Un dimanche à l’opéra – La Traviata, de Giuseppe Verdi
Dans mon long chemin de croix vers la découverte de l’opéra italien, la séance lyrique dominicale est aujourd’hui consacrée « La Traviata », de Giuseppe Verdi, une oeuvre en trois actes dont la composition est achevée en 1853, et dont la création fut un échec.
Le livret, de Francesco Maria Piave est basé sur la pièce « La Dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils. La version écoutée ce jour est la seule présente dans ma discothèque : il s’agit de celle de Carlos Kleiber, enregistrée en 1976-77 à Munich, avec une distribution internationale. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Acte I : au mois d’août – L’oeuvre s’ouvre par un très court prélude, l’action se déroule à Paris. Violetta Valéry, une courtisane parisienne célèbre, organise une fête dans son salon. Elle est courtisée par de nombreux hommes, dont le baron Douphol et le jeune Alfredo Germont.
Alfredo, qui est amoureux de Violetta depuis longtemps, lui déclare sa flamme. Violetta, touchée par sa sincérité, lui offre une camélia en lui disant de revenir quand la fleur sera fanée, symbolisant sa disponibilité.
• Acte II : au mois de janvier – Violetta et Alfredo vivent une idylle dans une villa à la campagne, éloignés de Paris. Cependant, Alfredo découvre que Violetta vend ses biens pour subvenir à leurs besoins. Il part pour Paris afin de régler la situation financière. Pendant son absence, Giorgio Germont, le père d’Alfredo, rend visite à Violetta et lui demande de quitter son fils. Il explique que la relation de Violetta avec Alfredo menace le mariage de sa sœur.
Violetta, touchée par l’amour de Giorgio pour sa famille, accepte de partir, sans cependant révéler la véritable raison à Alfredo.
De retour à Paris, Violetta retourne à sa vie de courtisane –« La Traviata » peut se traduire par « La dépravée »– et est accompagnée par le baron Douphol. Alfredo, croyant que Violetta l’a quitté pour Douphol, la confronte publiquement lors d’une fête et lui jette de l’argent, prétendant payer ses services. Violetta, humiliée, s’évanouit.
• Acte III : au mois de février ; ce troisième acte est très court – Violetta, gravement malade et tuberculeuse, est alitée dans sa chambre. Elle reçoit une lettre de Giorgio Germont lui faisant savoir qu’Alfredo a été informé de la vérité et qu’il revient à elle.
Alfredo arrive enfin, et les amants rêvent d’un avenir ensemble. Néanmoins, il est trop tard : Violetta meurt dans les bras d’Alfredo.
« La Traviata » est caractérisé par une orchestration relativement subtile –si l’on considère qu’il s’agit d’un opéra de Verdi…– et une expressivité vocale intense. Le compositeur y privilégie l’introspection et le réalisme émotionnel et utilise quelques leitmotivs discrets pour souligner les états émotionnels : le thème de l’amour, le thème du sacrifice, celui de la mort. Les airs de bravoure coexistent avec des récitatifs expressifs ou des ensembles plus intimistes intimistes. Certains choeurs sont très célèbres et ont été assez largement réutilisés au cinéma.
Depuis sa parution, la version du jour est réputée pour la direction de Carlos Kleiber, nerveuse, rigoureuse et précise, qui alimente une tension qui ne se dément jamais. Il s’agit ici de l’un des quatre seuls opéras qu’il enregistra officiellement –sa discographie officielle tient en une douzaine de disques…-. Ses chanteurs, jeunes pour la plupart, sont tous pour le moins adéquats, mais je ne dispose à vrai dire d’aucun élément de comparaison pour en dire beaucoup plus ! L’album a été réédité sous différents formats, dont les plus récents et les conditions techniques sont excellentes.
Au demeurant, je n’y retournerai pas souvent et cette version suffit amplement à mon bonheur et à épuiser ma curiosité !







En passant en revue les 

Tamino accepte et reçoit une flûte enchantée pour l’aider dans sa quête. Papageno, dont le cadenas a été retiré, reçoit un carillon magique et est chargé d’accompagner avec Tamino. Tamino et Papageno partent à la recherche de Pamina, guidés par trois garçons espiègles. Ils arrivent au temple de Sarastro, où ils apprennent que Sarastro n’est pas un tyran mais un sage prêtre. Tamino est impressionné par la sagesse et la bonté de Sarastro et décide de rejoindre son ordre. Pamina, quant à elle, est gardée par Monostatos, un serviteur de Sarastro, mais elle est sauvée par Papageno.

La version écoutée aujourd’hui est une bonne version « traditionnelle », enregistrée avec grand soin en 1964, très bien dirigée par « herr Professor Doktor » Karl Böhm –il appréciait particulièrement qu’on l’appelle par son titre de docteur en droit…– et bien chantée –avec la majorité des interprètes-vedettes de l’époque en Allemagne, même si personnellement, je trouve le Papageno de Dietrich Fischer-Dieskau bien univoque et manquant singulièrement d’humour…-. Les dialogues sont dits par des acteurs, comme c’était souvent le cas, au disque, à l’époque en Allemagne : c’est une drôle d’habitude qui heureusement n’a pas perduré ! Elle est communément considérée comme l’une des « versions de référence » de l’oeuvre et a souvent été rééditée dans différents formats, y compris récemment en Blu-ray audio.
C’était trop beau et ça ne pouvait donc pas durer : l’épisode pré-estival que nous connaissions depuis quelques jours s’est brutalement interrompu avec le retour, à l’aube, de la pluie et d’une petite – et toute relative– fraîcheur, qui tranche cependant avec les 30 degrés atteints hier après-midi !

