Selon la presse européenne, la résistance aux différentes velléités agressives de l’inénarrable Donald Trump contre l’Europe et d’autres parties du monde est symbolisée, en ce mois de janvier 2026, par l’objet ci-dessous : leur porteur n’est pas passé inaperçu lors de son court séjour en Suisse, et son look, comme son discours musclé, ont fait la Une de nombreuses manchettes européennes ! Accessoirement, ça sert aussi à cacher les yeux rouges…
Il ya près de 25 ans, lorsque je travaillais à la fois ici et à Paris, où je me rendais hebdomadairement en train –c’était avant l’arrivée du TGV…– et où je vivais une partie de la semaine à l’hôtel, je transportais en permanence un certain nombre d’outils qui m’étaient assez indispensables, à savoir : – un Palm Zire qui me servait d’organiseur électronique : un outillage, simple et assez peu cher, qui se synchronisait assez facilement avec les Mac de l’époque ; il me d’ailleurs souvient qu’à l’époque, le débat Palm/Psion enflammait autant les geeks que le débat Mac/PC ; – un téléphone portable, qui ne servait quasiment qu’à téléphoner et à envoyer quelques textos, à une époque où les abonnements étaient nettement plus dispendieux qu’aujourd’hui ; – un iPod 5Go première génération, qui, sous réserve mettre à jour son contenu chaque semaine, contenait suffisamment de musique pour me permettre de tenir le temps des trajets et des séjours à l’hôtel !
Evidemment, mes poches n’étaient pas assez grandes pour contenir tout cela, et je promenais donc en permanence un sac à dos de geek –lequel contenait également un PowerBook 190CS– au gré de mes pérégrinations… Tout cela, et bien plus encore, est condensé un un seul smartphone, lequel tien très bien dans une poche ! Autre temps, autres moeurs !
Je me suis réinscrit aujourd’hui au réseau de médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg, désormais totalement gratuites depuis le début de cette année –les élections municipales approchent…– et dont la plus proche, qui est aussi la plus grande et la mieux achalandée en médias de tous genres –livres, films, musiques, oeuvres d’art (sous réserve de présenter une assurance concernant ces dernières)…– est à peine à 25 minutes à pied !
Aménagée dans une ancienne usine d’armement au bord des « bassins Vauban », c’est, en outre, un havre de paix et de silence, et la consultation éventuelle de médias sur place est largement facilitée par des équipements en grand nombre : ordinateurs, lecteurs CD ou DVD, fauteuils hyper-confortables, bel éclairage…
Au grand désespoir de TheCookingCat, ils ont un rayon « Blues » vraiment très attractif, et je me suis empressé d’emprunter les trois albums de 2 CD chacun qui feront mon bonheur dans les prochains jours : du blues acoustique « rural », très ancien -les premiers témoignages datent de 1923-, par des artistes dont je ne connaissais pas plus de la moitié ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
De ce que j’en ai écouté pour l’instant, certains de ces grands anciens étaient déjà de remarquables virtuoses de la guitare –mais sans ostentation ou verbiage…-, avec en outre des accordages parfois éloignés de l’accordage standard. J’ai emporté en sus un coffret de 6 CD de Blind Willie McTell, dont je ne soupçonnais pas qu’il existait autant d’enregistrements.
On peut désormais emprunter, pour quatre semaines renouvelables, jusqu’à 30 documents dans les médiathèques du réseau ! Lorsque j’étais enfant puis adolescent, et pour une somme modique, la limite d’emprunt, sur la même durée de quatre semaines, était fixée à 2 disques –que j’enregistrais illico sur cassettes– et 5 livres, et je retournais donc au moins une fois par semaine à vélo à la « bibliothèque centrale » d’alors –elle reste toujours en service et assez abondamment fréquentée-, qui était encore municipale et non pas intercommunale. Le réseau des médiathèques –alors appelés bibliothèques– était évidemment nettement moins étendu qu’aujourd’hui.
… j’ai trouvé, dans ma boîte aux lettresma carte européenne d’assurance maladie !
Je l’avais commandée en ligne il y a quelques jours à peine : cette arrivée dans des délais aussi rapides est d’autant plus surprenante que j’avais attendu plus de trois mois que l’on me renvoie une carte vitale neuve, autrement plus essentielle au quotidien ! Quand elle veut, la Sécu peut !
Cette carte européenne d’assurance maladie, aux couleurs de l’Europe –étonnant, non ?-, est valable dans tous les pays de l’Union européenne, en Islande, en Norvège et au Lichtenstein, mais aussi, et, en options, au Royaume-Uni et en Suisse –options qu’il faut préalablement configurer à part pour ces deux derniers pays, lors de la demande d’établissement de la carte-. La carte est gratuite et valable deux ans.
Dans la plupart des pays, pour certains soins et actes médicaux, elle permet une prise en charge gratuite ou le paiement du ticket modérateur uniquement. Comme nous allons régulièrement en Allemagne et que nous traversons parfois le Luxembourg et la Belgique, ça peut toujours servir…
Tout cela me rappelle qu’il faut également que je fasse établir un passeport, indispensable pour se rendre au Royaume-Uni depuis le Brexit… Et, sur cette lancée de démarches administratives, je vais également m’enquérir du renouvellement de mon permis de conduire, actuellement cartonné et rose –c’est vous dire s’il est antique…– : ce format ne sera plus valable à partir de 2033, j’ai donc encore un peu de marge, mais les délais en préfecture sont parfois si longs que…
Ma playlist de ce jour est riche en souvenirs directement issus des 80’s ! Pour deux des concerts qui la composent, j’étais dans la salle ! Je vous laisse deviner lesquels –avant la lecture des lignes qui suivent…– !
Quoi qu’il en soit, chacun de ces albums est légendaire à sa façon…-Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• The Cure – Breakdown – Strasbourg, Hall Tivoli – 27 mai1982 *****
Le son de ce bootleg quasi-introuvable désormais n’est pas exceptionnel, mais la prestation du groupe est d’autant plus célèbre pour les « aficionados » qu’à l’issue de ce concert strasbourgeois, Robert Smith renvoya Simon Gallup –le bassiste– et annula une partie du reste de la tournée du groupe en France, suite à une dispute dans un bar dont les raisons restent obscures. Comme j’étais trop jeune pour aller dans les bars la nuit, je ne pourrai pas vous en dire plus, mais vous trouverez des informations à la fin de cet article exhaustif ici.
• The Real Kids – All Kindsa Jerks Live – Paris, Bataclan – 02 février 1983 *****
A l’occasion d’un court séjour chez une cousine résidant en île-De-France, nous étions allés voir, dans la salle légendaire du Bataclan et à son initiative ce concert d’un groupe, The Real Kids, dont alors j’ignorais jusqu’à l’existence. J’en ai gardé un souvenir inoubliable : une power-pop enthousiasmante devant un public remuant et chauffé à blanc ! Il en reste ce disque exceptionnel d’énergie ainsi que des bandes filmées de qualité médiocre. L’album était paru sur feu le label New Rose France, sans doute le meilleur label de pop-rock alternatif de l’époque.
• The Cramps – Smell Of Female Peppermint Lounge, New York – 25 février 1983 *****
Un disque court, que j’avais initialement acheté dans son format original sur le label New Rose France : un coffret de 4 coffrets 33t/17 cm avec une belle iconographie. La réédition en CD a perdu en charme ce qu’elle a gagné en titres supplémentaires enregistrés le 26 février ! Le groupe, dans sa meilleure formation –le couple Lux Interior / Poison Ivy Rorschach est accompagné de Kid Congo Powers et de Nick Knox– est en grande forme et les chansons proposées sur ce live new-yorkais sont interprétées avec vigueur et enthousiasme, Lux Interior se chargeant de les animer de son caractère fantasque et joyeusement foutraque !
Pour me remettre de mes écoutes un peu mornes d’hier, voici une playlist nettement plus gratifiante à mes oreilles, consacrée à l’un de mes musiciens favoris –il est dans mon top 5– et dont le corpus pour piano n’est finalement pas si populaire, hormis peut-être les fameuses « Romances sans paroles ».
Et pourtant, à mon avis, la musique pour piano de Felix Mendelssohn-Bartholdy, brillant virtuose, gagnerait à être plus connue : elle est le plus souvent très agréable, plutôt intimiste et se tenant relativement éloigné des effusions romantiques de Schubert ou de Schumann ou de la virtuosité fulgurante de Liszt. J’aurais presqu’envie de dire : du Chopin en plus intéressant ! Il est sans doute plus sage de ne pas écouter les 8 livres qui constituent le recueil de ces « Romances sans paroles » à la suite, mais plutôt de les savourer petit à petit.
Les 6 préludes et fugues sont évidemment « inspirés », au moins dans leur forme, des préludes et fugues de Bach, que Mendelssohn contribua plus que tout autre à redécouvrir et à populariser quand le musicien avait sombré dans un relatif oubli après sa mort.
Quant au « Songe d’une nuit d’été », oeuvre absolument génialissime, cette transcription pour deux pianos, réalisée par le compositeur, est rarement jouée ou enregistrée, mais n’en demeure pas moins géniale ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Lieder ohne Worte (Romances sans paroles), livres 1 à 4
Daniel Adni, piano – 1973 ****(*)
• Le songe d’une nuit d’été, Ouverture et Scherzo – Transcription pour 2 pianos
Martha Argerich & Christina Marton, piano – 2009 *****
• 6 Préludes et fugues op. 35
Daniel Adni, piano – 1976 *****
Nous avons parfois, nous autres français, de drôles de préoccupations et un sens des priorités qui me laisse pantois… C’est ce que je me suis dit en découvrant cette information, qui serait donc de la plus haute importance ! Une information majeure, donc, et tellement importante que même les lecteurs du « quotidien de référence », en France, lui accordent la priorité ! C’est à croire qu’il ne se passe vraiment rien d’autre d’important dans un monde un peu turbulent en ce moment…
Et hop ! Voilà un autre genre de mise en boîte, nettement moins musical pour le coup !
Pour participer à la sauvegarde de la planète, je continue en effet à remplir des containers de seringues, avec application et selon un rythme très régulier –et sous contrôle de l’ANSM-, aidé en cela par mon infirmière particulière que j’ai pour moi tout seul ! Les containers plein sont ensuite apportés à la pharmacie, qui en donne d’autres, vides évidemment, en échange.
Depuis le temps que je l’attendais –presque trois mois…-, ma nouvelle carte vitale est enfin arrivée, après moultes péripéties ! J’avais effectué ma demande de remplacement en ligne le jour même de sa destruction, et obtenu un accusé de réception, mais, ne voyant rien venir après une dizaine de jours, quelques courriels restés sans réponse et plusieurs appels téléphoniques infructueux, je m’étais rendu directement auprès du service idoine. Réponse de la préposée, après 45 minutes d’attente :
« Ah oui, en effet, nous avons réceptionné votre demande : nous avons donc désactivé votre carte vitale –ce que le pharmacien m’avait déjà signalé…– et vous avons envoyé le formulaire adéquat il y a déjà plusieurs jours. Il faudrait demander à votre facteur s’il ne l’a pas perdu –!!!–. Nous allons vous en renvoyer un nouveau, je vous fais passer en priorité sur la plateforme ».
Ce qui fut fait dans des délais relativement brefs : le formulaire adéquat, réceptionné par La Poste, consistait simplement en une demande de photo d’identité et une copie recto de la CNI, à renvoyer par courrier sous 10 jours, sous peine d’obsolesence de la demande. Je m’acquittais de cette tâche en une journée, et renvoyais ledit courrier en « lettre suivie », arrivée à bonne destination, en trois jours –les délais normaux pour l’acheminement d’un courrier désormais– dix jours avant Noël.
Je m’attendais donc à avoir une carte vitale toute neuve à déposer sous le sapin, mais c’était évidemment sans compter les lenteurs le hacking de La Poste et la trêve des confiseurs… C’est désormais chose faite, et me voilà donc avec une carte vitale toute neuve –que je dois déjà mettre à jour est-il spécifié dans son courrier d’accompagnement…-, flanquée d’une photo d’identité alors qu’avec l’ancienne, j’étais incognito !