Playlist « Derniers feux romantiques russes »

Les prémices de la fin de l’ère tsariste, en Russie, et l’atmosphère révolutionnaire qui s’y développa à partir de 1905, n’a pas empêché les musiciens de l’époque d’y demeurer d’ardents romantiques attardés, profondément marqués par la génération précédente –Tchaïkovsky et Rimsky-Korsakov notamment-. C’est ce que l’on peut entendre dans les trois symphonies de la playlist de ce jour, où brillent les derniers feux d’un romantisme déjà partout éteint Europe occidentale. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Alexandre Scriabine – Symphonie n°3 « Le divin poème » – 1903/04
Orchestre radio-symphonique de Berlin, Vladimir Ashkenazy – 1990 *****
Ce disque fait partie du coffret de l’oeuvre intégrale de Scriabine présenté ici.

Scriabine, profondément mystique, fut assez peu tenté par l’appropriation d’éléments du folklore russe dans ses oeuvres, qui relèvent plus de la musique abstraite fondée sur un thème évocateur, philosophique ou spirituel : ici « Le divin poème », plus tard « Le poème de l’extase » ou « Prométhée, le poème du feu ». Cette troisième symphonie, d’inspiration quasi-wagnérienne par endroits, est composée de trois mouvements –1. Luttes 2. Voluptés 3. Jeu divin– précédés d’une courte introduction très « cuivrée » qui annonce le thème principal qui parcourt toute la symphonie.

• Maximilian Steinberg – Symphonie n°1 – 1905/06
Orch. symphonique de Gothenburg (Göteborg), Neeme Järvi – 1999 ***

Après celle de Scriabine, la 1ère symphonie de Maximilian Steinberg, élève notamment de Rimsky-Korsakov et de Glazounov, fait un peu pâle figure. Composée quand Steinberg avait à peine vingt ans, dédiée à Glazounov , elle reste fortement influencée par ses deux illustres professeurs. Constituée de quatre mouvements, cette symphonie s’avère habilement conventionnelle, agréable mais un peu trop longue à mon goût eu égard à son contenu assez pauvre en originalité.

• Serge Rachmaninov – Symphonie n°2 – 1907
Orch. symphonique de Pittsburg, William Steinberg – 1961 *****
Ce disque fait partie du superbe coffret présenté ici

La deuxième symphonie de Rachmaninov est restée très célèbre en particulier pour son très beau troisième mouvement et son célèbre solo de clarinette. D’une durée approchant l’heure, on la joue désormais intégralement mais elle a longtemps été interprétée dans des formes révisées par le compositeur pour la réduire à une quarantaine de minutes. C’est le cas dans cet enregistrement resté célèbre de William Steinberg, dont il s’agit de la seconde version avec son orchestre de Pittsburg. Il avait déjà enregistré cette symphonie une première fois, avec le même orchestre, en 1954 pour la firme Capitol Records -cf. extrait-. Deux versions qui furent unanimement louées à l’époque de leur parution, pour une symphonie qui n’étais pas, alors, aussi populaire qu’elle l’est ensuite devenue.

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Playlist « Chevaux de bataille »

La playlist du jour est consacré à un artiste souvent rencontré dans les pages de ce blog, puisqu’il s’agit d’Emil Gilels, mon pianiste favori, ici à l’oeuvre dans quelques concertos, dont certains constituèrent des chevaux de bataille tout au long de sa carrière, et notamment le rare deuxième concerto pour piano de Tchaïkovsky –dans l’édition révisée par Siloti-. A contrario, la version du jour du premier concerto du même compositeur n’est pas la meilleure que je connais des –au moins– 17 versions, officielles ou non, de cette oeuvre par le pianiste. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Pour reprendre l’appréciation de la revue Gramophone à l’occasion de la réédition chez Warner des trois concertos pour piano de Tchaïkovsky, « tout disque d’Emil Gilels est un événement de première ampleur, où ce lion du clavier offre l’art de la plus haute intégrité ». Inutile d’en dire plus…

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Playlist « Retrouvailles d’anciennes connaissances »

C’est une playlist « fond de discothèque » que j’ai concoctée ce jour, à savoir : une playlist constituée d’albums qui font parie des tout premiers CD que j’ai achetés, à partir de 1984, afin de reconstituer petit à petit la maigre collection -dans le domaine de la musique classique- que j’avais commencé à me constituer en LP. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

On retrouve donc des compositeurs et des oeuvres archi-connus, qui à la sortie de l’enfance ou à l’entrée de l’adolescence, me plaisaient énormément : le deuxième concerto pour piano de Rachmaninoff –sommet du mauvais goût pour certains « mélomanes avancés »-, le concerto pour violon de Tchaïkovsky et le quatrième concerto pour piano de Beethoven, que j’ai aimé dès la première écoute et qui reste pour moi le plus beau de tout le répertoire du genre.
A titre d’anecdote, le coffret de 18 LP duquel il faisait partie était à l’époque l’une des meilleures affaires à faire, en un temps où le disque restait un produit de luxe en France –TVA appliquée à l’époque : 33%, et ce n’est pas une blague…– : les disques consacrés aux 32 sonates pour piano étaient offerts l’intégrale des concertos !

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