Les trois claviers de cette playlist sont, respectivement, ceux du piano, du clavecin et de l’orgue. Le seul Bach -prononcer [baR]- est Johann Sebastian, fils et père de toute une lignée de compositeurs qui le précédèrent ou le suivirent –le bougre a eu 20 enfants issus de 2 mariages, et 4 de ses fils deviendront également compositeurs, souvent plus célèbres de leur vivant, d’ailleurs, que leur père…-.
Disons-le tout net, je suis sorti de cette playlist au bord de l’épuisement, même si chacun des albums qui la composent est très bon, voire excellent, dans son genre ! Le très prolixe Georg Philipp Telemann, qui était son exact contemporain et jouissait au même moment d’un succès considérable et de la réputation de « plus grand musicien du monde germanophone » parlait de Bach-père comme d’un « compositeur qui contrepointe à tire-larigot », et ce n’est pas toujours totalement infondé. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Suite anglaise n°3 BWV 808 • Prélude et fugue n°32 extrait du livre II du « Clavier bien tempéré » BWV 877
Friedrich Gulda, piano – 1953 *****
• Fantaisie chromatique et fugue BWV 903 • Concerto italien BWV 971 • Toccata en ré mineur BWV 913 • Partita en si mineur BWV831
Trevor Pinnock, clavecin – 1977/83 *****
–Le clavecin a été fabriqué par les facteurs Clayton & Garret d’après une copie d’un clavecin de J.D. Dulcken de 1745–
• Toccata et fugues pour orgue BWV 565, 5654, 540 & 538
Ton Koopman, orgue – 1983 ****
–Orgue de la Grote Kerk de Maassluis (Pays-Bas) du facteur allemand Arp Schnitger, 1730-1732–
L’orgue est, mon avis, l’instrument le difficile à apprivoiser dans un environnement domestique, même sur un système de haute qualité. Il faut un minimum de volume sonore pour que l’instrument respire et puisse s’exprimer. En conséquence, rapidement, cela peut devenir gênant pour le voisinage. De fait, j’en écoute très peu.
Ce matin, dans ma cuisine : joue de porc façon Baeckeoffe aux épices d’hiver !
Il vous faudra pour cette recette : ± 1 kg de noix de joue de porc ; ± 2 kg de pommes de terre ; ± 1 kg de carottes ; 3 oignons gros ; au moins 1 litre de vin blanc sec d’Alsace ; des épices d’hiver -type épices à vin chaud que l’on peut trouver relativement facilement-. NB : on peut aussi rajouter du poireau, mais je n’en avais pas sous la main ce jour.
• La veille, mettre la viande à mariner dans un vin blanc d’Alsace sec, saler, poivrer, et ajouter un bouquet garni et 3 gousses d’ail, couvrir et réfrigérer pour une vingtaine d’heures.
• Eplucher les patates et les découper en tranches d’environ 5mm d’épaisseur
• Eplucher les carottes et les découper en tronçons d’environ 3mm d’épaisseur
• Eplucher les oignons et les couper grossièrement
• Dans une terrine à Baeckeoffe ou une cocotte en fonte, saisir une dizaine de minutes la viande et les oignons dans un mélange beurre/huile.
• Rajouter les pommes de terre, les carottes et le jus de la marinade que vous aurez conservés. Eventuellement, rajouter du vin blanc pour couvrir à niveau.
• Dans une boule à thé, par exemple, rajouter les épices d’hiver : clou de girofle, cannelle, anis étoilé, gingembre… Une petite quantité suffit pour parfumer le plat !
• Laisser mijoter au four, préchauffé à 200° –terrine à Baeckeoffe– ou sur le feu –cocotte en fonte-, idéalement au moins 3 heures. Plus, c’est encore mieux !
La solution de cette devinette, qui concernait la chanson « My lady héroïne », de Serge Gainsbourg, a été trouvée par damoiseau1671137, trop modeste pour la formuler clairement cependant : la réponse qu’il a délivrée, presqu’en forme de nouvelle énigme montre qu’il avait trouvé la clé !
Le compositeur de la musique est Albert Ketèlbey, compositeur anglais comme son nom ne l’indique pas, et l’œuvre dont Gainsbourg s’est inspirée est « In A Persian Market« , dont le second thème, à partir de 1’17 dans l’extrait –Joe Dassin, quant à lui, avait repris le premier thème dans sa chanson « L’Amérique », reprise de « Yellow River » des Christies-.
Serge Gainsbourg lui-même donne une belle piste, contenue dans le dernier vers de chanson –que vous pouvez réécoute ici– : « (…) Es-tu venue d’Extrême-Orient / Ou bien d’un marché persan ? »
Albert Ketèlbey, contemporain d’Edward Elgar, connut, de son vivant, un immense succès, ses courtes oeuvres d’inspiration plus ou moins exotiques –L’Egypte, la Perse, l’Asie…– au moment où l’empire anglais, sur lequel, selon un dicton de l’époque, le soleil ne se couchait jamais– était en pleine expansion. Il s’agit le plus souvent d’une musique facile à appréhender, très agréable, qui fut immensément populaire entre les deux guerres et très tôt enregistrée, avant que sa popularité ne décroisse rapidement après la seconde guerre mondiale.
L’album présenté –cliquer sur l’imagette de droite- constitue assurément la meilleure voie d’approche de ce compositeur : ses compositions les plus populaires, interprétées par un chef spécialiste de ce genre de musiques légères dirigeant un très bon orchestre –le London Promenade Orchestra est un orchestre issu du philharmonique de Londres essentiellement spécialisé dans l’enregistrement de musiques de films-. L’enregistrement, très soigné, date des débuts de l’ère de l’enregistrement numérique –1982-.
Suite au ravalement de façade et aux travaux de raccordement au réseau de chauffage urbain, nous avons fait le choix de changer les fenêtres, pour le moment sur la façade ne donnant pas sur la rue, sachant que côté-rue, il faut normalement un avis des architectes des bâtiments de France, mais, d’après le syndic, ce ne sera pas nécessaire en changeant « à peu près à l’identique » et de nouveaux voisins qui ont entrepris de lourds travaux de rénovation n’ont rien demandé à personne avant de les entreprendre…
Une première fenêtre en triple-vitrage/verre dépoli a déjà été posée dans la salle de bain : c’est très efficace ! Comme nous étions très satisfaits du résultat et du travail des ouvriers qui l’ont posée, nous avons fait le choix de changer la porte-fenêtre et la fenêtre de la cuisine, toujours en triple-vitrage : c’est commandé depuis quelques jours, devis signé pour une pose courant avril. Heureuse surprise : je m’attendais à un coût plus élevé en me basant sur la fenêtre de la salle de bain, mais en fait cette dernière était plus chère à cause du verre dépoli !
Poursuite, avec cette playlist, de ma découverte d’oeuvres que je fréquente très rarement, au point de n’en avoir guère de souvenirs ! Vous pouvez retrouver tous les épisodes de cette série et ses fondements ici. Ce sont trois compositeurs russes connus que j’écoute aujourd’hui, mais dans des oeuvres qui ne font pas toujours partie de leurs plus populaires. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Stravinsky – Le chant du rossignol – 1917
Orchestre symphonique de Chicago – Fritz Reiner – 1958 ***
–Extrait du coffret anthologique de 10 CD « Fritz Reiner & The Chicago Symphony Orchestra » – Membran/licence RCA, 2020–
« Le chant du rossignol » est un poème symphonique en trois parties d’Igor Stravinsky, adapté en 1917 de son opéra du même nom, composé en 1914. D’une manière générale, hors son triptyque de ballets –L’oiseau de feu ; Petrouchka ; Le sacre du printemps– je n’aime guère les oeuvres de Stravinsky, et ne les écoute quasiment jamais. Ce poème symphonique n’échappe pas à cette règle, bien qu’il soit plutôt meilleur que l’absence de souvenir que j’en avais gardé ! Très belle prise de son de 1958, comme la très grande majorité de celles enregistrées par RCA à Chicago, lorsque le tyrannique Fritz Reiner régnait d’une main de fer sur l’orchestre.
• Piotr Illitch Tchaïkovsky – Symphonie « Manfred » – 1885
Orchestre national de l’ORTF, Constantin Silvestri – 1958 ****
–Extrait du coffret anthologique de 15 CD « Constantin Silvestri, le chef légendaire », EMI Coll. Icon, 2013–
Cette symphonie non numérotée par Tchaïkovsky –parce qu’il envisageait éventuellement de la retoucher assez largement pour en faire un poème symphonique– et inspirée par un le poème éponyme de Lord Byron a été composée entre ses quatrième et cinquième symphonies. L’oeuvre, d’une durée approximative d’une heure, connut un succès certain lors de sa création, mais Tchaïkovsky n’en était pas satisfait, écrivant notamment : « Sans vouloir me montrer plus modeste que je ne le suis, je peux dire que cette production est abominable et que je la hais profondément, à l’exception du premier mouvement. Ainsi, si j’avais l’accord de l’éditeur, je détruirai les trois autres mouvements, absolument insignifiants sur le plan musical (le final est mortel) et à partir de cette symphonie lourdement dessinée, je créerais un poème symphonique ».
La version de Constantin Silvestri, chef roumain d’une rigueur maniaque qui réussit à tirer le meilleur d’un orchestre qui n’avait sans doute jamais si bien sonné à l’époque, est une belle réussite, bien enregistrée pour l’époque.
• Prokofiev – Lieutenant Kijé, suite – 1933 • Suite Scythe – 1915
Orchestre symphonique de Chicago, Claudio Abbado – 1978 ****
–Extrait du coffret anthologique de 8 CD « Abbado – Chicago Symphony Orchestra » – DGG, 2017–
La suite « Lieutenant Kijé » est constituée de 5 parties, adaptées de la musique que Prokofiev composa pour le film « Lieutenant Kijé » : Naissance de Kijé, Romance –cf. extrait (tiré de la version de Seiji Ozawa, je n’ai pas numérisé le disque Abbado à cette heure)-, Mariage, Troïka, Enterrement de Kijé. L’oeuvre, très populaire en Russie, est notamment célèbre depuis les années 80 grâce à la chanson de Sting « Russians », qui reprend la mélodie de la Romance. La suite Scythe, composée en 1915, est tirée du ballet Ala et Lolly. Oeuvre de commande pour les Ballets Russes de Diaghilev, celui-ci la refusa finalement. Elle s’inscrit dans une perpective très motorisée, à l’instar de certains des concertos pour piano du compositeur.
Au début de sa carrière, Claudio Abbado semble avoir beaucoup apprécié certaines oeuvres de Prokofiev, qu’il a enregistrées avec Londres ou Chicago. Plus tard, il n’y est guère revenu.
Les trois albums qui constituent la playlist de ce jour exposent, au sein des trois formations différentes qui marquèrent ses débuts, le jeune Eric « Slowhand » Clapton, lorsqu’il jouait encore sur une Gibson Les Paul –plus tard, influencé par Jimi Hendrix, il utilisera une Fender Stratocaster– et n’était pas encore raciste et fervent soutien d’Enoch Powell.
On y entend trois très bons disques d’influence très blues, où il se montre souvent très inspiré à la guitare. Durant les années 60 et l’émergence du « British Blues Boom » –à partir de 1960 avec les Blues Incorporated d’Alexis Korner-, Yardbirds et Bluesbreakers ont vu passer dans leurs rangs une grande partie des grands guitaristes anglais de blues-rock des années 60 : outre Eric Clapton, on trouvera au sein de l’une ou l’autre formation Jeff Beck, Peter Green, qui fonda Fleetwood Mac, Jimmy Page, créateur de Led Zeppelin et Mick Taylor, futur Rolling Stones de 1969 à 1974 : sacrée brochette ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• The Yardbirds – Five Live – 1964 **** • John Mayall’s Bluesbreakers With Eric Clapton – 1966 ***** • Cream – Disraeli Gears – 1967 *****
Très bon guitariste mais assez piètre compositeur en réalité –son plus grand succès est une reprise d’une chanson de JJ Cale et au sein de Cream ou de Derek And The Dominos, il était crédité essentiellement comme co-compositeur-, l’évolution de la carrière d’Eric Clapton, par la suite, se révèlera plutôt décevante. Ainsi, près l’excellent « Layla And Other Assorted Love Songs » avec l’éphémère groupe Derek And The Dominos, en 1970, le reste de sa production est assez anecdotique à mes oreilles.
Dans la courte playlist de ce jour, j’écoute la symphonie n°7, dite « Sinfonia Antartica« , de Ralph Vaughan Williams, issue de la musique qu’il composa pour le film « Scott Of The Antarctic » –cliquer sur l’imagette de l’affiche pour la voir en plus grand-, qui retrace l’histoire tragique de la conquête du Pôle Sud par l’expédition anglaise « Terra Nova » conduite par Robert Falcon Scott en janvier 1912 : il y avait été précédé de cinq semaines par l’expédition norvégienne de Roald Amundsen, qui planta officiellement le drapeau norvégien au Pôle Sud le 14 décembre 1911 à 15:00.
Le film fut un best-seller en Angleterre –troisième au box-office en 1949-, lorsque Scott était encore une figure héroïque dans son pays –statut assez profondément révisé depuis-, tandis qu’Amundsen y était méprisé par pur esprit chauvin : « mangeur de chien », « explorateur professionnel n’ayant rien de chevaleresque »… Cette histoire passionnante de la conquête du Pôle Sud, dernière partie inexplorée de notre planète à l’entrée du vingtième siècle, sur fond de rivalité anglo-norvégienne, a été remise en perspective à la fin du vingtième siècle. L’admirable travail de préparation de Roald Amundsen pour son expédition, par opposition avec l’entêtement de Robert Falcon Scott, autoritaire et pétri de certitudes, sont désormais mis en avant pour expliquer l’échec de l’expédition anglaise.
Après la sortie du film, Vaughan Williams continua à composer sur le même thème pour aboutir, en 1952, à une oeuvre de dimension symphonique : la Sinfonia antartica –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. L’orchestration de cette oeuvre en cinq mouvements -les deux derniers sont enchaînes- fait appel, outre l’orchestre classique traditionnel, à une soliste soprano qui chante sans paroles, à un modeste chœur de femmes à trois voix et à un large instrumentarium avec orgue, piano machine à vent et un panel varié de percussions. Chaque mouvement également est précédé par une citation écrite sur la partition. Dans certaines interprétations, ces citations sont lues avant chaque mouvement, ce n’est pas le cas pour la version de ce jour, enregistrée par Sir Adrian Boult en 1969.
1er mouvement – Prélude To suffer woes which Hope thinks infinite,/ To forgive wrongs darker than death or night, To defy Power, which seems omnipotent …/ Neither to change nor falter nor repent, This … is to be Good, great and joyous, beautiful and free./ This is alone Life, Joy, Empire and Victory! -extrait de « Prométhée délivré », de Shelley-
Le « thème héroïque » du Prélude constitue le générique de début du film et il apparaît de façon récurrente tout au long de la symphonie de l’ouvrage. Ce mouvement correspond, dans le film, au moment où que les explorateurs se préparentet à la présentation des principaux protagonistes de l’expédition « Terra Nova ». Puis, la musique évoque ensuite les vastes étendues glaciales de l’Antarctique par des percussions –glockenspiel, xylophone et vibraphone-, une machine à vent, le piano et le célesta, des voix funèbres des choeurs et les vocalises sans paroles de la soliste soprano.
2ème mouvement – Scherzo There go the ships: / And there is that Leviathan / Whom thou hast made to take his pastime therein. -Psaume 104-
Le scherzo, intitulé «Léviathan», est tiré du passage «Whales» –baleines– de la musique du film lors de l’arrivée du Terra nova dans la Baie des Baleines. Le Scherzo en constitue un remaniement. Les baleines sont incarnées par le cor anglais les vents graves, le tuba et le violoncelle. Sur la banquise, les pingouins sdéfilent au son des clarinettes et des trompettes.
3ème mouvement – Lanscape Ye ice falls! Ye that from the mountain’s brow / Adown enormous ravines slope amain – Torrents, methinks, that heard a mighty voice, / And stopped at once amid their maddest plunge! Motionless torrents! Silent cataracts! -Hymn Before Sunrise, Coleridge-
La musique provient de la séquence du film où l’expédition de Scott entreprend la difficile ascension d’un glacier géant –Glacier Beardmore-. La musique évoque la lente et pénible avancée des explorateurs à travers les masses de glace mouvantes. Ce mouvement est celui qui utilise l’instrumentarium le plus varié, sur une très large plage dynamique, y compris un fortissimo d’orgue.
4ème mouvement – Intermezzo Love, all alike, no season knows, nor clime, / Nor hours, days, months, which are the rags of time. The Sun Rising, Donne-
L’Intermezzo est tiré du passage du film où les explorateurs évoquent avec nostalgie leurs familles qui les attendent à la maison –solo de hautbois accompagné d’accords de harpe, puis par un violon soliste.-. A la fin du mouvement, les cloches graves et la très douce musique qui suit correspondant dans le film à la mort du capitaine Oates, qui, sur le chemin du retour, souffrant de gelures aux pieds, se laissa mourir de froid pour ne pas retarder l’expédition en quittant sa tente, de nuit : »Je vais simplement sortir et ce la pourrait prendre un certain temps ».
5ème mouvement – Épilogue I do not regret this journey … We took risks, we knew we took them; things have come out against us, and therefore we have no cause for complaint. -Journal de R.F. Scott-
Malgré l’héroïsme de la marche –le thème de la musique de cette marche est construit et développé à partir du thème héroïque du prélude-, le blizzard engouffre Scott et ses deux derniers compagnons. Avant de mourir, Scott prend le temps de rédiger une dernière note dans son journal : « It seems a pity, but I do not think I can write more – R. Scott – For God’s sake look after our people. » –« C’est malheureux, mais je ne pense pas pouvoir écrire davantage. R. Scott. Dernière entrée : Pour l’amour de Dieu, veillez sur nos familles »-.
La Sinfonia Antartica s’achève dans la désolation de ce paysage de banquise désormais vide de toute vie.
Troisième volet -et pas le dernier sans doute : j’ai donc créé une catégorie supplémentaire dans la colonne de droite– d’une série consacrée à des oeuvres de ma discothèque que j’ai fréquentées si peu souvent –parfois une seule fois, dans le cadre de l’intégrale d’un corpus de tel ou tel compositeur ou d’une anthologie consacrée à tel ou tel interprète– que je n’en ai guère gardé de souvenir, bon ou mauvais –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Anton Bruckner – Symphonie n°2 – 1873/77
Orch. de la radio de Bavière, Eugen Jochum – 1967 ***
–Extrait d’un coffret de 9 disques comprenant la première intégrale des symphonies de Bruckner par Eugen Jochum–
La deuxième symphonie du corpus officiel des neuf symphonies de Bruckner, a été achevée par le compositeur en 1872, puis révisée à de multiples reprises jusqu’en 1877. Elle est parfois surnommée « Symphonie des Pauses », et dédiée à Franz Liszt, qui refusa la dédicace. La version enregistrée à Munich par Eugen Jochum est celle de 1877 dans l’édition Nowak. Se retrouver dans les révisions et les éditions des symphonies de Bruckner est un véritable casse-tête ! Au demeurant, l’oeuvre est belle et parfois annonciatrice, avec son lyrisme et ses ruptures, des très grandes réussites du compositeur –le triptyque final notamment-. Eugen Jochum était un grand spécialiste de Bruckner –il enregistra deux intégrales de ses symphonies, dont celle-ci est la première-, très apprécié en France, et surnommé « Mister Stop-And-Go » dans les pays anglo-saxons pour ses instabilités rythmiques dans ces symphonies. Dans le cas d’une « Symphonie des Pauses », cela ne nuit pas !
• Antonin Dvořák – Symphonie n°6 – 1880
Orch. philh. De Berlin, Rafael Kubelik – 1973 **
–Extrait d’un coffret de 6 disques comprenant l’intégrale des symphonies de Dvořák–
Initialement publiée par le compositeur comme sa première symphonie –il en avait composé 4 auparavant et 1 après-, elle est désormais numérotée comme 6ème symphonie dans le catalogue de ses oeuvres. Auparavant, les symphonies étaient initialement numérotés par ordre de publication au lieu de composition. Les quatre premières symphonies composées ont été publiées après les cinq dernières. De plus, ces cinq dernières symphonies n’ont pas été publiées par ordre de composition, ce qui explique pourquoi, par exemple, la Symphonie « du Nouveau Monde » publiée à l’origine sous le nom de n° 5, a ensuite été connue sous le nom de n° 8, puis renumérotée en n° 9 dans les éditions critiques publiées à partir des années 1950.
Quoi qu’il en soit, si j’aime beaucoup la symphonie « du Nouveau Monde », les autres symphonies de Dvořák me parlent assez peu, et celle-ci n’échappe pas à cette règle, malgré un beau mouvement lent. Nonobstant, l’intégrale de Rafael Kubelik me semble être à la hauteur de sa bonne réputation.
• Ralph Vaughan Williams – Symphonie n°3 « Pastorale » – 1922
New Philharmonia Orchestra, Sir Adrian Boult – 1968 ****
–Extrait d’un coffret de 8 disques comprenant l’intégrale des symphonies de Vaughan-Williams–
La plus courte des symphonies de cette playlist –elle dure une trentaine de minutes– est une heureuse surprise ! Composée de quatre mouvements lents ou d’allure très modérée, elle fut créée par Sir Adrian Boult, qui l’enregistra pas moins de trois fois. Le quatrième mouvement donne à entendre une voix de soprano, qui vocalise sans paroles. Le tempérament pastoral de la symphonie n’est pas lié aux paysages anglais, mais fait référence aux champs de bataille de la première guerre mondiale, en France. Ce qui explique sans doute le caractère élégiaque de cette belle symphonie.
La traditionnelle surprise mensuelle arrive cette année le jour de la Chandeleur. Quelle est la signification de cette fête et pourquoi mange-t-on des crêpes : tradition religieuse chrétienne ou coutume païenne franque ? Un début de commencement de réponse se trouve ici.
C’est également là que vous trouverez la surprise de ce mois. N’y cherchez plus la surprise du mois précédent, elle a désormais disparu ! Celle de ce mois n’est pas forcément très abondante, mais à savourer –accompagnée d’une crêpe ?-, comme son nom l’indique presque, dans l’intimité d’un feu de cheminée ! Ça y est, votre curiosité est attisée !