Le jour le plus long…

Depuis 51 ans, le dernier dimanche du mois d’octobre est traditionnellement le jour le plus long de l’année : il dure 25 heures au lieu de 24 : c’est magique !
Nous sommes désormais passés à « l’heure d’hiver », qui nous rapproche de l’heure solaire –le décalage n’est plus que d’une heure– et qui serait, globalement, plus bénéfique pour la santé, même si l’heure d’été a les faveurs de nombreuses personnes : cependant, le décalage avec l’heure solaire y est alors de deux heures et, en période de canicule comme cet été, les dangers pour la santé sont accrus, puisqu’on ne profite pas de la relative fraîcheur matinale et que le pic de chaleur a lieu vers 16 heures au lieu de 14 heures –en revanche, rester attablé en terrasse dans une raisonnable clarté en soirée est, en effet, très plaisant…-.
Quant aux économies d’énergie évoquées lors de la mise en place de ce dispositif il y a un demi-siècle –cette époque où on avait des idées à défaut de pétrole…-, il y a fort longtemps qu’on sait qu’elles ne représentent à peu près rien !

Lors d’une large consultation européenne en 2019, une très large majorité de citoyens avaient voté en faveur de la fin du décalage horaire, mais ce projet fut remis aux calendes grecques à cause de la « crise Covid » et n’a jamais été réactualisé depuis, bien que la question soit sporadiquement évoquée à chaque changement d’heure. Il va sans dire que le choix heure d’hiver / heure d’été n’avait pas été tranché à ce stade, et qu’une éventuelle consultation sur ce sujet apporterait sans doute des réponses nettement moins unanimes !

Il y a 25 ans…

L’iPod de toute première génération, qui contribua très largement à l’essor de la firme à la pomme, sortait il y a 25 ans aujourd’hui. Lecteur de fichiers musicaux muni d’un disque dur de 5Go à cette époque, il communiquait avec l’ordinateur via une très rapide interface FireWire et sa batterie permettait d’écouter de la musique une journée sans faiblir ! Sa molette de navigation, à l’époque, était tout-à-fait révolutionnaire et remarquablement pratique. L’objet a bien évolué par la suite et sa popularité, l’espace d’une décennie, telle qu’il fut même utilisé par le monde d’en face, une licence de fabrication ayant été accordée assez rapidement à la firme HP. L’apparition de l’iPhone contribua progressivement à la disparition de l’iPod.
J’avais acheté le mien très vite à l’époque de sa sortie avec les sous que j’avais gagnés pour un travail graphique –qui était pour moi un passe-temps…– pour une association –réalisation de son logo, de sa charte graphique (papier à lettre, chemise cartonnée, de flyers et d’une affiche-. L’association existe toujours et cette charte graphique lui a servi durant près de deux décennies avant d’être abandonnée.
Il m’a beaucoup servi lors de mes déplacements hebdomadaires à Paris notamment : j’y avais créé plusieurs playlists thématiques qui m’ont longtemps accompagné, l’iPod pouvant contenir des centaines de chansons. c’était bien mieux et plus pratique que le meilleur Walkman !  –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist « Grande année pour les Diablotins »

1966 fut surtout une année exceptionnelle en ce qui concerne la Pop-Rock Music, avec la sortie d’albums légendaires dont j’ai retenu ce triptyque, parce que choisir, c’est aussi un peu éliminer… –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Rolling Stones – Aftermath – 15 avril 1966 *****
• The Beach Boys – Pet Sounds – 16 mai 1966 *****
• The Who – A Quick One (While He’s Away) – 3 décembre 1966 *****

De ce cru exceptionnel, j’ai cependant dû me résoudre, faute d’un temps suffisant, à éliminer l’excellent « Revolver » des Beatles –le seul album du groupe que j’aime beaucoup avec Abbey Road– et le non moins remarquable « Blonde On Blonde » de Bob Dylan, considéré par de nombreux spécialistes comme le meilleur album de cet artiste –personnellement, je préfère « Highway 61, paru l’année précédente et, à mes oreilles, plus pêchu-.

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Playlist « 60’s – Seconde division anglaise »

La pop-rock music anglaise, c’est comme le football ! Si l’on considère que Rolling Stones, Beatles, Who, Procol Harum et autres Kinks ou Cream constituent la « première division anglaise » des groupes pop-rock qui virent le jour dans les années 60 en Angleterre, la « seconde division », objet de cette playlist et composée de quelques groupes à peine moins célèbres mais finalement moins largement « successful » -et, surtout qui ne durèrent pas au-delà de quelques années– fit également, dans une bonne mesure, partie de la vague de la « British Pop Invasion » qui traversa les frontières Outre-Manche puis, tout aussi largement, Outre-Atlantique. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Animals – The Animals – Novembre 1964 ***
• Them – The Angry Young Them – Juin 1965 ****
• Small Faces – Small Faces – Mai 1966 ***

On constatera avec ironie l’absences totale d’imagination des firmes discographiques quant à la production artistique des pochettes de ces albums : la firme Emi-Columbia reproduisait à l’envie l’esthétique des jaquettes des albums des Beatles, qu’elle produisait, quand Decca singeait à l’envie le design utilisé pour les Rolling Stones dans leurs premiers albums… C’est sûrement parce que ces groupes étaient moins photogéniques qu’ils restèrent en seconde division !

Pendant ce temps, en France, on trouvait nos « Yéyés » que je n’ai jamais appréciés et que je continue à dédaigner, et, aux États-Unis, avant que n’apparaissent des courants tout-à-fait neufs et originaux à partir de 1966, on pouvait entendre les Beach Boys sur la côte ouest, et, sur la cote est d’obscurs groupes fortement influencés par leurs cousins anglais, qui sont tombés dans l’oubli le plus absolu. Parmi ces grands oubliés, j’ai réussi à me re-procurer en CD un album que j’avais déjà eu en LP durant mon adolescence des Standells, qui furent célèbres, l’espace d’une année, à Boston, grâce à leur joli succès « Dirty Water » –vous pouvez même en retrouver une vidéo hilarante sur le tube : un des plus mauvais playback sans doute jamais réalisé !!!-, chanson qui reconnut un regain d’intérêt et un joli succès au début des années 80 lorsqu’elle fut reprise par The Inmates. –Cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand-.

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Basse : un peu de fil à retordre

Madness • Our House

Non content d’avoir mis en boîte des reprises Ska ou Rocksteady des Specials, je m’attaque désormais à quelques standards de Madness : font désormais partie de mon répertoire, les deux hits « One Step Beyond », reprise par le groupe de Prince Buster, qui cartonna dans les charts en 1979, et « My Girl », qui connut à peine moins de succès la même année. Le second possède une ligne de basse simple et efficace, celle du premier est à peine plus difficile mais nécessite une mise en place très « carrée ».

En revanche, la partie de basse de « Our House » est autrement plus complexe, notamment du fait de sa grande rapidité et m’a donc donné un peu plus de fil à retordre : elle se compose de trois parties –couplet, refrain et pont, lequel m’a donné le plus de souci à 2’02, 2’25 ou 2’40 en particulier…– qui sont autant de ruptures rythmiques.
Cette ligne de basse, assez mélodique, est un joli soutien à cette chanson entraînante et joyeuse, qui connut un grand succès lors de sa parution en 45 tours, en 1982, lorsque le groupe commençait à s’émanciper du genre ska-rocksteady pour se diversifier plus abondamment. Le clip qui fut réalisé à l’époque avait par ailleurs marqué les esprits.

Après cet intermède de quelque semaines, je suis désormais prêt à retourner vers quelques blues ou ses dérivés, à la guitare ou à la basse…

 

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Un peu de blues pour entamer la semaine !

J’entame cette semaine par une petit playlist blues –mon avant-dernier semaine de quinquagénaire, viens-je de me rendre compte !-, avec deux LP de belle qualité artistique. Au gré des saisons, ces disques, comme pas mal d’autres disques de blues, sont soldés dans les bacs à 33 tours de la Fnac : je suppose qu’ils ne doivent pas en vendre des wagons… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• BB King – Three O’Clock Blues – 2017 ****

L’album est une réédition d’une compilation française de titres enregistrés par BB King entre 1956 et 1960 et contient quelques-unes de ses meilleures chansons. Néanmoins, les deux titres enregistrés avec l’orchestre de Duke Ellington ne sont de loin pas inoubliables et j’aurais préféré, tant qu’à faire, deux morceaux plus « roots » à la place ! Bon pressage silencieux 180 grammes, prise de son mono de l’époque, très correctes.

T-Bone Walker, Joe Turner & Otis Spann – Super Black Blues – 1969 *****

Un excellent album de blues, qui permet de retrouver le grand T-Bone Walker à la guitare, accompagné du pianiste Otis Spann et du chanteur Joe Turner, soutenus par quelque « sessions men ». Je vous avais déjà signalé ce grand classique ici. Le saxophone qui apparaît ponctuellement est tenu par Ernie Watts, qui joua notamment avec les Rolling Stones à de multiples reprises, et notamment lors de la gigantesque tournée de 1981-82.

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