Playlist contemporaine

Depuis hier, c’est une playlist « ardue » à laquelle je me consacre… –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

« Le château de Barbe-Bleue », en allemand, c’est assez rigolo, tant la prosodie de cette langue est éloignée du hongrois original, mais la version est très bien au demeurant !
« La mort de Danton », dans la version de sa création en 1947, raconte la même histoire que le film avec Depardieu, qui fut excellent dans ce rôle.
« Lulu » est ici présentée dans sa version complète en trois actes, pour la première fois, et l’enregistrement est liée à ces représentations -auparavant, on ne jouait que la version incomplète de l’oeuvre-. C’est une oeuvre magnifique, qui gagne beaucoup à être vue : je garde un excellent souvenir du spectacle proposé à l’opéra national du Rhin il y a juste dix ans, dans une mise en scène éblouissante !

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Mort d’un géant

JVickersEvidemment, pour le commun des mortels non-mélomane, la mort de Jon VICKERS –avant-hier semble-t-il, mais annoncée officiellement seulement auourd’hui– passera pour anecdotique, au mieux, et passablement inaperçue pour tous les autres… Qui ça ? Quoi ça ?

Pour les amateurs d’opéra, c’est un géant qui s’en est allé. Canadien de son état, énormément engagé dans les rôles qu’il investissait, Jon VICKERS n’avait ni la plus belle voix, ni le plus beau timbre, ni même une diction des plus remarquables. Il possédait cependant une longueur de souffle exceptionnelle… Et surtout, il vivait tellement ses rôles qu’il emportait l’adhésion des plus réticents.

Ténor favori de chefs aussi immenses que Karajan ou Klemperer pour aborder les grands rôles du répertoire allemand –un Tristan légendaire, un Fidelio et un Siegmund tout pareils-, il fut aussi un très bel Enée dans « La guerre de Troie » de Berlioz, et ne négligeait pas le répertoire italien, qu’il aborda avec succès malgré une voix tout sauf souple –il en reste un Othello d’anthologie-.

Il sut également plier sa grande voix aux exigences du lied schubertien et a livré, en particulier, un « Winterreise » –Voyage d’hiverprodigieux, lent et hypnotique, malgré son timbre presqu’ingrat et une diction perfectible.

Pour le découvrir ou le réécouter en forme d’hommage désormais posthume, deux petits extraits…

Musée des horreurs

C’est dimanche, on se détend et on sort le chat de la pièce, le pauvre risquerait de ne pas y résister… On devait toujours chanter Mozart ainsi, c’est moins ennuyeux et plus drôle !!!

Au demeurant, la dame connut un énorme succès aux Etats-Unis –les Américains furent décidément de grands enfants...-, lors des galas de charité qu’elle organisait : son mari, richissime, lui louait les meilleurs orchestres, dont celui du Met, afin qu’elle puisse se livrer à son passe-temps favori, et elle a même enregistré un disque –et je l’ai…-, à faire écouter à tous les apprentis chanteurs démotivés ! Et puis après tout, si vous entendez des fausses notes, c’est qu’il y a quelques bonnes autour, non ?

Pour mémoire, convenablement chanté, ça donne çà –et c’est vrai que ce n’est pas donné à tout le monde…-.

Noël, c’est le 3 juillet !

FricsayVol2Je vous avais parlé, à Noël, de mon potentiel futur cadeau de Noël pour 2015…

Cette année, Noël devrait arriver en juillet, puisque la sortie de mon futur cadeau du « grand barbu rouge qui passe par la cheminée » est officiellement annoncée pour le 3 juillet 2015.

-Cliquer sur les images pour les voir en grand-.

Et, si je ne me précipite pas, il risque de ne plus y en avoir en décembre. Noël avant l’heure, c’est parfois économiquement justifié  :mrgreen: !

91ddPePs8KL._SL1500_En effet, le premier coffret semble s’être très bien vendu, et n’est plus accessible maintenant qu’à un prix beaucoup moins accessible, justement –en gros, par rapport à la fin de l’année dernière, le prix a doublé, pour le moins, voire triplé par rapport à mon magasin en ligne à l’étranger, où les tarifs sont bien plus avantageux pour ces gros objets, en tout cas moins chers que le tarif annoncé pour l’instant pour ce coffret…-.
Donc : de futures pépites -38 exactement- à poser sur ma platine –quelques doublons en perspective, mais c’est inévitable…-, et je m’en réjouis d’avance ! D’autant que la présentation est soignée et la ligne éditoriale –réplique des pochettes d’époque, textes de qualité…– alléchante…
En attendant, il va falloir que je fasse un peu de place sur les étagères –ou que je négocie l’achat d’une colonne supplémentaire, il me reste encore un petit bout de mur, mais ça, ce n’est pas gagné !-.

Gros colis…

KARA2Je vous vais déjà parlé d’un gros coffret, ici, que j’avais eu en guise de -très beau- cadeau de Noël l’an dernier. Je cherchais à un prix raisonnable son petit frère -cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, consacré à l’ensemble des oeuvres vocales -messes, opéras, oratorios…-, et l’augmentation assez générale de l’objet, en lien avec sa rareté désormais –EMI n’existe plus en tant que telle, rachetée par Warner– m’en avait tenu longtemps éloigné !

C’est désormais choses faite : en Italie -qu’on se le dise-, de nombreux gros coffrets sont en solde avant Noël –en fait jusqu’au 31 décembre– ! Va falloir que je me montre courageux pour résister aux propositions alléchantes qui y sont affichées… M’en vais commencer ma liste de Noël avant que tout soit vendu : j’ai déjà plein d’idées…

La musique qui a présidé à la rédaction de cette notule -pourvu qu’il se trompe…-.

Edit d’une heure après : à ce stade de ma réflexion, j’ai sélectionné, pour la hotte du Père Noël : ça ou ça ou encore ça

Finalement, on se fait à tout…

… et même à l’opéra italien !

Celui-ci, comme je l’avais déjà plusieurs fois laissé entendre, ne constituait pas vraiment ma tasse de thé de cappuccino, jusqu’à présent ! Et pourtant, depuis deux jours, j’en ai écouté quelques-uns avec un peu plus d’attention et de persévérance. Mes oreilles en ont été un peu récompensées ! Bon, on est loin de Wagner ou de Richard Strauss dans le traitement des voix et du drame, et, surtout, dans un tout autre esprit, mais j’ai largement survécu et cela me vaudra sûrement quelques joyeuses découvertes, qui sait !

Ces derniers jours, donc, voici ce que j’ai écouté -de l’avis largement partagé de connaisseurs autrement plus au fait de ces opéras que moi, de très bonnes versions, tant qu’à faire, on ne va pas se priver non plus…- avec un certain plaisir :

Opera_Italien

Une checklist, une playlist

BlacksabbathCe matin, j’ai commencé la journée avec Black Sabbath, histoire de me mettre de bonne humeur pour toute la journée -et ça marche, malgré le gris du dehors-, pour ensuite établir la checklist des incontournables des vacances, à surtout ne pas oublier : appareil photo et sa batterie -la recharger avant-, les différents chargeurs des différents objets à emporter -et même, éventuellement : un imperméable-, penser à surtout prendre les clés de la maison de Bretagne ! Ça, c’est à peu près fait, et j’aime bien voyager assez léger lorsque je pars en vacances -une valisette me suffit, et il y a une machine à laver sur place-, mais la voiture sera bien remplie quand même  😀 !

Reste encore à faire avant la fin de la matinée : • passer chez le coiffeur, il paraît que j’ai une « coupe Jean Imbert » en ce moment  😕 • prévenir les voisins que leurs travaux sur chaudière -chez eux- ont entraîné une coupure d’eau du lavabo -chez nous-  👿 ! • acheter du liquide pour cigarette électronique, dans le cas où je ne trouverai pas ce que j’aime sur place.

Météo assez moyenne oblige, j’ai eu un peu de temps à consacrer à des écoutes nombreuses et variées ces derniers jours, comme en témoigne la playlist ci-dessous.

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Ambiance « Fête de la bière »

ScalaMilanDurant toutes ces années, on m’aurait donc menti ???

Je m’explique : en me vantant l’opéra italien, que je n’apprécie guère, on me disait qu’on y trouve une ligne mélodique bien plus affirmée et lisible que chez Wagner (au hasard) et des thèmes d’accès beaucoup plus facile, une écriture pour les voix beaucoup mieux adaptée et que sais-je encore…

Donc, j’ai essayé : hors « Turandot » de Puccini, et « Meurtre dans la cathédrale » de Pizzetti, dont je vous avais déjà parlé , mon inculture en la matière était immense. J’ai découvert, ces derniers jours et en vrac : le prosaïsme des lignes mélodiques, les orchestrations parfois débraillées et une ambiance « fête de la bière » que je n’aurais pas soupçonnée -en général, on n’associe pas l’Italie à ce type d’ambiance…-. Et pourtant, écoutez ce petit extrait, et vous ne me donnerez peut-être pas tort !!!

Bref, selon mon verdict personnel : Bayreuth : 1 – Scala : 0; Wagner : 1 – Verdi : 0… En opéra, comme en football, « à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne »  :mrgreen:

Ballade en mer

Flying-DutchmanOrdoncque, nous sommes allés voir et écouter, hier soir, le Vaisseau Fantôme à l’opéra.

En matière visuelle, d’abord, la mise en scène n’est pas des plus lisible, ça se veut original pour être original, mais enfin, elle suit la trame narrative et ne nuit donc pas à la compréhension. C’est déjà bien ! Le concept de base, pour une oeuvre qui reste malgré tout constituée de bon nombre de duos, c’est qu’à aucun moment les protagonistes ne se font face. Pourquoi ? Rien ne le justifie vraiment, mais bon… Les décors et les costumes, au demeurant, sont magnifiques, et le plaisir des yeux, à ce titre, est réel. Et les chanteurs sont convaincants en tant qu’acteurs.

De plus, ils chantent tous bien leur partie. Le Hollandais, c’est Jason Howard, bien connu en ces lieux, puisqu’il fut le Wotan du Ring remarquable offert par l’Opéra national du rhin il y a quelques années (il s’y montra pour le moins adéquat dans Rheingold et Siegfried, très bon dans Walküre). Hier soir, il était relativement convaincant, mais a fini visiblement fatigué. Si la voix est suffisamment ample et puissante pour le rôle, ça manque quand même de projection et son allemand reste perfectible quant à certaines consonnes. La Senta de Ricarda Merbeth fut tout simplement brillante ! Et tous les autres rôles furent au moins dignement tenus, avec une mention spéciale pour le Erik de Thomas Blondelle, jeune tenor belge -qui a encore une belle marge de progression en allemand, mais qui s’est montré engagé et vaillant, et bien chantant, toute la soirée-.

Mention spéciale pour les choeurs -hommes et femmes- qui furent magistraux durant toute l’oeuvre, et pour l’orchestre, très en forme hier soir, hormis une fatigue passagère des cordes assez perceptible à la fin de l’acte 2, et qui a trouvé toute la vigueur nécessaire pour terminer en beauté. Très belle vision du chef Marko Letonja, dans une optique Marschner ou Lortzing tout-à-fait adaptée à l’oeuvre !

A la fin, longue ovation, méritée, du public strasbourgeois, qui connaît son Wagner sur le bout des doigts 🙂 !