… J’ai enlevé la couenne de mon jambonneau avant de le manger !
C’est une grand première, auparavant, je la mangeais toujours ! Evidemment, il y a beaucoup moins à manger ainsi !
Ma recette du jambonneau –jarret de porc– braisé : • Prendre un jarret de belle taille -±500 grammes- ; • le rincer sous l’eau ; • le laisser mijoter dans court-bouillon frémissant et richement garni mais non salé, pendant au moins 2h30 puis laissez refroidir : vous pouvez réaliser cette étape la veille ; • préparer un laquage : tant pour tant de sirop d’agave ou de miel, de sauce soja –ne pas saler !– et de bière –facultatif-, moitié moins d’huile de sésame, et des épices que vous aimez –pour a part : ail en poudre, paprika fumé et une pointe de coriandre– ; • laquer généreusement le jarret sur toutes ses faces au pinceau après l’avoir déposé dans un plat, genre plat à gratin ; • enfourner au moins 1h30 –chaleur tournante– à 180°, la couenne doit devenir bien dorée et légèrement croustillante. Il est normal qu’une légère croûte brunâtre, qui sera en réalité facile à nettoyer, apparaisse dans le fond du plat. • Déguster enfin ! Après cette longue cuisson, la couenne se détache très facilement si vous ne voulez pas la manger, et la viande est d’une tendreté exceptionnelle !
On peut accompagner le jambonneau de pommes de terre sautées, de frites ou de spätzle, voire le déposer sur un lit de choucroute : avec de la moutarde ou du raifort, c’est toujours absolument délicieux, super simple à préparer et très économique !
Il est inarrêtable, vraiment ! Voilà que l’inénarrable Donald -qui s’est auto-proclamé « Greatest POTUS »– se mêle, une fois encore, de géographie en rebaptisant par décret le lac Ontario « Lake America », après avoir déjà renommé, toujours par décret, le golfe du Mexique en golfe d’Amérique ! Et certains cartographes s’empressent même de flatter son ego ! Prochaine étape : il veut désormais renommer l’un ou l’autre, voire l’un et l’autre, océans qui bordent les États-Unis… On n’arrête décidément pas le progrès !
A ce petit jeu, je décrète qu’il faut rebaptiser du nom du POTUS une fameuse crème exfoliante pour les fesses !
–Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand–.
Le portail sud –diaporamas à voir ici– est la première émanation gothique de la cathédrale de Strasbourg, puisqu’il s’agit d’une extension du bras du transept sud de la cathédrale romane pré-existante, elle même issue d’une transformation progressive de la cathédrale dite « de Werner » dans le style ottonien et d’un édifice plus ancien encore, situé au centre du camp romain d’Argentoratum. Pour tout savoir sur les étapes successives de la construction de la cathédrale, cette rapide synthèse illustrée est très instructive.
Architecturalement, la cathédrale de Strasbourg telle qu’on la connait de nos jours propose une synthèse de plusieurs influences gothiques : le style dit « gothique bourguignon » et le gothique rhénan, mais elle échappe assez largement, en revanche, aux canons du style gothique français classique.
« L’énorme cathédrale, le sommet le plus haut qu’ait bâti la main de l’homme après la grande pyramide, se dessinait nettement sur un fond de montagnes sombres d’une forme magnifique, dans lesquelles le soleil baignait çà et là de larges vallées. L’œuvre de Dieu faite pour les hommes, l’œuvre des hommes faite pour Dieu, la montagne et la cathédrale, luttaient de grandeur. Je n’ai jamais rien vu de plus imposant ». Victor Hugo
Ce portail comporte notamment deux magnifiques statues, d’une très grande expressivité et réputées pour être parmi les plus belles de l’art gothique : l’Église triomphante et la Synagogue vaincue –Ecclesia et Synagoga– un thème très classique de l’art médiéval-.
En pleine période touristique malgré la pluie, il est particulièrement difficile de photographier la façade sud de la cathédrale de Strasbourg –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, puisque l’édifice est totalement intégré dans l’environnement urbain et que le parvis est de taille remarquablement réduite : contrairement à la plupart des cathédrales en France, la construction de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg fut envisagée, au coeur de la ville, sans démolir l’habitat déjà existant. Le mieux serait d’y aller tôt le matin, lorsque la place est encore vide de monde…
Autres particularité propre à Strasbourg : le financement de la cathédrale et sa réalisation furent non pas du ressort de l’Église ou d’un éventuel prince ou roi –l’évèque de Strasbourg fut rapidement évincé du projet– mais placés sous la responsabilité des autorités séculières de la ville de Strasbourg, alors ville impériale libre, donc indépendante de toute autorité religieuse ou seigneuriale depuis 1262 et très prospère cité marchande : elle était dirigée par quelques riches familles patriciennes, puis par le « Conseil des Quinze », situation qui perdura jusqu’à la révolution française.
Enfin, entre la date de sa construction et le rattachement forcé de la ville au royaume de France sous Louis XIV en 1681, la cathédrale fut alternativement dévolue au culte catholique puis au culte protestant – c’est Louis XIV qui la rendit au culte catholique-.
Les deux galeries de ce jour sont consacrées à deux des trois portails de la façade ouest :
• le grand portail central, d’une part : comme la cathédrale est dédiée à Marie –diaporama 1-, la statue principale est une vierge à l’enfant de style gothique. Cette statue est flanquée de deux groupes de statues représentant prophètes et martyrs, et surmontée d’un tympan consacré à la Passion du Christ –diaporama 2-.
• à droite du portail central –portail sud-ouest–, d’autre part : deux groupes de statues représentent les vierges sages accompagnées du mari idéal, d’une part, et les vierges folles accompagnées du tentateur, d’autre part. –diaporama 1 & diaporama 2-.
Précisons que la grande majorité des statues de la cathédrale sont des copies à l’identique des statues originales, préservées au Musée de l’Oeuvre Notre-Dame, conseil de fabrique gestionnaire de l’édifice en partenariat avec l’État et la municipalité –un autre particularisme lié au statut local-.
J’étais parti, plein d’entrain, espérant passer entre les gouttes et les nuages pour faire quelques photos de la cathédrale de Strasbourg. Malheureusement, je n’ai pas réussi à échapper à la pluie et à une lumière assez grisâtre… Aujourd’hui : quelques gargouilles –ce sont celles de la façade sud– à retrouver sur la page des galeries éphémères…
Après Bruckner, Brahms ! Peu me chaut l’ordre alphabétique, je préfère généralement le premier au second, sauf en ce qui concerne les concertos pour piano ! Normal me direz-vous, Bruckner, qui était organiste, n’a rien composé pour le piano –on peut faire abstraction de son recueil d’apprenti-compositeur, le Kitzler Studienbuch– ! La playlist de ce jour propose des enregistrements d’origine américaine, gravés dans les années 50 ou au tout début des années 60, et qui firent tout d’abord les beaux jours des discophiles d’Outre-Atlantique, avant de faire les miens : j’aime beaucoup ces interprétations de Brahms, musicien que je ne consomme qu’avec modération…
Quasiment tous les artistes de cette playlist –Leon Fleisher en est l’exception– viennent d’Europe, où ils avaient entamé leur carrière –Allemagne pour Steinberg, Tchécoslovaquie pour Firkusny, Hongrie pour Reiner et Szell– et ont été naturalisés américains durant la guerre ou immédiatement après. Les trois chefs, tous nés à la fin du 19ème siècle, trouvèrent en Amérique des orchestres remarquables et s’inscrivent dans la lignée des « chefs objectifs » popularisée par Arturo Toscanini, qui était alors très en vogue aux États-Unis. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Johannes Brahms – Concerto pour piano et orchestre n°1
Rudolph Firkusny, piano ; orchestre symphonique de Pittsburgh, William Steinberg – 1956 ***** Extrait du coffret anthologique de 20 CD « William Steinberg. The Complete EMI Recordings » – EMI, 2011
Le premier concerto pour piano de Brahms est sans doute l’oeuvre que je préfère du compositeur, et cette version de l’oeuvre fait partie des très bonnes interprétations et s’avèrent très complémentaires des meilleures versions européennes, souvent plus massives du côté de l’orchestre. Ici, fidèle à lui-même, Steinberg se montre vif-éclair, rigoureux et transparent et son association avec Rudolf Firkusny, au jeu fin, élégant mais non dénué de poigne –c’est nécessaire pour ce concerto– s’avère une grande réussite : à la même époque, les deux compères enregistraient également une remarquable interprétation du 5ème concerto « L’Empereur » de Beethoven.
William Steinberg, aimable et doté d’un grand sens de l’humour, fut souvent décrit comme « Un Reiner ou un Szell avec du coeur ».
• Johannes Brahms – Symphonie n°3
Orchestre symphonique de Chicago, Fritz Reiner – 1958 *****
Fritz Reiner fut sans doute le plus grand « dictateur de la baguette » : un chef qui ne souriait jamais et tyrannisait régulièrement ses musiciens afin d’en tirer le meilleur. Peu patient, il était également capable de renvoyer rapidement les musiciens d’orchestre qui ne lui convenaient pas : à Pittsburgh, où il précéda William Steinberg, il avait, en dix ans, renvoyé plus de la moitié des musiciens…
Nonobstant ces petits travers –sic-, ces disques sont d’un très haut niveau –et d’un très haut niveau technique, puisqu’il bénéficia du procédé « Living Presence » de RCA-, et cette troisième symphonie de Brahms n’échappe pas à cette règle ! La perfection a un prix !
• Johannes Brahms – Concerto pour piano et orchestre n°2
Leon Fleisher, piano ; Orchestre de Cleveland, George Szell – 1962 ****(*)
Une autre association gagnante : celle du brillant pianiste américain Leon Fleisher, vainqueur à 24 ans du concours de piano de la Reine Elisabeth et du chef de l’orchestre de Cleveland George Szell –encore un chef sympathique qui ne rigolait jamais…-, qui enregistrèrent avec beaucoup de succès l’intégrale des concertos pour piano de Beethoven et celle de Brahms, ainsi que les concertos pour piano de Schumann, de Grieg et le 25ème concerto de Mozart. Cette association fructueuse fut malheureusement interrompue par la paralysie progressive de la main droite de Leon Fleisher, dont il perdit l’usage en 1964 du fait d’une dystonie focale.
Tous les disques enregistrés par le couple Fleisher / Szell- Cleveland sont de premier ordre et ont bénéficié de rééditions soignées en CD. Quasiment à la même époque, Emil Gilels enregistrait ce même concerto avec l’orchestre de Chicago et Fritz Reiner : une version magistrale qui aurait presque pu figurer dans cette playlist !
C’est écrit dans le journal ! En effet, cela fait plus de 20 ans que, chaque année –sauf une– j’y passe mes vacances ! C’est aussi à Wimereux que Trésor-De-Janvier s’est tenue debout pour la toute première fois et et qu’elle a fait ses premiers pas en se tenant –et mangé ses premieres frites-.
Cette année, comme nous y étions en juin, nous avons échappé aux fortes affluences, mais depuis l’après-Covid, nous avions en effet constaté une augmentation du nombre de vacanciers –notamment asiatiques– et, surtout, un retour des Anglais qui avaient un peu disparu après la crise financière de 2008.
Evidemment, maintenant que ce secret est éventé, ça risque d’être beaucoup plus guindé !