Playlist Vrombissante et fracassante

J’entame cette semaine de manière vrombissante et fracassante avec cette playlist qui semble avoir été concoctée par un adolescent très chevelu et bondissant en rythme, secouant la tête au son de rythmes martelés, de guitares saturées et de stridulations vocales. Une expérience à ne pas renouveler trop fréquemment… D’ailleurs je vais filer chez le coiffeur 😉 …
A écouter « un peu fort », évidemment ! Les voisins n’ont qu’à bien se tenir ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Van Halen – Van Halen I – 1978 ****

Le premier album de Van Halen fut mon tout premier disque de « hard-rock » –à l’époque, ce genre n’était pas encore divisé en multiples courants– et reste, aujourd’hui encore, un très bon album que j’aime me remettre en mémoire de temps à autre : il m’accompagne depuis longtemps, puisque je pense avoir acheté ce disque très tôt, à la toute fin des années 70 ou au début des années 80, en entrant dans l’adolescence. Ce premier album d’un groupe alors inconnu hors des États-Unis connut un succès fulgurant dans le monde entier, notamment grâce au jeu de guitare virtuose et novateur d’Eddie Van Halen et au chant gouailleur et puissant de David Lee Roth.
Des trois albums de cette playlist, c’est celui que j’écoute le moins rarement…


• Judas Priest
– British Steel – 1980 ****

Je ne sais plus du tout comment cet album atterrit un jour dans ma discothèque, je ne me souviens pas de l’avoir acheté : sans doute un cadeau que l’on me fit un jour pour l »une ou l’autre occasion. Au demeurant, à l’époque, je l’aimais bien et il reste d’une écoute facile, assez loin de l’image de « metal hurlant » attachée au groupe, qui correspond plutôt à leur histoire musicale postérieure. Ici, de nombreux titres présentent un caractère « hymnique » et ont dû faire la joie des supporters de football au Royaume-Uni, qui adorent chanter en choeur dans les stades et ont certainement dû s’approprier certains refrains !
En définitive, mieux que dans mon lointain souvenir !


• Scorpions
– Blackout – 1982 **(*)

Il paraît que pour de nombreux fans du groupe, « Blackout » est leur meilleur album : avis que je ne partage pas du tout ! En fait, je l’avais acheté rapidement à sa sortie et étais allé voir le groupe en concert –dont je ne garde quasiment aucun souvenir, ni bon, ni mauvais…– lors de la tournée de promotion qui suivit la sortie du disque, mais je n’ai jamais vraiment complètement accroché à cet album, ni d’ailleurs à tous ceux qui ont suivi. Je préfère largement les productions antérieures du groupe, lorsqu’il comptait dans ses rangs le remarquable guitariste Uli Jon Roth, beaucoup plus créatif que son successeur Matthias Jabs, qui n’est qu’un excellent technicien de la six cordes à mes oreilles. Finalement, le seul album de Scorpions que j’arrive encore à apprécier pleinement est le live « Tokyo Tapes ».

, ,

Playlist « Bain de jouvence »

La playlist du jour est connotée « Hard-Rock » et retour aux sources de ce que j’écoutais à la fin des années 70 et au début des années 80, lorsque j’étais encore adolescent. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Chaque album me raconte une petite histoire ou évoque pour moi un chouette souvenir : le premier et le dernier de la liste, je les avais ramenés, en 33T, de mon tout premier voyage à Londres –un vrai périple d’une douzaine d’heures avant l’arrivée du TGV et du tunnel sous La Manche-, dans le cadre d’un voyage linguistique scolaire –avec deux ou trois amis, nous avions passé presque tout le séjour sur Carnaby Street, arpentée de long en large, et je n’étais pas peu fier, à l’époque, d’exhiber le premier, à mon retour, car il n’était pas encore disponible en France -.

L’excellent double LP live de Scorpions, enregistré à Tokyo, je l’avais eu gratuitement chez mon disquaire de l’époque, grâce à ma carte de fidélité toute recouverte de tampons –un album gratuit tous les dix albums achetés-, et j’ai toujours beaucoup aimé ce disque, notamment pour la guitare en feu d’Uli Jon Roth –cf. portrait du guitariste, qui jouait encore sur Fender Stratocaster en ces temps reculés, datant peu ou prou de cette époque à droite ! En revanche, je zappe systématiquement le solo de batterie de la chanson « Top Of The Bill », puisqu’il s’agit d’un exercice auquel je n’ai jamais trouvé le moindre intérêt dès lors que cela excède un break de quelques secondes…-.

Le premier album de Trust, qui détonna quelque peu dans la France giscardienne d’alors, a bien survécu au poids des ans, même s’il manque d’un titre complètement majeur –pour cela, il faudra attendre le second et son tube « Antisocial »-.

Bref, un chouette bain de jouvence, et une playlist écoutée un peu fort, pour en profiter au mieux ! 

, , , ,

Playlist avec un V

Après une énorme semaine de labeur –et les semaines à venir s’annoncent à peu près identiques : je ne m’en sors que difficilement avec mon agenda, et au prix de modifications visant à rationaliser mes déplacements– qui m’a tenu éloigné de toute écoute musicale pour près d’une semaine, je retrouve enfin, avec plaisir, une petite playlist, consacrée, en ce début de soirée, à des albums dont le titre commence par la lettre V. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Ça commence avec « (The)Very Best Of Fleetwood Mac » –paru en 2002-, l’un des meilleurs albums de compilation présent dans ma discothèque, le groupe ayant été, durant une assez longue période, un très bon pourvoyeur de chansons très bien construites et variant largement leur répertoire tout au long des décennies –du blues à un pop-rock très efficace-. De quoi commencer très agréablement cette playlist…

… qui se poursuit avec le très méconnu « Van Halen II » –1979-, bien moins populaire que le premier album du groupe, qui avait été une révélation à sa sortie. On reste dans la même lignée, sauf que l’effet de surprise jouant moins, l’effet produit est donc moins saisissant. Pour autant, c’est un très bon album, plein d’une énergie brute et efficace.

« (The) Velvet Underground And Nico » fait partie, depuis sa parution en 1967, des albums qui ont profondément marqué la jeune histoire de la « Rock-Music », même s’il fut un échec commercial à sa sortie. L’album est produit par Andy Warhol, qui en réalisé aussi la pochette, et imposa au groupe dirigé par Lou Reed et John Cale la mannequin-chanteuse allemande Nico, présente sur trois titres. Evidemment, plus de cinquante ans plus tard, toute la mythologie « proto-punk contestataire » fait beaucoup sourire, mais cela reste un merveilleux album de très bonne musique, assez intemporel qui plus est.

Enfin, « Voodoo Lounge » des Rolling Stones1993– est le premier album des Rolling Stones sans Bill Wyman, le bassiste, remplacé –le terme est impropre : l’expérience a montré qu’il était irremplaçable dans la construction du son du groupe, tant il était en osmose avec Charlie Watts, le batteur– ponctuellement par le très bon technicien de la basse Darryl Jones. Il permit au groupe de retrouver les sommets des charts et contient quelques excellents morceaux –cf. extrait ci-dessous-, mais s’avère un peu long toutefois –un travers que l’on retrouve chez de nombreux groupes depuis l’apparition du CD : les albums durent près d’une heure, voire un peu plus, soit la durée du double-LP auparavant : or, peu de double-LP sont d’une qualité totalement constante…-.

, , , ,

Playlist avec un M

Pour une fois rentré à une heure raisonnable eu égard à mes retours plutôt tardifs de ces derniers jours, j’ai eu le temps de bâtir une petite playlist, composée de trois albums courts et d’un opéra, dont la caractéristique qu’ils partagent tous est que leur titre commence par la lettre M. –Cliquer sur l’image pour la voir ne plus grand-. Le choix, pour le coup, était large, mais choisir, c’est aussi éliminer…

L’opéra dont il est question est « Mathis der Maler », de Paul Hindemith, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici ou là sur ce blog. Pas toujours facile d’accès hors ses extraits les plus célèbres –les pages orchestrales qui ouvrent chacun des trois actes-. Le livret, librement inspiré de la vie du peintre Mathias Grünewald,, est cependant bien construit et interroge la place de l’artiste dans la société et face aux institutions détenant le pouvoir. J’aime beaucoup cet opéra, malgré son austérité.

Les trois autres albums sont beaucoup plus courts, et tous issus de la première moitié années 80.

« MCMLXXXIV », de Van Halen, est paru, comme son nom l’indique, en 1984. Outre qu’il vient rappeler que le système de numération des Romains était tout sauf simple, il contient le hit majeur de cette année-là, « Jump », qui fit le tour de la planète et trusta la première place de la majorité des charts. Hors ce morceau plein de bonne humeur, l’album est assez moyen…

En revanche, « Mistaken Identity » de Kim Carnes, sorti en 1981, s’écoute encore agréablement aujourd’hui, et bien au-delà du carton que connut la chanson « Bette Davis Eyes ». Une voix attachante, un peu rauque, et de chouettes mélodies très bien arrangées. Une petite bouffée de pop rafraîchissante !

Pour finir, « Mesopotamia » de B52’s prolonge ce moment de très bonne humeur : certes, ce court album, paru en EP en 1982, se contente d’appliquer les recettes qui avaient si bien fonctionné lors de leur tout premier album éponyme, mais ça reste un vrai bain de jouvence : exactement ce qu’il faut pour bien poursuivre la semaine !

, , , ,
Retour en haut