Une autre mise en boîte…

Il y a presqu’un an déjà, à l’occasion d’une playlist, je vous signalais que certaines chansons de Supertramp étaient très intéressantes à jouer à la basse. J’ai commencé à m’intéresser à la chose de plus près et m’y suis peu à peu mis : c’est en réalité moins simple qu’il n’y paraît –ie : cela m’a coûté plus d’effort que je ne l’imaginais !-, mais certains plans sont vraiment très beaux harmoniquement !

Dans la chanson que je vous propose aujourd’hui –qui est la préférée de son auteur-, la partie de basse se décompose ainsi :

Intro piano + synthé (très jolie, vraiment…) + première partie couplet 1
Mesures 24 début basse (55 secondes après le début) – 44 : pont + 2ème partie couplet 1
Mesures 45 à 63 : refrain (à partir de 1’38)
Pont sans basse : 16 mesures (2’20)
Mesures 80 à 107 : couplet avec première partie alternative à la basse (très jolie à mes oreilles… à partir de 2’54)
Mesures 108 à 124 : refrain
Pont sans basse : 10 mesures
Mesures 135 à 157 : Pont avec glissando sur une octave (à partir de 4’52)
Mesures 159 —> fin : refrain avec première partie alternative

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Un dimanche à Karlsruhe !

Dimanche –17 août, hier à l’heure d’aujourd’hui !-, AC/DC passait par Karlruhe pour un concert auquel j’assistais –c’est notamment à lire ici-. La presse locale prévoyant un gros événement et annonçant 75 000 personnes, nous sommes partis plus tôt que prévu, pour arriver sans obstacle à Karlruhe vers 10:15. Là, nous nous sommes garés sur le parking « spécial concert AC/DC » qui était indiqué. Un petit parking en rase campagne. Il s’est avéré qu’il était à 8 kilomètres du lieu du concert, et que le chemin pour y aller était certes un peu compliqué, mais de jour, c’est en réalité plutôt agréable !

Et ça permet de mettre en appétit : une heure et demi plus tard, nous étions arrivés et récompensés par une Curry Wurst et une bière rafraîchissante. Ne restait qu’à attendre l’ouverture des portes de l’immense complexe, à 14 heures, et le début du concert, indiqué pour 15 heures sur les billets vendus. A ce moment, nous nous sommes dits que les 75 000 spectateurs attendus devaient être pris dans des bouchons, car on semblait quand même très loin du compte !

Sauf que : le concert ne commençait en réalité qu’à 20 heures, ce que nous avons appris vers 17 heures après déjà une longue attente !!! Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, nous avons repris une bière ! A 18:30, le groupe de première partie, « The Pretty Reckless », entamait son set : je ne connaissais pas du tout, mais la chanteuse a du coffre et le guitariste aime les gammes pentatoniques et les pédales wah-wah, qu’il utilise judicieusement !


A 20:02, AC/DC débute son show : prestation mitigée, certains titres n’échappent pas à un massacre en règle –notes savonnées à la guitare, tempo parfois très ralenti, chanteur à bout de voix…-, mais, au bout du compte, ce sont les plus anciennes chansons –les plus connues, celles de la période Bon Scott…– qui sont le mieux rendu, et ce sont celles que je préfère, donc je suis plutôt satisfait ! En revanche, de nombreux spectateurs –âge moyen du public : de visu, entre 65 et 70 ans…– sont partis bien avant la fin du concert, à 22:25, assez déçus d’après leur commentaires, mais aussi sans doute pour éviter les bouchons annoncés –3 heures de bouchon constatés autour de la ville après le concert– ou pour coucher les enfants, très nombreux !

Arriva le moment du retour : après tant d’heures passées debout, il fallait encore affronter les huit kilomètres qui nous séparait de la voiture ! Au début, tout allait bien, le chemin était aisé à reconnaître et éclairé ! Mais, la nuit aidant, tous les chemins de rase campagne se ressemblent, toutes les voitures sont grises et, de plus, notre mémoire nous a joué des tours ! Bref, de détour en détour en tournée en rond, nous avons fait plus de quinze kilomètres, sans nous décourager ni même nous énerver avant, enfin, de retrouver le parking : cela nous a permis d’échapper au gigantesque bouchon ! Finalement, je suis rentré à Strasbourg à 3:15, avec près de 30 kilomètres dans les pattes : heureusement, j’avais de bonnes chaussures !

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Playlist « Tempêtes et Passions » !

Aujourd’hui, jour férié, concept en voie de raréfaction dans notre pays paraît-il, ce qui signifie essentiellement, pour un oisif comme moi, que la majorité des commerces et tous les services publics sont fermés –mais la vie touristique continue à battre son plein et les restaurants et autres glaciers sont bondés…-.
Ici, la canicule continue à sévir et, poursuivant sur ma lancée, j’écoute en deux jours quelques symphonies de Joseph Haydn, mais interprétées dans une optique HIP forcément très différente de celle envisagée hier, et autrement plus engageante et satisfaisante à mes oreilles : l’anthologie des symphonies « Sturm und Drang » par Trevor Pinnock et l’English Concert constitue pour moi la meilleure proposition de ma discothèque pour apprécier Haydn, tant pour ce qui concerne les oeuvres que leur interpétation. Elle comporte les symphonies 26, 35, 28, 39, 41 à 52, 58, 59 et 65, réunies en un coffret de 6 disques enregistrés  en 1989 et 1990 –très belles prises de son, précises et aérées-.
Très généralement, je préfère ces symphonies à celles plus tardives et souvent plus célèbres, regroupées en deux corpus –symphonies « parisiennes » et symphonies « londoniennes »-. A mes oreilles, les symphonies « Sturm und Drang » –Tempête et passion– sont au moins aussi intéressantes et, souvent, plus captivantes que celles composées plus tardivement. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Pour enregistrer ces symphonies, Trevor Pinnock dispose d’un orchestre de 34 musiciens, qui correspond à celui dont disposait Haydn lors de leur création en sa qualité de maître de chapelle chez le prince Esterházy. Il dirige depuis le clavecin, qui distille un continuo discret. Sans jamais viser à l’originalité ostentatoire, les interprétations sont très claires et intenses, les menuets vifs et dansants, les mouvements lents finement galbés : l’ensemble est d’un niveau exceptionnel ! Unanimement salués lors de leur parution, ces albums restent incontournables pour ces oeuvres !

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Playlist « Symphonies de Haydn à l’ancienne »

La canicule se poursuit et, au moins ici, s’accentue encore… J’en profite pour faire le tour de ma discothèque en privilégiant des oeuvres que j’écoute très rarement, dans des versions anciennes qui me sont sorties de l’oreille depuis longtemps –déjà qu’elles avaient eu du mal à y entrer : les 104 (!!!) symphonies de Haydn sont loin de faire mon quotidien, même si globalement, je les aime un peu plus que celles de Mozart tout de même-.
Surnommé « le père de la symphonie », celles de Haydn, très classiques formellement et inventives thématiquement, sont généralement plus condensées structurellement que cette de Mozart, bien orchestrées et certaines annoncent le jeune Beethoven, le côté « implacable » en moins cependant.
Précisons pour la petite histoire que lorsque j’écoute ces oeuvres, j’ai tendance désormais à privilégier des versions HIP de Derek Solomon et son Estro Armonico, qui enregistrèrent au début des années 80 une petite cinquantaine de symphonies, ou celles de Trevor Pinnock avec l’English Concert, qui enregistra une très belle anthologie des symphonies « Sturm und Drang ». –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Symphonies n°44 & 49 « La passion » – Orch. de l’opéra de Vienne – Hermann Scherchen – 1957 ****
• Symphonies n°48 & 101 « L’horloge » – Orch.RIAS Berlin – Ferenc Fricsay – 1951 ****
• Symphonie n°67 « La surprise » – Orch. symph. de Pittsburgh – William Steinberg – 1959 ****

Curieusement, à part le disque de Steinberg, qui reçut une bonne critique à sa sortie, les deux autres n’avaient pas bénéficié, au moment de leur sortie, dans les années 50, de la même appréciation positive dans les pays anglo-saxons, où l’on tenait pour modèle de référence la vivacité sèche de Toscanini, dont Steinberg est assez proche. En revanche, Scherchen fut très apprécié, dès sa sortie, en France, grâce notamment à de prises de son excellentes pour l’époque. Quoi qu’il en soit, ils ont bénéficié de critiques dithyrambiques lors de leur réédition ! Pour ma part, ils suffisent à mon bonheur du jour !

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Playlist « Les années 50 en symphonies »

Dans la playlist de cette nouvelle journée de canicule –du coup, je suis sorti ce matin entre 6 heures et 8 heures, et, visiblement, d’autres que moi avaient eu la même idée : les rues étaient inhabituellement animées malgré l’heure matinale…-, trois albums consacrés à des oeuvres composées dans la première moitié des années 50. Les deux premiers albums sont quasi-contemporains de la création de chacune des oeuvres envisagées. La symphonie de Shostakovich est très différente, de ton et d’esprit, des deux autres symphonies. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Paul Hindemith – Symphonie « L’harmonie du monde » – Orch. Philh. Berlin, Paul Hindemith – 1953 *****

Cette symphonie, dont la composition, en 1951, précède celle de l’opéra du même nom, est une illustration de la vie et des thèses métaphysiques de l’astronome Johannes Kepler : le mouvement des planètes et les lois de la musique sont régis par une même harmonie universelle. Les noms de chacun des trois mouvements –1. Musica instrumentalis ; 2. Musica humana ; 3. Musica mundana– sont inspirés par les écrits du philosophe romain Boethiusaussi connu en France sous le nom de Boèce-. Il s’agit d’une oeuvre orchestrale complexe mobilisant un orchestre important. Paul Hindemith enregistra l’oeuvre lui-même, car il était très insatisfait de l’interprétation qu’en avait donnée Furtwängler lors d’un festival quelques temps auparavant.

• Karl Amadeus Hartmann – Symphonie n°6 pour grand orchestre – Orch. RIAS Berlin, Ferenc Fricsay – 1954 ****

La sixième symphonie de Karl A. Hartmann est une « recomposition », en 1953, de son ouvrage symphonique « L’Oeuvre », d’après le roman de Zola, initialement composé en 1938. En effet, après la guerre, Hartmann réutilisa et remania, dans ses symphonies, du matériel qu’il avait composé antérieurement. La liste de ses oeuvres est donc relativement complexe, d’autant que le compositeur avait également détruit certaines oeuvres de jeunesse après leur création… L’album fait partie d’une collection « Musica Nova » enregistrée par Ferenc Fricsay durant les années 50, consacrée aux musiciens allemands « contemporains ».

Maxime Dimitri Shostakovich – Symphonie n°10 – Orch. Philadelphie, Mariss Jansons – 1994 ****

La dixième symphonie de Shostakovich, composée en 1953, fait partie des symphonies dites « abstraites » du compositeur, à savoir qu’elle ne porte pas explicitement de message destiné à illustrer un moment historique de l’histoire soviétique ou de ses prémices. La version de ce jour est tirée de l’intégrale de Mariss Jansons, enregistrée avec plusieurs orchestres : très correcte dans l’ensemble, c’est cependant l’intégrale la plus inégale de toutes à mon avis.

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Collection de prestige…

J’ai récupéré, hier, toute une collection d’une centaine de LP de musique classique, suite à un futur déménagement d’un petit collectionneur, excellent pianiste, quasi-nonagénaire et presque sourd.
Il ne les avait écoutés, pour la plupart, qu’une seule et unique fois, puisqu’il les enregistrait systématiquement sur bandes magnétiques dès leur achat et les rangeait ensuite très soigneusement, afin de ne pas les abîmer ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Je n’ai encore rien catalogué –a priori cependant, je pense qu’il n’y a aucune oeuvre dans cette collection qui ne fasse pas, déjà, partie de ma discothèque, sauf peut-être quelques pièces pour piano de Chopin dont ce pianiste était friand-, j’ai simplement survolé rapidement quelques disques pour vérifier qu’en effet, ils sont dans un état quasi-neuf et qu’ils avaient été fort bien conservés. Les pochettes –gatefold dans leur grande majorité, mais également quelques coffrets aux livrets intacts– sont presque toutes dans remarquablement bien préservées également.

Presque tous ces albums vinyles font partie des collections de prestige chez Deutsche Grammophon, EMI-La Voix de son Maître ou Decca et portent encore l’étiquette de leur prix d’achat : en équivalent pouvoir d’achat, les 74,50 francs de l’époque –cc. 1975– représenteraient, à ce jour, environ 55 € en équivalent de pouvoir d’achat. Les chefs d’orchestre et les solistes les plus célèbres de l’époque de la parution de ces enregistrements –années 60 et 70 très majoritairement– sont à peu près tous présents.

Une fois l’ensemble répertorié, je n’en garderai sans doute que très peu et vendrai les autres dans une boutique de seconde main. Comme il s’agit essentiellement d’oeuvres du « grand répertoire », ils devraient pouvoir trouver preneur assez aisément.

Et hop ! Arrivés hier en recommandé…

Et hop ! Ça, c’est fait : les billets dont je vous parlais courant février sont arrivés en recommandé via l’Espagne, pour un concert en Allemagne, allez savoir pourquoi, et avec quelques jours d’avance –leur livraison était initialement prévu pour vendredi prochain au plus tôt…-.
Une bonne heure de route –Karsruhe est à 90 kilomètres environ de Strasbourg, et que l’on passe par la France en longeant le Rhin vers le nord ou par l’Allemagne en longeant le Rhin vers le nord, il n’y a que de l’autoroute-, une bière et une ou deux Currywurst plus tard, et nous serons prêts à entrer dans l’arène !

D’après mini-Nain qui était allé les voir lors de leur concert à Paris il y a deux ans, « tu sens quand même la fatigue, tout est un poil plus lent mais s’écoute quand même… ». Qui vivra verra entendra ! Quoi qu’il en soit, c’est bien la première fois que je verrai le même groupe en concert à plus de quarante ans d’intervalle : la dernière fois, c’était au Hall Rhénus, à Strasbourg, en décembre 1980 : à l’époque, c’était leur première tournée avec Brian Johnson, et ils avaient débuté le concert avec « Hell’s Bells », en mémoire de Bon Scott…

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