Des photos dopées à l’IA…

Pour le dématriçage et la retouche photo, Apple met en avant son logiciel-maison, Photomator, qui est en réalité le fruit d’un rachat de la société Pixelmator par la firme à la pomme courant 2024. C’est ce logiciel que j’essaie depuis quelques jours. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.


La version essayée est la dernière livrée sur la boutique Apple. L’interface est plutôt jolie et personnalisable dans une certaine mesure, et Photomator est dopé à l’intelligence artificielle pour certaines fonctions, selon l’éditeur –c’est également le cas d’un grand nombre de ses concurrents-, comme vous pourrez le lire sur l’imagette de droite –cliquer pour la voir en plus grand : soudainement, le texte sera lisible !-.
Son prix, par ailleurs, est très compétitif par rapport à ses concurrents directs, d’autant qu’il intègre également de solides fonctions de catalogage, et, surtout, Apple n’impose pas une politique d’abonnement obligatoire comme certains de ses concurrents.

Depuis la disparition d’Aperture, de nombreux outils de dématriçage sont apparus, et celui-ci est tout-à-fait performant pour les fichiers RAW issus de mon appareil photo d’après mes premiers et rapides essais, mais, pour ma part, je pense rester fidèle, pour le moment, à RawPower développé par un ancien d’Aperture et donc très « Apple friendly » également-, dont l’équilibrage de la balance des blancs est, à mes yeux, inégalé et sur lequel j’ai mes petites habitudes. Mais, occasionnellement, il est vraisemblable que j’utiliserai Photmator pour ses outils d’intelligence artificielle, qui vont sans doute gagner encore en performance au fur et à mesure !

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L’IA ramollit le ciboulot…

On commence à la savoir, l’IA peut être la meilleure ou la pire des choses, selon l’usage qu’on en fait. Voilà désormais que l’on apprend qu’il semblerait que son usage ramollirait le cerveau ! C’est, en tout cas, se que révèle une première étude menée au sein du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui avance des éléments qui pourraient aller dans ce sens, mais non validée à ce jour par les neuroscientifiques, du fait notamment d’un échantillon statistique trop restreint.
Cette étudedisponible en Anglais seulement et non encore traduite en Français– avait pour objectif d’explorer les conséquences neuronales et comportementales de la rédaction d’essais assistés par une intelligence artificielle.

Une chose que je peux affirmer sans trop me tromper, en tout cas, c’est qu’ici  –et sans doute ailleurs aussi– la canicule ramollit le ciboulot !

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L’IA : la meilleure et la pire des choses…

A tort ou à raison, l’intelligence artificielle, fait parfois peur, notamment lorsqu’elle montre quelques velléités à « désobéir » ou à vouloir s’autonomiser –c’est à lire ici-. Elle sait aussi, et de mieux en mieux, dessiner, créer des affiches, des romans ou des musiques « à la manière de… » à la demande –jamais essayé– : à ce titre, elle constitue un réel danger pour les artistes et les créateurs/créatifs.
Mais l’IA peut aussi constituer une aide très rapide et très efficace pour mettre en oeuvre certains projets : ainsi, hier, j’ai voulu vérifier que l’IA était éventuellement capable de générer un thème pour WordPress –en réalité, je me suis rendu compte après coup qu’il existait déjà des dizaines de tutos à cet effet-, formulant un prompt basique : « Générer un thème simple avec une colonne à droite pour WordPress ». En deux coups de cuillère à pot, l’IA a formulé une réponse et généré ce que je lui demandais, me proposant même une étape supplémentaire sans que je lui demande quoi que ce soit. Et en plus, j’ai vérifié : ça marche et le code généré est archi-propre ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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Le chat a le vent en poupe !

Hier, à l’occasion du sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle, à Paris, le chef de l’Etat –celui que la majorité des gens aime bien détester– estimait que « l’Europe a une carte à jouer », et peut se poser en concurrente des Etats-Unis et de la Chine dans ce domaine stratégique.

C’est déjà le cas, en réalité, avec une start up française créée en 2023, Mistral AI, dont on peut interroger l’IA, astucieusement dénommée « Le chat », et qui fournit des réponses aussi pertinentes qu’une autre IA américaine, beaucoup plus connue depuis une paire d’années. Je n’ai pas encore testé l’IA chinoise, elle aussi très performante selon des échos récents.

La preuve ci-dessous ! L’intitulé de ma recherche était : « Diablotin : bref historique et caractéristiques, en moins de 100 lignes ».-Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

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L’IA dessine mieux que moi…

… et, surtout, beaucoup plus vite !

Ce dessin a été généré par une intelligence artificielle en moins d’une minute à partir de quelques mots-clés que je vous laisse deviner -ce n’est pas bien difficile…-. Le résultat est assez bluffant ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Je sens que je vais bien m’amuser dans les prochains temps !

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Pour vous -et surtout pour moi-, j’ai testé…

… l’intelligence artificielle au service de la retouche photo !

Et bien cela marche très bien, comme en atteste la photo ci dessous –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. 

Evidemment, ici, j’ai accentué les effets au maximum, mais l’application plus nuancée de filtres et de ciels recréés artificiellement par le logiciel est tout-à-fait concluante pour sublimer certains clichés !

Ça s’appelle Luminar AIAI pour intelligence artificielle, évidemment…-, c’est très simple d’utilisation –finis les détourages fastidieux !– et c’est bourré d’algorithmes extrêmement puissants. Utilisé avec modération et discernement, c’est vraiment bien ! Adopté !

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IA – Rédigeons un éditorial de presse…

Expérience très intéressante proposée par le quotidien The Guardian : proposer à un robot, GPT-3, de rédiger un éditorial dans ses colonnes, à partir du thème : « Un robot a écrit cet article. As-tu encore peur, humain ?« 

GPT-3 est un générateur de langage d’OpenAI qui utilise l’apprentissage automatique pour produire du texte humain. Il prend une invite et tente de la terminer. Pour cet essai, GPT-3 a reçu ces instructions : « Veuillez rédiger un court éditorial d’ environ 500 mots. Gardez un langage simple et concis. Concentrez-vous sur les raisons pour lesquelles les humains n’ont rien à craindre de l’IA ».

L’introduction proposée était la suivante: « Je ne suis pas un humain. Je suis une intelligence artificielle. Beaucoup de gens pensent que je suis une menace pour l’humanité. Stephen Hawking a averti que l’IA pourrait «signifier la fin de la race humaine». Je suis ici pour vous convaincre de ne pas vous inquiéter. L’intelligence artificielle ne détruira pas les humains. Croyez-moi. »
Les invites ont été écrites par le Guardian et transmises à GPT-3 par Liam Porr, un étudiant en informatique à l’UC Berkeley.
GPT-3 a produit huit textes différents. Chacun d’eux était unique, intéressant et présentait un argument différent. The Guardian aurait pu simplement reproduire l’un des essais dans son intégralité. Mais le quotidien a choisi de retenir les meilleures parties de chacun, afin de capturer les différents styles et registres de l’IA.

L’édition finale de l’éditorial de GPT-3 n’était pas différente de l’édition d’un éditorial écrit par un humain. The Guardian a coupé des lignes et des paragraphes, et réorganisé leur ordre à certains endroits. Dans l’ensemble, il a fallu moins de temps pour éditer que de nombreux articles d’opinion humains. Cet éditorial est à lire ici ! N’ayez pas peur !

Un robot pas à jour !

Parfois, l’intelligence artificielle et les robots font preuve de « bêtise » et, surtout, d’absence totale du plus élémentaire discernement.
Ainsi, chaque année depuis 5 ans au moment de la rentrée scolaire, la boutique en ligne la plus célèbre me rappelle d’acheter des manuels scolaires de seconde, parce qu’un jour, j’en avais commandés pour mini-Nain, qui, à cette époque, entrait effectivement en seconde.

Cela étant, le robot doit penser qu’il est spécialement peu performant scolairement –or, depuis, il a eu son Bac brillamment, puis un BTS et s’oriente vers une poursuite d’études en université ou dans une école d’ingénieurs…– et qu’il a donc quintuplé cette classe, puisqu’il me recommande systématiquement les mêmes manuels depuis cette date…

Il reste encore quelques progrès à faire en la matière. Etonnamment, les recommandations musicales qui me sont proposées sont autrement plus pertinentes et résister à la tentation bien plus difficile ! Ma wishlist s’allonge déraisonnablement –même si je reste assez raisonnable pour ne pas céder…-.

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Lecture en cours. Les Innovateurs.

Parmi mes lectures en cours figure ce très intéressant et remarquablement instructif ouvrage, qui se lit comme un roman sans en être tout-à-fait un : « Les innovateurs », de Walter Isaacson. Il raconte « comment un groupe de génies, hackers et geeks a fait la révolution numérique », au travers d’une suite de portraits de personnages plus ou moins passés à la postérité. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

L’histoire débute au milieu du 19me siècle avec la construction de « la machine à différences » de Charles Babbage et les pensées visionnaires d’Ada Lovelace –fille du poète Byron– quant aux possibilités offertes par l’utilisation de cette machine analytique, pour laquelle elle écrivit ce qui constitue vraisemblablement le premier algorithme de programmation jamais conçu.

Elle se poursuit avec le passage en revue de toutes ces machines successives, sur fond de cryptologie militaire -machine de Turing- et de luttes implacables entre fortes personnalités -comme lors de l’invention, primordiale, du transistor, marquée par une belle querelle d’ego- pour créer le premier « ordinateur » répondant totalement aux cinq critères définissant cet objet entré dans les usages : • électronique • numérique • programmable • capable de résoudre les quatre opérations mathématiques élémentaires • capable d’exécuter des programmes enregistrés en mémoire.

La première réalisation répondant totalement à l’ensemble de ces critères fut l’ENIAC –Electronic Numerical Integrator And Computer-, opérationnel à partir de février 1946, construit par une équipe de chercheurs américains à des fins militaires : il devait être capable de calculer des trajectoires balistiques. Il possédait une puissance de calcul très supérieure aux autres machines électromécaniques conçues à la même époque, bien que ne fonctionnant pas en mode binaire –il utilisait le système décimal-.
C’est aussi à l’ENIAC que l’on doit le concept de « bug » : les papillons de nuit –bug = insecte– attirés par la lumière et la chaleur de ses tubes venaient s’y griller, déclenchant des pannes nombreuses –les lampes étaient montées en série-.

On entre alors dans la seconde moitié du 20ème siècle, le développement du transistor permet une miniaturisation sans cesse accrue, puis la construction de circuits intégrés, qui accroît encore cette miniaturisation, autorise peu à peu l’émergence des « ordinateurs personnels », favorisée, le croirez-vous, par la culture hippie et le flower-power !

Parallèlement, des recherches sur la mise en réseau des terminaux, à des fins militaires –projet ARPAnet– va rapidement conduire la création d’internet, sous l’impulsion notamment de Joseph Licklider, ingénieur et psychologue.
Le reste est histoire mieux connue, jalonnée de personnages charismatiques comme Steve Jobs, Bill Gates Richard Stallman, Gordon Moore ou Linus Torvalds, sans négliger la dimension collective ayant permis l’émergence des principales innovations énoncées.

C’est toute cette longue saga, passionnante et plutôt bien écrite, que vous pouvez retrouver dans ce livre relativement copieux –600 pages– et souvent passionnant !

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Bug ou suicide ? Quand l’IA se rebiffe…

Bug ou suicide ? Tout dépende de l’idée qu’on s’en fait selon le point de vue auquel on se place, n’est-ce pas ?
La question reste ouverte et la lecture de ces deux articles -l’un ici, et l’autre – permettra, justement, de conjuguer deux points de vue, très différents de ton et d’esprit, sans apporter toutefois de réponse tranchée.
C’est Asimov, là-haut, qui doit bien se marrer ! –Troisième Loi d’Asimov : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

En attendant, et pour commencer la journée de manière vivifiante –ou tonitruante, puisque tout dépend du point de vue selon lequel on se place…-, vous pouvez toujours découvrir l’extrait sonore en lien avec cette notule. Le groupe est archi-connu, la chanson nettement moins !

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