Obituary : Gimme an F…

Il avait fait sensation en 1969 à Woodstock avec son fameux « Gimme an F… Gimme a U… Gimme a C… Gimme a K » avant d’entamer une version enjouée et à peine modifiée de « I-Feel-like-I’m-Fixing-To-Die-Rag », chanson protestataire contre la guerre au Vietnam, reprise en choeur par tout le public ! Certainement pas la chanson préférée de l’inénarrable Donald…
De Country Joe McDonald, disparu le 7 mars, il nous reste donc désormais ses albums, dont les deux admirables et légendaires disques parus en 1967 avec son groupe Country Joe and the Fish : « Electric Music For the Mind And The Body » -premier extrait– et « I-Feel-Like-I’m-Fixing-To-Die »second extrait, dédié à son éphémère compagne de l’époque : Janis Joplin-, fleurons de la musique psychédélique west-coast.

Country Joe McDonald
01.01.1942 –07.03.2026

Playlist « Musique & Cinéma »

Longtemps, j’ai hésité dans le classement sur mes étagères des quelques disques de musique de film que j’ai dans ma discothèque : fallait-il les ranger alphabétiquement par titre de film, par compositeur de la musique –dont évidemment je ne me souviens pas toujours du nom-, par année de sortie ? Finalement, pour les retrouver rapidement, je les ai tous classés à « B.O.F Titre du film » –pour Bande Originale du Film-, et ils apparaissent ainsi regroupés sur mes étagères et dans ma base de données.
La playlist de ce jour est justement consacrée à trois albums de belle et bonne musique de films cultes, qui peut s’écouter agréablement et indépendamment du support des images. Les étoiles donnent mon appréciation –forcément subjective– film/musique –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.


• Modern Times
– 1936 – *****/****
Genre : Satire sociale grinçante et tendre
Un film de Charlie Chaplin
Musique de Charlie Chaplin, orchestration & arrangements de David Raskin & Edward Powell
Orchestre de la radio de la NDR, Timothy Brock – 2015

• Gone With The Wind – 1939 – *****/****
Genre : Épopée romanesque d’une pimbêche sudiste
Un film de David O. Selznicks
Musique de Max Steiner
Orchestre non précisé dirigé par Max Steiner – 1939

• Dances With Wolves – 1990 – *****/*****
Genre : Western écologique avec des Indiens gentils et un loup espiègle
Un film de Kevin Costner
Musique de John Barry
Hollywood Studio Symphony Orchestra, John Barry – 1990

Playlist « Intégrale nocturne… »

Mes nuits sans dormir : suite, et pas fin ! – J’en ai donc profité pour écouter une intégrale de concertos pour piano : celle de Rachmaninov –écriture internationale : le compositeur fut naturalisé américain- que l’on retrouve parfois transcrit « Rachmaninoff » en France ou en Allemagne ». –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Dans ces oeuvres, le duo formé par le pianiste espagnol Rafael Oroczo et le chef néerlandais Edo De Waart –tout jeunes à l’époque– dirigeant le Royal Philharmonic Orchestra fut largement salué lors de la sortie de ces disques, enregistrés en 1973. Ils constituent, aujourd’hui encore, une belle version au sein d’une discographie pléthorique de ces oeuvres, qui bénéficie de très bonnes conditions techniques et reste encore assez facilement disponibles à petit prix au sein d’un coffret consacré au pianiste espagnol Rafael Oroczo par le label Decca, qui a repris l’intégralité du catalogue Philips.

Les concertos pour piano de Rachmaninov, qui exigent une très grande virtuosité pianistique, ne jouissent pas de la meilleure réputation qui soit : on leur reproche souvent leur post-romantisme un peu trop sucré, voire mièvre pour les plus rétifs à son art, mais ils ont pourtant connu les faveurs des plus grands pianistes et sont très accessibles à un très large public et d’une écoute très agréable, pour peu qu’on n’en abuse pas trop souvent !

Le concerto n°2 –1901, extrait– est hyper-célèbre, le 3ème –1909– est sans doute le plus abouti du lot.
Le 1er concerto fut composé en 1891 et révisé en 1917, le 4ème, achevé en 1926, fut révisé en 1928 puis en 1941 : beaucoup moins populaires que les deux concertos médians, ils sont enregistrés dans leur version « définitive ».

Une bonne entrée en matière pour le week-end : nous filons dans les Vosges chasser le dahu en joyeuse compagnie !

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Ça faisait bien longtemps…

… que je n’avais plus écouté de sonates pour piano de Beethoven, tout occupé que j’étais à me rendre vers des territoires moins connus de ma discothèque ! Oubli désormais réparé avec la playlist de ce jour, consacrée à quelques-unes de ses sonates les plus célèbres, dans des versions dont je ne me lasse pas ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Beethoven – Sonates pour piano n°8 « Pathétique » ; 13 et 14 « Clair de lune » – 1980 *****
• Beethoven – Sonates pour piano n°15 « Pastorale » et n°17 « La tempête » – 1981 *****
• Beethoven – Sonates pour piano n°21 « Waldstein » et n°23 « Appassionata » – 1972 ; 1973 *****
Emil Gilels, piano

Derrière des micros qui rendent enfin justice à sa sonorité d’airain, ce Beethoven prend une puissance, un sang, un corps que personne ne lui a jamais donné. – Diapason

Je n’ai encore jamais vu d’artiste plus concentré, plus énergique et plus ardent qu’Emil Gilels – Joachim Kaiser, musicologue auteur de « Grands pianistes de notre temps »

L’intégrale inachevée des sonates de Beethoven d’Emil Gilels, initialement parue au compte-goutte en disques séparés au début de l’ère du Compact Disc, a énormément bénéficié d’un nouveau remastering suivant le procédé « Original Image Bit Processing », qui rend désormais pleinement justice à sa beauté de sonorité légendaire, lors de sa mise en coffret –9 CD, disponible ici ou dans deux présentations différentes, mais c’est le même remastering et l’un des deux coffrets est d’un prix indécent, même si cette intégrale bardée de distinctions prestigieuses à travers le monde n’a pas de prix…-.

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Playlist « Brelan royal »

Trois faux frères King –un véritable brelan royal ! -cohabitent dans la playlist très blues de ce jour : Albert King –« the Velvet Bulldozer »-, né en 1923 ; B.B. King, né en 1925 ; et, enfin, Freddie King -« The King Of The Kings »-, né en 1934. Si B.B. King est sans doute le plus célèbre, ses deux homonymes n’ont pas moins de talent, s’avèrent bien meilleurs guitaristes que lui et eurent une plus grande influence sur une kyrielle de grands guitaristes de blues en devenir ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• B.B. King – Mr. Blues – 1963 ***

Il s’agit du douzième albums déjà de B.B. King, et du premier qu’il enregistra pour ABC Paramount. Ce n’est pas, et de loin, son meilleur disque : il déçut relativement à sa sortie et reste assez mal-aimé au sein de la discographie pléthorique de l’artiste –au moins 70 disques, dont 49 en studio-. L’album est très varié mais manque quelque peu de cohésion d’ensemble, et son jeu de guitare si singulier –B.B. King ne maîtrisait pas les accords et était incapable de jouer en chantant ou de chanter en jouant de la guitare– est bien plus flamboyant sur d’autres albums.
B.B. king utilisait essentiellement une guitare Gibson E-355 noire qu’il avait prénommée « Lucille »

• Albert King – Born Under A Bad Sign – 1967 *****

Considéré de nos jours comme l’un des plus grands disques de blues jamais enregistrés, l’album contient le très connu « Oh Pretty Woman » repris par The Bluesbreakers –période Mick Taylor– sur l’album « Crusade ».
Albert King, surnomme « The Velvet Bulldozer » ou encore le « Muhammad Ali de la guitare blues » du fait de sa grande taille et d’une carrure imposante a popularisé la Gibson Flying V, qu’il a adoptée dès 1958 et prénommée « Lucy ». Gaucher, il montait des guitares de droitier à l’envers –c’était avant que les fabricants se mettent à proposer des guitares pour gaucher– qu’il accordait de façon non traditionnelle, généralement en accord ouvert de Fa majeur, ce qui donne Do/Fa/Do/Fa/La/Ré au lieu du traditionnel Mi/La/Ré/Sol/Si/Mi.

• Freddie King – Freddie King Is A Blues Master – 1969 *****

Mort jeune à 42 ans, usé par les tournées et les concerts incessants, surnommé « the King oOf The Kings », Freddie King a créé un style unique fusionnant le Chicago Blues et le Texas Blues, et a constitué une influence considérable sur tous les grands noms de la guitare blues, et plus particulièrement sur les guitaristes de «Texas Blues –Johnny Winter, Stevie Ray Vaughan, Harvey Mandel…-. L’album contient le hit « Hideaway », repris plus pard par The Bluesbreakers –période Eric Clapton– sur l’album « The Bluesbreakers with Eric Clapton».
Freddie King utilisait une guitare Gibson Les Paul dont les micros étaient dorés à l’or massif, il a également joué quelques guitares à corps semi-creux comme les Gibson G-335 et Es-345. Il se servait d’onglets à la place d’un mediator : un onglet de pouce en plastique et un onglet d’index en métal.


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Playlist « Ode à la paresse »…

Les albums de compilations sont généralement réalisés par des artistes en mal d’idées -et permettent essentiellement d’activer la pompe à phynances…- pour des fainéants qui n’ont pas nécessairement envie de découvrir plus avant un artiste ou un groupe… Ça tombe bien, je suis d’humeur paresseuse aujourd’hui, et hors le dernier album, les deux premiers concernent des artistes que je connais peu et mal ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plis grand-.

• Chris Rea – New Light Through Old Windows : The Best Of – 1988 ****

Je ne connaissais quasiment pas Chris Rea –hors « Josephine », qu’il a écrit pour sa fille– avant de déposer ce disque dans ma platine, et j’ai découvert un bon guitariste –habile à la slide guitar de surcroît– et de très honnêtes compositions oscillant entre blues et rock laid back, d’écoute très facile et très agréable ! Une compilation qui donne envie d’en découvrir plus sur cet artiste disparu récemment, peu de temps avant Noël.

• Billy Bragg – Must I Paint You A picture : The Essential – 2003 ***

De Billy Bragg, en revanche, cet double-album de 40 titres assez courts en général donne un très large aperçu qui ne nécessite pas, à mes oreilles au moins, d’aller au-delà. C’est, sur la durée, extrêmement monolithique ! Billy Bragg est un chanteur de folk-punk qui, d’engagé et contestataire aux débuts de sa carrière, s’assagit pour désormais être fan des lib-dem anglais. Je le connaissais déjà à travers son tout premier album, grâce à une chanson à caractère historique dont je vous ai déjà parlé par ailleurs : sa version, assez brute de décoffrage, ne vaut pas celle que vous pouvez entendre sur la notule d’alors !

• Depeche Mode – Greatest Hits – 2008 **/****

Une –trop : un album de 2 CD– longue compilation, dont certains morceaux, oscillant entre new wave et synth-pop, me fatiguent assez vite, mais le groupe marqua mes années 80 et poursuivit une carrière fructueuse tout au long des décennies suivantes. Un album très inégal à mes oreilles : en réalité, je n’en puisque qu’une petite moitié pour zapper le reste… Quoi qu’il en soit, leur reprise du « Personal Jesus » de Johnny Cash, très personnelle pour le coup, est très bien !

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Une chose en entraînant une autre…

… et suite à la dernière devinette en date, je me suis amusé à travailler l’extrait n°2 –« Whole Wide World » des Rolling Stonesà la basse : ce n’est pas très compliqué, mais il faut soutenir un rythme rapide durant toute le morceau et ça muscle les doigts de la main droite : jeu aux doigts, avec lequel je suis le plus à l’aise, et non au médiator pour ce morceau !
On se rend compte assez rapidement que ce n’est pas une ligne de basse qu’aurait jouée Bill Wyman, qui était à la fois plus économe de moyens et généralement plus subtil dans son approche mélodique et rythmique, et nettement moins attaché à ce principe de notes fondamentale/quinte en croches. Pour autant, cette ligne de basse est redoutablement efficace –cf.extrait ci-dessous, la basse se met à vrombir à partir de 0’07– !

En parallèle, je commence à travailler la chanson à la guitare : le riff principal –celui qu’on retrouve dans les deux extraits de dernière la devinette proposée-est relativement simple, les choses se corsent par la suite, d’autant qu’il y a deux guitares bien entremêlées par moment, et un certain nombre d’effets qu’il faut que j’essaie d’identifier au mieux pour régler à peu près bien mon ampli…

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Playlist « Autour de Ziggy »

La playlist du jour est plus cohérente qu’il n’y paraît au premier abord, et totalement centrée autour de David Bowie dans son éphémère période « Ziggy Stardust », coupe mulet et costume d’extra-terrestre androgyne compris… Du Glam-Rock au Proto-Punk, la boucle est bouclée en ce début de décennie 70… –Cliquer sur l »image pour la voir en plus grand-.

• David Bowie – The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars – 1972 *****

En 1972, David Bowie accédait à la notoriété intergalactique avec son album « The Rise And Fall Of Ziggy Stardust and The Spiders From Mars », plus commodément dénommé « Ziggy Stardust ». Emblématique de son époque, et au-delà d’une narration un peu obscure dont la cohérence laisse relativement à désirer –selon David Bowie, cette histoire fut en réalité écrite après l’enregistrement des chansons, pour réaliser un concept-album…-, l’album est porté par une musique glam-rock totalement assumée et très bien jouée par les « Spiders From Mars », le groupe qui accompagnait alors David Bowie, formé autour de l’excellent guitariste Mick Ronson et du non moins brillant bassiste Trevor Bolder.

• Lou Reed – Transformer – 1972 *****

C’est d’ailleurs ce noyau Ronson – Bolder que l’on retrouve pour entourer Lou Reed? « Transformer » est l’album qui relança sa carrière, totalement en panne après l’explosion en vol du Velvet Underground. Le disque, produit par David Bowie, s’inscrit complètement dans le même courant Glam-Rock que celui de son producteur. De nombreuses paroles de l’album sont à forte connotation sexuelle, et, comme David Bowie, Lou Reed y expose une identité androgyne à travers de nombreuses chansons. Son titre le plus connu est « Walk On The Wild Side », avec son solo de saxophone final, qui apporta à Lou Reed une renommée mondiale.

• Iggy & The Stooges – Raw Power – 1973 ****

« Raw Power » n’a rien à voir avec le Glam-Rock, il est beaucoup trop brut pour cela et préfigure le courant punk à venir ! L’album est pourtant co-produit par David Bowie, qui assura également son mixage final à la demande expresse de la firme CBS, qui refusait de le sortir si le mixage initial jugé trop foutraque du groupe n’était pas retouché. Avant la sortie de l’album David Bowie avait remis sur pied la carrière d’Iggy Pop et des Stooges, qui étaient virtuellement séparés, en organisant des concerts à Londres, où le groupe se produisit en première partie de Lou Reed. Une plaque commémorative a été apposée au 275 Pentonville Road pour commémorer cet événement.

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Playlist « Trois claviers pour un seul Bach »

Les trois claviers de cette playlist sont, respectivement, ceux du piano, du clavecin et de l’orgue. Le seul Bach -prononcer [baR]- est Johann Sebastian, fils et père de toute une lignée de compositeurs qui le précédèrent ou le suivirent –le bougre a eu 20 enfants issus de 2 mariages, et 4 de ses fils deviendront également compositeurs, souvent plus célèbres de leur vivant, d’ailleurs, que leur père…-.

Disons-le tout net, je suis sorti de cette playlist au bord de l’épuisement, même si chacun des albums qui la composent est très bon, voire excellent, dans son genre ! Le très prolixe Georg Philipp Telemann, qui était son exact contemporain et jouissait au même moment d’un succès considérable et de la réputation de « plus grand musicien du monde germanophone » parlait de Bach-père comme d’un « compositeur qui contrepointe à tire-larigot », et ce n’est pas toujours totalement infondé. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Suite anglaise n°3 BWV 808
• Prélude et fugue n°32 extrait du livre II du « Clavier bien tempéré » BWV 877
Friedrich Gulda, piano – 1953 *****

• Fantaisie chromatique et fugue BWV 903
• Concerto italien BWV 971
• Toccata en ré mineur BWV 913
• Partita en si mineur BWV831
Trevor Pinnock, clavecin – 1977/83 *****
Le clavecin a été fabriqué par les facteurs Clayton & Garret d’après une copie d’un clavecin de J.D. Dulcken de 1745

• Toccata et fugues pour orgue BWV 565, 5654, 540 & 538
Ton Koopman, orgue – 1983 ****
Orgue de la Grote Kerk de Maassluis (Pays-Bas) du facteur allemand Arp Schnitger, 1730-1732

L’orgue est, mon avis, l’instrument le difficile à apprivoiser dans un environnement domestique, même sur un système de haute qualité. Il faut un minimum de volume sonore pour que l’instrument respire et puisse s’exprimer. En conséquence, rapidement, cela peut devenir gênant pour le voisinage. De fait, j’en écoute très peu.

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