborine, David Oistrakh, Sviatoslav Knushevisky ; Philharmonia Orchestra, Malcolm Sargent – 1958 ****

Dans le catalogue des oeuvres de Beethoven, le triple concerto, opus 56, prend place entre deux monuments emblématiques du compositeur : la symphonie « Eroica » op.55, d’une part, et la sonate pour piano n°23 « Appassionata » op.57, d’autre part. Il s’inscrit, dans répertoire des oeuvres concertantes, après les trois premiers concertos pour piano, juste avant le quatrième –op.58– et le concerto pour violon –op.61-. Il s’agit d’une période de composition très faste pour Beethoven. Dans cette partition plutôt joyeuse et que j’apprécie vraiment beaucoup, les trois solistes se partagent la partie concertante, et la partie de piano est la plus facile, ayant été pensé, vraisemblablement, pour l’un des jeunes élèves du compositeur, encore peu assuré.
Le triple concerto bénéficie d’une belle discographie, et l’on peut, selon son humeur, privilégier une approche chambriste comme dans la version de ce jour, ou une vision plus large où l’orchestre, accompagnant des solistes de grand renom, prend plus de place.

• Johannes Brahms – « Double concerto » pour violon et violoncelle
Wolfgang Scneiderhan, Janos Starker ; Orchestre RIAS Berlin,, Ferenc Fricsay – 1959 ****

Une autre belle oeuvre concertante, très typique de Brahms dans son orchestration, et que je préfère nettement, pour ma part, à son concerto pour violon. C’est la dernière oeuvre symphonique de Brahms, et il intègre parfaitement les deux solistes au flot orchestral, ce qui lui fut initialement reproché, à une époque où un concerto devait nécessairement faire briller les solistes. L’oeuvre fut créée par les deux solistes dédicataires, le violoniste Joseph Joachim et le violoncelliste Robert Hausmann, deux amis de longue date du compositeur.
La discographie du double concerto n’est pas immense, mais de qualité, et cette version est tout-à-fait remarquable !

 

• Ludwig van Beethoven – Concerto pour violon, transcrit par Beethoven pour piano
Daniel Barenboim ; English Chamber Orchestra, Daniel Barenboim – 1974 ***

Le concerto pour violon de Beethoven, qui jouit d’une très solide réputation de nos jours, ne fut pas un grand succès lors de sa création en 1806 : lie violoniste, Muzio Clementi, en donna une lecture à vue des deuxième et troisième mouvements, dont la partie soliste avait été livrée en retard. Ce concerto ne trouva grâce en réalité qu’une génération plus tard, lors d’une nouvelle audition, à Londres en 1844, avec le violoniste Joseph Joachim, qui entamais sa carrière de soliste sous la baguette de Felix Mendelssohn et devint alors très populaire.
Suivant une suggestion de Clementi, Beethoven en publia une transcription pour piano en 1807, sous le n° 61a. La transformation d’une partie initialement écrite pour le violon en partie de piano ne me semble pas toujours très probante –tout au moins à mes oreilles-, mais Beethoven profita du remaniement de ce concerto pour écrire une longue cadence pour piano et timbale, ce qui rend cette transcription tout-à-fait notable. Par la suite, de nombreux violonistes ont adoré et adapté cette cadence.
Pour ce répertoire de niche à la discographie peu abondante, la version de ce jour, d’un artiste que je n’apprécie généralement guère, est très satisfaisante.

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Playlist « A l’Américaine » – 3. Chicago, New York, Philadelphie – Van Cliburn

Mon périple sur la côte est des États-Unis s’achève avec cette playlist, consacrée au jeune pianiste Harvey Lavan Cliburn, plus connu sous son nom d’artiste : Van Cliburn.

Le pianiste interprète dans cette playlist toute une série de concerto du grand répertoire –Schumann, Grieg, Liszt et Rachmaninov-. Il est accompagné par trois des des orchestres du « Big Five » :
celui de Chicago sous la direction de Fritz Reiner –d’origine hongroise comme Szell et doté d’un caractère de cochon, sans doute le pire de tous les tyrans de podium– ;
celui de New York, renommé pour l’occasion « Symphony Of The Air » pour des questions d’ordre juridique,  sous la direction de Kirill Kondrashin –en tournée aux États-Unis– ;
celui de Philadelphie enfin, très réputé pour sa splendeur sonore, sous la direction d’Eugène Ormandy –autre hongrois, à croire que toute la Hongrie avait migré en Amérique au début du vingtième siècle !-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Van Cliburn était auréolé de prestige pour avoir remporté le premier prix du concours Tchaïkovsky à Moscou en 1958, pendant la « guerre froide » donc, et le président du jury, rien moins qu’Emil Gilels, dut intervenir auprès de Krouchtchev pour justifier sa victoire. Il enregistra avec beaucoup de succès, durant quelques années au détour des années 60, de très nombreux concertos, accompagné par les meilleurs orchestres et chefs des États-Unis, avant de disparaître progressivement des radars durant les années 70. Chacun de ses albums, qui bénéficie du savoir-faire technique de RCA à l’époque, mérite son pesant de **** ou ***** !

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Playlist « A l’Américaine » – 2. Cleveland – Szell & Fleisher

Continuant sur la lancée de ma tournée des orchestres et artistes américains, je suis arrivé pour cette playlist à Cleveland, où, sous la direction du chef hongrois naturalisé américain George Szell, l’orchestre fit rapidement son entrée dans le cercle très restreint des « Big Five » –les cinq meilleurs orchestres du pays : Boston, Chicago, Cleveland, New York et Philadelphie-. Comme son collègue Fritz Reiner, George Szell, inscrit dans la tradition des « chefs objectifs », était réputé pour son exigence et son intransigeance. Un tyran de la baguette, donc, même s’il semble qu’il ait été d’un caractère un peu moins épouvantable que Fritz Reiner.

Entre 1958 et 1963, il entama une collaboration fructueuse avec le jeune pianiste Leon Fleisher –élève d’Artur Schnabel et vainqueur, comme Emil Gilels, du prestigieux concours de la Reine Élisabeth en 1952-, qui donna lieu à quelques enregistrements de concertos pour piano qui demeurent, aujourd’hui encore, des monuments discographiques, et constituent ce que chacun de ces deux artistes a fait de mieux dans ces oeuvres : Leon Fleisher est un pianiste bien plus assuré que Clifford Curzon pour accompagner Szell dans le premier concerto de Brahms et George Szell est beaucoup moins raide avec son jeune collègue qu’il ne le sera, à la fin de sa vie, avec Emil Gilels.

Les pressages CBS de l’époque, relativement médiocres, surtout pour les LP parus en séries économiques, n’ont jamais rendu justice à la qualité technique très honorable de ces enregistrements ; leur réédition en CD a permis de les redécouvrir dans de bien meilleures conditions. Curieusement, il me semble qu’aucun coffret à petit prix –les jolies rééditions Sony-CBS– n’a jamais réuni l’ensemble des concertos enregistrés par ces artistes, et qui doit représenter en tout et pour tout 7 CD. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.


C’est la maladie de Leon Fleisher, atteint très tôt d’une paralysie de la main droite, qui mit malheureusement un terme à cette collaboration : le pianiste dut alors se résoudre à l’enseignement et, partiellement rétabli, ne fit son come-back qu’au détour des années 2000, mais sa carrière était déjà derrière lui.

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Playlist des jours d’après…

Tout à mon labeur ces derniers jours, je n’ai pas trop eu le temps de me préoccuper du résultats des récentes élections, si ce n’est pour m’en désoler collectivement… Etant par monts et par vaux depuis deux semaines, en train ou en voiture, mes oreilles sont donc restées un peu en jachère, et cette playlist constituée n’importe comment en piochant un peu au hasard dans me discothèque en est le résultat. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Je crains malheureusement que, prochainement, les playlists à venir seront celles d’un monde d’après ! J’ai bien fait de déposer mon dossier de retraite !

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Playlist « Vieilles retrouvailles, encore… »

Je retrouve avec plaisir ces disques, témoignages d’oeuvres connues par coeur, mais que je n’avais plus écoutées depuis lustres dans ces versions, pourtant fort belles, mais assez rapidement supplantées par d’autres encore plus à mon goût ! -Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Je m’explique : lorsque j’ai acheté ce coffret, à peu près au moment de sa parution –les notes de pochette disent 1987, je pensais que l’achat était un peu plus tardif-, les séries dites « économiques » n’existaient pas encore, et un tel coffret représentait une somme conséquente pour moi, à l’époque –de l’ordre de 350 à 400 francs soit environ une centaine d’euros en équivalent pouvoir d’achat 2023-. Néanmoins, le contenu justifiait son achat, d’autant qu’il s’agissait alors de la première intégrale CD de ces oeuvres sur mes étagères : j’avais eu en cadeau d’anniversaire, vers 9-10 ans, un coffret LP de ces concertos dont le pianiste était Brendel, sous étiquette Vox Turnabout, de qualité très variable, les orchestres n’étant pas tous fameux…-.

Bref, j’ai beaucoup écouté ce coffret, puis quand sont parues les première séries économiques, à partir de 1988, je me suis tourné vers des versions que j’aimais d’avantage –première intégrale Gilels, première intégrale Kempff…-.
A la réécoute, ce coffret est quand même tout-à-fait remarquable : excellent tout jeune pianiste, Leon Fleisher, prometteur mais trop tôt disparu des radars pour raisons de santé et un chef, George Szell –un tyran à grosses lunettes très efficace mais pas très rigolo…– moins raide que dans l’intégrale qu’il enregistra une dizaine d’années plus tard avec Gilels. Etonnamment, ce premier remastering est très bien réalisé, alors que très souvent, les premières rééditions chez CBS étaient très moyennes, à l’instar des pressages européens des LP de cette firme, fort médiocres dans mon souvenir, tout au moins pour la branche classique du label.

Bref, le week-end démarre bien !

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Playlist « Beethoven HIP ou presque »

Après la récente playlist Beethoven à l’ancienne, voici que je m‘attaque désormais à une playlist proposant des interprétations de Beethoven un peu plus récentes et prenant en compte l’évolution des données de l’historiographie de la musique.-Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Symphonies n°1 & 2 – The Academy Of Ancient Music, Hogwood – 1983 ; 1984
Symphonies n°3 & 4-Orchestre révolutionnaire et romantique – Gardiner – 1993
Concerto pour violon – Tezlaff, DSO Berlin, Ticciati – 2019

J’apprécie de plus en plus la deuxième symphonie, désormais, et je trouve qu’elle supporte très bien ce traitement… Et j’aime toujours autant la quatrième symphonie, cette « frêle dame grecque prise entre deux dieux nordiques » selon le mot de Schumann.

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Playlist « Remontée dans le temps »

Profitant d’une journée de télétravail, je redécouvre quelques-uns des tout premiers CD que j’avais achetés, en 1984-1985, quand l’objet était encore cher et commençait tout juste à abonder les rayons des disquaires… Evidemment, à cette époque, le nombre de versions d’une oeuvre était encore relativement restreint, et le choix n’était donc guère pléthorique –et, de toute manière, l’objet était si cher en ces temps que je ne pouvais pas en acheter plus d’un ou deux par mois-. -Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Depuis, de l’eau a coulé sous quelques ponts, et, par exemple, si je suis revenu avec plaisir vers le coffret Bach, dont le livret est par ailleurs exemplaire, ou les concertos pour violon, la sonate de Liszt dans cette version est très loin de constituer ma version préférée ! Mais cette remontée dans le temps est tout-à-fait plaisante !

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