Playlist « Actualité belliqueuse sur vinyle »

L’actualité étant malheureusement ce qu’elle est à travers le monde en ce moment, les deux LP écoutés ce jour témoignent des ardeurs belliqueuses qui secouent périodiquement nos sociétés, proches ou lointaines. Au demeurant, il s’agit de deux excellents albums issus des années 80, époque où sévissaient encore la guerre froide et une lutte fratricide sur fond de guerre des religions en Irlande : ces deux disques en sont l’écho. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Fischer-Z – Red Skies Over Paradise – 1981 *****

Voici assurément le plus abouti –et le plus populaire a posteriori– des albums de Fischer-Z, groupe pionnier de la new-wave : initialement un quatuor, puis, au moment de l’enregistrement de cet opus, un trio anglais, qui n’a pas connu une très grande renommée en France, mais fut extrêmement populaire au Royaume-Uni, dans toute l’Europe du Nord et en Allemagne, entre la fin des années 70 et le début des années 80.

« Red Skies Over Paradise » reflète pleinement  les préoccupations de son époque et s’avère assez pessimiste dans son propos : en 1981, le mur de Berlin est toujours en place, les deux républiques allemandes sont séparées tant géographiquement qu’idéologiquement, Ronald Reagan, président des USA depuis quelques mois, déploie des missiles Pershing en Allemagne de l’Ouest, la guerre froide est relancée depuis l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques… Mais ce disque est réellement l’un des tout meilleurs albums des années 80 que je connaisse : une new-wave mélodieuse assez musclée, avec, en particulier, une basse de feu très présente et d’une redoutable efficacité. Près d’un demi-siècle –!!!– après sa sortie, ce disque a tout—à-fait bien vieilli et reste vraiment très plaisant à écouter !

• U2 – War – 1983 *****

« War » est à mes oreilles le meilleur album de U2, avant même ses deux successeurs, « The Unforgottable Fire » et « The Joshua Tree ». Ce sont d’ailleurs les seuls disques du groupe enregistrés en  studio que j’écoute encore, tant le côté pontifiant vers lequel a ensuite évolué Bono me fatigue… La réédition LP que l’on ma offerte bénéficie d’un pressage 180 grammes très silencieux et d’un beau livret 16 pages grand format illustré, dont je n’ai pas le souvenir qu’il était présent dans le LP d’origine, que j’avais acheté à sa sortie.

« Everywhere you looked, from the Falklands to the Middle East and South Africa, there was war. By calling the album War we’re giving people a slap in the face and at the same time getting away from the cosy image a lot of people have of U2. » Bono, chanteur de U2, 1982
« It’s a heavy title. It’s blunt. It’s not something that’s safe, so it could backfire. It’s the sort of subject matter that people can really take a dislike to. But we wanted to take a more dangerous course, fly a bit closer to the wind, so I think the title is appropriate. » The Edge, guitariste de U2, 1982

« Partout où l’on regardait, des Malouines au Moyen-Orient en passant par l’Afrique du Sud, il y avait la guerre. En intitulant l’album War, nous provoquons les gens et, en même temps, nous nous éloignons de l’image idyllique que beaucoup se font de U2. » Bono
« C’est un titre puissant et direct. Ce n’est pas quelque chose de consensuel, donc ça pourrait se retourner contre nous. C’est le genre de préoccupations qui peuvent vraiment déplaire. Mais nous voulions prendre un risque, voler un peu plus près du danger, alors je pense que le titre est approprié. »
The Edge.

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Playlist « 80’s : années martiales – LP »

Deux albums parus en 1981 et 1983 laissaient transparaître de sourdes inquiétudes quant aux affres de la guerre : il s’agit de « Par » de U2, l’album de leur consécration à une vaste échelle dépassant le cadre de la Grande-Bretagne, et de « Red Skies Over Paradise », de Fischer-Z, groupe qui ne connut qu’une brève et éphémère renommée, lors de la sortie de ce disque notamment. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• U2 – War – 1983 *****

A mes oreilles, le meilleur disque de U2, arrivé assez tôt dans leur carrière –il s’agit de leur troisième album-. Il contient notamment deux hits majeurs : Sunday Bloody Sunday, en mémoire du «Dimanche sanglant », le 30 janvier 1972, journée qui a profondément marqué l’histoire de l’Irlande du Nord ; et New Year’s Day, chanson inspirée par la lutte conduite par le syndicat Solidarnosc contre elle gouvernement polonais. Très bon disque dans l’ensemble, sans aucun point faible, et bien produit par un cador du genre, Steve Lilliwhite.

• Fischer-Z – Red Skies Over Paradise – 1984 *****

L’album de Fischer-Z comprend de nombreuses chansons relative à l’état de la politique contemporaine et plusieurs références à la guerre froide, notamment son titre et sa couverture. Il s’agit, au moins à mes oreilles,  de l’un des meilleurs disques parus dans ces années-là, et il jouit d’ailleurs d’une très belle réputation. Le bassiste est excellent et très bien mis en valeur par les compositions : de la new wave nerveuse ayant synthétisé plusieurs genres très variés !

Bonne nouvelle, nonobstant ces écoutes divertissantes : hier soir, j’ai récupéré ma guitare, que j’avais prêtée depuis plusieurs mois à Nain-Junior –qui joue beaucoup mieux que moi !-, accompagnée de son ampli. Heureuse surprise : il m’a même rendu le tout en bon état –alors qu’il m’avait complètement ruiné une basse il y quelques années…– , avec un jeu de cordes neuves en prime. Il va falloir que je me réhabitue aux fines cordes qui coupent les doigts, après tous ces mois passés à ne jouer que de la basse !

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Playlist en couleurs – Rouge, -encore, mais sans devinette !-

• Fischer-Z – Red Skies Over Paradise- 1981 *****

Celui-ci, je l’aime tellement qu’il fait partie des rares albums que j’ai racheté en vinyle ! De plus, les lignes de basse de la majorité des chansons tombent merveilleusement sous les doigts !

• Ramones – Mondo bizarro – 1992 ***

Départ de Dee Dee Ramone, songwriter d’une partie du répertoire du groupe, et arrivée de CJ Ramone à la basse, sans que cela change fondamentalement le son ou l’énergie légendaire du groupe.

• Robert Schumann – Les symphonies – Orchestre révolutionnaire et romantique, J.E. Gardiner – ****

Écoute de la version originelle de la quatrième symphonie, qui date de 1841 et dont la publication fut interdite par Clara Schumann. La version «finale» est plus tardive de dix ans et c’est celle qui est passée à la postérité et qui est traditionnellement jouée.

• Dire Straits – Making Movies – 1980 ****

Un moment d’histoire : mon tout premier CD acheté, à une époque où l’objet était encore très rare et ultra-protégé contre le vol chez les disquaires : les photocopies des pochettes étaient placées sous plexiglass et le CD n’était disponible qu’en réserve, une fois l’objet payé !

Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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